Palestine occupée

PALESTINE


LES DERNIERS EVENEMENTS MARQUANTS EN PALESTINE


source: quibla.net
Mardi 8 Février 2005






Palestine


02/02/05 - Les "sites" secrets de l'armée US en Israël
L'armée US dispose de bases secrètes en territoire israélien, baptisées sites et numérotées comme suit : "Site 51", "Site 53", "Site 54", "Site 55", "Site 56" etc. C'est un analyste militaire US, William M. Arkin, qui le révèle, dans un livre qui vient de paraître aux USA sous le titre « Code Names: Deciphering U.S. Military Plans, Programs, and Operations in the 9/11 World » [« Noms de code : un déchiffrage des plans, des programmes et des opérations militaires US dans le monde du 11 septembre. »]
Source : Al Jazira, 31 janvier 2005



Ordres de confiscation de terres et de démolitions à Beit Hanina
par Mike Odetalla, al-awda.org, 1er Février 2005. Traduit par Palestine en Marche.
Le week-end dernier, comme on s'y attendait, le gouvernement israélien
a émis des ordres de confiscation de terres et dedémolitions aux
habitants du bas du village de Beit Hanina. Les ordres ont été rendus publics
par l'armée israélienne en même temps que des cartes et le tracé du mur
qui sera construit pour emprisonner les villageois et voler leur terre.
Un ghetto palestinien de plus!
Les habitants de Beit Hanina, qui ont déjà perdu une grande partie de
leurs terres sur lesquelles sont construites trois colonies juives et
une route de l'apartheid, perdront plus de 60% de la terre dans le bas du
village de Beit Hanina. Le mur de l'apartheid qui encerclera les zones
peuplées du village séparera les habitants du bas du village de leurs
familles, de leurs amis et de ceux qu'ils aiment qui vivent dans la
partie haute du village. En même temps, ils ne pourront plus se rendre sur
leurs terres, leurs champs, leurs vergers!
L'armée israélienne a aussi informé les villageois de son intention de
confisquer le sommet de la plus haute collline de Beit Hanina dans le
but d'y construire un "poste d'observation" de l'armée. Dans le passé,
les "postes" de l'armé israélienne étaient les signes avant-coureurs de
l'implantation d'une nouvelle colonie israélienne. Je crois que cela
sera aussi le cas ici parce que l'armée a déclaré cette zone "zone verte"
il y a plus de vingt ans, interdisant à quiconque de construire ou
"améliorer" la zone. Nous avons été très suspicieux envers cette
dénomination car plusieurs fois par le passé une zone qui avait été désignée
"zone verte" ( prétendument dans un but de protection de la nature) a été
par la suite transformée en colonie. Les terres occupées par les
colonies de Ramot et P'sgat Zeev ( deux des plus grandes colonies de la "zone
de Jérusalem" en Cisjordanie) ont également été déclarées "zones
vertes", puis ont abrité un poste d'observation de l'armée israélienne et ont
fini par devenir des colonies de la taille d'un mammouth! C'est sur
cette colline que j'ai passé certains des moments les plus heureux de ma
jeunesse: j'y ai joué, fait voler des cerfs-volants, j'en ai exploré
chaque pouce et ses nombreuses grottes...
Ce n'était un secret pour personne que le gouvernement israélien
convoitait les terres de Beit Hanina à cause de leur proximité avec
Jerusalem, zone que le gouvernement israélien essaie de vider de ses habitants
non juifs. En construisant le mur de l'apartheid, qui dans le même
temps, enserre les zones peuplées de Beit Hanina et engloutit les terres et
les vergers les plus précieux, il fait d'une pierre deux coups: la
population autochtone palestinienne est emprisonnée dans un ghetto tout en
étant dépouillée de ses terres qui pourront être utilisées pour
constuire une colonie où ne vivront que des juifs.
L'armée israélienne a donné aux habitants de Bait Hanina sept jours
pour faire appel. Nous avons pris contact avec un avocat israélien
spécialiste de cette question qui se bat contre la confiscation des terres et
le mur depuis longtemps! Il pense que l'affaire pourrait arriver devant
la Cour Suprême et nous a demandé de contacter le Ministère des
Affaires Etrangères américain pour protester contre ces actions criminelles.
Pour ceux qui semblent penser que l'idée d'un mur et des confiscations
de terres en cours est "nouvelle" ou est un "effet secondaire" de
l'Intifada et des attentats suicide, le fait est que les ordres et les
cartes ont été mis en place depuis le début des années 80. En fait, la route
de l'apartheid qui coupe le village de Beit Hanina en deux a été conçue
au début 80 et les travaux ont commencé dans les années 90.
99% des zones que le gouvernement israélien confisque ont été assignées
à la confiscation à la fin des années 70 et au début des années 80! Le
mur a servi de "couverture" aux israéliens pour voler encore plus de
terres palestiniennes et exclure leurs propriétaires! Ce n'est rien de
plus qu'un vol de terre nu et cru, ce dont Ariel Sharon ce fait l'avocat
et ce à quoi il appelle depuis les années 70...
Je vous tiendrai informé et je publierai les cartes et les ordres une
fois qu'ils auront été traduits de l'hébreu à l'anglais...
Mike Odetalla, www.Hanini.org


Israël va accueillir 20 000 immigrés éthiopiens d'ici 2007
D'ici la fin de l'année 2007, Israël accueillera sur son sol les derniers 20 000 Ethiopiens qui affirment avoir été forcés à abandonner la religion juive et à se convertir au christianisme, a déclaré lundi le gouvernement israélien.
Les immigrés éthiopiens ont manifesté lundi devant le bureau du Premier ministre israélien Ariel Sharon -alors qu'il évoquait la question-, demandant à ce que leurs familles et proches soient autorisés à les rejoindre en Israël.
En accord avec cette décision, le quota mensuel d'immigration va doubler, passant de 300 à 600 personnes, à partir du mois de juin 2005, dans le but de regrouper les familles éthiopiennes d'ici 2007.
Depuis des années, l'Immigration de ces juifs éthiopiens ou Falachas, a été la source de nombreux débats en Israël. Les Falachas déclarent être les descendants de juifs éthiopiens forcés à se convertir au christianisme au 19e siècle, pour éviter la persécution.
Mais dans l'incapacité de prouver leur judéité, de nombreux Falachas n'ont jusqu'à présent pas pu immigrer en Israël, bien qu'ils aient de la famille dans le pays.
Environ 90.000 juifs d'Ethiopie vivent déjà en Israël. La plupart ont été acheminés lors des crises politiques et humanitaires qu'a connues ce pays de la corne de l'Afrique en 1984 et 1991.
Source : AP, 1er février 2005



01/02/05 - Un rapport de l'ONU accuse Israël de crimes de guerre
Les démolitions punitives d'habitations palestiniennes constituent de graves
crimes de guerre, a estimé John Dugard, le rapporteur spécial de l'ONU sur
les droits de l'homme dans les territoires occupés, dans un rapport rendu
public jeudi."Il est difficile de résister à la conclusion selon laquelle
les démolitions punitives d'habitations constituent de graves crimes de
guerre", a-t-il écrit.
Le professeur de droit Sud Africain estime que les démolitions de maison
dans les territoires occupés par Israël, notamment à Rafah, Jabaliya et dans
d'autres secteurs de la bande de Gaza, ne sont pas justifiées par des
opérations militaires. "Les démolitions de maisons ne sont pas effectuées
dans le contexte d'hostilités +à des fins de combat+ mais en guise de
punition", a-t-il affirmé. Selon lui, ces démolitions de maison violent
l'article 53 de la IVe! Convention de Genève, qui interdit à l'État occupant
de détruire des biens appartenant à des civils "sauf si leur destruction est
rendue absolument nécessaire par les opérations militaires".C'est pourquoi
le rapporteur demande à Israël de mettre sa politique en conformité avec le
droit humanitaire.Il a également critiqué le retrait unilatéral de Gaza
annoncé par le premier ministre israélien Ariel Sharon."En réalité, Israël
n'a pas l'intention de desserrer son emprise sur la bande de Gaza.
En dernier ressort, il a l'intention de continuer de dominer cette région en
en contrôlant ses frontières, les eaux territoriales et l'espace aérien", a
affirmé le rapporteur de l'ONU."En conséquence, il demeurera au regard du
droit une puissance occupante encore tenue par les obligations découlant de
la quatrième Convention de Genève", a-t-il ajouté.Dans son rapport, qui sera
discuté à la prochaine session de la Commission des droits de l'homme, àpartir du 14 mars, le Sud-africain a également condamné la poursuite de la
construction du Mur de sécurité.A son avis, le mur a été construit afin
d'"incorporer les colonies de peuplement à Israël, de confisquer des terres
palestiniennes et d'inciter les Palestiniens à quitter leurs terres et leurs
foyers en leur rendant la vie insupportable".
Il a rappelé que la Cour internationale de justice avait demandé le
démantèlement du mur. Or, Israël en poursuit la construction, a-t-il
relevé."Le mépris affiché par Israël pour le droit international menace non
seulement l'ordre juridique international, mais aussi l'ordre international
tout court. La communauté internationale n'a donc pas lieu, en pareilles
circonstances, de se montrer conciliante", a-t-il souligné.John Dugard, qui
s'est rendu du 18 au 24 juin 2004 dans les territoires palestiniens, a
indiqué avoir l'intention de s'y rendre à nouveau en février.
Source : AFP, 27 janvier 2005


Les Brigades des Martyrs d'Al Aqsa entre l'action et l'engagement

par Naser Uways, www.arabs48.com, 29 janvier 2005 . Traduit par Palestine en Marche
L’auteur est un dirigeant des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa. Né en 1970, il est originaire du camp de Balata, à Naplouse. Arrêté le 13 avril 2002, il est détenu en isolement dans la prison de Beer Saba'.

Plusieurs années avant 1965, des groupes restreints de jeunes ayant la foi dans la justesse de leur cause et issus de la détresse, de la souffrance et de l'exil, se sont rencontrés pour frayer un nouveau chemin où se mêlaient le défi, l'initiative et l'action au niveau historique. Ils ont fondé le mouvement du Fateh qui a mené la lutte palestinienne dans toutes les étapes de l'exil, qui a sorti notre peuple de son état de défaite et de quémandeur de nourriture pour en faire un peuple combattant pour la liberté, le retour et l'indépendance. Par son action révolutionnaire précoce en tant que mouvement de libération, Fateh a mené des combats sur tous les fronts idéologiques et existentiels pour prouver l'identité palestinienne, présenter le Palestinien comme un être humain ayant des droits et souhaitant la vie, la libération et la fin de l'occupation et de l'ignorance.


La pluralité idéologique à l'intérieur du Fateh

Historiquement, le mouvement Fateh s'est élargi pour englober toutes les visions et es orientations idéologiques, et les constituants doctrinaires existant sur la scène de l'action politique palestinienne. Par sa souplesse due au refus d'adopter une ligne idéologique précise, nous avons assisté dans le mouvement à des orientations et des dialogues, tranquilles parfois, chauds à d'autres moments, entre des positions divergentes, entre ceux qui appelaient à poursuivre la résistance jusqu'au bout, et ceux qui prêchaient le pragmatisme raisonnable, entre les réalistes et les rêveurs, entre ceux qui proposaient la vision par étapes et tactique et ceux qui proposaient une vision stratégique. Toutes ces positions et ces divergences poussaient le Fateh à s'unifier, à se développer, à trouver des solutions pour sortir des dangers de l'inaction et de la fossilisation, par la recherche continue de réponses actives et réalistes aux problématiques posées par la situation palestinienne, régionale et internationale. C'est par cet état d'esprit que le mouvement du Fateh a été dirigé, à travers ses premières cellules de l'organisation, en passant par l'étape de la confrontation militaire, suivie par une tentative de trouver un règlement réel à la question palestinienne pour finalement revenir à l'état de confrontation avec l'occupation, du fait de l'agression israélienne et son refus des conséquences d'une paix juste, car en tant qu'occupant, il ne s'est pas débarrassé de la mentalité d'oppression d'un peuple qui a décidé d'être libre.


Fateh, le pouvoir et l'élargissement de la colère

Mais depuis plus de dix ans ou plus, le mouvement du Fateh et ses militants vivent le fardeau de l'incapacité de l'Autorité, étant donné que le Fateh est responsable du projet de l'Autorité et du règlement. La non séparation entre le Fateh et l'Autorité et ses incapacités ont poussé à élargir le cercle de la déception à l'intérieur des rangs du mouvement. Les voix se sont élevées pour réclamer la réforme, redorer le blason de l'organisation, mais tous ces appels et ces protestations ont été mis à l'écart. C'est ce qui a poussé plusieurs cadres du Fateh, qui ont connu la douleur et la souffrance dans les prisons et les ténèbres des cellules, à sortir de cet état de déception et d'incapacité à répondre à la problématique du changeant et du permanent à l'intérieur du mouvement. Ils ont pris l'initiative de fonder les milices armées du mouvement Fateh qui se sont développées pour devenir les Brigades des Martyrs d'Al Aqsa.


Les Brigades des Martyrs d'Al Aqsa et la fondation

Après une longue série de consultations entre les gens sincères du mouvement, les Brigades sont venues pour mettre un terme à l'état d'anarchie dans la pensée de certains, les premières consultations ont eu lieu pour mettre un terme à ceux qui voulaient éloigner le mouvement de sa dimension résistante. Les Brigades sont venues en poursuivant le mouvement Fateh et son héritage combattant et résistant. Je me rappelle comment le martyr, fondateur du mouvement,Yasser al-Badawi, répétait ; "Nous ferons des Brigades l'épée du Fateh, la cime d'al-Asifa (forces armées du Fateh), le coeur et la conscience des pauvres", je me rappelle encore comment a été conçu l'emblème des Brigades, par l'un de ses premiers fondateurs et dirigeants, à partir de l'emblème d'al-Asifa. Ici viennent les noms des premiers des Brigades, qui par leurs discussions et consultations, voulaient créer un corps du Fateh capable de faire face. Certains d'entre eux sont tombés martyrs, et ils sont nombreux, d'autres se trouvent dans les prisons de l'occupation et dans l'isolement, faisant face à l'arrogance de l'occupation et à ses dures condamnations avec un moral élevé et une volonté inébranlable. D'autres poursuivent le chemin, protégés par nos mères et nos enfants.


Pourquoi les Brigades ?

Si les Brigades des Martyrs d'Al Aqsa sont le résultat d'une réflexion profonde pour trouver les moyens de répondre aux défis au niveau de la patrie et du mouvement en tant qu'avant-garde de notre peuple, les Brigades ont représenté en même temps un état de colère contre le cadre officiel du mouvement, ce cadre qui est devenu un fardeau pour le mouvement, qui est dirigé au lieu d'être dirigeant, qui profite sans être utile, à l'arrière des rangs au lieu d'être au début, recherchant les prérogatives, éloigné des proéccupations de la base et des militants, les bras baissés devant le sort, considérant en même temps qu'il s'agit d'un sort contre lequel il ne peut rien. Il est comme un cadre officiel qui a empêché le renouvellement du mouvement et il a de plus contribué à restreindre sa popularité, car le cadre officiel est devenu inapte et incapable de lire la réalité du mouvement et du peuple. Il est devenu prisonnier des thèses et mots d'ordre dont les militants du mouvement sont fatigués de répéter, tout en affirmant que dans ce cadre, certains ont protégé, travaillé, innové sans que cela n'ait eu d'influence pour un réel changement.
Les Brigades sont venues aussi comme un état de colère contre l'Autorité, accompagné d'une corruption structurelle élargie, cette Autorité qui a essayé d'emmener l'organisation (OLP) et le Fateh et toutes les organisations vers de nouveaux carrés et des paris perdus, non du fait de son instauration, mais du fait de sa pratique qui fut extrêmement mauvaise, avec des expériences et des échecs, avec l'absence de l'institution, en mettant des gens incapables dans tout ce qui touche le citoyen palestinien, sa sécurité et sa vie. Nous étions capables, aux Brigades, de porter un coup et de faire mal à tous les corrompus, mais la crainte d'une guerre interne et d'une anarchie nous ramenait toujours à réfléchir à la question.
Les Brigades d'Al-Aqsa ne sont pas un phénomène spontané, mais une attitude solide de réponse à l'agression israélienne contre notre peuple. Il s'agit d'un message clair à l'occupation, la capacité du mouvement de retourner au combat. Il n'est pas possible que nous restions les bras croisés alors que notre peuple se fait massacrer tous les jours par les forces de l'occupation. Même si les Brigades sont pour la paix, elles sont contre la soumission, et dans cette bataille, les Brigades ont offert le meilleur de ses fils en martyrs, sans hésiter, pour la liberté, le retour et l'indépendance, afin qu'elles soient comme des étoiles dans le ciel de notre patrie.


Position concernant les propositions d'accalmie

Beaucoup se demandent ces jours ci sur la position des Brigades concernant l'évolution de la situation après la mort du président Arafat, l'élection du frère Mahmoud Abbas à la présidence de l'Autorité et de l'Organisation, et la présidence par le frère Farouk Qaddoumi du mouvement Fateh, et nous pouvons tous demander : Est-ce les Brigades vont abandonner les armes ? Son existence s'est-elle achevée ? Ou bien les Brigades sont un cadre ne dépendant pas de la volonté de la direction du Fateh ? Les Brigades vont-elles encore accepter une nouvelle accalmie ?
Nous savons tous que les Brigades ne se sont pas formées par une décision et elles ne s'annuleront pas par une décision. Toutes ces questions cruciales auront leurs réponses en fonction de l'évolution de la situation. Les Brigades ne sont pas une fin en soi, mais un moyen. Nous avons voulu sortir de l'état de silence vers l'action, pour mettre fin à l'occupation et la réforme de la maison palestinienne, pour relever le mouvement. C'est pourquoi les Brigades ne s'annulent pas par une décision, et son activité ne cessera pas tant que l'occupation se poursuit contre notre peuple et notre terre, tant qu'elle assassine nos cadres, nos jeunes, nos enfants, nos femmes et nos vieillards. Même si nous, les Brigades, avons payé cher pour le mouvement Fateh et notre juste cause, nous serons tout à fait sérieux pour analyser ce qui nous est proposé, sur les positions sérieuses qui visent l'avenir. Mais nous n'accepterons aucune solution dérisoire. Nous soutiendrons par contre tous les efforts annoncés par Abu Mazen pour la réforme, la fin de l'occupation, le maintien des constantes nationales. Nous donnerons une fois encore une chance pour l'action politique, nous ne serons pas une pierre d'achoppement devant tout ce qui est positif et fertile et qui va dans le sens des intérêts de notre peuple. Mais l'occupation doit savoir que ce peuple a ses soldats fidèles, qui resteront aux aguets pour le défendre et repousser toute agression contre lui ou toute tentative de toucher à sa direction sur le terrain, ou la nouvelle direction politique. Dans ce cadre, les dirigeants des Brigades qui sont en prison apprécient les paroles de Zakaria Zubaydi affirmant que tout cessez-le-feu n'intervient qu'après la consultation de l'ensemble des dirigeants des Brigades sur le terrain , qui sont en prison ou hors de prison.


Que voulons-nous de la nouvelle direction du Fateh, de l'Autorité et de l'OLP ?

Il est exigé que dans la phrase prochaine, nous nous engageons fermement sur les programmes électoraux annoncés qui sont le programme du mouvement Fateh. Il est temps de demander des comptes aux corrompus, de les punir, de les empêcher de poursuivre, ils sont peu nombreux mais leurs actes sont grands et dépassent l'imagination. Il est temps de mettre de l'ordre dans la rue, de supprimer les armes d'apparat qui ne servent pas à la résistance, il est temps de mettre fin aux actes de tous ceux qui profitent de la situation pour faire du chantage envers le citoyen, sa sécurité et la source de ses revenus. Il est temps de voir de nouveaux visages dans les ministères, des gens capables, de vrais patriotes. Il est temps de mettre fin au clientélisme, de dilapider les finances publiques par des dépenses anarchiques sur les proches et la cour et les institutions illusoires. Il est temps de recourir à l'institution et à la primauté du droit. Le citoyen veut voir des actes effectifs dans la réalité. Abu Mazen ne devrait pas permettre, effectivement, aux groupes de corrompus de se masser autour de lui, car ils sont les assassins de tous ceux qui sont sincères et une maladie tuant tout ce qui est fertile.
Il est demandé que s'ouvre une nouvelle période dans tout le sens du terme, qui garde ce qui est bon et rejette ce qui est mauvais, où les droits des gens soient protégés, que les gens soient égaux devant la loi, que tous les dossiers de pillage et de vol des institutions palestiniennes soient ouverts, que tous les dossiers des assassinats et de la mise en danger de la sécurité des citroyens soient ouverts. Il est demandé de renforcer l'unité nationale, de s'éloigner de la lutte civile, de renforcer les valeurs démocratiques en recourant aux urnes des votes pour élire des représentants véritables pour notre peuple, dans toutes ses composantes et ses classes et ses groupes politiques. Il est demandé plus qu'à tout autre moment de se préoccuper de toutes les provinces à égalité, de mettre un programme de développement réel où l'individu palestinien soit le pivot de ce développement en renforçant sa résistance et sa créativité.

Au niveau de l'OLP, il faut nécessaire de convoquer la tenue d'un conseil national. Il n'est pas acceptable que l'OLP ne prenne pas en compte notre peuple à l'extérieur. Il y a d'importantes communautés palestiniennes dans le monde qui souffrent du manque d'intérêt et de suivi, et qui ont besoin d'être représentées réellement au conseil national. Il est également nécessaire de poursuivre la discussion et le dialogue avec les frères du Hamas pour parvenir à un programme national unifié qui nous amène tous à participer à l'OLP, qui reste le représentant légitime et unique du peuple palestinien, où qu'il se trouve (et nous devons tous savoir) que l'OLP et sa légitimité sont une ligne rouge qui ne peut être remise en cause, la légitimité de l'OLP a coûté de dures batailles et un fleuve de sang de martyrs à notre peuple.
Au niveau du mouvement Fateh, il est exigé des frères Abu Mazen, Farouk Qaddoumi et Abu Maher Ghnaym d'agir sérieusement pour tenir un congrès général du mouvement, de nourrir le mouvement et ses institutions avec du sang neuf, de supprimer le slogan "membre du comité central ou du conseil révolutionnaire jusqu'à la mort". Ce congrès constituera en même temps une nouvelle étape et une continuité pour les générations, contrairement à ce qui s'est produit pendant de longues années où les générations à l'intérieur du mouvement étaient coupées les unes des autres, où il y avait une coupure entre le sommet et l'organisation. Dans cette optique, le Fateh doit savoir quel est le défi qui l'attend lors des prochaines élections législatives. Il ne peut proposer des candidats ayant nui à notre peuple, ayant agressé ses propriétés et sa sécurité. Le mouvement Fateh a un réservoir d'hommes et de gens capables et sincères qui ont gardé leurs mains propres, non souillées par l'argent public, ou par le sang des enfants dignes de notre peuple. Il faut absolument éviter de présenter aux élections des personnalités qui n'ont pas prouvé leur capacité au cours des périodes précédentes.


Les Brigades, vers où ?

Sans hésitations ni détours, nous devons accorder une chance pour l'action politique et interne à laquelle s'est attelé Abu Mazen, et nous considérons que celui qui met des obstacles à cette action veut maintenir l'anarchie afin d'éviter qu'il ne lui soit demandé des comptes sur un manquement à sa tâche, un crime par çi, une corruption par là. En réalité, seuls les corrompus et les profiteurs essaieront de mettre en cause la marche du frère Abu Mazen et le programme politique proposé qui est le programme du mouvement Fateh avec tout ce qu'il comporte de clarté, de confiance et de fermeté. Les Brigades seront toujours, comme elles l'ont été, unifiées autour d'un seul homme, présentes dans les conditions les plus difficiles pour agir et prendre l'initiative. Elles seront les soldats respectueux des décisions au moment où il le faut, défendeurs du peuple face à toute agression. Nous retournerons à nos études, à nos fonctions et travaux, mais les Brigades resteront prêtes à agir lorsqu'il apparaîtra qu'il ne sert à rien à discuter avec l'ennemi, et il n'y a pas d'accalmie ou de cessez-le-feu sans payer le prix. Le prix est le retrait israélien, la fin des assassinats, la libération des prisonniers de la liberté appartenant à toutes les organisations, le jugement des corrompus, la poursuite de la réforme de la situation interne, le renforcement du contrôle sur l'argent public, le refus de toutes solutions partielles, le maintien des constantes nationales mais aussi assurer une vie digne aux combattants qui ont offert leur vie pour la défense de la liberté. C'est une mesure qui doit être exécutée de façon à ce que le combattant préserve sa dignité et sa fierté, n'étant pas un lieu de compromis.
Mais est-ce que cela signifie que les Brigades vont se démanteler ou finir ? Non, les Brigades en tant qu'individus ne sont pas finis car ils font partie de ce peuple. Les Brigades seront prêts à agir dans toute bataille prochaine suite à une agression ou à une attaque israélienne.
Finalement, il est nécessaire de dire que le mouvement du Fateh vit actuellement une situation difficile dont personne ne peut affirmer avec certitude l'issue. La situation montre qu'il y a deux choix devant le mouvement : ou se relever, avec sa réalité et la réalité de son peuple, en menant une critique sérieuse et réelle de la pratique passée, et en recherchant l'avenir aurpès des hommes fidèles et capables, tout en écartant ceux qui ont mal agi et ont semé la corruption, ou l'effritement et la disparition, ce qui sera un coup dur pour le mouvement national palestinien, peut-être pour plusieurs générations.



Élections palestiniennes : poursuite de l’illusion de l’ " État " sur fond de poursuite du projet colonialiste sioniste
par Jamalat Abou Youssef (Paris), http://www.ism-france.org/, 27 janvier 2005. Traduit de l’arabe par Marcel Charbonnier.



Vu de l’extérieur de la Palestine et au-delà de l’écran d’un téléviseur, le tableau semble surchargé d’un surréalisme qui rend la compréhension de la vérité d’une situation particulièrement ambiguë bien proche de la question qui tue.
Guevara Al-Budaïri, la correspondante de la chaîne Al-Jazeerah, présentait un reportage, ce jour-là, sur les élections municipales palestiniennes. Il faut dire qu’il fait froid, ces jours-ci en Palestine ; aussi nous a-t-on montré " Abou Alâ ", Monsieur Ahmad Quraï, déposant son bulletin dans l’urne, emmitouflé dans son chaud par-dessus de bonne coupe et coiffé de sa chapka de fourrure. Abou Alâ votait comme quelqu’un qui aurait été en train d’inaugurer une nouvelle entreprise de construction… Puis la caméra ne tarda pas à changer de champ, nous montrant une des candidates à ces élections. Guevara al-Budaïri nous dit : " Voilà : regardez comme la démocratie palestinienne est magnifique : la femme palestinienne y joue un rôle de premier plan. " Et la candidate de commenter : " En effet, de même que nous avons tenu notre rôle dans la résistance à l’occupation, nous devons maintenant participer à la reconstruction ! ! ! " Puis on passa à Khan Younès, aux ruines et à la désolation qu’y a laissées la dernière incursion éclair israélienne, provoquant de nouveaux sans abri, de nouveaux réfugiés : sempiternelle histoire. De nombreuses familles se retrouvent dehors, avec leurs enfants, n’ayant plus pour seul toit qu’un froid intense. Là, ces gens ne portent pas de vêtements qui puissent les protéger du froid ni de somptueuses chapkas de vison. Le correspondant d’Al-Jazeerah n’a pas osé leur demander ce qu’ils pensaient des élections municipales, ni de quelconques élections, d’ailleurs. Il ne leur a pas demandé leur avis sur la reconstruction. Ainsi se termina le reportage, son surréalisme exposant des contradictions effrayantes et stupéfiantes, invitant à former un jugement sur ce qui est en train de se passer : qu’est-ce qui, dans tout ça, relevait du mirage destiné à égarer le téléspectateur ? Qu’est-ce qui ressortissait à une vérité n’osant pas s’exprimer carrément ?
Quiconque ne connaîtrait pas la situation réelle sur le terrain pourrait retirer de ces séquences qui envahissent les écrans de télévision vingt-quatre heures sur vingt-quatre, dès lors qu’il est question de la Palestine, l’impression qu’il existerait deux Etats, dont l’un serait la Palestine et l’autre, Israël.
La Palestine, qui aurait été occupée par les Israéliens en 1967, serait retournée à son peuple, grâce aux accords d’Oslo, signés en 1993… Seulement voilà : tout a commencé à clocher quand a débuté l’Intifada (d’Al-Aqçâ), et encore plus après les attentats du 11 septembre 2001. Sont venus s’ajouter au tableau d’autres signifiants dont on comprend qu’il s’agit du terrorisme, et en particulier d’un terrorisme du fait de groupes terroristes palestiniens, en particulier musulmans fondamentalistes. Ce que l’on comprend, dans le meilleur des cas, c’est qu’Israël exercerait tout au plus un excès de violence en répliquant à un terrorisme palestinien qu’il faut absolument stopper. Et ce coup d’arrêt au terrorisme, ainsi qu’à la violence mutuelle (toujours dans le meilleur des cas), ne peut être porté que grâce à des négociations entre les deux parties, dont on suggère implicitement qu’il s’agit de deux Etats : mettez-vous bien cette idée dans la tête !
Ces négociations ne parviendraient jamais à une solution sans un rôle effectif de la communauté internationale et le respect des décisions du droit international, et au premier chef des Etats-Unis d’Amérique (qui occupent aujourd’hui pourtant l’Irak et l’Afghanistan !) et bla-bla-bla… les Etats-Unis devant contribuer à faciliter les négociations en vue du rétablissement de la paix au Moyen-Orient.
Quand je vois à la télévision ce qui se passe en Irak, je ne sais plus trop si ce pays fait partie du Moyen-Orient. Ou bien se trouve-t-il dans quelque autre région du monde ?
Je pose à nouveau la question : la compréhension attendue de nous, de ce qui nous est ainsi montré, est-elle la compréhension de la réalité ou celle d’un mirage ?
Tout ce qui est dit, sur les petits écrans et sur tous les médias, est destiné au monde entier. En effet, tous les problèmes sont devenus des problèmes mondiaux et la question palestinienne en constitue le pivot. Nous avons affaire à un monde dont le pivot est la question de Palestine, alors même qu’il est gouverné par le pôle (américain) unique, selon sa loi capitaliste qui ignore les latitudes et les longitudes, sauf lorsqu’il est question de ses profits ou de ses éventuelles pertes. Cette puissance unipolaire transforme tout ce qui se passe dans le monde en fait d’événements ou de répercussions, en une sorte de film cinématographique dont il distribue les rôles en fonction du seul scénario susceptible de servir ses intérêts. Il n’y a nulle place pour un quelconque désintéressement des médias : ils doivent projeter ces séquences cinématographiques artificielles sur la vraie réalité, qui sert seulement de décor au scénario prévu, afin que son message soit reçu et que tous les symboles en soient analysés conformément à ce que lui – le capital – a décidé.
Les élections de la direction palestinienne reconnue par le pôle unique dirigé par l’Amérique et adoubée par Israël, ces élections, dis-je, ne sont qu’un acte de la pièce de théâtre qui se déroule sur les écrans ou dans les coulisses, entre les deux camps. Cette fois-ci, la pièce a pour titre : " Qui sont les nouveaux dirigeants du peuple palestinien ? " Question posée en gros caractères, alors même que la réponse (connue d’avance) est écrite en toutes petites lettres : " Mais oui, bien sûr, c’est la direction reconnue et adoubée par le pôle unique… "
Les objectifs de la pièce sont diamétralement opposés à ceux qui apporteraient une réponse à la question posée dans le titre ; la réponse directe n’est en aucun cas la réponse désirée. La réponse attendue, en effet, dépend d’un contexte préexistant, déterminé par de nombreux facteurs dont le principal est l’objectif primordial du projet impérialiste pour cette région que l’on appelle le Moyen-Orient, et en particulier en ce qui concerne la Palestine. Cette réponse sollicitée vise également à limiter (sinon à prévenir) le déclenchement de développements dramatiques qui risqueraient d’accompagner une requalification de la cause palestinienne par ses protagonistes premiers ou par ceux qui les soutiennent, dans un sens favorable à la véritable finalité de cette cause : la libération d’un peuple victime d’un projet colonialiste visant l’ensemble de la région.
Ainsi, cette direction désignée par les élections et baptisée, bien entendu, la " nouvelle direction " du peuple palestinien se divise entre deux catégories de dirigeants reconnus, comme il en va pour les Etats souverains où la question de la souveraineté n’est pas posée, ni celle de l’effacement de l’identité nationale résultant de la colonisation et de l’occupation.
Aux yeux du monde entier, le peuple palestinien dispose désormais d’une direction qui a reçu l’onction de la majorité des suffrages et qui, par conséquent, reçoit les rênes du pouvoir et détient la légitimité qui la rendra apte à diriger le peuple palestinien et le projet de son Etat théoriquement existant et concrètement inexistant.
Elle est investie d’un mandat pour toutes les négociations dans lesquelles son rôle politique se limitera strictement à ce que lui dicteront les conditions israéliennes qui s’imposeront.
Une fois de plus, on a ainsi substitué au droit à l’autodétermination de nouvelles élections visant à désigner " l’Autorité palestinienne ".
Quant à la deuxième catégorie de dirigeants, ce sont ceux de l’opposition, qui vont spéculer sur la marge de succès – ou d’échec – du gouvernement, et parieront sur son rôle central dans la lutte contre la corruption, considérée comme la priorité des priorités dans l’obtention d’une solution globale et permanente. Sa position et son rôle politiques ne peuvent être découverts que parmi des rumeurs, allant de l’allusion à la déclaration. Par exemple quant aux choix en matière de négociations dont il conviendrait d’améliorer les conditions, ou par rapport à la résistance, à laquelle il faudrait fixer certaines limites, comme par exemple la destruction du mur d’apartheid mais sans aller jusqu’à l’exigence d’un droit au retour pour les réfugiés palestiniens. Le discours de cette opposition s’adresse à la communauté internationale, et en particulier à la société civile occidentale donatrice. Le discours qu’elle adresse au peuple palestinien n’a pas d’autres fondements ; le plus souvent, il est extérieur au contexte de l’affrontement direct avec l’ensemble du projet visant à écraser le peuple palestinien où qu’il se trouve.
C’est pourquoi ces élections nous ont confrontés à un nouveau concept trompeur consistant à abandonner le choix de la résistance en vue de l’autodétermination au profit du retour dans les rangs de ce qu’il est convenu d’appeler " l’opposition à la corruption du gouvernement."
C’est de cette manière que ces élections présidentielles envoient au monde entier un message selon lequel le peuple palestinien aurait choisi la direction qui bradera ses droits.
Mais ce n’est pas grave, car tel est le genre de démocratie qui est bonne pour les vaincus et les droits qui seront bradés devront représenter le prix à payer pour liquider ce combat qui a rebattu les oreilles de l’opinion publique mondiale, en particulier avec tout le bruit fait autour des négociations qu’il faudra conclure au plus vite après cette longue période de circonlocutions et de temporisation.
Le combat national palestinien s’est transformé en une comédie de boulevard qu’il est convenu d’appeler " négociations " et la victime – le peuple opprimé – n’a plus qu’à accepter encore plus d’oppression, afin de satisfaire à la demande des spectateurs qui commencent à s’ennuyer et qui veulent dormir sur leurs deux oreilles quelque temps, pensant que le crime n’est maintenant plus le leur, voire qu’il n’est plus le crime de quiconque, sauf bien entendu de la victime elle-même !
Dans ces élections présidentielles, peu importait que l’électeur soit présent ou non. En particulier lorsqu’on voit les choix qui lui étaient laissés. D’ailleurs, peu importe qu’il ait même un choix : que pourrait-il choisir ? Pouvait-il en quoi que ce soit influer sur le résultat ? Non : le résultat était déjà là.
C’est le point qu’a atteint le peuple palestinien, c’est-à-dire le fond du tunnel bouché dont on dit pourtant qu’il déboucherait sur l’indépendance. Et le résultat est bien là aussi, puisque l’occupation l’a obtenu, en imposant comme elle l’a fait, sur le terrain, les faits accomplis et les réalités de la répression et de la terreur, mobilisant pour ce faire tous les instruments et les méthodes de domination qui se sont intensifiées depuis le début de l’acte désastreux d’Oslo comme jamais durant les actes précédents de la tragédie palestinienne.
Sous le poids de cette situation, l’électeur n’aura eu d’autre choix que celui du très court terme. Ce fut un peu comme si on l’invitait à sortir de la tente des condoléances pour assister à une noce, quelques courts instants, afin d’y assister à la présentation des félicitations et des bénédictions aux familles des jeunes époux qui convoleront, quoi qu’on fasse et quoi qu’on dise, après quoi on le ramènerait à la tente des condoléances éternelles, ces condoléances que d’aucuns prétendent susceptibles d’être entrecoupées de réjouissances, ces condoléances qui sont le seul horizon offert aux Palestiniens de Gaza ou de Cisjordanie (les " Palestiniens de 67 ")
C’est accepter le pire des choix produits par la capitulation. Mais cette situation va-t-elle s’imposer et conditionner encore pendant longtemps la période actuelle aux conditions impérialistes et sionistes ?
Bien sûr que non !
Aujourd’hui, après qu’Abou Mazen a été désigné comme chef du comité exécutif de l’OLP, sans aucune objection, puis après qu’il ait été choisi en un temps record comme candidat à la présidence de l’Autorité palestinienne, ou, comme on l’a dit, comme " président attendu ", maintenant qu’il est devenu le président élu avec une majorité qualifiée par les commentateurs de " planche de salut ", grâce à ses promesses sans lendemain, des promesses dont tout le monde savait qu’elles étaient totalement fallacieuses, dès lors que celui qui les tenait n’était autre que l’ingénieur d’Oslo en personne, nous sommes confrontés à une unique vérité : à savoir que l’OLP s’est transformée en projet d’Etat illusoire et soumis à l’occupation.
Elle n’incarne plus le projet de libération du peuple palestinien.
Quant à l’invitation à en renouveler l’activité ou à la reconstruire sur ses ruines, afin de tenter de sortir de l’impasse du piège des négociations et de la tractation, il ne reste plus qu’à soumettre ce concept à l’épreuve du test qui lui est aujourd’hui proposé.
Dans le pire des cas, le peuple palestinien risque d’avoir besoin d’attendre au moins une génération avant de pouvoir s’extraire de cette tromperie programmée, et se débarrasser, par la même occasion, d’une génération dont la majorité des dirigeants s’est donné pour objectif de rester au pouvoir pour un temps, en contrepartie des miettes que lui offrent des projets visant à liquider le peuple palestinien. Ce dont le peuple palestinien a le plus urgent besoin aujourd’hui, c’est d’une alternative apte à diriger la résistance et la lutte, car ce peuple n’a pas d’autre choix…
Mais quand cette direction alternative et ce moment historique viendront-ils ? Devrons-nous attendre pendant toute une génération ?
La réponse requiert effort, difficulté et grande responsabilité, mais elle requiert également que quelqu’un accroche la clochette au cou du chat afin d’instituer ce que fera la future génération.
Afin qu’elle ne trouve pas derrière elle un vide dont paieront le prix tous ceux qui restent spectateurs ou observent cette situation où la tromperie règne et dicte sa loi en l’absence d’une position qui définisse la réalité de la bataille et persiste à l’affirmer comme le combat d’un peuple doté du droit d’affronter, d’une manière directe et avec une grande pugnacité, un projet colonialiste et raciste perpétré à son encontre et à l’encontre de tous les peuples arabes, car c’est chez eux que se trouvent le pétrole et autres richesses.
En sachant qu’aucun droit n’est fait, dans ce projet, au peuple palestinien, même pas dans un Etat faible dirigé par un Abou Mazen ou par qui que ce soit, élu, ou non élu.
Leur projet, c’est de liquider l’existence du peuple palestinien, d’une manière programmée. Ils ne permettront jamais que la terre de la Palestine historique ne soit pas (peuplée par une) majorité juive et raciste. Quant à tous les autres, ils n’auront d’autre possibilité que celle d’accepter de vivre dans les conditions édictées par le racisme.
Il n’y a donc aucune raison de persister dans ce jeu absurde. Je lance un appel à tous, en vue de l’édification d’un choix fondé sur la compréhension du fait que le problème est un problème d’autodétermination, un problème de recouvrement des droits du peuple palestinien, de ses droits usurpés, car tel est le problème créé par le projet sioniste, fondé qu’il est sur l’oppression et le racisme.
Et le tout premier de ces droits et le droit au retour des réfugiés, lequel signifie tout simplement ceci : les réfugiés palestiniens ont le droit de rentrer chez eux.



La municipalité de Beer el-Sabe refuse d'autoriser les Musulmans et les visiteurs à prier dans la Grande Mosquée pour des raisons de " sécurité publique"
par Eva Mousa, Lettre d'information d' ADALAH, Volume 9, Janvier 2005
Le 10 Janvier 2005, la Cour Suprême d'Israël a tenu une session sur la pétition soumise par Adalah, le Centre Legislalif pour les Droits de la Minorité Arabe en Israël, en Août 2002. Cette pétition demandait la réouverture de la Grande Mosquée de Beer el-Sabe (Beer Sheva) afin que les habitants musulmans et les visiteurs puissent y prier. La Grande Mosquée est la seule mosquée de la ville. Elle est restée vide et totalement négligée depuis 1991. La pétition a été soumise au nom de l' Association de Soutien et de Défense des Droits des Bédouins en Israël, du Comité Islamique du Naqab, de 23 citoyens palestiniens d'Israël et au nom d' Adalah contre la municipalité de Beer el-Sabe, l' Administration du Développement, le Ministère des Affaires religieuses et le Ministre des Sciences. Dans la pétition, Adalah a développé le point de vue que l'accès libre à la mosquée est protégé par le droit à la liberté de religion et à la dignité.
Au cours de l'audience, les juges Procaccia, Hayut et Jubran ont suggéré que les pétitionnaires et les "défenseurs" reconsidèrent leurs positions et trouvent un accord en transformant le bâtiment en centre social et culturel à l'usage de la communauté musulmane de Beer el-Sabe, à l'exception du droit de prière. Les deux parties devaient répondre à la suggestion de la Cour dans un délai de 60 jours avec leurs réserves et leurs propositions. La Cour déciderait alors des suites à donner au cas suivant ces réponses.


La Grande Mosquée de Beer el-Sabe
La Grande Mosquée , la première grande mosquée à avoir été construite dans le Naqab (Néguev), a été édifiée en 1906 afin de servir de lieu de culte pour les habitants musulmans et les visiteurs de Beer el-Sabe et pour les Bédouins arabes du Naqab. Les Sheihks arabes bédouins ont contribué pour moitié aux fonds nécessaires à la construction de la mosquée. De 1906 à1948, le bâtiment a servi de mosquée. Après la création de l'état d'Israël en 1948, la mosquée a servi de tribunal et de prison jusqu'en 1953. Ensuite, elle a servi de musée jusqu'en 1991. Après quoi, elle a été fermée et tous les objets d'exposition ont été enlevés. Aujourd'hui, comme au cours des 13 dernières années, la mosquée est désertée, négligée et sans protection. Les habitants musulmans de la ville et des villages environnants ont été empêchés de prier dans la mosquée malgré leurs nombreuses demandes d'être autorisés à la rénover et à y prier. La mosquée est située dans la Vieille Ville et est entourée de bars, de restaurants, d'un bâtiment municipal et d'un jardin public.


Les musulmans de Beer el-Sabe: Nous voulons prier dans la Grande Mosquée

A Beer el-Sabe aujourd'hui il y a 259 synagogues pour les 180,000 habitants juifs de la ville, ce qui fait environ une synagogue pour 700 habitants juifs. D'après les données du Bureau Central des Statistiques environ 5000 musulmans vivent à Beer el-Sabe: d'après le rapport nombre de lieux de culte par habitant, la municipalité devrait offrir à sa population musulmane de 5000 personnes au moins huit mosquées. De plus, Beer el-Sabe est considérée comme une métropole qui fournit des services à environ 150 000 musulmans du Naqab, qui se rendent continuellement dans la ville et y travaillent.
En dépit des demandes répétées des musulmans pour obtenir l'autorisation de prier dans la Grande Mosquée, la municipalité de Beer el-Sabe les a empêchés de le faire. Adalah a découvert au début de Janvier 2004, que la municipalité de Beer el-Sabe avait lancé un appel d'offres aux entrepreneurs pour réaliser un travail de restructuration du bâtiment de la Grande Mosquée, qui s'est révélé être destiné à transformer le bâtiment en musée. La liste des rénovations qui accompagnait l'appel d'offres comprenait l'installation de toilettes dans l'entrée de la mosquée et la transformation de la salle de prières en hall d'exposition. De plus, la municipalité a publié des annonces sur la réouverture du "musée".
En Janvier 2004, Adalah a présenté une motion à la Cour Suprême pour qu'elle émette un ordre immédiat contre les défenseurs afin de les empêcher de continuer à lancer l'appel d'offres pour un travail de restructuration sur la Grande Mosquée, alors que la décision finale sur la pétition était pendante.
Adalah a aussi demandé que la Cour émette un ordre pour empêcher les défenseurs de changer la mosquée en musée.
En Février 2004, la Cour a ordonné à la municipalité de maintenir le status quo, de limiter les travaux sur le bâtiment à ceux qui étaient nécessaires à son entretien, et à ne faire aucun changement ni ajout. La Cour a statué que la municipalité est autorisée à faire des rénovations sur le bâtiment de la mosquée seulement dans le but de protéger sa structure, et non des rénovations dans le but de changer la destination du bâtiment en tant que mosquée, tant qu'une décision finale sur la pétition n'avait pas été prise. La municipalité s'est engagée à se soumettre à cette décision.




Le Comité Inter Ministériel: Allez prier ailleurs qu'à Beer el-Sabe
A une audience en Mai 2003, l'état s'est engagé à mettre en place un comité inter ministériel pour examiner la question et faire des recommandations sur une possible réouverture de la mosquée à la prière.
En Septembre 2003, le bureau du Premier Ministre a soumis les noms de huit personnes susceptibles de composer le comité inter ministériel: aucune d'entre elles n'était arabe ou musulmane. En Octobre 2003, Adalah a mis en cause la composition du comité. En réponse, le bureau du Premier Ministre a déclaré que celui-ci incluerait un représentant musulman. Toutefois, le bureau du Procureur Général a alors informé la Cour que le Comité avait été désigné sans aucun représentant musulman ou arabe.
Le Comité a remis son rapport en Septembre 2004: il recommandait que les musulmans vivant à Beer el-Sabe ou aux alentours ne soient pas autorisés à prier à l'intérieur de la Grande Mosquée. Le rapport conclut qu'en dépit du fait que le Comité reconnaisse "la valeur historique du bâtiment et la nécessité de ne pas l'endommager ou y apporter des changements", il n'y voit pas une raison pour changer l'état de fait existant (le status quo), en particulier puisque la mosquée est dans son état actuel depuis cinquante ans.
Le rapport a déclaré que Beer el-Sabe est une ville juive et que donc la question de la Grande Mosquée est différente de celle des autres mosquées dans les villes "mixtes". Le Comité a ajouté qu'il "n'était pas convaincu de la nécessité pour des milliers et/ou des dizaines de milliers de musulmans de prier dans ce bâtiment en particulier. " Le Comité a prétendu qu'il y avait trois lieux de prière pour les musulmans à Beer el-Sabe (à Kay College, à l'Université Ben-Gurion et à l'hôpital Soroka ) et a donc conclu que " la mise en oeuvre du droit de culte pour les musulmans de Beer el-Sabe et alentours n'était pas restreint à ce seul bâtiment et qu'il leur était possible de prier en d'autres lieux. "
Le rapport a aussi déclaré que les terres sur lesquelles étaient construite la Grande Mosquée n'étaient pas propriété Waqf mais appartenaient à l'état. Dans le dernier point de ses recommandations, le Comité a suggéré que la population musulmane aille prier dans une des villes environnantes. Le rapport a été soumis à la Cour le même mois. La municipalité s'est alignée sur les positions de l'état en argumentant, que d'après les recommandations du Comité, la Cour devait rejeter la pétiton.


La muncipalité de Beer el-Sabe : La question de la sécurité publique doit être prise en compte ainsi que le fait que la pétion est de nature nationale et politique et a été initiée par des musulmans qui ne vivent pas à Beer el-Sabe
Dans sa réponse aux recommandantions du Comité, avant l'audience finale sur la pétition, la municipalité a aussi insisté sur le fait que la question de la "sécurité publique" devait être prise en compte ainsi que le fait que la pétition était de nature nationale et politique et initiée par des musulmans qui habitent en dehors de Beer el-Sabe. La municpalité a argumenté sur le fait que les positions présentées devant le Comité par les Professeurs Rafael Israeli et Moshe Sharon (un ancien conseiller du Premier Ministre sur les questions arabes), tous les deux de l'Université Hébraïque de Jerusalem, renforçait son argumentation sur le caractère national et politique de la pétition.
Le Professeur Sharon a déclaré devant le Comité que " La pétition est une affaire politique au premier degré sans lien avec la question religieuse." Le Professeur Sharon a aussi déclaré que le but de la pétition était d'aider le Mouvement Islamique à gagner le contrôle sur les terres de l'état d'Israël. Le Professeur Sharon et le Professeur Israeli ont déclaré que, "dans la religion islamique, tout lieu sur lequel l'Islam est passé devient propriété Waqf et terre sainte et doit être rendu aux musulmans, que ce soit une mosquée ou un quelconque bâtiment et que pour cette raison toutes les "mosquées" de l'état appartiennent à l'Islam et doivent être rendues aux musulmans parce que la mosquée était et demeure propriété Waqf, tout comme toute la terre d'Israël est considérée propriété Waqf."
Le Professeur Sharon a ajouté que "Le bâtiment qui est utilisé comme mosquée est seulement une mosquée et n'a aucun caractère sacré", soulignant qu'il est possible de transformer les mosquées en bâtiments avec d'autres destinations, comme cela arrive dans les pays musulmans comme la Turquie, la Jordanie et même l'Egypte. En ce qui concerne la pétittion, le Professeur Sharon a déclaré que " le but qui est derrière n'est pas la coexistence, mais le contrôle des terres d'Israël par le Mouvement Islamique"
La municipalité de Beer el-Sabe a aussi adopté la position de la police israélienne qui a été entendue par le comité en tant que "corps civil" responsable de la sécurité publique. La municipalité a déclaré que la police a vérifié que si l'autorisation était donnée de restaurer le bâtiment dans ses fonctions de mosquée un conflit s'ensuivrait inévitablement entre les communautés musulmanes et juives et que cela perturberait la vie quotidienne dans la Vieille Ville de Beer el-Sabe.
En rendant à la Grande Mosquée sa fonction de lieu de culte musulman, la Cour ouvrirait une boîte de Pandore qui autoriserait la remise en question de la propriété de tous les sites religieux musulmans en Israël, y compris le Mont du temple et Jerusalem.


Adalah: Suivre les recommandations du Comité conduirait à une violation des Droits Constitutionnels des musulmans à Beer el-Sabe et dans la région environnante.

Dans sa réponse devant la Cour Suprême, Adalah a contre argumenté en disant qu'en émettant ses recommandations le Comité s'était basé sur de fausses informations et sur des faits qui n'avaient rien à voir avec la pétiton. Adalah a également déclaré qu'en choisissant de maintenir le status quo qui traite les pétitionnaires de façon injuste, le Comité se faisait l'avocat de la perpétuation de la discrimination contre les musulmans et de la violation des droits de liberté de religion, de culte et à la dignité pour les citoyens arabes musulmans. Adalah a souligné l'absence de tout représentant arabe ou musulman dans le Comité. D'autre part, ce Comité avait été choisi par et constitué de membres de divers bureaux gouvernementaux qui sont partie prenante dans la controverse dispute ayant intérêt au maintien du statu quo. Ce faisant, les recommandations du Comité n'étaient ni justes ni objectives.
Adalah a aussi déclaré dans sa réponse que le Comité n'a pas examiné le droit pour les musulmans de prier dans la mosquée selon les principes de base énoncés dans la pétition, et que ses recommandations étaient connues d'avance. A la lumière de ce qui précède, les recommandations du Comité devraient être rejetées. .
"Dans tous les cas," a déclaré l'avocat d'Adalah Morad El-Sana, "même si ce que le Comité a déclaré était vrai, cela ne signifierait pas que la pétition est inutile, car son but est d'arrêter les dégâts causés à la mosquée et à son important statut religieux, et d'arrêter la poltique discriminatoire des autorités envers les musumans."
De plus, Adalah a fait remarquer que la déclaration du Comité sur l'existence de trois salles de prière pour le culte musulman à Beer el-Sabe est fausse. Une enquête menée par l'avocat El-Sana a révélé qu'il n'y a pas de lieu de prière au collège Kay, ni à l'hôpital Soroka ( malgré l'existence en ce lieu d'une grande synagogue pour que les juifs puissent y prier ). Quant à l'Université Ben-Gurion , Adalah a confirmé qu'une salle avait été récemment destinée à la prière pour les musulmans après une controverse de huit ans. Toutefois, Adalah a argumenté que la salle n'était pas destinée à l'usage des habitants de Beer el-Sabe. Adalah a ajouté que la taille de la pièce, ainsi que que le fait que l'Université est fermée pendant de nombreuses heures de prière empêche clairement son utilisation comme seul lieu de prière pour les musulmans de la ville.
En réponse aux allégations du professeur Sharon, l'avocat El-Sana a souligné que la pétition ne repose pas sur des lois religieuses et que les pétitionnaires n'ont jamais prétendu que la Grande Mosquée ou la terre sur laquelle elle est située est propriété Waqf . Il a souligné que la question de la propriété n'était pas en cause dans la pétition. Cependant, selon les principes d'égalité pronés par l'état, Adalah a argumenté que l'état avait une responsabilité dans l'autorisation d'utiliser le bâtiment comme lieu de culte une fois de plus. Adalah a cité l'exemple de vieilles mosquées qui fonctionnaient à nouveau à Yaffa, Led (Lod), Herzliya et Haifa, ainsi que dans d'autres pays du monde où vivent des minorités musulmanes, par exemple une mosquée en Espagne qui a été ouverte après avoir été fermée pendant 500 ans, malgré l'opposition d'une partie de la population.
Au cours de l'audience de Janvier 2005 sur la pétition, la Cour Suprême a critiqué le fait qu'aucun des pétitionnaires n'avait été nommé dans le Comité, ajoutant qu'un représentant arabe musulman aurait aidé le travail du Comité et conduit à une solution juste. La Cour a ajouté que ce que l'état avait fait était injuste, étant donné que la question est en lien avec les droits de la minorité arabe de la ville de Beer el-Sabe. Le juge Procaccia a rejeté la demande de l'état de rejeter la pétition et la solution proposée par le Procureur Général de maintenir le status quo.
Adalah examinera la solution proposée par la Cour Suprême aux parties avec les autres pétitionnaires et soumettra ensuite une réponse à la Cour.
H.C. 7311/02, Association pour le Soutien et la Defense des Droits des Bedouins Rights en Israel, et. al. contre la Municipalité de Beer Sheva, et. al. (affaire pendante).
Traduit et transmis par Palestine en Marche





29/01/05 - Élections municipales : victoire du Hamas dans dix villes de la Bande de Gaza
Le Hamas est sorti grand vainqueur des premières élections municipales organisées dans la bande de Gaza, a annoncé vendredi la commission électorale centrale palestinienne.
Selon le dépouillement du vote, le Hamas a emporté 12 sièges sur 13 à Beit Hanoun, 11 sièges sur 13 à Zawaïda, 14 sur 15 à Deir el Ballah, 8 sur 11 à Khuzaa (Khan Younès), 10 sur 13 à Bani Souheila (Khan Younès), 10 sur 11 à Shoukaa (Rafah), 3 sur 13 à El Nasr (Rafah), 2 sur 9 à El Zahara (Gaza) et 9 sur 9 à M'fader (Deir Ballah). "Cela signifie que le peuple palestinien refuse la corruption et espère le changement pour préserver ses intérêts. Ce résultat signifie aussi que la démocratie s'est imposée", a déclaré aux journalistes le porte-parole du Hamas, Moshor el-Masri. L'Autorité palestinienne a décidé d'organiser ces élections municipales par étapes. La première phase a eu lieu le 23 décembre dans plusieurs localités de Cisjordanie, la seconde dans la bande de Gaza. Le Fatah, principale composante de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), et le Hamas avaient cependant tous deux affirmé avoir remporté la majorité des sièges dans les 26 conseils municipaux élus fin décembre en Cisjordanie. Une confusion due notamment à la présence de candidats indépendants que les deux formations s'attribuent. Des élections se tiendront le 28 avril dans quelque 100 municipalités palestiniennes, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, a annoncé jeudi le ministre des Collectivités locales Jamal Choubaki.
Source : AFP, 28 janvier 2005



Nouvelles révélations sur les pratiques criminelles de l'armée sioniste
Le journal Haaretz a publié ce matin - vendredi 28 janvier 2005 - des détails effarants sur la dissection avec sang-froid de la dépouille d'un martyr palestinien, assassiné par les soldats de l'occupation, par un médecin militaire israélien.
Un soldat israélien enrôlé dans le service régulier a témoigné de ce qui s'est passé il y a deux ans, dans la région de Ramallah, parlant d'une "leçon d'autopsie étrange" ayant eu lieu suite à un affrontement entre une force militaire israélienne et les Palestiniens.
Il a avoué qu'une dépouille d'un Palestinien a été déchirée dans le feu, une partie des membres étant visible. "A ce moment, le médecin a sorti un couteau et a commencé à disséquer des parties de la dépouille, en menant des explications sur les différentes parties du corps : la membrane qui couvre les poumons, les membranes de la peau, le foie et autres questions du même type".
L'armée israélienne affirme qu'elle n'est pas au courant de l'affaire.
Une autre affaire relative aux pratiques monstreuses de l'armée sioniste concerne l'affirmation d'un parachutiste israélien à propos d'un événement qui s'est déroulé en octobre 2000 dans la ville d'al-Khalil. Il raconte que son unité a tiré des coups de feu à balles réelles sur un Palestinien qui se tenait éloigné d'un groupe de Palestiniens qui lançaient des pierres sur un poste de l'armée d'occupation. Le Palestinien assassiné est Mansour Taha Muhammad, âgé de 21 ans. Le parachutiste avoue : "bien que les pierres ne nous atteignaient pas, nous lançions des balles enrobées de caoutchouc, mais j'ai subitement entendu des coups de feu, et c'étaient des balles réelles..."
Aucune enquête n'a eu lieu.
Ces nouveaux témoignages sont recueillis dans le cadre du mouvement "des soldats rompent le silence", fondé par des soldats qui refusent de se taire sur leurs actes sauvages ou les actes qu'ils ont aperçus lors de leur guerre en Cisjordanie ou à Gaza. Dans un troisième témoignage, le sous-commandant d'une unité a tiré sur un enfant qui avait lancé un cocktail molotov sur un char. L'enfant a été directement tué, la balle ayant visé son ventre.
Mais la police militaire n'a pas ouvert une enquête sur ce crime, bien que le sous-commandant ait été puni "pour n'avoir pas assuré le bon fonctionnement technique de l'opération", en payant 300 shekels (70 dollars).
Mais pour Haaretz, ce genre d'enquête est très rare.
Source : http://www.arabs48.com. Traduit et transmis par Palestine en Marche



28/01/05 - Élections municipales à Gaza
Des milliers de Palestiniens se sont rendus aux urnes à Gaza dans le cadre de la seconde phase des élections municipales qui avaient débuté le mois dernier en Cisjordanie.
Ce scrutin, dans un territoire qui passe pour le bastion des mouvements islamistes, a valeur de test pour le président modéré palestinien Mahmoud Abbas, qui a obtenu depuis une semaine de ces groupes radicaux une accalmie propice à une relance des contacts avec Israël.
Abbas a fait valoir aux Brigades des martyrs d'Al Aksa, proche de son mouvement Fatah, ainsi qu'aux islamistes du Hamas et du Djihad islamique, que leur retenue favoriserait le bon déroulement du plan d'évacuation de Gaza que le Premier ministre israélien Ariel Sharon entend mener à bien à partir de l'été.
Israël a fait savoir qu'il était hors de question pour lui d'abandonner ce territoire palestinien conquis à l'Egypte en 1967 sous le feu des groupes voués à la poursuite de la lutte armée, voire à la destruction même de l'Etat juif.
Ceux-ci se sont acquis une grand popularité au cours des quatre ans d'intifada qui viennent de s'écouler, aussi leur score électoral sera-t-il aussi un indicateur de l'opinion des Palestiniens ordinaires, qu'Abbas s'efforce de convaincre que la "militarisation" de la révolte n'a mené à rien.
Les municipales du mois dernier en Cisjordanie ont dénoté un enracinement croissant du Hamas, en dépit de la prédominance du Fatah, le mouvement fondé par Yasser Arafat et son successeur Mahmoud Abbas.
Gaza est la terre de prédilection du mouvement islamiste et de ses alliés dans la lutte armée et leur score devrait y être encore plus notable.
Les 167 bureaux de vote de Gaza ont ouvert à 06h00 (heure française) et fermeront douze plus tard. Les résultats officiels ne sont attendus que vendredi.
Source : Reuters, 27 janvier 2005



Le procureur Mezouz, le KKL et l'administration des terres d'Israël manoeuvrent pour tromper la Haute Cour de l'Etat d'Israël
Contrairement ce qui peut être lu dans la presse israélienne, la déclaration de Mezouz n'est qu'une manoeuvre pour échapper à la Haute Cour, suite à la décision de l'association Adalah de porter plainte contre les trois partenaires pour pratiques racistes.
Le procureur Mezouz a déclaré mercredi dernier que "toutes les terres se trouvant entre les mains de l'Administration des terres d'Israël, y compris celles du KKL (Fonds national juif) doivent être vendues sans discrimination ni restrictions, pour les non-juifs également".
La déclaration de Mezouz intervient au cours d'une séance à laquelle participaient les représentants du KKL et de l'ATI, ainsi que quelques ministres, afin de se préparer avant la décision de la Cour Suprême israélienne sur une plainte présentée par le centre Adalah et l'Association des droits du citoyen en Israël contre la pratique raciste en cours, pour la distribution des terres et la publication des terrains à construire sur les terres "appartenant" aux institutions sionistes racistes, comme le KKL. Il a été décidé, au cours de la séance, que les publications sur les terrains à construire proposés par l'ATI et le KKL ne doivent plus porter la mention qu'ils sont réservés aux Juifs.
Ce qui est certain, c'est que la déclaration de Mezouz n'est pas le fruit de ses bonnes intentions, mais pour faire face à la Haute Cour qui a réclamé du procureur général une réponse aux requêtes de Adalah et de l'Association pour les droits civiques, dans les 90 jours suivants. Cette manière détournée de Mezouz est confirmée par la décision de compenser les "pertes" des deux organismes sionistes racistes.
En effet, il a été décidé au cours de la séance que pour conserver le but essentiel du KKL, organisme agissant pour le "peuple juif et les Juifs du monde", il a été décidé que pour toute vente proposée dans laquelle un non-juif serait acquéreur, soit un Arabe Palestinien, l'ATI transfère un terrain similaire équivalent au KKL.
Les resp


Mardi 8 Février 2005


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