Intéret commercial et maladie animales
En décembre 1997, Associated Press a rapporté qu'une habitante de Hong Kong âgée de 60 ans était morte de ce que l'on pensait être la grippe du poulet. Très vite l'attention des médias du monde entier s'est portée sur "l'épidemie" de grippe du poulet à Hong-Kong. Le gouvernement américain a immédiatement annoncé qu'il allait sans attendre mettre fin à toutes les importations de poulets en provenance de Chine, afin de tenter de contenir la propagation du "virus". Quelques jours plus tard, sous la pression des médias et des gouvernements étrangers, les autorités de Hong Kong ont abattu 1,2 million de poulets asiatiques pour empêcher la supposées grippe de se propager à d'autres pays et à d'autres espèces. A l'époque, voici ce qu'avait déclaré, radieuse, la Secrétaire d'état à la Santé et aux Affaires Sociales, Donna Shalala : "Peut être que l'excellent système qui a stoppé la grippe aviaire à Hong Kong constitue le meilleur exemple du type de système de surveillance et de contrôle international qu'il nous faudrait avoir... Heureusement, l'abattage de plus d'un millions de poulets semble avoir stoppé le virus - du moins pour l'instant."
L'auteur américain Léonard Horowitz enquête depuis longtemps sur l'espionnage industriel international. Dans un communiqué de presse du 20 mars 2001, il déclare : "Peu de gens savaient que, avant ces évènements, Tyson se battait pour faire rentrer l'industrie volaillère asiatique dans son parc mondial et monopoliste. L'imprévu a d'abord pris pour cible les concurrents de Tyson en Asie, pour la plupart des petits éleveurs. Ce qui était très probablement une "épidémie" diligentée par la CIA a de façon fort opportune nécessité d'anéantir les concurents de Tyson. Cela aurait pu être une opération d'espionnage industriel très efficace, bien qu'immorale."
Et, de son coté, le 15 mars 2001, USA Today a rapporté que Tyson Foods pourrait bien être le plus gros bénéficiaire de la récente "crise" de fièvre aphteuse au Royaume Uni. L'abattage du bétail au niveau international, disait l'article, allait immanquablement réduire les profits d'IBP, rendant l'offre de rachat par Tyson encore plus alléchante. A partir de là, la chute du prix du boeuf a permis à Tyson Foods de racheter IBP Corporation au prix dévalué de 3,2 milliards de dollars, soit chaque action évaluée à 30 dollars pour seulement 24,11 dollars. Le communiqué de presse du Dr Horowitz se termine par ces mots : "Le Dr Horowitz, par solidarité avec le mouvement British Farmers for Action, demande l'arrêt immédiat de l'abattage des moutons non contaminés ainsi qu'un enquête du gouvernement britannique visant à établir si toute cette "épidémie" de fièvre aphteuse n'aurait pu être préméditée".
Le texte intégral est paru dans Nexus de juillet/aout 2002...
Le protectionnisme chinois étant ce qu'il est... il est parfois nécessaire de s'y reprendre à deux fois....
Pour rappel la fièvre aphteuse se soigne sans problème... avec du chlorure de magnésium en IV et l'abattage a été systématique pour parfois une simple suspicion sur un animal...
A qui a profité tout cela ?
Et a qui profite la "grippe du poulet" ?
A t on des nouvelles du soixantenaire revenu du Vietnam et hospitalisé pour une pneumopathie suspecté d'etre une "grippe du poulet" avant meme que des examens soient faits ?