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Pakistan : Zardari accepte les conditions de Sharif, mais à ‎demi-mot


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Lundi 25 Août 2008

Pakistan : Zardari accepte les conditions de Sharif, mais à &#8206;demi-mot
Un accord à demi-mot ! C'est le qualificatif qui va &#8206;de pair avec l'accord convenu entre le candidat du Parti du &#8206;peuple pakistanais (PPP) à la présidentielle pakistanaise, &#8206;Asif Ali Zardari et Nawaz Sharif, leader du Parti de la &#8206;Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N). L'officialisation de la candidature de Zardari à la présidence &#8206;de la République pour succéder à Pervez Musharraf a &#8206;suscité la réaction de la Ligue musulmane du Pakistan-&#8206;Nawaz, deuxième pilier de la coalition gouvernementale. &#8206;Le porte-parole de la Ligue a déclaré qu'il s'agissait de la &#8206;&#8206;« décision du seul PPP et en aucun cas celle des membres de &#8206;la coalition ». La Ligue musulmane avance ses propres &#8206;conditions pour admettre la candidature de Zardari, qui les &#8206;a acceptées, pourtant implicitement. Le nouveau chef de &#8206;l'Etat, selon une des conditions de Sharif, devrait renoncer &#8206;à son droit - instauré par Musharraf - de dissoudre le &#8206;Parlement. « Nous ne voulons pas d'un président civil avec &#8206;les mêmes pouvoir que Musharraf », a réaffirmé le porte-&#8206;parole du PML-N. Zardari a admis cette condition réitérant &#8206;que la présidence ne devrait être qu'un poste protocolaire. &#8206;Il a aussi donné son aval au rétablissement dans leur &#8206;fonction des juges, limogés par Musharraf. Nawaz Sharif &#8206;demande que les deux parties négocient une résolution &#8206;ordonnant la réintégration des 60 magistrats évincés par &#8206;l'ex-président et qu'elles la présentent dès lundi devant le &#8206;parlement. En réponse, le secrétaire général adjoint du PPP &#8206;a déclaré que les juges seront bien « rétablis dans leur &#8206;fonction », mais un calendrier sera annoncé ultérieurement. &#8206;Un tel accord, même à demi mot, entre les différentes &#8206;parties de la fragile coalition gouvernementale, pourra &#8206;apaiser dans une large mesure les tensions qui ont atomisé, &#8206;ces derniers jours, le paysage politique pakistanais et &#8206;favorisera le terrain au gouvernement Gilani de contrôler la &#8206;situation sécuritaire du pays. Les groupes terroristes ont en &#8206;effet abuser du vide du pouvoir pour donner un essor à &#8206;leurs activités et durant ces quelques derniers jours, 400 &#8206;personnes ont été tuées ou blessées dans des attentats &#8206;terroristes. Le PPP craint, avant tout autre chose, ne pas &#8206;avoir le même succès de février dans des élections &#8206;législatives anticipés, au cas de l'effondrement de la &#8206;coalition gouvernementale, une crainte qui s'est mutée en &#8206;le point faible du PPP et que son rival du PML-N exploite &#8206;de son mieux. &#8206;

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Lundi 25 Août 2008

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