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Opération «Suisse» Du conflit fiscal au prédicateur musulman: manœuvres clandestines


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Lundi 11 Janvier 2010

Opération «Suisse» Du conflit fiscal au prédicateur musulman: manœuvres clandestines
L’article de John Laughland nous incite à comparer les faits qu’il relate avec ce qui s’est passé ces derniers temps: le G 20, la Brésilienne qui s’est automutilée, les descentes de police dans des banques suisses en Italie, les listings volés à Genève et réapparus à Paris, qui rappellent le vol de documents perpétré par les Services secrets allemands au Liechtenstein, les vidéos dont l’Allemagne nous submerge après la votation sur les minarets et qui ont pour but de faire apparaître les Suisses comme des racistes d’extrême droite et incitent à attaquer certains parlementaires. Tout cela nous interpelle.
Qui tire les ficelles?
Qui laisse faire ces attaques soudaines, violentes et massives?
Laughland fait allusion au livre du Français Roger Mucchielli intitulé «La subversion». On peut supposer que la désinformation, qui était une tactique auxiliaire de la guerre froide, est devenue une stratégie capitale dans la guerre économique actuelle. Pour les responsables des Etats au bord de la faillite, il s’agit d’extorquer de l’argent à leurs citoyens mais plus encore aux pays étrangers. C’est pourquoi Steinbrück voulait envoyer la cavalerie en Suisse; c’est pourquoi le général social-démocrate Müntefering disait qu’en d’autres temps, on aurait envoyé des soldats contre les Etats récalcitrants. Dans le journal «Sonntag» du 24 mai 2009, Alfred Herbert, dont on dit qu’il a de bons contacts avec les milieux informés de Berne, écrivait: «Selon des rumeurs qui circulent à Berne, Steinbrück aurait envoyé deux douzaines de ses hauts fonctionnaires aux Etats-Unis afin qu’ils y apprennent, dans un cours accéléré, comment faire fléchir les Suisses rapidement et brutalement.»

Nous n’avons pas oublié cela. Comme, contrairement à Steinbrück, ces fonctionnaires ne se sont pas retirés après les élections, on peut se demander si ces spin doctors germaniques n’ont pas commencé à se signaler par leurs salves haineuses. Mucchielli, cité par Laughland, mentionne, comme seconde tactique décisive destinée à provoquer un changement de régime, les «organisations de façade». Il a compris que les révolutions sont toujours présentées comme le produit de mouvements de masse alors qu’en réalité, elles sont l’œuvre d’un petit nombre d’individus très bien organisés.

Or jetons un coup d’œil sur notre pays. Quelles sont les organisations de façade de l’UE et de l’Allemagne? A cet égard, il vaut la peine de s’intéresser au tristement célèbre Club helvétique et au Nouveau mouvement européen Suisse (NOMES). Et le Conseil central islamique Suisse, qui aurait été créé récemment et n’a pas de site Internet, n’est pas non plus un produit helvétique. Après la votation sur les minarets, ce conseil ad hoc a appelé à une manifestation à Berne et a invité le prédicateur islamique allemand pur et dur de 31 ans Pierre Vogel. Cet ancien boxeur professionnel, baptisé protestant et converti à l’Islam, a suivi une formation de prédicateur. Cet homme aux larges épaules et à la barbe d’un blond roux parle couramment l’arabe et défend des idées extrémistes. Il s’oppose à la coexistence pluraliste des religions. «Ce qui serait très cool, c’est que le Pape devienne musulman. […] mais ce qui serait mieux encore, c’est que tous les hommes deviennent musulmans. C’est notre objectif», a-t-il déclaré à l’hebdomadaire allemand Die Zeit en juillet 2007.

Le fait que Hisham Maizar, président de la bien connue Fédération des organisations faîtières islamiques, fondée en 2006, ne connaisse pas les organisateurs de la manifestation de Berne fait réfléchir.

Aussi soyons vigilants. Cela sent la Cinquième colonne et les organisations ad hoc. Méditons sur l’article de Laughland. Reconnaissons-nous une des tactiques qu’il met en lumière? Si oui, demandons-nous comment agir. Ne faut-il pas serrer les rangs face aux ingérences étrangères, face à la menace représentée par certains parlementaires étrangers, par certaines ONG étrangères? Ne convient-il pas, comme le veut la coutume, de débattre et de régler nos problèmes entre nous? Réfléchissons-y.


Lundi 11 Janvier 2010


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