Société

Peut-on critiquer un raciste s’il appartient au peuple élu ? La réponse est non.



Lundi 16 Mars 2009

Image: konigsberg.hautetfort.com/index-7.html
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L'affaire dont il est question ici est une conséquence à la fois de l'affaire Williamson, cet évêque intégriste dont l'excommunication a été levée par le Pape, et des récents bombardements de Gaza par les délinquants sionistes.

Un site catholique intégriste britannique vient d'être fermé par l'entreprise British Telecom qui assurait son hébergement. L'entreprise de téléphonie a en effet été saisie d'une plainte déposée par un groupe de parlementaires britanniques réunis dans une commission chargée de lutter contre l'antisémitisme.

On lira avec intérêt l'argumentation de M. Johnson, l'animateur de ce site désormais banni de la toile Outre Manche et dont le Sunday Herald relève qu'il avait pris position en défense de l'évêque Williamson. On notera en particulier qu'une des affirmations à charge contre ce site (les Juifs sont des adeptes de Satan) n'aurait jamais figuré sur les pages mises en ligne.


On s'amusera aussi qu'on puisse reprocher à des catholiques de ne pas considérer que Jésus était Juif, d'autant que les Juifs eux-mêmes lui refusent cette qualité.

D'après ce que nous comprenons à la lecture de l'article, le site web incriminé ne s'en prenait pas aux Juifs dans leur ensemble mais seulement « aux branches extrémistes du judaïsme qui rejettent les races non juives. »

Il semble donc qu'il soit interdit de s'en prendre aux gens haineux, sectaires et racistes pour peu qu'ils appartiennent de près ou de loin au judaïsme. C'est exactement ce qu'on attend des palestiniens : qu'ils s'abstiennent de haïr ceux qui leur ont volé leur patrie, qui occupent leurs terres, leurs maisons, pillent leur eau et les tuent à coup de bombes et de missiles.

Oui, les Palestiniens ont tort car ils devraient quitter céder leur patrie de bon cœur, et même remercier leurs agresseurs car ils sont, paraît-il, Juifs. A fortiori, il est interdit aux non Palestiniens de critiquer les agissements de l'entité sioniste.

On prêtera spécialement attention aux propos du député John Mann selon qui « Ceux qui écrivent, qui éditent et mettent en ligne d'infâmes discours haineux devraient affronter la loi dans toute sa rigueur.»

Certes, mais aucun tribunal n'a eu à statuer sur le caractère licite ou non du contenu de ce site. Apparemment c'est une autre loi que la loi britannique qui a été mise en application.


British Telecom ferme un site catholique 'antisémite'

par Martin Williams, The Sunday Herald (UK), 15 mars 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri

British Telecom a interdit un site web religieux critique vis-à-vis des extrémistes Juifs qu'il hébergeait depuis quatre ans suite à la campagne d'un groupe de parlementaires qui affirment que ce site était antisémite.

Il semble que c'est la première fois qu'un site web est fermé en Grande Bretagne dans de telles circonstances.

Le site web, www.catholicvoice.co.uk, adopte des prises de position incendiaires contre des branches extrémistes du judaïsme qui rejettent les races non juives.

L'éditeur du site web, Timothy Johnson de Sheffield, un Catholique intégriste, a déclaré hier soir au Sunday Herald qu'il était l'objet d'une campagne de « calomnie.» Lui comme ses partisans disent que cette action met en lumière la montée en puissance d'une campagne contre ceux qui critiquent les actions des Juifs extrémistes et bat en brèche la liberté des débats dans une société libre.

Le site a été fermé après que John Mann, président de la commission parlementaire multipartite sur l'antisémitisme, ait présenté dans la matinée une motion soutenue par d'autres députés, dont Glenda Jackson et Jim Devine, le député travailliste de Livingston.

Mann affirme que ce site web est « infâme et antisémite » et « cherche à inspirer de la haine contre la communauté juive entre autres. »

Il s'est plaint auprès de Plusnet, la filiale de British Telecom qui héberge le site, à propos du contenu, affirmant que toutes les pages du site recelaient de « l'antisémitisme.».

British Telecom fait passer tout le trafic internet par un service appelé Cleanfeed qui utilise des données fournies par l'Internet Watch Foundation (IWF) – une organisation non gouvernementale à but non lucratif – pour identifier des contenus illicites comme des photos indécentes d'enfants où des contenus à caractère raciste ou obscène.

Mais le contenu de ce site n'avait jamais posé de problème à British Telecom jusqu'à présent.

Même si la liste noire d'IWF amène à la censure de contenus qui n'ont éventuellement pas été qualifiés d'illicites par un tribunal, Sarah Robertson, directrice de la communication d'IWF, a affirmé en décembre que l'IWF était opposée à la censure de contenus licites.

British Telecom n'a pas voulu discuter des particularités qui ont motivé la présente fermeture de Catholic Voice, mais a confirmé qu'elle résultait de la plainte.

Mann déclare : « Ceux qui écrivent, qui éditent et mettent en ligne d'infâmes discours haineux devraient affronter la loi dans toute sa rigueur.»

Dans sa lettre à Plusnet, il écrit : « Le site web que j'évoque est hébergé par votre entreprise et a été porté à mon attention. Il est très offensant dans son contenu – raciste, antisémite et discriminatoire – et donc en contravention avec vos propres règles d'hébergement.»

Il se plaignait en particulier de deux affirmations sur ce site web. La première –« Dire que Jésus était Juif est un blasphème » - introduisait un essai théologique explosif sur les origines du Christ.

M. Johnson indique que le deuxième – les Juifs sont des adeptes de Satan» - n'a jamais été publié sur le site.

Même si ce fait n'est mentionné ni par British Telecom ni par Mann, ce site web a défendu tout récemment Richard Williamson, l'évêque Catholique qui s'interroge sur le fait que des millions de Juifs ont péri dans les chambres à gaz nazies.

Il semble désormais que Johnson soit en quête d'un nouvel hébergeur dans un autre pays, après avoir accusé British Telecom d'avoir « persécuté» son site jusqu'à le chasser de l'internet.

Il explique que la démarche contre son site traduit une volonté croissante de discréditer ceux qui critiquent les Juifs extrémistes du 21ème siècle – mise en lumière par le conflit Hamas-Israël – en les taxant de fascistes, en exploitant la peur du nazisme. Il considère que cette action soulève des inquiétudes pour les libertés publiques et la discussion libre de sujets controversés et provocateurs sur internet.

Dans une déclaration, British Telecom affirme : « Nous avons une politique claire de refuser de travailler avec des personnes ou des entreprises qui mènent des activités illégales ou tiennent des propos offensants. C'est clairement le cas avec Catholic Voice et quand nous avons pris connaissance de ce site, nous avons mis un terme au contrat d'hébergement.

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Lundi 16 Mars 2009


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