RELIGIONS ET CROYANCES

Où il sera à nouveau question de Shlomo Sand et de son ouvrage consacré à l’invention du peuple juif


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Lundi 8 Septembre 2008

Où il sera à nouveau question de Shlomo Sand et de son ouvrage consacré à l’invention du peuple juif

par Israel Shamir

 

on shamireaders@yahoogroups.com, lundi 8 septembre 2008

 

 

[Nous avons publié récemment une recension (par Gilad Atzmon) de l’ouvrage de Shlomo Sand ‘Comment le peuple juif fut inventé’. Voici un nouvel article à ce sujet, de l’auteur lui-même, Shlomo Sand.

 

Le lieu et le moment sont probablement idoines pour préciser que Sand (ou Zand) [n’] a [fait que] populariser les idées et les écrits de Paul Wexler, un professeur de Yiddish à l’Université de Tel Aviv, qui a écrit, sur ce même sujet, plusieurs ouvrages et plusieurs articles scientifiques, dont certains peuvent être consultés sur notre site : www.israelshamir.net

 

Comme me l’a dit le Professeur Wexler, Sand (ou Zand) l’a consulté longuement. Autre remarque : l’Exil et le Retour sont des mythes gnostiques classiques, qui symbolisent notre âme et son advenue au monde matériel, qui doit être complétée par un retour à son Père céleste. Ces notions ne sont pas sans trouver quelque concurrence dans la Kabbale, dans le cadre d’un projet divin de réorganisation du monde. Le sionisme est (oups, excusez-moi : était) une lecture bâtarde de textes gnostiques et cabalistiques, dans laquelle des idées profondes, symboliques et métaphoriques furent réinterprétées d’une manière extrêmement grossière, bien dans la lignée de notre ère de décomposition spirituelle. Pour un homme éclairé, l’idée sioniste de conquérir militairement la Palestine afin de faciliter le retour des juifs revient à celle de conquérir militairement l’Irak afin d’atteindre le Jardin d’Eden.

 

Cette réserve ayant été faite, nous poursuivons ici la recension de l’ouvrage de Sand…

 

Israel Shamir]

 

[intro traduite de l’anglais par Marcel Charbonnier]

 

 

°°°°°

 

Déconstruction d’une histoire mythique

 

Comment fut inventé le peuple juif

 

Par Shlomo Sand

 

In Le Monde Diplomatique, août 2008

 

http://www.monde-diplomatique.fr/2008/08/SAND/16205

 

 

[Les Juifs forment-ils un peuple ? A cette question ancienne, un historien israélien apporte une réponse nouvelle. Contrairement à l’idée reçue, la diaspora ne naquit pas de l’expulsion des Hébreux de Palestine, mais de conversions successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche-Orient. Voilà qui ébranle un des fondements de la pensée sioniste, celui qui voudrait que les Juifs soient les descendants du royaume de David et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars.]

 

 

 

Tout Israélien sait, sans l’ombre d’un doute, que le peuple juif existe depuis qu’il a reçu la Torah ( 1) dans le Sinaï, et qu’il en est le descendant direct et exclusif. Chacun se persuade que ce peuple, sorti d’Egypte, s’est fixé sur la « terre promise », où fut édifié le glorieux royaume de David et de Salomon, partagé ensuite en royaumes de Juda et d’Israël. De même, nul n’ignore qu’il a connu l’exil à deux reprises : après la destruction du premier temple, au VIe siècle avant J.-C., puis à la suite de celle du second temple, en l’an 70 après J.C.

 

S’ensuivit pour lui une errance de près de deux mille ans : ses tribulations le menèrent au Yémen, au Maroc, en Espagne, en Allemagne, en Pologne et jusqu’au fin fond de la Russie, mais il parvint toujours à préserver les liens du sang entre ses communautés éloignées. Ainsi, son unicité ne fut pas altérée. A la fin du XIXe siècle, les conditions mûrirent pour son retour dans l’antique patrie. Sans le génocide nazi, des millions de Juifs auraient naturellement repeuplé Eretz Israël (« la terre d’Israël ») puisqu’ils en rêvaient depuis vingt siècles.

 

Vierge, la Palestine attendait que son peuple originel vienne la faire refleurir. Car elle lui appartenait, et non à cette minorité arabe, dépourvue d’histoire, arrivée là par hasard. Justes étaient donc les guerres menées par le peuple errant pour reprendre possession de sa terre ; et criminelle l’opposition violente de la population locale.

 

D’où vient cette interprétation de l’histoire juive ? Elle est l’œuvre, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, de talentueux reconstructeurs du passé, dont l’imagination fertile a inventé, sur la base de morceaux de mémoire religieuse, juive et chrétienne, un enchaînement généalogique continu pour le peuple juif. L’abondante historiographie du judaïsme comporte, certes, une pluralité d’approches. Mais les polémiques en son sein n’ont jamais remis en cause les conceptions essentialistes élaborées principalement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.

 

Lorsque apparaissaient des découvertes susceptibles de contredire l’image du passé linéaire, elles ne bénéficiaient quasiment d’aucun écho. L’impératif national, telle une mâchoire solidement refermée, bloquait toute espèce de contradiction et de déviation par rapport au récit dominant. Les instances spécifiques de production de la connaissance sur le passé juif — les départements exclusivement consacrés à l’« histoire du peuple juif », séparés des départements d’histoire (appelée en Israël « histoire générale ») — ont largement contribué à cette curieuse hémiplégie. Même le débat, de caractère juridique, sur « qui est juif ? » n’a pas préoccupé ces historiens : pour eux, est juif tout descendant du peuple contraint à l’exil il y a deux mille ans.

 

Ces chercheurs « autorisés » du passé ne participèrent pas non plus à la controverse des « nouveaux historiens », engagée à la fin des années 1980. La plupart des acteurs de ce débat public, en nombre limité, venaient d’autres disciplines ou bien d’horizons extra-universitaires : sociologues, orientalistes, linguistes, géographes, spécialistes en science politique, chercheurs en littérature, archéologues formulèrent des réflexions nouvelles sur le passé juif et sioniste. On comptait également dans leurs rangs des diplômés venus de l’étranger. Des « départements d’histoire juive » ne parvinrent, en revanche, que des échos craintifs et conservateurs, enrobés d’une rhétorique apologétique à base d’idées reçues.

 

Le judaïsme, religion prosélyte

 

Bref, en soixante ans, l’histoire nationale a très peu mûri, et elle n’évoluera vraisemblablement pas à brève échéance. Pourtant, les faits mis au jour par les recherches posent à tout historien honnête des questions surprenantes au premier abord, mais néanmoins fondamentales.

 

La Bible peut-elle être considérée comme un livre d’histoire ? Les premiers historiens juifs modernes, comme Isaak Markus Jost ou Leopold Zunz, dans la première moitié du XIXe siècle, ne la percevaient pas ainsi : à leurs yeux, l’Ancien Testament se présentait comme un livre de théologie constitutif des communautés religieuses juives après la destruction du premier temple. Il a fallu attendre la seconde moitié du même siècle pour trouver des historiens, en premier lieu Heinrich Graetz, porteurs d’une vision « nationale » de la Bible : ils ont transformé le départ d’Abraham pour Canaan, la sortie d’Egypte ou encore le royaume unifié de David et Salomon en récits d’un passé authentiquement national. Les historiens sionistes n’ont cessé, depuis, de réitérer ces « vérités bibliques », devenues nourriture quotidienne de l’éducation nationale.

 

Mais voilà qu’au cours des années 1980 la terre tremble, ébranlant ces mythes fondateurs. Les découvertes de la « nouvelle archéologie » contredisent la possibilité d’un grand exode au XIIIe siècle avant notre ère. De même, Moïse n’a pas pu faire sortir les Hébreux d’Egypte et les conduire vers la « terre promise » pour la bonne raison qu’à l’époque celle-ci... était aux mains des Egyptiens. On ne trouve d’ailleurs aucune trace d’une révolte d’esclaves dans l’empire des pharaons, ni d’une conquête rapide du pays de Canaan par un élément étranger.

 

Il n’existe pas non plus de signe ou de souvenir du somptueux royaume de David et de Salomon. Les découvertes de la décennie écoulée montrent l’existence, à l’époque, de deux petits royaumes : Israël, le plus puissant, et Juda, la future Judée. Les habitants de cette dernière ne subirent pas non plus d’exil au VIe siècle avant notre ère : seules ses élites politiques et intellectuelles durent s’installer à Babylone. De cette rencontre décisive avec les cultes perses naîtra le monothéisme juif.

 

L’exil de l’an 70 de notre ère a-t-il, lui, effectivement eu lieu ? Paradoxalement, cet « événement fondateur » dans l’histoire des Juifs, d’où la diaspora tire son origine, n’a pas donné lieu au moindre ouvrage de recherche. Et pour une raison bien prosaïque : les Romains n’ont jamais exilé de peuple sur tout le flanc oriental de la Méditerranée. A l’exception des prisonniers réduits en esclavage, les habitants de Judée continuèrent de vivre sur leurs terres, même après la destruction du second temple.

 

Une partie d’entre eux se convertit au christianisme au IVe siècle, tandis que la grande majorité se rallia à l’islam lors de la conquête arabe au VIIe siècle. La plupart des penseurs sionistes n’en ignoraient rien : ainsi, Yitzhak Ben Zvi, futur président de l’Etat d’Israël, tout comme David Ben Gourion, fondateur de l’Etat, l’ont-ils écrit jusqu’en 1929, année de la grande révolte palestinienne. Tous deux mentionnent à plusieurs reprises le fait que les paysans de Palestine sont les descendants des habitants de l’antique Judée ( 2).

 

A défaut d’un exil depuis la Palestine romanisée, d’où viennent les nombreux Juifs qui peuplent le pourtour de la Méditerranée dès l’Antiquité ? Derrière le rideau de l’historiographie nationale se cache une étonnante réalité historique. De la révolte des Maccabées, au IIe siècle avant notre ère, à la révolte de Bar-Kokhba, au IIe siècle après J.-C, le judaïsme fut la première religion prosélyte. Les Asmonéens avaient déjà converti de force les Iduméens du sud de la Judée et les Ituréens de Galilée, annexés au « peuple d’Israël ». Partant de ce royaume judéo-hellénique, le judaïsme essaima dans tout le Proche-Orient et sur le pourtour méditerranéen. Au premier siècle de notre ère apparut, dans l’actuel Kurdistan, le royaume juif d’Adiabène, qui ne sera pas le dernier royaume à se « judaïser » : d’autres en feront autant par la suite.

 

Les écrits de Flavius Josèphe ne constituent pas le seul témoignage de l’ardeur prosélyte des Juifs. D’Horace à Sénèque, de Juvénal à Tacite, bien des écrivains latins en expriment la crainte. La Mishna et le Talmud ( 3) autorisent cette pratique de la conversion — même si, face à la pression montante du christianisme, les sages de la tradition talmudique exprimeront des réserves à son sujet.

 

La victoire de la religion de Jésus, au début du IVe siècle, ne met pas fin à l’expansion du judaïsme, mais elle repousse le prosélytisme juif aux marges du monde culturel chrétien. Au Ve siècle apparaît ainsi, à l’emplacement de l’actuel Yémen, un royaume juif vigoureux du nom de Himyar, dont les descendants conserveront leur foi après la victoire de l’islam et jusqu’aux temps modernes. De même, les chroniqueurs arabes nous apprennent l’existence, au VIIe siècle, de tribus berbères judaïsées : face à la poussée arabe, qui atteint l’Afrique du Nord à la fin de ce même siècle, apparaît la figure légendaire de la reine juive Dihya el-Kahina, qui tenta de l’enrayer. Des Berbères judaïsés vont prendre part à la conquête de la péninsule Ibérique, et y poser les fondements de la symbiose particulière entre juifs et musulmans, caractéristique de la culture hispano-arabe.

 

La conversion de masse la plus significative survient entre la mer Noire et la mer Caspienne : elle concerne l’immense royaume khazar, au VIIIe siècle. L’expansion du judaïsme, du Caucase à l’Ukraine actuelle, engendre de multiples communautés, que les invasions mongoles du XIIIe siècle refoulent en nombre vers l’est de l’Europe. Là, avec les Juifs venus des régions slaves du Sud et des actuels territoires allemands, elles poseront les bases de la grande culture yiddish ( 4).

 

Ces récits des origines plurielles des Juifs figurent, de façon plus ou moins hésitante, dans l’historiographie sioniste jusque vers les années 1960 ; ils sont ensuite progressivement marginalisés avant de disparaître de la mémoire publique en Israël. Les conquérants de la cité de David, en 1967, se devaient d’être les descendants directs de son royaume mythique et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars. Les Juifs font alors figure d’« ethnos » spécifique qui, après deux mille ans d’exil et d’errance, a fini par revenir à Jérusalem, sa capitale.

 

Les tenants de ce récit linéaire et indivisible ne mobilisent pas uniquement l’enseignement de l’histoire : ils convoquent également la biologie. Depuis les années 1970, en Israël, une succession de recherches « scientifiques » s’efforce de démontrer, par tous les moyens, la proximité génétique des Juifs du monde entier. La « recherche sur les origines des populations » représente désormais un champ légitimé et populaire de la biologie moléculaire, tandis que le chromosome Y mâle s’est offert une place d’honneur aux côtés d’une Clio juive ( 5) dans une quête effrénée de l’unicité d’origine du « peuple élu ».

 

Cette conception historique constitue la base de la politique identitaire de l’Etat d’Israël, et c’est bien là que le bât blesse ! Elle donne en effet lieu à une définition essentialiste et ethnocentriste du judaïsme, alimentant une ségrégation qui maintient à l’écart les Juifs des non-Juifs — Arabes comme immigrants russes ou travailleurs immigrés.

 

Israël, soixante ans après sa fondation, refuse de se concevoir comme une république existant pour ses citoyens. Près d’un quart d’entre eux ne sont pas considérés comme des Juifs et, selon l’esprit de ses lois, cet Etat n’est pas le leur. En revanche, Israël se présente toujours comme l’Etat des Juifs du monde entier, même s’il ne s’agit plus de réfugiés persécutés, mais de citoyens de plein droit vivant en pleine égalité dans les pays où ils résident. Autrement dit, une ethnocratie sans frontières justifie la sévère discrimination qu’elle pratique à l’encontre d’une partie de ses citoyens en invoquant le mythe de la nation éternelle, reconstituée pour se rassembler sur la « terre de ses ancêtres ».

 

Ecrire une histoire juive nouvelle, par-delà le prisme sioniste, n’est donc pas chose aisée. La lumière qui s’y brise se transforme en couleurs ethnocentristes appuyées. Or les Juifs ont toujours formé des communautés religieuses constituées, le plus souvent par conversion, dans diverses régions du monde : elles ne représentent donc pas un « ethnos » porteur d’une même origine unique et qui se serait déplacé au fil d’une errance de vingt siècles.

 

Le développement de toute historiographie comme, plus généralement, le processus de la modernité passent un temps, on le sait, par l’invention de la nation. Celle-ci occupa des millions d’êtres humains au XIXe siècle et durant une partie du XXe. La fin de ce dernier a vu ces rêves commencer à se briser. Des chercheurs, en nombre croissant, analysent, dissèquent et déconstruisent les grands récits nationaux, et notamment les mythes de l’origine commune chers aux chroniques du passé. Les cauchemars identitaires d’hier feront place, demain, à d’autres rêves d’identité. A l’instar de toute personnalité faite d’identités fluides et variées, l’histoire est, elle aussi, une identité en mouvement.

 

Shlomo Sand.

 

 

( 1) Texte fondateur du judaïsme, la Torah — la racine hébraïque yara signifie enseigner — se compose des cinq premiers livres de la Bible, ou Pentateuque : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome.

 

( 2) Cf. David Ben Gourion et Yitzhak Ben Zvi, « Eretz Israël » dans le passé et dans le présent (1918, en yiddish), Jérusalem, 1980 (en hébreu) et Ben Zvi, Notre population dans le pays (en hébreu), Varsovie, Comité exécutif de l’Union de la jeunesse et Fonds national juif, 1929.

 

( 3) La Mishna, considérée comme le premier ouvrage de littérature rabbinique, a été achevée au IIe siècle de notre ère. Le Talmud synthétise l’ensemble des débats rabbiniques concernant la loi, les coutumes et l’histoire des Juifs. Il y a deux Talmud : celui de Palestine, écrit entre le IIIe et le Ve siècle, et celui de Babylone, achevé à la fin du Ve siècle.

 

( 4) Parlé par les Juifs d’Europe orientale, le yiddish est une langue slavo-allemande comprenant des mots issus de l’hébreu.

 

( 5) Dans la mythologie grecque, Clio était la muse de l’Histoire.

 



Lundi 8 Septembre 2008


Commentaires

1.Posté par osiris le 08/09/2008 13:31 | Alerter
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Apocalypse (La Bible)
Apocalypse 2
2.9
Je connais ta tribulation et ta pauvreté (bien que tu sois riche), et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan
Apocalypse 3
Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t'ai aimé.

2.Posté par osiris le 08/09/2008 13:39 | Alerter
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Israël Finkelstein, Neil Asher Silberman

La Bible dévoilée, Les nouvelles révélations de l'archéologie

P. Jacques Briend

Paris, Éd. Bayard-Centurion, 2002. - (16x24), 428 p., 24 €.

Esprit & Vie n°67 / octobre 2002 - 1e quinzaine, p. 3-6.

Sous le titre La Bible dévoilée, sous-titrée Les nouvelles révélations de l'archéologie, le public francophone a désormais accès à un livre publié d'abord aux États-Unis et intitulé The Bible Unearthed. Deux auteurs sont responsables de cet ouvrage : Israël FINKELSTEIN, professeur à l'Université de Tel-Aviv et directeur de l'Institut d'archéologie de cette université, connu par ses fouilles à Izbet Sartah, Silo et Megiddo, et Neil Asher SILBERMAN, journaliste scientifique passionné par l'archéologie [1].

La thèse principale de ces deux auteurs est assez simple : les données archéologiques permettent d'affirmer que la rédaction de la Bible ne s'est faite que sous le roi Josias (VIIe siècle av. J.-C.), et que la présentation, que fait la Bible de l'histoire du peuple d'Israël, ne relève pas de l'histoire pour les périodes antérieures au VIIe siècle. La Bible est ainsi passée au crible de la seule recherche archéologique, ce qui ne manque pas de faire question.


3.Posté par Galafron le 09/09/2008 02:17 | Alerter
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L'archéologie ne peut prouver que ce qu'elle trouve, n'est-ce pas?
Dans son ouvrage, Sand semble mélanger politique contemporraine et histoire des hébreux ce qui affaiblit les démonstrations, ou il est historien ou il est politicien, mais pas les deux à la fois, lui dont l'histoire antique n'est pas sa spécialité , ainsi:

"Les habitants de cette dernière ne subirent pas non plus d&#8217;exil au VIe siècle avant notre ère : seules ses élites politiques et intellectuelles durent s&#8217;installer à Babylone"
S'agit-il d'un demi-exil? Dans la même phrase, Sand dénie le premier exil tout en le confirmant, évidement le public retiendra la négation du premier exil.

"les Romains n&#8217;ont jamais exilé de peuple sur tout le flanc oriental de la Méditerranée "
Dans un premier interview Sand dénie l'exil comme procédé, non seulement chez les Romains mais dans toute l'antiquité, or qu'est-ce que l'exode si ce n'est un exil? Dans la phrase de cet article, le ton est déjà moins catégorique puisque le champ se trouve réduit à moins de la moitié de l'empire, il aurait donc des précédents.

Les arguments de Sand devraient être blindés pour avoir une chance de nous convaincre, sans cela nul doute qu'une foule de théologiens, savants, archéologes comme les auteurs de la Bible Dévoilée, ayant consacré leur vie à la question, réduiront à néant ses thèses.

4.Posté par osiris le 09/09/2008 03:13 | Alerter
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L'archéologie peut prouver l'absence et la présence ou la vérité et le mensonge!

5.Posté par $tef le 09/09/2008 12:31 | Alerter
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J'invite les chercheurs de vérité à lire les commentaires à la suite de l'article "A propos de l'ouvrage de Shlomo Sand : « Comment le peuple juif fut inventé » (...)" en cliquant sur ici

Cet article à été présenté sur Alter le 6 septembre 2008, soit seulement deux jours avant celui-ci.
Dans certains des commentaires que vous trouverez à la suite de l'article principal, des liens sont proposés qui renvoient à d'autres articles sur Alter Info...

Bonnes lectures,

$tef


6.Posté par galafron le 09/09/2008 16:15 | Alerter
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Les archéologues ne peuvent qu'interpréter avec plus ou moins de talent les indices qu'ils trouvent, s'ils n'en trouvent pas, ils s'aventurent en tirant des conclusions, qu'ils continuent de chercher sans broder sur ce qu'ils n'ont pas trouvé.
Shlomo me rappelle un peu le jour ou j'avais été assez stupide pour acheter La bible Déchiffrée, sur les révélations trouvées dans la bible par ordinateur, le livre le plus con du monde! pur produit du bible-business. Comme Shlomo s'inspirerais du travail d'un autre universitaire, cela ressemble bigrement à un coup éditorial à démonter vite fait.

7.Posté par $tef le 09/09/2008 17:49 | Alerter
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Galafron,

Moi aussi j'avais acheté le livre de Michael Drosnin "La Bible : le code secret" aux éditions Robert Laffont.
Voici ce qu'il est possible de dire sur ce livre avec un peu de recul :

EN 1997, environ deux ans après l’assassinat du premier ministre israélien Yitzhak Rabin, Michael Drosnin, un journaliste, annonça qu’à l’aide d’un ordinateur il avait découvert une prédiction codée de cet événement dans le texte original de la Bible hébraïque. Il affirmait avoir tenté en vain d’avertir le premier ministre plus d’un an avant son assassinat.

Depuis lors, on a vu paraître un grand nombre de livres et d’articles selon lesquels la Bible contiendrait un code secret prouvant de manière indiscutable qu’elle est divinement inspirée. Ce code existe-t-il vraiment ? Faut-il se fonder sur un code secret pour croire que la Bible est inspirée de Dieu ?

Une nouveauté ?

L’idée d’un code dissimulé dans la Bible n’est pas nouvelle. Elle occupe une place essentielle dans la kabbale, la littérature mystique juive traditionnelle. Pour les kabbalistes, le sens littéral du texte biblique n’est pas son sens véritable : Dieu s’est servi des lettres de la Bible hébraïque comme de symboles qui, bien compris, révèlent une vérité supérieure ; il a placé chaque lettre avec une intention précise.

Jeffrey Satinover, un chercheur qui s’intéresse au code de la Bible, explique que ces mystiques juifs attribuent un immense pouvoir aux lettres constituant le récit de la création. “ Pour résumer, écrit-il, la Genèse n’est pas simplement une description ; c’est l’instrument même de l’acte créateur, un plan sorti de l’esprit de Dieu et manifesté sous une forme physique. ”

Au XIIIe siècle, Bahya ben Asher, un rabbin kabbaliste de Saragosse (Espagne), affirma que des informations cachées lui avaient été révélées lorsqu’il avait parcouru une portion de la Genèse en ne lisant que 1 lettre sur 42. Cette méthode consistant à sauter d’une lettre à l’autre selon un intervalle donné dans le but de découvrir des messages cachés est à l’origine des spéculations modernes sur le code de la Bible.

Le code “ révélé ” par l’ordinateur

Avant l’avènement de l’informatique, on ne disposait que de moyens très limités pour examiner le texte biblique de cette manière. Mais en août 1994 la revue spécialisée Statistical Science a publié un article dans lequel Eliyahu Rips, de l’université hébraïque de Jérusalem, et d’autres chercheurs faisaient état de découvertes troublantes. En supprimant tous les espaces du texte hébreu de la Genèse et en programmant une série de sauts de même longueur à partir d’une lettre, ils avaient découvert, dissimulés dans le texte, les noms de 34 rabbins célèbres et, à proximité, leurs dates de naissance ou de décès [1]. Après plusieurs essais, ils décidèrent de publier leurs conclusions. Selon eux, la présence de ces informations ne peut pas, statistiquement, être le fait du hasard, preuve que des données divinement inspirées ont été délibérément introduites dans la Genèse sous une forme codée il y a des milliers d’années.

S’inspirant de cette méthode, Michael Drosnin s’est livré à ses propres expériences sur les cinq premiers livres de la Bible hébraïque. Il a alors trouvé le nom de Yitzhak Rabin inscrit dans le texte biblique selon un intervalle de 1 lettre toutes les 4 772. Puis, après avoir disposé le texte hébreu en lignes de 4 772 lettres chacune, il s’aperçut que le nom de Rabin, apparaissant à la verticale, était coupé horizontalement par des mots (figurant en Deutéronome 4:42) qu’il traduisit ainsi : “ Assassin assassinera. ”

Toutefois, en Deutéronome 4:42, il est en réalité question d’homicide involontaire. Beaucoup ont qualifié d’arbitraire et de non scientifique la méthode suivie par Drosnin, affirmant qu’elle permettrait de trouver des messages similaires dans n’importe quel autre livre. Le journaliste a cependant maintenu sa position et a lancé ce défi : “ Quand mes détracteurs trouveront un message codé sur l’assassinat d’un premier ministre dans Moby Dick, je les croirai. ”

Une preuve d’inspiration ?

Brendan McKay, professeur d’informatique dans une université australienne, a relevé le défi et s’est mis à étudier sous toutes les coutures le texte anglais de Moby Dick [2]. Il affirme qu’en utilisant la méthode décrite par Drosnin il a trouvé des “ prédictions ” relatives aux assassinats d’Indira Gandhi, de Martin Luther King, de John Kennedy, d’Abraham Lincoln et d’autres personnes encore. Moby Dick aurait même annoncé le meurtre de Yitzhak Rabin !

Puis, revenant au texte hébreu de la Genèse, Brendan McKay et son équipe ont également contesté les résultats obtenus par Eliyahu Rips et ses collègues. Selon eux, ces résultats sont attribuables, non pas à un code secret tissé dans le texte de la Bible, mais à la méthode suivie par les chercheurs, la configuration des données étant laissée dans une large mesure à leur discrétion. Le débat n’est pas clos.

Mais la thèse selon laquelle des messages codés auraient été délibérément dissimulés dans le texte hébreu “ standard ” ou “ original ” de la Bible se heurte à une autre objection. Rips et ses collègues disent qu’ils ont effectué leurs recherches sur “ le texte standard, communément accepté, de la Genèse ”. Drosnin écrit quant à lui : “ Toutes les Bibles en hébreu actuellement existantes sont concordantes lettre pour lettre. ” Est-ce vraiment le cas ? Non. Il n’existe pas de texte “ standard ”, mais plusieurs éditions de la Bible hébraïque établies à partir de différents manuscrits anciens. Le message biblique ne change pas, mais les manuscrits ne sont pas identiques lettre pour lettre.

De nombreuses traductions modernes ont pour base le Codex de Saint-Pétersbourg, le plus ancien manuscrit massorétique complet qui nous soit parvenu (il date des environs de l’an 1000 de notre ère). Rips et Drosnin ont utilisé un autre texte, celui de l’édition Koren. Or, selon Shlomo Sternberg, rabbin orthodoxe et chercheur en mathématiques à l’université Harvard, le Codex de Saint-Pétersbourg “ diffère de l’édition Koren utilisée par Drosnin en 41 endroits rien que dans le Deutéronome ”. Parmi les Rouleaux de la mer Morte, on a trouvé des portions du texte biblique recopiées il y a 2 000 ans. L’orthographe de ces manuscrits est souvent très différente de celle des textes massorétiques, plus tardifs. Dans certains rouleaux, le scribe a ajouté des lettres pour noter les voyelles (les points-voyelles n’avaient pas encore été inventés), tandis que dans d’autres les lettres sont moins nombreuses. Une comparaison de tous les manuscrits bibliques actuellement disponibles montre que le sens de la Bible a été préservé, mais que l’orthographe et le nombre de lettres varient.

La notion de code biblique suppose un texte absolument figé. En effet, si une seule lettre du texte était changée, tout le message codé serait déformé. Dieu a préservé le message de la Bible, mais il n’a pas préservé chacune des lettres du texte, comme s’il avait accordé une importance particulière à l’orthographe. Cela n’indique-t-il pas qu’il n’a dissimulé aucun message codé dans la Bible ? — Isaïe 40:8 ; 1 Pierre 1:24, 25.

Avons-nous besoin d’un code ?

L’apôtre Paul a écrit très clairement que “ toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour reprendre, pour remettre les choses en ordre, pour discipliner dans la justice, pour que l’homme de Dieu soit pleinement qualifié, parfaitement équipé pour toute œuvre bonne ”. (2 Timothée 3:16, 17.) Le message directement accessible que contient la Bible n’est pas trop difficile pour être compris et mis en pratique, même si beaucoup choisissent de ne pas en tenir compte (Deutéronome 30:11-14). Les prophéties explicites consignées dans la Bible donnent de solides raisons de croire qu’elle est divinement inspirée. À la différence d’un code secret, les prophéties bibliques ne sont pas arbitraires et ne ‘ proviennent pas d’une interprétation personnelle ’. — 2 Pierre 1:19-21.

L’apôtre Pierre a écrit : “ Ce n’est pas en suivant des fables habilement inventées que nous vous avons fait connaître la puissance et la présence de notre Seigneur Jésus Christ. ” (2 Pierre 1:16). La notion de code biblique plonge ses racines dans le mysticisme juif, dont les méthodes “ habilement inventées ” obscurcissent et déforment le sens véritable du texte biblique inspiré. Les Écritures hébraïques elles-mêmes dénoncent sans équivoque ce type de démarche mystique. — Deutéronome 13:1-5 ; 18:9-13.

Quel bonheur de posséder l’enseignement clair de la Bible, qui peut nous aider à connaître Dieu ! Cet enseignement a bien plus de valeur que les tentatives visant à en apprendre davantage sur le Créateur en recherchant des messages secrets qui sont en réalité le produit d’une interprétation personnelle et de techniques informatiques mises au service de l’imagination. — Matthieu 7:24, 25.

[Notes]

[1] En hébreu, les valeurs numériques peuvent être représentées par des chiffres ou par des lettres. Dans ce cas, les dates sont formées par des lettres du texte hébreu.

[2] En hébreu, on n’écrit que les consonnes. Le lecteur supplée les voyelles en fonction du contexte. S’il n’y a pas de contexte, on peut attribuer à un même mot des sens très différents suivant la manière dont on le vocalise. L’anglais s’écrivant avec les voyelles, les chances de trouver un mot donné sont beaucoup plus faibles.

$tef

8.Posté par Paul le 09/09/2008 20:13 | Alerter
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Pour les cathos à partir de la réflexion ci-dessus
En hébreu, on n'écrit que les consonnes. Le lecteur supplée les voyelles en fonction du contexte. S'il n'y a pas de contexte, on peut attribuer à un même mot des sens très différents suivant la manière dont on le vocalise. L'anglais s'écrivant avec les voyelles, les chances de trouver un mot donné sont beaucoup plus faibles.

C'est pour çà qu'on fait dire à Jésus qu'un riche passera plus difficilement au ciel qu'un chameau dans le chas d'une aiguille

Quoiquait pu inventer l'évangéliste, on s'est trompé ensuite parce que les consonnes pour dire un cordage sont les même que pour dire un chameau . Or il était plus logique d'illustrer la difficulté par un cordage (qui est effectivement un trop gros "fil") que par un chameau ?

Mais combien de sermon depuis des siècles ont a fait sur ce thème du chameau ne pouvant pas passer par le chas d'une aiguille?

Les religions font perdre le sens critique élémentaire.Mais ça ne m'emp^che aps d'être certain que Dieu existe et qu'il m'invite à aimer le plus possible autour de moi. Pas besoin de prophètes et de textes sacrés pour çà .


9.Posté par Jean-Marie le 09/09/2008 20:22 | Alerter
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Petite remarque

Que l'invention du Judaïsme initiale (car depuis ils sont nombreux) date du VII° ou du V° siècle avant notre ère dite chrétienne, vous remarquerez qu'on ne dit pas l'Abrahamisme, ou l'Israélisme, ou le Moïsisme ou encore le Davidisme.

Cette religion a été au départ inventée par des prètres (lévites) de la tribu de Juda. La Bible est une sorte de compilation delégendes assaisonnées de quelques faits plus ou moins historiques qu'on retrouve parfoids, et souvent en moins glorieux, dans des écrits historiques de royaumes voisins comme l'Egypte .

Si Moïsqen'a jamais existé, David a existé,mais ce n'était pas un si grand roique çà, et Salomon non plus.




10.Posté par galafron le 09/09/2008 20:56 | Alerter
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Sauf, Paul, que tout le monde sait que les évangiles sont écrits en grec,et donc ce commentaire est à coté la plaque. A moins que vous n'évoquiez l'évangile de base ayant servi à leur rédaction qui est de toute façon perdu.

11.Posté par galafron le 09/09/2008 21:00 | Alerter
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Dans ce cas ,Jean-Marie, que faites-vous des prophètes ou des livre plus littéraires et philosophiques comme l'Ecclésiaste? Avez-vous bien lu la bible pour en parler ainsi?

12.Posté par galafron le 09/09/2008 21:37 | Alerter
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Je vous invite à consulter les citations de Stef pour pour vous apercevoir qu'il n'en est rien.

Pour reprendre le fil sur le livre de Shlomo Sand, il faut reconnaître que réattribuer l'origine hébraïque aux palestiniens peut passer pour un tour d'illusioniste, elle n'en parait pas moins la plus naturelle, si l'on veut car nous nageons là en plein surnaturel. Les hébreux n'avaient pas disparus d'Israel puisqu'on en tolérait 3000 à Jésuralem pendant l'époque ottomane. Ce livre devrait être acclamé par les musulmans, or la réaction est loin d'être unanime. Là encore Shlomo Sand devra batailler ferme pour étailler ce qu'il avance. Par exemple, à propos des Khazars et Berbères, l'explication parait séduisante, encore faut il expliquer comment une population convertie peut tenir autant à une culture qui n'était pas sienne?

13.Posté par milagros le 23/11/2008 02:37 | Alerter
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Israel Shamir (AKA: Adam Ermash, Jöran Jermas), a diabolical Nazi, posing as an "Israeli writer"

Israel Shamir is an infamous (non Jew) Nazi who resided in Israel for a short time and preaches hatred and LIES.

Any wonder he appears on all hate - grabage sites like KKK's davidduke, [Hitleristic pages:] vanguard, stormfront, zundel, philipweiss, comeandhear, humanbeingsfirst, adelaideinstitute, christianparty, biblebelievers, jewishtribal, and other nazis' sites (or Islamic militant's radioislam)?

AKA: Adam Ermash, Jöran Jermas.

Searchlight Magazine: A man who claims to be one of Israel’s leading intellectuals is also a Swedish antisemitic writer. Israel Shamir presents himself on his website as a leading Russian-Israeli intellectual and a writer, translator and journalist. But in 2001 he changed his name to Jöran Jermas and has surrounded himself in Sweden and Norway ... (An empty bag cannot stand) and was published by the openly nazi publisher Nordiska Förlaget.
http://www.searchlightmagazine.com/index.php?link=template&story=6

MOONBAT CENTRAL: London Times Exposes Columnist "Israel Shamir" as Swedish neo-Nazi. For many years the most openly anti-Semitic "Jew" filling the web with columns, ...
http://www.discoverthenetworks.org/moonbatcentral/2005/04/london-times-exposes-columnist-israel.html

Israel Shamir as an open anti-Semite. Russian-born Shamir lives in Israel, but almost no Israelis have heard of him. He is an open neo-Nazi who ...
http://www.frontpagemag.com/articles/Read.aspx?GUID=0AD07886-75AF-411A-A664-EE6EFC600CD9

Israel Shamir's Antisemitic "book" with the Arab radical "activist" using information and "ideas" created by Neo Nazi groups
http://timesonline.typepad.com/oliver_kamm/2005/09/israel-shamir-a.html

“Israel Shamir” is, in fact, a Swedish-domiciled anti-Semite also known as Jöran Jermas.
http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/columnists/guest_contributors/article378140.ece

Hesham Tillawi... Israel Shamir...convert to Christianity, has alleged that Jews are somehow aligned with demonic forces ...
http://www.adl.org/Learn/Ext_US/hesham_tillawi/affiliations.asp?LEARN_Cat=Extremism&LEARN_SubCat=Extremism_in_America&xpicked=2&item=tillawi

hate... as well as Duke, French Holocaust denier Serge Thion and Israel Shamir, ...
http://www.adl.org/main_anti_semitism_international/maup_ukraine.htm

...informed about the antisemitic book "Flowers of Galilee" of a swedish-russian antisemite who converted to be a greek orthodox and spreads his poison under the name of Israel Shamir, he changed in few years in Sweden his name twice. He was called Jöran Jermas, now his name is Adam Ermash.
http://www.spme.net/cgi-bin/articles.cgi?ID=3266

Holocaust Denial on Display For example, he was one of the first to aggressively promote Israel Shamir, whose writing imitates that of Nazi Alfred Rosenberg.
http://www.emperors-clothes.com/articles/pumphrey/Srebrenica.html




14.Posté par galafron le 07/01/2009 19:09 | Alerter
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Israel Shamir c'est hors sujet mais pour revenir à Sand, le livre tient bien ses promesses, s'appuyant les sur les découvertes archéologiques, les méthodes modernes d'investigation historique, la bibliographie de l'histoire des juifs , il conclue raisonnablement que les descendants des juifs du 1er siècles sont les palestiniensq d'aujourd'hui alors que les juifs d'aujourd'hui descendent de convertis au judaisme, comme le savaient déjà les savants du XIX comme Momsen ou Ernest Renan.

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