Politique Nationale/Internationale

Patriotisme économique en Algérie : entre le Tout Etat bureaucratique et l’Etat régulateur



associationadem@yahoo.fr
Dimanche 5 Juillet 2009

tel quel texte

Le patriotisme  économique s’assimile t –il au tout Etat lorsqu’on sait que l’assainissement des entreprises publiques en Algérie a coûté au trésor public plus de 40 milliards de dollars entre 1971/2008 sans résultats probants,  ou  à un rôle plus accrue  de l’Etat régulateur , différence de taille pour toute politique économique fiable devant tenir compte de cette dure réalité,  malgré la crise mondiale,  d’une économie de plus en plus globalisée : favoriser l’efficacité économique pour une croissance durable reposant sur l’entreprise  quelle soit publique ou privée  dans une économie ouverte  et son fondement le savoir tout en garantissant  le principe d’équité.  Aussi, je déplore  qu’aucun débat   public sérieux   n’ait eu lieu sur le futur rôle de l’Etat en Algérie, débat indispensable  pour éclairer la future  politique économique et sociale. C’est une  des explications fondamentales du changement périodique du cadre juridique des investissements , du  manque   du manque de cohérence et de visibilité, du fait de la neutralisation des rapports de forces, la politique gouvernementale se trouvant  ballottée entre deux forces sociales antagoniques, la logique rentière épaulé par les tenants de l’import (13.000 mais en réalité seulement 100 contrôlant plus de 80% du total) et de la sphère informelle malheureusement dominante et la logique entrepreneuriale minoritaire. Cela explique également que l’Algérie est dans cette interminable transition depuis 1986, ni économie de marché, ni économie administrée, expliquant les difficultés de la régulation, l’avancée des réformes étant inversement proportionnelle au cours du pétrole et du cours du dollar, les réformes depuis 1986 étant bloquées ou timidement faites avec incohérence lorsque que le cours s’élève.  

Aussi,  suite à mes précédentes contributions(2),cette présente analyse le compromis des années 2009/2015 qui  devra  donc concilier l'impératif de productivité et la cohérence sociale, les principes d'une société ouverte et le devoir de solidarité, en un mot l'efficacité et l'équité. Car, il  faut éviter toute ambiguïté. L’égalité n'est pas celle  du modèle de l963-2008 mais recouvre la nécessité d'une transformation de l'Etat providence de l’Etat gestionnaire à l’Etat régulateur, par la formulation d’un nouveau  contrat social, renvoyant au nécessaire refondation de l’Etat.


I-FAVORISER UNE CROISSANCE INNOVANTE AU SEIN D’UNE ECONOMIE OUVERTE  


Une économie ouverte, la dure réalité, comme le montre l’actuelle crise mondiale ne signifie pas la fin du rôle de l’Etat régulateur car le marché a besoin d’être encadré. Aussi La nouvelle politique socio-économique algérienne  devra reposer sur  trois  éléments fondamentaux complémentaires. Premièrement, elle  doit  tenir compte de  l’adaptation aux mutations mondiales irréversibles. Les négociations futures avec l'organisation mondiale du commerce et les Accords pour une  zone de libre échange avec l'Europe  applicable depuis le 01 septembre 2005,  doivent correspondrent aux avantages comparatifs des pays du Maghreb dans leur ensemble. Car  je pense fermement que  l'Algérie ne dispose pas d'autres alternatives que l'adaptation à la mondialisation dont les espaces euro-maghrébins,   arabo- africains  et  euro -méditerranéens constituent son espace naturel. Prétendre que la mondialisation aliène le développement du pays et les libertés c'est ignorer une évidence: sans insertion dans l’économie mondiale, l'Algérie serait bien davantage ballottée par les vents des marchés avec le risque d'une marginalisation croissante. C’est que  la nouvelle politique économique doit être marquée par l'adaptation à l'universalisation de l'économie de marché, le  commerce international n'étant  pas un jeu à sommes nulles. L'ouverture peut être douloureuse à court terme car elle impose des changements mais elle est bénéfique  à moyen et long terme. Deuxièmement, il y a lieu  de  garantir les grands équilibres macro-économiques  par une monnaie stable  et par la réduction des déficits publics, ces deux conditions, étant une condition nécessaire mais non suffisantes, évitant la hausse des prix sur des structures de monopoles inchangées ,( l’économie de marché ne signifiant pas hausse    des prix  ce qui se passe actuellement) , et donc  aller vers les réformes institutionnelles et micro-économiques  qui accusent un retard important  au sein d’un monde de plus en plus interdépendant. Notamment  la réforme de l’Etat, de la justice,  de l’école( la mère des réformes qui conditionne le tout)  , de l’économie( surtout le système financier figé,  lieu  de distribution de la rente  et favoriser un véritable  marché du foncier ) , le tout devant être harmonisé avec  de nouveaux   systèmes de  protection sociale qui  doivent s'adapter, aller en cohérence et en mouvement s'intégrant à une économie  dominée par le consommateur mondial et arbitrée par les marchés financiers. La compétition dans une économie globale fait que chacun a le monde pour marché et tous les consommateurs pour clients. La traduction d'un monde ordonné autour de la production est largement dépassée. Et l'introduction en lice de l'Inde et surtout de la Chine dans le commerce mondial représente une vraie révolution, caractéristique de l'unification des conditions de production dont la valeur ajoutée augmente mais dont les distances entre la production et la consommation diminuent avec là révolution dans le domaine du transport et des télécommunications. La libéralisation des mouvements de capitaux transgresse les frontières géographiques. Il y a lieu de revoir les concepts erronés de stratégie  industrielle et d'imaginer une nouvelle politique  de l'entreprise. Car à l'intérieur des entreprises se mettent en oeuvre de nouveaux modes d'organisation éloignés du taylorisme, des grosses sociétés avec leurs lourdeurs bureaucratiques, fondés sur le raccourcissement des chaînes hiérarchiques, sur l'amélioration de la qualification , sur l'implication des personnes, sur la décentralisation interne et la gestion prévisionnelle des compétences. Troisièmement,  la mutation nécessaire des services publics marchands.  La conception passée sur une superposition forte entre secteur public, entreprise publique, monopole, activité limitée du territoire national doit faire place à l'efficacité de gestion, à la concurrence des services collectifs. Si certaines infrastructures peuvent continuer à être gérées par des monopoles les services de transport, eau, électricité, téléphone vocal doivent être libéralisés. Ainsi la plupart des pays  émergents sans compter les pays développés  ont des services collectifs  caractérisés par de très nombreux acteurs privés et publics,  puisque le commerce, l'agriculture et l'industrie  sont   presque totalement privatisés. Cependant, pour éviter les effets pervers du marché,  l'action régulatrice de l'Etat est nécessaire pour assurer la cohésion sociale. Car, certes, la  nouvelle politique socio- économique en Algérie devra être  marquée en ce début du XXIième siècle  par l'innovation, mais également éviter qu'une économie qui produit la richesse ne détruise les liens sociaux dans un univers où la plupart des structures d'encadrements, (familles, religion, svndicats) sont faibles surtout en Algérie où bon nombre d’organisations sont des appendices bureaucratiques  sans impacts de mobilisation mais monnayant leurs soutiens contre  une fraction de la rente pétrolière et gazière.


Il. DEVOIR D’ EQUITE  A TREAVERS L’ARTICULATION  DES ROLES ETAT/MARCHE  


En effet, l'Algérie a vécu sur un modèle égalitaire simple, l'Etat propriétaire gestionnaire régentant l'ensemble de l'activité économique et sociale réduction des inégalités, développement des prestations sociales pour tous, bien que certains contestent que ce modèle ait été équitable. Mais d'une manière générale, ce compromis est remis en cause avec  l'évolution d’une société plus ouverte, plus individualiste exigeant des traitements plus personnalisés, avec comme toile de fond une croissance plus sélective et rendant urgent d mieux  articuler les rôles respectifs  et complémentaires de l’Etat et du marché . De ce fait cela remet en cause le traitement statistique global qui correspond de moins en moins à la réalité plus complexe, supposant d'ailleurs une structure indépendante du Gouvernement comme l’atteste actuellement l’effritement du système d’information. La société de marché incitant naturellement à plus d'efforts et de dynamisme et la solidarité dans la compétition implique de cesser d'exclure sous peine de devenir une société de décadence. Ainsi les problèmes doivent être absorbés différemment et cela passe par une réflexion collective sur la justice  au sens sociétal. L'universalité de la justice n'existant pas, elle dépend du moment daté et du mouvement historique. Une société dynamique en forte croissance offre des espoirs individuels plus grands en tolérant certaines inégalités qu'une société dont l'économie  en stagnation où l'avenir est incertain. Paradoxalement, en dynamique, certaines inégalités à court terme profitent aux plus défavorisés à moyen terme si l'on respecte les  droits fondamentaux,  bien qu'il faille éviter une domination excessive de l'argent sur la vie sociale. Dans un tel contexte il faut identifier lés inégalités qui doivent être combattues (inefficaces et injustes) et trouver le niveau acceptable d'inégalités nécessaires pour assurer le dynamisme de l'économie. Il ne sera plus question de la simple égalité d'accès à des prestations banalisées mais l'équité par la discrimination positive privilégiant le renforcement des relations professionnelles, la relance des négociations collectives branches par branches grâce à de nouvelles méthodes de travail fondées sur l'innovation continue. Il s'agira de favoriser de nouvelles structures sociales dynamiques pour impulser le changement et impulser celles traditionnelles par définition plus conservatrices. Parallèlement,  une nouvelle politique axée sur une nouvelle politique de l'emploi et des salaires liés à l’éducation ; une nouvelle politique de la protection sociale et enfin une nouvelle politique fiscale qui est au coeur de l’équité sont nécessaires. En ce qui concerne l'emploi la politique passée et actuelle a été de préférer la distribution de revenus (salaires versés sans contreparties productives) à l'emploi, c'est à dire contribuant implicitement à favoriser le chômage.. Aussi s'agit-il de modifier les pratiques collectives et réduire les à-coups sur l'emploi en accroissant la flexibilité des revenus et des temps de travail par une  formation permanente pour permettre l'adaptation aux nouvelles techniques et organisations. Le rôle  primordial  pour l'emploi est d'introduire l'initiative économique de tout le monde et les capacités entrepreneuriales caractérisées par les prises de risques industriels et économiques. La solution la plus sure est de s'appuyer sur la qualification, la professionnalité des salariés  allant de pair avec la spécialisation de l'économie. L'avenir est dans les gisements importants d'emplois sur les activités de services, des emplois de proximité ce qui impliquera le développement important dans les années à venir des services marchands  rendus  nécessaires  par  l'élévation du niveau de qualification. Pour cela une place importante doit être donnée à la négociation collective où l’Etat se confinera à son rôle en matière de minima   de  salaires  et  de  grilles  de  classifications professionnelles et d’introduire des incitations  comme celui d'abaisser les cotisations sur les bas salaires afin de diminuer les coûts relatifs des emplois non qualifiés. Cependant, en allégeant les charges, il faudra mesurer le prix de cet effort de redistribution par les actions ciblées de solidarité nationale en évitant de décourager les activités économiques. D’une manière générale il y a urgence d’un système d'éducation évolutif s'adaptant à la nouvelle conjoncture internationale par des réformes depuis le primaire jusqu'au supérieur en passant par la formation  professionnelle par une formation permanente afin d'éviter des diplômés chômeurs avec la baisse du niveau, et donc améliorer la qualité : c'est que la majorité des salariés n’ont pas à ce jour bénéficier de formation professionnelle. Dans le cadre de l’amélioration de la qualité qui s’est nettement détériorée (nos universités ont été classées 6995ème sur 7000, en 2006/2007 par les organismes internationaux, soit les cinq derniers de la classe)  il est souhaitable une décentralisation de la gestion de l'éducation d’une manière globale  afin de faire jouer la concurrence régionale et son adaptation aux besoins de la société, avec quatre (04)  grand  pôles d’excellence et éviter ce mythe  d’une université par wilaya..  Le deuxième axe  celui d’une nouvelle gestion de la sécurité sociale  favorisant l'emploi et la cohésion sociale. Le financement de la protection sociale continue à être assis pour l'essentiel sur les cotisations sociales et absorber les gains de productivité au détriment de l'emploi et des salaires  directs Car  force est de reconnaître qu'avec la baisse de la salarisation due à l'accroissement du chômage, cela pèse sur le compte de la sécurité sociale et par la présence à la fois des dépenses de transfert et leur mode de financement, le déficit étant couvert par des prêts à moyen terme qui sont supportés sur les générations futures. Aussi la pérennité du système risque d'être menacé à moyen terme et nécessite de profondes réformes structurelles. Le long retard dans le paiement des retraites les années  passés et peut être futures, en cas de chute brutale des cours du pétrole et  si la panne dans le développement persiste, doit nous faire réfléchir par des mesures pérennes et non conjoncturelles. D'une manière générale la notion d'équité a changé et l'accès à l'emploi doit être une priorité car la protection sociale actuelle accroît le chômage. Donc ce n'est pas un changement d'assiette des prélèvements qui résoudra les problèmes mais dans la maîtrise de la dépense  aussi bien la dépense globale que la dépense remboursée, car dans cette sphère spécifique, celui qui consomme n'est pas celui nécessairement celui qui finance, et cela n'est pas neutre pour l'activité productive. Aussi l'ensemble des dépenses de la sécurité sociale ne doit pas croître,  en volume,  plus vite que la croissance du produit intérieur brut (PIB).  Cette rationalisation des dépenses ne saurait signifier restriction aveugle afin de permettre de couvrir les besoins des plus démunis, supposant des enquêtes ciblées sur le terrain. Enfin dernier axe  une nouvelle politique fiscale le système des impôts car le système d'impôt est au cœur même de l'équité, mais  l'impôt pouvant  tuer l'impôt car il modifie l'allocation  des ressources réalisée notamment l'offre de capital et de travail ainsi que la demande de biens et services. Un système fiscal efficace doit trouver le moyen de prélever des recettes en perturbant le moins possible les mécanismes qui conduisent à l'optimum économique et  s'articuler autour des prélèvements faiblement progressifs sur des assiettes larges, ce qui n’altérerait pas nécessairement leur caractère redistributif. Comme il y a lieu de préciser que le niveau de l'impôt direct dans une société mesure le degré d'adhésion de la population.


III - IL NE PEUT Y AVOIR DE CITOYENS SANS PROJET  DE SOCIETE


 Il   n'y a pas de citoyens sans projet social et il n'y a pas de projet économique durable qui ne soit pas lié à un projet social. Il s'agit de restaurer à l'Etat sa vocation naturelle, le soumettre au principe d'efficacité conçu selon une démarche démocratique,  la puissance publique dépendant  trop des corporations rentières  ce qui conduit à un éparpillement et un accroissement des dépenses de l’Etat  qui  ne sont pas proportionnelles à leur efficacité.  D’où l’urgence du renouveau du service public et l’optimalisation de l'effet de la dépense publique en introduisant plus de rigueur budgétaire et renforcer les organismes de contrôle : IGF, cour des comptes et  revoir le  mode de désignation   des commissaires aux comptes au niveau des grands organismes et entreprises publiques  en favorisant la concurrence. Car l'handicap majeur de toute société est l'intervention autoritaire, vision du passé,  des pouvoirs publics, ce qui ne saurait signifier la fin du rôle de l'Etat stratégique en économie de marché en tant que régulateur et  protecteur des plus démunis. Car cette intervention - en cas de malaise social, cristallise le mécontentement populaire sur le pouvoir d'Etat  et aboutit à un affrontement direct entre la puissance publique et l'opinion sans qu'intervienne la moindre médiation.  En fait, l’objectif stratégique  est de redonner confiance à la population algérienne en instaurant un Etat de Droit,  base du retour â la confiance passant  par des actions concrètes de luttes contre la corruption, le favoritisme, le régionalisme, les relations de clientèles occultes qui ont remplacé les relations contractuelles transparentes, l’application de la règle de Piter qui fait que l’on gravite dans la hiérarchie en fonction de sa servitude et de son degré d’incompétence. Aussi s'agit-il de mettre en place des mécanismes nouveaux dans le domaine politique, économique et social  afin de lier l’efficacité économique, loin de tout monopole  public ou privé,  et l'équité pour garantir la cohésion sociale, loin de tout populisme.


IV-LE POUVOIR  BUREAUCRATIQUE  COMME FREIN AU DEVELOPPEMENT
 

Les réformes économiques indispensables pour s’adapter tant à la mondialisation de l’économie dont l’espace euro- méditerranéen est son espace naturel qu’aux mutations internes impliquent l’ instauration de l’économie de marché (démocratie économique)   qui  est inséparable de l’Etat de droit  et  de la démocratie sociale et politique. Car,  le cadre macro-économique relativement stabilisé est éphémère sans de profondes réformes structurelles qui ont commencé timidement comme en témoigne la faiblesse  des exportations hors hydrocarbures (environ  un milliard de dollar US  de 1970/2008 moins de 2/3% des exportations totales en 2007/2008. Les réformes de structures  dont la privatisation qui ne sont  certes pas une panacée mais  devant encourager l’acte d’investissement créateur de valeur ajoutée  impliquent la refonte du  système financier – douanier, fiscal – administration et une nouvelle régulation sociale au profit des plus démunis. Comme il y a lieu de ne pas confondre restructuration industrielle qui n’est qu’un élément – de la restructuration globale de l’économie objectif stratégique des réformes. Or  le   bilan de ces dernières  années est mitigé : il faut tirer les leçons. Le consensus tant au niveau international que national est l’urgence d’objectifs politiques plus précis et une nouvelle organisation institutionnelle afin de donner plus de cohérence et une accélération de ce processus complexe mais combien déterminant pour l’avenir du pays. L’expérience de bon nombre de pays en transition vers l’économie de marché  peut fournir des enseignements utiles  pour atténuer  le pouvoir bureaucratique rentier dominant en Algérie. Car   il  est utile de signaler que les raisons du faible flux d’investissement étranger et du privé national hors hydrocarbures pourtant indispensable pour renouer avec la croissance et donc d’atténuer les tensions sociales me semble être essentiellement imputable non pas à l’aspect sécuritaire qui s’est nettement amélioré, mais au système bureaucratique sclérosant tant central que local,  étouffant les énergies créatrices, ce qui explique  les mauvais classements internationaux(2006/2008)   en terme d’attractivité  pour l’Algérie malgré ses importantes potentialités  et que l’investisseur  mu par la logique du profit  n’investit pas durablement en Algérie mais dans des activités  de court terme sachant qu’il  sera payé grâce aux réserves de change.

Le pouvoir bureaucratique sclérosant   a ainsi  trois conséquences nuisibles au développement en Algérie :

1ère conséquence une centralisation pour régenter la vie politique, sociale et économique du pays
2ème conséquence, l’élimination de tout pouvoir rival au nom du pouvoir bureaucratique
3ème conséquence : la bureaucratie bâtit au nom de l’Etat des plans dont l’efficacité sinon l’imagination se révèle bien faible.

Et pour citer un philosophe « «  Le bureaucrate amène avec lui le carcan, les lenteurs les petitesses en oubliant la conscience et l’efficacité. Le but du bureaucrate est de donner l’illusion d’un gouvernement même si l’administration fonctionne à vide, en fait de gouverner une population infime en ignorant la société majoritaire ».

CONCLUSION

 l’entrave principale au développement d'une bonne gouvernance en Algérie, provient de l’entropie (désordre). Le défi majeur, est de réfléchir aux voies et moyens nécessaires pour contrôler et réduire cette entropie à un niveau acceptable. Car, le rôle  de l’intellectuel   ou de tout cadre de l’Etat n’est pas    de produire des louanges par   la soumission   contreproductive    pour l’Algérie elle même  en contrepartie d’une distribution de la rente,   mais  pour l’intellectuel d’émettre des idées constructives, selon sa propre vision  du monde,  par un  discours de vérité et   pour le cadre,  le travail bien fait  grâce au management stratégique en vue d’une mobilisation du collectif  et ce    pour faire avancer positivement la société. Et tout cela renvoie à l’urgence d’une gouvernance rénovée impliquant la refonte de l’Etat. Car  « Au XXIème siècle, les batailles économiques se remportent grâce à la bonne  gouvernance et  la valorisation du savoir »(1)
                                                                                          
  Abderrahmane MEBTOUL



 (1) Le rapport  de la commission indépendante présidée par  Jacques ATTALI à la demande du président de la République française, composée  de  spécialistes de différentes sensibilités me semble être un enseignement précieux pour l’Algérie    sur  le rôle stratégique de l’Etat régulateur  au sein d’une économie ouverte ( 243 pages Paris Présidence française janvier 2008 ) qui est un document   rapport  scindé en quatre parties : première partie -participer pleinement à la croissance mondiale - deuxième partie- des acteurs mobiles et sécurisés- troisième partie- une nouvelle gouvernance au service de la croissance –et enfin quatrième partie- réussir la libération de la croissance  (2)Liés à ce sujet voir les contributions de Abderrahmane Mebtoul  dans le quotidien d’ Oran « pour une meilleure efficacité gouvernementale » juin 2007 où nous avons esquissé une réorganisation gouvernementale  axée autour de  grands ministères, 15 au maximum  avec des  secrétariats techniques  et « Inefficacité gouvernementale et détérioration du pouvoir d’achat des Algériens »  septembre 2007 El Watan – quotidien d’Oran disponibles sur le  site www. google.fr et www.yahoo.fr et reproduit par d'autres  sites  et organismes internationaux.



Dimanche 5 Juillet 2009


Commentaires

1.Posté par fadi le 05/07/2009 12:44 | Alerter
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il n' y a pas d'etat bureaucratique ni technocratique en algerie,mais un etat mafieu,aucun projet n ' y peut reuissir et toute analyse est comme parler en l'air,il veut mieux concentrer ses efforts sur l'analyse de ces mafieux pour bien se debarrasser d'eux par la suite.

2.Posté par UTOPIA le 05/07/2009 17:45 | Alerter
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Le revoilà le " marchand de soupe" néo-libérale avancée ! L'inusable, l'incontournable fourrier du Mondialisme ! Cela relève de l'obsession, de l'idée fixe, du travail de marteau piqueur qui veut nous faire enfoncer sa culture de mort, par tous les orifices! Mais, pourquoi, au nom du ciel, s'acharne t-il donc tant à promouvoir son idéologie mortifère à laquelle le peuple algérien, muselé et terrorisé, ne peut s'opposer en aucune manière?! La pâtée quotidienne et l' assurance d'une niche, en récompense de ses "bons et loyaux services" , justifient-elles que ce technocrate froid et apatride, viennent nous harceler de la sorte?!

Son Algérie n'appartient plus aux vrais Algériens ! Son Algérie n' est qu'une fiction politique née un certain Janvier 1992, à la suite d'un coup d'état militaire par des généraux félons traîtres à leur nation ! Cette Algérie là, est en réalité devenue la propriété privée d'intérêts étrangers prédateurs et fossoyeurs des peuples. La Somalie, le Congo, l'Irak sont les exemples les plus désastreux des effets ravageurs de ces compagnies multinationales et des trusts , soucieuses de leurs seuls intérêts !

Non, mr "l'expert " qui nous veut du mal, votre acharnement qui relève de la bêtise, votre stupidité intellectuelle sans failles, ne convainc plus guère que les complices criminels
d' une véritable mise à mort des nations et des peuples ! De grâce,épargnez nous donc vos " chroniques de mort programmée ", épargnez nous donc votre étalage impudique d'une mentalité de COLLABEUR salarié et soumis à un nouvel ordre économique ennemi du genre humain.


3.Posté par Le Kabyle le 05/07/2009 17:46 | Alerter
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Un État terroriste et barbare ,voilà comment Chomsky qualifiait ce régime criminel !.
Il faut commencer par libérer ce pays des griffes de cette junte criminelle.

4.Posté par zenbreko le 08/07/2009 17:44 | Alerter
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Pourtant il sait que l' algerie a connue des taux de croissances avoisinant les 8%.
Et pourquoi n' ouvre t il pas des enquetes ou ne fait il pas des etudes sur ce qui a freiner et meme detruit cette croissance ???? au point de releguer ce pays qui avait
50 ans d' avance sur ces voisins et le monde arabe en general a devenir le dernier
de la classe pour le developpement economique et le premier de la classe pour
ecouter et appliquer les recommandations sur les liberalisations economiques souhaitaient par des oligarchies financieres criminelles. Le genie de l' expert en eau trouble pour abrutir savemment le peuple , il est a la page y a rien a dire.

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