EUROPE

Opportunité d’investissement en Algérie des hommes d’affaires européens en Algérie


Dans la même rubrique:
< >


Abderrahmane MEBTOUL
Mardi 20 Octobre 2009

Opportunité d’investissement en Algérie des hommes d’affaires européens en Algérie
Interview du    Docteur Abderrahmane MEBTOUL  –Professeur d’Université,  Algérie Economiste à   Radio Algérie Internationale –  octobre 2009


Question 1- Bon nombre  d’opérateurs  européens  sont prévus en octobre et novembre 2009 en Algérie dont actuellement  des Allemands et Français,  pourquoi ?


L’Algérie a toutes les potentialités pur devenir un pays pivot  au niveau de l’espace euro méditerranéen et arabo-africain pour peu qu’elle améliore  l’environnement des affaires. Il n’y a pas de sentiments  et de fraternité  dans la  pratique des  affaires, et tout entrepreneur  privé  qu’il soit occidental, asiatique, arabe ou algérien  est mu par  la seule logique du profit.  Ainsi,   
 en ces temps de crise, elle a des réserves de change estimées  à plus de 144 milliards de dollars  et a un programme d’investissement public   entre 2009/2013 d’environ 150 milliards de dollars qui expliquent ces prospections qui  ne signifie en aucune manière réalisation comme cela  a été démontré par le passé. Les hommes d’affaires étrangers sont intéressés  pour investir durablement en Algérie mais ils demandent à voir plus clair comme en témoigne  les exportations hors hydrocarbures dérisoires qui est un indicateur stratégique  de l’investissement hors hydrocarbures avec moins de 3% des rentrées en devises dont  70% de déchets ferreux et semi ferreux et cela  a été fortement souligné par le président de la République lui même.


Question 2-  Justement concernant l’environnement des affaires ?


L’environnement des affaires, en plus de   la stabilité politique  est tributaire  d’une  visibilité et cohérence dans la  démarche   de la politique socio- économique de tout gouvernement. Et tout  investisseur   se méfie lorsqu’ existe   une sphère informelle importante  produit de la bureaucratie comme en Algérie  , fonctionnant dans un  Etat de non droit  qui produit de la corruption, comme il   a horreur d’un changement  perpétuel du cadre juridique, du moins pour les investisseurs sérieux  dont la  rentabilité des projets  après maturation  et réalisation  est au minimum de trois à quatre années. Sinon ils tournent vers les  activés commerciales et spéculatives  qui demandent moins de risques sachant qu’ils seront payés grâce aux réserves de change. Et l’élément fondamental  du XXIème siècle selon le rapport de l‘OCDE de 2007 pour tout  attrait de l’investissement repose  outre  le foncier, sur  trois  critères fondamentaux, premièrement la bonne gouvernance centrale et d’entreprise loin des contraintes bureaucratiques étouffant toute énergie créatrice, la  ressource humaine adaptée( la réforme de l’école mère de toutes les réformes)  et un système financier performent, le critère d’avoir de matières premières n’étant plus déterminant.


Question 3- par rapport  aux nouvelles dispositions gouvernementales ?


Il me semble qu’il faille  bien cerner les problèmes. Ce  n’est pas tant  dans les  51% pour les nationaux ( en fait pour les  entreprises publiques puisque le privé opérant dans la sphère réelle  a une surface financière très limitée )  et 49% pour les  étrangers si l’on s’en tient au segment hors commerce  ( les fameux 30/70%)vision juridique dépassée mais  est ce que les entrepreneurs étrangers  créent  une valeur interne supérieure au transfert des dividendes après s’être acquittés des impôts. Il faut dans la pratique des affaires éviter  qu’à chaque problème on ponde des lois et qu’on les change après  selon la conjoncture donnant une mauvaise image de la gouvernance. Cela n’est pas, à mon avis  nécessaire. Il faut être pragmatique comme cela a été le cas   lorsque les  USA ont interdit pour des raisons stratégiques   à certains pays du Golfe d’investir dans les  ports ave une part  majoritaire. Dans des cas on peut tolérer  une part  supérieure à 50% , dans d’autre cas pas. Car nous sommes au XXIème siècle à l’ère  de la  mondialisation, malgré la crise actuelle, en ne confondant pas  l’importance de l’Etat régulateur stratégique en économie  de marché concurrentielle, loin de tout monopole qu’il soit public ou privé car  source de rentes,  avec le retour au tout  Etat des années 1970, qui serait suicidaire pour le pays ce qui pose le problème de l’efficacité institutionnelle. L’expérience des pays émergents peut nous être utile, eux qui se sont insérés harmonieusement dans le cadre de la nouvelle division internationale du travail.


Question 4 – quels sont les créneaux porteurs en Algérie ?


Permettez moi au préalable de rappeler  que l’Algérie est liée à un Accord de libre échange  avec l’Europe applicable  depuis le 01 septembre 2005 prévoyant un dégrèvement tarifaire   zéro horizon 2014/2015 . Donc  tout projet d’investissement doit tenir compte  de cet élément stratégique  et se poser  la question : à quel coût et surtout tenant compte  des normes de qualité ,  il devra produire pour  faire face à la  concurrence internationale car on ne peut  interdire l’importation. Cela concerne  les 200.000 PME  et les 15 fameux champions industriels que l’on veut créer  entre 2009/2013. Comme les investissements dans les  infrastructures ne sont  qu’un moyen et leur fonction est de favoriser l’économie productive.  A partir de là l’Algérie est un acteur stratégique dans  l’approvisionnement en énergie de l’Europe bien qu’il faille être réaliste ( en tenant  compte de la consommation intérieure)   ayant 1% des réserves mondiales  de pétrole   et 3% pour la gaz),  posant d’ailleurs la problématique  de l’après pétrole , donc  comment passer d‘une économie  de rente à une économie productive se fondant sur des entreprises dynamiques compétitives et un partenariat bien ciblé  gagnant gagnant permettant l’accumulation du savoir faire technologique et organisationnel interne :  est ce  a été le cas pour le  BTPH avec l’importance des dépenses publiques entre 2004/2009 car l’apprentissage a un coût profitable  à moyen  terme pour le pays  et il  ne faut pas se focaliser  uniquement sur les délais  ?. Car, il faut être réaliste le marché mondial est oligopolistique (nombre limité  d’offreurs face à une multitude de consommateurs),  la majorité des firmes  contrôlant  les circuits de commercialisation. Sous réserve  de la levée des contraintes d’environnement, l’Algérie devrait avoir des avantages comparatifs dans certains segments  industriels,par une politique de substitution d’importation ciblée tenant  compte des grosses masses importés car il faut produire à une  grande échelle pour avoir une  rentabilité financière ,  de services ( ce poste  prenant une réorientation dangereuse au  niveau de la balance des paiements 11 milliards de dollars en 2008 , plus de 5 premier semestre 2009 renvoyant à une nouvelle politique salariale  et la revalorisation du savoir hors rente, )   qui ont un caractère  de plus en plus marchands , le tourisme,   tout en n’oubliant pas bien entendu la dynamisation  l’agriculture pour subvenir aux besoins d’une population qui dans 20 ans approchera les 50 millions.

Cela est possible car l’expérience montre que les  Algériens à l’étranger évoluant dans un environnement propice malgré la concurrence rude  réussissent  souvent. Et pour conclure on investi dans els grands espaces d’où l’importance de l’intégration maghrébine au sein de l’espace euro- méditerranéen.


(1) Interview du Dr  Abderrahmane Mebtoul Expert International- Economiste site à Radio Algérie Internationale  réalisée par Warda AKTOUF



Lundi 19 Octobre 2009


Commentaires

1.Posté par hafrit le 20/10/2009 07:06 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

faudra renvoyer une copie au DR , mais déjà que bombardier et alstom ont de gros problèmes avec leurs chantiers en Algérie , le prochain contrat de métro ou train sera chinois ca j'en suis sur .

j'en reviens d'Algérie , je conseillerais a tous ces professeurs et au gouvernement Algérien de créer des centres de formation oui la R&D et la formation ,c'est la ou l'Algérie doit trouver sa porte de sortie dans cette économie .dans l'innovation et la formation de son peuple .si seulement ils pouvaient faire confiance au peuple.

pour éviter ce type de billet contre productif je conseil au DR de demander au gouvernement le rapport de la société Mc kinsey qui lui a commande par le gouvernement en 2008 .pour essayer d'évaluer ce qui est réalisable en Algérie .tout le reste c'est de la littérature .


2.Posté par Le Kabyle le 20/10/2009 15:20 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Ce papier c'est de la rhétorique un dépassée,dans ce pays où l'essentiel de l'activité économique consiste à importer tous les biens manufacturiers.L'Algérie ne produit absolument rien,même pas les allumettes qui sont importées du Pakistan !

Ce qui inhibe cette économie c'est la mafia militaro-trabendiste pro-sioniste qui détient les reines du pouvoir.Sinon 47 ans d'indépendance nous aurait permis de lancer des satellites dans l'espace !

3.Posté par hafrit le 20/10/2009 17:34 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

salam azul le kabyle , ca ma choque j'ai rencontre la diaspora algérienne a l'aéroport d'Alger , tous ceux avec qui j'ai discute sont pres a aider l'Algerie (cadres , ouvriers qualifiers ) , je ne comprends pas pourquoi le gouvernement algérien ne fait rien .

tous ceux que j'ai rencontres ont un savoir faire qui pourrait aider les entreprises Algérienne , il pourrait demander a chaque personne a l'aéroport si il peuvent aider le pays pendant 4 ou 5 jours des que les contacts sont fait ils pourraient toujours garder les relations et voir ce qui en est du develloppement ,(loger et regrouper ces personnes dans les FACS 'periode de vacances ca coute rien) et donner un coup de main aux entreprises , exemple dans la méthodologie de travail(kaizen ,lean management ....)
chaque algériens qui travaillent a l'Étranger pourrait apporter un regard et un savoir diffèrent .mettre en relation les élèves ingénieurs , cadres , patrons dirigeants de PME et PMI .
faire du réseau

Nouveau commentaire :

Actualité nationale | EUROPE | FRANCE | Proche et Moyen-Orient | Palestine occupée | RELIGIONS ET CROYANCES

Publicité

Brèves



Commentaires