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International

Petraeus en Arabie saoudite




Petraeus en Arabie saoudite
Riyad a été, ces derniers jours, l'hôte d'une mission ‎sécuritaire-politique, conduite, par un haut galonné de ‎l'armée US, et pas le moindre, le Général David Petraeus, ‎celui qui a été tout fraîchement promu au poste du ‎commandement central des forces américaines. Le roi ‎d'Arabie saoudite, Malek Abdallah, l'a reçu, en présence ‎de l'Ambassadeur de Washington, pour discuter avec lui ‎des grands dossiers du Moyen-Orient. Toutefois, ce n'est ‎pas une première pour le Général, qui, en trois mois, s'est ‎rendu deux fois dans la péninsule arabique. A Riyad, ‎silence radio des médias sur les détails de ces ‎négociations. Dans un contexte où le Général Petraeus ‎s'est déclaré, dans son dernier rapport au Congrès du ‎statu quo irakien, opposé au retrait rapide des Marine's de ‎la terre mésopotamienne, il est pourtant clair, qu'en dépit ‎de l'étouffoir sur ces concertations, les deux parties ont ‎discuté de l'Irak, de la politique irakienne de Riyad et des ‎interactions américano-saoudiennes sur ce terrain ‎glissant. Quoique alliée traditionnelle de Washington, au ‎Moyen-Orient, l'Arabie saoudite vit, au tournant du 11 ‎septembre 2001 et dans la foulée de la guerre américaine ‎en Irak, au rythme des vicissitudes de ses relations avec ‎la Maison Blanche. Et depuis, la presse américaine ‎divulgue, de temps en temps, des informations sur ‎l'implication des ressortissants saoudiens dans les ‎événements du 11 septembre. Riyad a, ces dernières ‎années, durci le ton contre les courants extrémistes et ‎envisagé des mesures draconiennes à leur encontre. Mais ‎une telle politique n'a pas rassuré les Etats-Unis, dont le ‎représentant à l'ONU, Zelmay Khalilzad, a, ouvertement, ‎évoqué le rôle négatif de l'Arabie saoudite, en Irak. ‎D'aucuns voient dans les divergences entre Washington ‎et Riyad, le renforcement de cette idée chez les ‎Saoudiens que les Etats-Unis ne sont plus en mesure ‎d'avoir le dernier mot dans les équations qui régissent le ‎Moyen-Orient. Nonobstant, les navettes des autorités ‎politico-militaires états-uniennes, en Arabie saoudite, en ‎corollaire à la visite de George W. Bush, à Riyad, visent ‎à rassurer les autorités saoudiennes et à les aligner sur les ‎politiques irakiennes de l'establishment outre-atlantique.

Mercredi 02 Juillet 2008
IRIB


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