
Pas de troupes françaises
en
Afghanistan
Retirer la France de l'Otan,
outil
américain d'agression et de guerre
Répondant
aux exigences répétées de Georges Bush, Nicolas Sarkozy a décidé
unilatéralement et sans consultation
préalable du Parlement, d'envoyer 1000 militaires français en
Afghanistan, lesquels viendraient s'ajouter aux 1900 qui déjà
combattent le
peuple Afghan dans une guerre américaine illégitime, sous les ordres
directs de
l'Administration des Etats-Unis qui contrôle l'Otan globalement.
En
s'installant dans cette logique
de guerre, Monsieur Sarkozy confirme qu'il n'est que le Président d'une
République Française qui, sous son influence, s'enfonce toujours
davantage
dans l'engrenage de la souveraineté limitée
inhérente au carcan euro- atlantiste. Sous sa pratique d'un pouvoir
personnel
apparent, la réalité est celle d'une fuite en avant dans
l'approfondissement de
la vassalisation de la
France.
L'armée
française est en passe de devenir une
structure supplétive de la politique d'agression et de guerre de
l'impérialisme
américain. Face à celle-ci, une politique étrangère conforme à
l'intérêt
national, nécessiterait au contraire, une volonté d'endiguement de la
menace
américaine et de défense de la paix mondiale, dans le respect du droit
des
peuples à disposer d'eux-mêmes.
En Europe, le
bellicisme de notre
Président représentant apatride d'une sorte de bourgeoisie compradore,
n'est
pas isolé notamment en Grande-Bretagne et en Allemagne. Dans ce pays
l'ancien
ministre de la défense Joseph Fischer est inquiet devant l'incapacité
des
troupes de l'Otan de gagner la guerre voulue par les stratèges
américains en
Afghanistan. Dans ce pays, les combats s'intensifient. Le bilan des
pertes
américaines s'accroît et s'ajoute à celles de la guerre coloniale en
Irak. Cela
fait progresser la prise de conscience du peuple américain et son refus
de ces
guerres.
Devant cette
réalité Fischer, homme
de « gauche » n'hésite pas : ce qui est en jeu en Afghanistan
« c'est une victoire ou une défaite sur le terrain » et donc
« l'avenir même de l'Otan ». Pour le moment le gouvernement allemand
et Angela Merkel laissent entrevoir des contradictions inter-
impérialistes
avec les dirigeants américains. Ils semblent
estimer que l'intérêt de leur pays
n'est pas de suivre les conseils bellicistes de Joseph Fischer.
Celui-ci estime
que l'Allemagne, la
France
et la Grande Bretagne
doivent agir de concert et développer
des forces militaires « européennes ». Ce n'est pas nouveau, Fischer
défend l'idée d'une politique européenne militaire et de sécurité sous
hégémonie allemande. Il confirme en cela une fois encore l'analyse du
Comité
Valmy du rôle à la fois complice et concurrent de l'impérialisme
allemand par
rapport à la politique des dirigeant américains.
Cette guerre
américaine en
Afghanistan, comme d'autres, est menée au nom de la lutte « contre le
terrorisme » Mais les services de renseignements US eux –mêmes,
confirment
que ces guerres peuvent exacerber -et nous considérons que c'est l'un
de leurs
objectifs- des contradictions au sein des peuples, entre les cultures
et les
civilisations.
Sarkozy dans sa logique et sa
volonté de guerre n'est aucunement représentatif du peuple français
lequel a
approuvé avec raison et de façon quasiment unanime, le refus de la
guerre américaine
contre l'Irak, exprimé à l'époque par Jacques Chirac et Dominique de
Villepin.
Nous estimons
que les Français
doivent exiger de la
France
officielle qu'elle renonce à la politique de guerre que, dans sa vision
« occidentaliste », met actuellement en place Sarkozy et à
transformer les soldats qui agissent au nom de notre pays, en
supplétifs d'une
guerre américaine injuste, illégitime et illégale.
Le Comité
Valmy estime que les
militaires français doivent quitter l'Afghanistan et qu'il est de
l'intérêt manifeste
de la France
de se retirer de l'Otan au lieu de préparer la réintégration de son
commandement militaire intégré.
Nous considérons aussi
que cet
appareil d'agression et de guerre sous contrôle absolu des USA, doit
être
dissout dans l'intérêt de la paix dans le monde qu'il menace en
permanence.
Nous estimons
que la France
s'inspirant de
l'exemple donné par le Général de Gaulle, doit refuser toute
participation à
une guerre qu'elle n'aurait pas elle-même décidée. Il convient à cet
effet, de rétablir
une politique de défense nationale souveraine, dans le cadre d'une
indépendance
nationale réaffirmée et, du retour à un monde multipolaire et
respectueux du
Droit international, attaché à la nécessité d'assurer la paix, le
dialogue des
cultures et l'amitié entre les peuples.
Nous estimons encore que la République
française
doit rétablir la conscription. L'armée française doit redevenir l'armée
la
nation et celle de notre peuple, au service de sa défense. La
souveraineté
populaire et nationale ainsi que la démocratie, détruites par le totalitarisme néolibéral et atlantiste
de l'Union européenne, doivent être rétablies.
Gilles Bachelier et Claude Beaulieu pour le Comité
Valmy.
www.comite-valmy.org