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Perfidie secrète de Daobeuliou, Acheter la passivité de la sédition irakienne


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Paul Craig Roberts
Mardi 19 Février 2008

Perfidie secrète de Daobeuliou, Acheter la passivité de la sédition irakienne


Par Paul Craig Roberts, le 18 février 2008


​​​​Chaque mensonge du régime Bush est impossible à suivre. Ils sont tout simplement trop nombreux. Dans la dernière cuvée, l'un des plus gros est la réussite de la [fumeuse] « déferlante. »


​​​​Inaugurée l'année dernière, la « déferlante » fut l'envoi en Irak d'un surplus de vingt à trente mille troupiers. Des Étasuniens ont raconté que ces quelques troupes de plus fourniraient enfin les forces nécessaires à la pacification de l'Irak.


​​​​Cette allégation n'a jamais eu le moindre sens. Les troupes supplémentaires ont fait grimper leur nombre total à moins d'un tiers de l'effectif estimé nécessaire par chaque expert pour réussir à occuper l'Irak.


​​​​Le véritable but de la « déferlante » était de cacher une autre supercherie. Le régime Bush octroie 800.000 dollars par jour à l'insurrection sunnite pour la dissuader d'attaquer ses troupes. C'est vrai, les 80.000 membres du « groupe du Réveil, » des « Fils de l'Irak, » une « force de sécurité US-alliés » nouvellement formée, consistant en insurgés sunnites, sont payés 10 dollars par jour chacun pour de ne pas attaquer les troupes étasuniennes. Les Fils de l'Irak œuvreraient désormais dans la lutte contre Al-Qaïda.


​​​​Il s'agit d'un moyen bien meilleur marché de faire une guerre. On peut seulement se demander pourquoi Bush ne l'a pas compris plus tôt.


​​​​Le moment du « déferlement » a aussi été calculé pour tenir compte du quasi-achèvement du nettoyage des quartiers. Au cours des cinq années passées, la plupart des violences en Iraq se sont traduites par des Sunnites et des Chiites se chassant réciproquement des quartiers qu'ils partageaient. Si les deux groupes avaient été capables de s'unir contre la troupe étasunienne, celle-ci aurait été chassée d'Irak depuis longtemps. À la place, les Irakiens se sont massacrés mutuellement, combattant les Étasuniens durant leurs temps libres.


​​​​En d'autres termes, la « déferlante » n'a rien à voir avec la décrue des violences.


​​​​Avec les insurgés sunnites à présent sur la liste du personnel de l'Oncle Sam, avec des quartiers séparés, et avec la milice d'al Sadr qui se retire, il est encore difficile de savoir qui, à part les troupes étasuniennes elles-mêmes, est responsable de la violence actuelle. Pourtant, quelqu'un doit toujours résister, puisque les États-Unis effectuent encore des frappes aériennes et sont toujours incapables de différencier amis et adversaires.


​​​​Le 16 février, le Los Angeles Times signalait qu'une frappe aérienne s'était débrouillée pour tuer neuf civils irakiens et trois Fils de l'Iraq.


​​​​Les Sunnites, abandonnant leur poste pour protester, ont demandé la fin des frappes aériennes « dévoyées. » Manifestement, les Sunnites voient l'opportunité d'augmenter leurs indemnités journalières de non-agression contre les Étasuniens. Bientôt, ils auront des conseillers leur indiquant combien de pot-de-vin ils peuvent exiger avant qu'il soit rentable aux Étasuniens de commencer à mener la guerre à l'ancienne.


​​​​Si les sunnites sont dégourdis, ils diviseront les gains. Actuellement, Ils se font baiser. Ils ont seulement touché 800.000 des 275.000.000 dollars qu'il en coûte aux États-Unis pour mener une journée de guerre. Ça n'est qu'environ trois pour mille, un marché trop inégal en faveur des Étasuniens.


​​​​Si les Sunnites négocient leur part entre un quart et la moitié du coût quotidien de la guerre pour les États-Unis, ils n'auront pas besoin de partager les revenus pétroliers, aidant ainsi les trois factions à se rabibocher pour former un pays. Même 10% du coût journalier de la guerre serait une bonne affaire pour les Sunnites. Un contrat de longue durée dans ce domaine serait coûteux pour l'Oncle Sam, mais beaucoup moins que l'engagement de John McCain à 100 ans de guerre en Iraq.


​​​​Si la guerre de Bush se révèle être un aussi grand bienfait pour les Sunnites qu'elle l'a été pour Tony Blair, on pourrait avoir une version moderne de « La souris qui rugissait, » un film sur un pauvre pays qui avait attaqué les États-Unis dans le but d'être vaincu pour recevoir l'aide étrangère, l'argent vient cette fois récompenser la non combativité contre l'occupant.


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​​​​Comme le monde le sait aujourd'hui, le « dossier louche » de Blair, sur la menace présentée prétendument par l'Iraq, était un stratagème qui lui a permis de mettre des troupes britanniques au service de l'agression de Bush au Moyen-Orient. Maintenant que Tony Blair a quitté son poste le Premier Ministre, il est rémunéré en millions de dollars pour des sinécures par des sociétés financières du genre JP Morgan, et des millions de plus pour des engagements à prendre la parole en public. Dans le cadre des pots-de-vin, Bush et les Républicains ont même mis Mme Blair dans le lucratif circuit des conférences.


​​​​À votre avis, pensez-vous vraiment que Blair en sache assez dans la haute finance pour être un conseiller de quelque valeur auprès de JP Morgan, ou suffisamment informé sur le changement climatique pour conseiller Zurich Financial sur ce sujet ? Pensez-vous vraiment que, après avoir entendu tous les discours vides prononcés par Blair au cours de ses nombreuses années aux affaires, quelqu'un veuille maintenant lui verser d'énormes honoraires pour l'écouter faire un speech ? Même quand ils étaient gratuits, les gens étaient malades de les entendre.


​​​​Blair est simplement en train de ramasser ses bakchichs de la vente de son pays et l'envoi de troupes britanniques mourir pour l'hégémonie étasunienne.


​​​​Les sunnites semblent enclins à faire la même chose à condition que Bush les paye suffisamment.


​​​​La prochaine étape de la guerre en Irak sera-t-elle l'alliance US-sunnite contre les Chiites ?



​​​​Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor dans l'administration Reagan. Il est l'auteur de Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington, Alienation and the Soviet Economy et Meltdown: Inside the Soviet Economy, et est coauteur avec Lawrence M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Clic ici pour l'entrevue [en anglais] de Peter Brimelow de Forbes Magazine avec Roberts au sujet de la récente épidémie d'inconduite des procureurs.



Original : http://www.vdare.com/roberts/080218_bush.htm
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info




Vendredi 22 Février 2008


Commentaires

1.Posté par Roland le 19/02/2008 23:36 | Alerter
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cette affaire me fais penser à ce qu'avait fait le gouvernement français (sauf qu'on ne l'a ppris que 40 ans après les faits) en Algérie, en payant le FL pour que celui-ci ne sabote pas les oléoducs. http://www.jp-petit.com/Presse/camp_des_assassins.htm://
Le camp des assassins

2.Posté par Al feanor le 21/02/2008 13:31 | Alerter
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Je ne crois pas que de nos jours on puisse considerer les etats-unis comme une democratie mais plutot comme une bushocratie feodale , et clinton ce pantin du capitale qui n'a rien fait pour stopper la politique guerriere du parti sois-disant opposé.
Nous c'est pas mieux on va avoir la sarkocratie , faut que j'y aille car tout ça me donne envie de ger...

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