Actualité en ligne

Pakistan/Violence : l’armée pakistanaise a donné l’assaut contre la Mosquée rouge à Islamadad



Mardi 10 Juillet 2007

Pakistan/Violence : l’armée pakistanaise a donné l’assaut contre la Mosquée rouge à Islamadad
Pakistan/Violence : l’armée pakistanaise a donné l’assaut contre la Mosquée rouge à Islamadad

Islamabad, 25 J.Thani/10 juil (IINA)-L'armée pakistanaise a donné l'assaut mardi de la Mosquée rouge fondamentaliste d'Islamabad afin de libérer des "centaines" d'otages que des islamistes proches d'Al-Qaïda sont accusés de détenir, déclenchant d'intenses combats qui ont fait des dizaines de morts.
Des femmes et des enfants sont retranchés avec le chef des irréductibles dans les sous-sols de la Mosquée rouge fondamentaliste d'Islamabad, a assuré l'armée. "Les forces ont dégagé 75% de l'édifice. Des femmes et des enfants sont au sous-sol, tout comme (Abdul Rashid) Ghazi", chef présumé des irréductibles, a indiqué le porte-parole de l'armée, le général de division Waheed Arshad, sur la télévision publique.
"C'est une offensive finale pour nettoyer la place de ses militants armés", a déclaré le porte-parole de l'armée, le général de division Waheed Arshad.
Cinq heures après le début de l'assaut, qui a été déclenché vers 05H00 locales (00H00 GMT), un premier bilan faisait état de la mort de quarante radicaux présumés et de quatre soldats. Le nombre des décès pourrait cependant s'alourdir tant les combats sont intenses. "Il y a des cadavres partout", a indiqué un homme retranché dans la mosquée et interrogé au téléphone par l'AFP. Les deux tiers environ du vaste complexe sont passés sous le contrôle des forces pakistanaises, a assuré le général Arshad.
Les islamistes continuent cependant à contrôler les sous-sols ainsi que les quartiers des domestiques. Les radicaux opposent "une vive résistance" à l'aide d'armes automatiques, de grenades et de lance-roquettes, a concédé le général. De fortes explosions et des échanges nourris de coups de feu ont pu être entendus tandis que s'échappaient des panaches de fumée noire, probablement provoqués par l'incendie d'une école coranique de filles attenante à la mosquée. De nombreuses ambulances allaient et venaient sirènes hurlantes.
Lors d'un court répit, une cinquantaine de personnes se sont rendues.
Mais, selon les autorités, une centaine de militants commandés par des proches d'Al-Qaïda ont pris le contrôle de la mosquée et retiennent trois à quatre cents étudiants, dont des femmes et des enfants, en tant que "boucliers humains". Le chef des irréductibles a cependant toujours dénié retenir des otages.
Aucune trace de ces "centaines" de femmes et d'enfants n'a été retrouvée, a reconnu le général Arshad. Vingt enfants ont cependant pu quitter la mosquée, a-t-il précisé. Selon le général, aucune explosion suicide n'a eu lieu à l'intérieur du complexe. La presse avait récemment indiqué que des radicaux retranchés dans la mosquée avaient été équipés de ceintures d'explosifs.
L'armée faisait diffuser par haut-parleurs des appels exigeant des personnes encore retranchées qu'elles sortent les mains en l'air. Dans le cas contraire, elles seront tuées, a averti l'armée. Le général Arshad avait peu auparavant dit ne disposer d'aucune information sur le sort d'Abdul Rashid Ghazi, le chef présumé des irréductibles. "Ghazi lui-même est sain et sauf et encore à l'intérieur", a affirmé la source interrogée par l'AFP depuis l'intérieur de la mosquée. Mais sa mère est morte, étouffée par la fumée, a-t-il dit, la voie parfois couverte par des bruits d'explosion.
"Les étudiants se trouvent dans différents bâtiments et déterminés à lutter jusqu'à la mort. Nous faisons l'objet de coups de feu et d'un pilonnage intenses", a ajouté la source, répondant à un des nombreux téléphones portables de Ghazi. Ghazi avait affirmé que 1.800 personnes se trouvaient à ses côtés, promettant qu'ils étaient prêts à mourir en martyrs plutôt que de se rendre. Leur sang déclenchera la "révolution islamique", avait promis Ghazi.
Peu après le lancement de l'opération, Ghazi a téléphoné à une télévision privée, accusant le gouvernement de "génocide". Le président Pervez Musharraf avait jusqu'à présent été réticent à lancer un assaut général sur la mosquée, craignant un bain de sang. Des discussions de la dernière chance avaient été lancées lundi mais elles ont échoué dans la nuit.
Les affrontements à la mosquée avaient débuté le 3 juillet, poussant les autorités à décider un siège de l'édifice. Selon un bilan officiel, 24 personnes sont décédées depuis le début des heurts, sans compter les victimes faites par l'assaut

source: IINA


Mardi 10 Juillet 2007

Actualité en ligne | International | Analyse et décryptage | Opinion | Politique | Economie | Histoire et repères | Sciences et croyances

Publicité

Brèves



Commentaires