Opinion

Petit précipité de l’utilité en art et en esthétique par l'artiste Lili-oto



Lili-oto artiste plasticien
Lundi 8 Juillet 2013

Petit précipité de l’utilité en art et en esthétique par l'artiste Lili-oto
De l’utilité en art et en esthétique reste chez l’artiste une question fondamentale sur l’intention personnelle qu’il apporte dans son partage du réel et son partage au réel. Sommes-nous missionnés au nom de l’expression culturelle à exécuter une tâche sociale sous le dictat de la distanciation ? Sommes-nous aujourd’hui guidés, pilotés, façonnés comme Bertolt Brecht le disait par « L'art de montrer le monde de telle manière que l'homme puisse le maîtriser» ? Sommes-nous habités par une posture d'être au monde des hommes ? Les expositions et notre visibilité restent-elles notre seul moyen de socialiser notre art ou notre activité ? Doit-il être impérativement socialisé ? Cette socialisation doit-elle être le fruit d’une politique publique de l’état ou des collectivités ? L’expérience esthétique a-t-elle vocation à être contrôlée et maîtrisée par des partis ou des clans politiques qui gèrent l’espace public ? Cette socialisation de l’art et de l’artiste doit-elle être initiée puis accréditée afin de la propager dans cet éventuel partage du réel ou « au réel » par un monde projetant abusivement au nom du seul mode de l’expertise : conservateurs de musée, directeurs d’évènements publics, commissaires d’exposition, élus ? La soumission à la forme esthétique est-elle obligatoirement synonyme d’une stylisation rationnelle où règne seul le conformisme social traditionnaliste muséifiant méthodiquement la création contemporaine ? Le partage esthétique du sensible, lorsqu’il existe encore, est-il une promesse du genre humain troublé dans son affecte au réel ? Une pratique fonctionnelle d’un exécutable de la vérité ou une fantaisie ludique de la cognition ; une praxis du mode du regard, du raisonnement ou du discours ? L’activité du sensible : L’art est-il qu’une mystification de l’activité du sensible ? Un mode d’apparence sous le registre de l’appartenance ? Ce dont je suis sûr et certain, par ma pratique de l’expérience esthétique depuis trente ans, l’activité du sensible est l’un des rares champs d’expression où je n’ai pas à revendiquer un appétit d’autonomie. Ce champ de l’activité du sensible est le seul sens réel qui me révèle aux complexités du monde et m’éloigne de la dialectique du vide. Ses racines en soi sont si profondes qu’elles m’apportent ma seule et unique raison d’être ou parfois de l’inconvénient d’être. Cette activité du sensible ne me rend pas plus ou moins humain, elle est un non-lieu tangible d’une existence présupposée. Lili-oto « artiste » car je n’ai pas trouvé une autre charge fonctionnelle dans une société où les hommes « élus » affirment leurs propres assises sur les autres par des normes sociales obligatoires inscrites dans une sociabilité globale, dite universelle, une et indivisible. Cet espace social obtus, unilatéral lamine dogmatiquement toute forme libre et indépendante de l’esprit critique. http://www.lili-oto.com/


Lundi 8 Juillet 2013


Commentaires

1.Posté par magatst le 08/07/2013 10:30 | Alerter
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merci

2.Posté par Depositaire le 08/07/2013 10:59 | Alerter
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Le domaine de l'art est peut-être celui où l'influence de la subversion est le plus sensible. A l'origine, l'art avait comme valeur d'élever l'esprit de celui ou celle qui contemplait l’œuvre. Il n'y avait pas besoin d'explications. Cela "sautait" aux yeux. C'était quelque chose qui par sa beauté, sa perfection, avait une résonance profonde dans le psychisme de ceux qui contemplaient l’œuvre.

Mais aujourd'hui, qu'en est-il ? Nous voyons des œuvres d'art laides, chaotiques, sans aucun sens. Pire même. en sculpture on voit des aberrations comme des blocs de ciment dans lesquels sont incrustés des boites de conserves vides et on nous dit que c'est une grande œuvre d'art. Ce n'est pas de l'art, c'est de la subversion artistique. L'art ne doit pas seulement satisfaire un certain goût esthétique, mais encore une fois avoir une résonance profonde et élever l'esprit de ceux qui regardent. On doit se sentir revivifié, ennobli, ressourcé, quand on est en relation avec une œuvre d'art. est-ce le cas aujourd'hui ? Certainement pas. c'est même le contraire. Il n'a qu'à voir toutes les horreurs qui trônent dans les musées pour s'en convaincre.

3.Posté par lili-oto artiste plasticien le 09/07/2013 12:49 | Alerter
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Bonjour, merci pour l'attention que vous avez porté à ce petit précipité... réponse à : " A l'origine, l'art avait comme valeur d'élever l'esprit de celui ou celle qui contemplait l’œuvre.." C'est une belle définition mais historiquement c'est faux ! je suis désolé j'aurai bien aimé aussi pouvoir dire ceci mais malheureusement de l'art antique jusqu'au moins le 17e siècle, il n'en fut jamais ainsi. L'art ne servait pas à élever qui que soit ou que ce soit hormis leur commanditaire et le message qu'ils avaient à faire passer, dogme religieux, notables, qui avaient un grand mépris pour ces artisans peintre ou sculpteur puisque la notion d'artiste n'existait pas socialement... Dans l'antiquité grec ou romaine l'auteur était le commanditaire car il estimait que celui qui passait la commande avait le monopole de l'idée. Aux Etats Unis dans le cinéma, ce sont les producteurs qui ont les droits d'auteur (?!?). dit Lili-oto

Quant à aujourd'hui, tout n'est pas laid sans aucun sens, il y a des artistes médiocres mais il y a aussi de bons artistes avec des oeuvres qui vous retournent et qui fond sens... Amicalement, dit Lili-oto

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