Politique Nationale/Internationale

Omar Mazri : Les élections au delà d'Ilhame ou de Faouzia


Ilham Moussaïd est étudiante. Signe particulier elle fait de la politique au sein du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) en étant une Arabe portant un foulard. Elle refuse de débattre sur son foulard se disant « laïque », trésorière départementale du NPA et ayant le désir et la vocation de défendre ses convictions politiques antilibérales. Elle se veut féministe dans le sens où elle donne à sa vie un sens participatif à la vie citoyenne comme le lui dicte ses convictions idéologiques et sa culture politique héritée d’un parcours singulier sur lequel nous n’avons pas à nous prononcer. Ni l’islam ni la liberté ne porte des jugements de valeurs et des opinions infondées sur les femmes et les hommes. Nous jugeons par rapport à des prises de position politique et à une éthique de comportement


zineomar@gmail.com
Lundi 22 Février 2010

Omar Mazri : Les élections au delà d'Ilhame ou de Faouzia
Ilham Moussaïd est étudiante.   Signe particulier elle  fait de la politique au sein du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) en étant une Arabe portant un foulard. Elle refuse de débattre sur son foulard  se disant « laïque », trésorière départementale du NPA et ayant le désir et la vocation de  défendre ses convictions politiques antilibérales. Elle se veut féministe dans le sens où elle donne à sa vie un sens participatif à la vie citoyenne  comme le lui dicte ses convictions idéologiques et  sa culture politique héritée d’un parcours singulier sur lequel nous n’avons
pas à nous prononcer. Ni l’islam ni la liberté ne porte des jugements de valeurs et des opinions infondées sur les femmes et les hommes. Nous jugeons par rapport à des prises de position politique et à une éthique de comportement
Rien de particulier logiquement  dans un pays séculier, libertaire, féministe et assimilationniste.  Pourtant la levée de boucliers contre elle ressemble, toute proportion gardée, à l’affaire Dreyfus. Il manque au décor un Zola ou un Clémenceau pour donner un retentissement médiatique à ce délit de faciès ou de « voile » avec toute la dramatique historique de l’év
énement et la tragédie humaine qui découle du traitement irrévérencieux envers une citoyenne de la République.
Devant tant de bêtises qui semblent puiser l’inspiration dans le climat islamophobe et  un débat biaisé sur l’identité française et une nouvelle mascarade de combat symbolique de la République contre 365 Niqab j’ai envoyé un mail à ma liste de diffusion demandant par « dépit », esprit de contradiction, défi, de voter pour la liste où figure Ilham Moussaïd même si elle est lampion de la liste.  Que le sieur Besancenot fasse de la provocation ou cherche les voix de la communauté musulmane ne change rien  à notre devoir de juger des faits et non des intentions : il a cassé le consensus anti voile y compris au sein de son parti. Notre éducation islamique exige de « dire à celui qui a bien fait tu as bien fait et dire à celui qui a mal fait tu as mal fait » sans sonder les cœurs ou jeter l’anathème.
Ce qui m’a le plus écœuré est un article ou on traite Besancenot de faire du racolage. La langue française si fière de ses mots est sollicitée pour dresser procès contre un homme politique qui aurait traité un autre de « pas catholique » mais elle devient muette lorsqu’il s’agit d’une femme portant nom arabe qui sans doute dans l’inconscient du nostalgique de l’Algérie française ou de l’Evangélisation des Bougnouls l’indigène à assimiler ou à intégrer n’est pas capable de comprendre que racoler se dit pour signifier recruter par des moyens malhonnêtes ou accoster un passant pour vivre de ses charmes par la prostitution. Par hasard on ne voit pas la prostitution des autres mais le petit foulard est devenu racoleur. La République comme toujours n’a pas de traitement égalitaire surtout quand il s’agit de personnes désignes symboles ostensibles  pour mieux les oblitérer et les stigmatiser. On ne peut tolérer de voir   rabaisser  la demoiselle citoyenne à un rang qui ne sied ni à sa religion ni à sa pudeur. Même si elle n’a pas de religion et le foulard sur sa tête n’est là que pour cacher ses cheveux frisés ce sont ces idées et sa pratique de la politique qui doivent interpeller le citoyen appelé aux urnes. A moins que la culture clientéliste du PS et de l’UMP rejaillisse sur ce qui semble le maillon le plus faible de l’échiquier politicien français.  Dans la République il faut, pour les arabes, être « makakés » c'est-à-dire faire partie d’une bande avec à sa tête un grand ou un petit macaque qui distribue les ratonnades et les bananes. Ils ne sont pas encore prêts à l’intégration comme hier ils n’étaient pas prêts à la liberté.
Toujours est-il quand la haine se déverse elle n’a plus de limite. J'ai réagi d'instinct à la levée de boucliers contre elle. Musulman blédard réputé phallocratique : il me reste encore une dose de NIF pour réagir contre cet assaut comme s’il s’agissait d’une coalition internationale  contre le symbole de la pudeur et de ce qui reste de la femme musulmane pouvant poser problèmes : instruction, action politique et sociale, pudeur…  L’absence de l’esprit de finesse et de justesse semble faire défaut à l’exception de l’esprit des lois je vais clore ce débat en m’imaginant président de tribunal infligeant amende à une voilé qui a usé de sa liberté consumériste d’aller dans une grande surface pour participer à la relance de la croissance par la consommation puisque elle ne peut le faire par la productivité du travail étant exclue du système scolaire et de l’espace public des lieux de travail (fakou c’était appliqué avec zèle avant la loi).
J’ai reçu, en retour des mails me traitant d’ethnocentriste, de communautariste, d’intellectualiste comme les autres et même  d’incompétents à discerner les intérêts suprêmes de l’islam. Comme je n’ai jamais revendiqué le titre de Sheikh Omar promulguant des Fatwas ou de Commandeur d’un petit groupuscule imposant le voile  sous contrainte ou le vote sous peine d’apostasie je vais donc tenter de faire ce que faisais depuis de nombreuses années comme vendeur de chiffres et d’alphabet : expliquer avec l’espoir de faire œuvre pédagogique comme le précise le Qur’àn : « Rappelle puisse le rappel s’avérer bénéfique ». Je rappelle mes mobiles en précisant les sous-entendus que j’ai omis et que je dévoile maintenant :
La montée au créneau du magazine Marianne qui n’est pas connu pour sa sympathie à l’islam et aux musulmans m’a poussé à ne pas garder le silence. Je ne peux oublier le traitement réservé aux événements d’Algérie et la jouissance de certains de voir les algériens s’entretuer pour discréditer la révolution algérienne et donner du crédit à l’œuvre civilisatrice de la colonisation.
Je sais aussi que ceux qui se sont opposés au port du voile en 2002 ce sont les communistes et l’extrême gauche comme ils se sont opposés à la libération de l’Algérie : ils sont l’ethnocentrisme européen exacerbé par une certaine idée du progressisme de leur  utopie.  Notre liberté et notre progrès passe par le leur. Cependant rien n’interdit aux gens d’évoluer et de revenir sur leurs positions par stratégie électorale ou par conviction politique.  Rien n’oblige le  musulman à demeurer  dans cette vision de l’anti communisme ou l’anti trotskisme primaire.  Les « flous » idéologiques et militaires en Afghanistan  depuis des décades doivent nous inspirer à tirer des leçons au-delà des clichés et stéréotypes. Nous avons trop soufferts des préjugés pour les appliquer mécaniquement sans discernement, sans analyse, sans portée politique…
Je pensais que dans la mémoire des gens « intelligents » qui suivent le devenir du monde musulman et leur propre avenir en France tire des leçons d’un accord fondamental dans le monde musulman en pleine post modernité : la plateforme de Rome (San Eggedio) entre les trois fronts dominant la politique algérienne : les islamistes du FIS, les nationalistes du FLN et les socialistes du FFS avec la bénédiction de la majorité des petits partis algérien de la gauche à la droite et de la majorité des partis islamiques. Si les Algériens, dans un pays musulman à 100%, se mettent d’accord et par écrit et en prenant la communauté internationale comme témoin que des dénominateurs communs peuvent être construits sur le plan politique et idéologique pour un vouloir vivre ensemble pacifique dans le pluralisme et la diversité les Musulmans français et les français non musulmans peuvent trouver des dénominateurs communs dans un pays qui ne cachent pas sa volonté d’exporter un Islam français dont nous débattrons dans une autre opportunité.
J’ai eu des échos lapidaires du genre  « Ou est l'Islam dans tout ça ? » Devrais-je attendre qu’on me vende un ventilateur à la mosquée ou un tapis de prière pour dire qu’ils sont favorables à l’islam comme cela se  faisait avec le parti socialiste ? Mon expérience consiste à dire il faut reposer la question différemment : comment impliquer l'islam dans tout ça et dans quel rapport de subordination : l'international au national ou le national à l'international ? L'islam étant l'universel qui se conjugue au singulier et au collectif, au local et à l'international. Il n’a pas à être subordonné mais les musulmans doivent apprendre à conjuguer le verbe subordonner sur deux axes stratégiques s’ils veulent jouer leur rôle de témoin et d’acteur dans un monde qui se fait parfois sans eux et souvent contre eux : Quand faut-il subordonner les moyens à leur fin ou l’inverse ? Quand faut-il subordonner l’esprit de l’Islam à sa lettre. Sans rentrer dans l’Ijtihad il faut juste savoir que Abou Bakr sur des sujets différents ont subordonné la lettre à l’esprit alors qu’Ibn Hazm devant la chute de l’Andalousie imminente la raison lui a fait subordonner l’esprit à la lettre et lui a valu le titre de savant formaliste. Le rapport entre les fins et les moyens est  C’est la question qui a occupé plus de quatre mille ans de philosophie avant de sombrer dans le cynisme et le nihilisme de la fin de la modernité et de l’avortement de la post modernité.
Lla question est que doit faire le musulman en France et non que fait tel parti on pour l’islam comme si l’islam doit être assisté par des orientalistes ou des philanthropes pour exister et non par ses adeptes qui ont un devoir de témoignage et d’action sur l’histoire.
Où se trouve la bataille des musulmans dans une société hostile à l’islam ? A côté de ceux qui offrent un ventilateur aux mosquées ou à ceux qui s’engagent dans l’antimondialisme et l’impérialisme américain ?
Pourquoi la militante en queue de liste suscite t’elle autant de haine et de levées de boucliers ? C’est son voile ou sa participation à la politique en tant que "islam" même si elle se dit laïque qui semble poser problème. Est-ce cette hantise de voir une alliance stratégique entre une gauche révolutionnaire et l’islam politique pour faire un front contre le mondialisme et l’OTAN dans ses frappes contre les pays musulmans et l’Amérique Latine. Nous ne lisons pas l’histoire. Les spécialistes de la guerre idéologique vivent avec la hantise de voir les musulmans faire de la politique et prendre en main leur destin. Ils lisent et tiennent à jour leur fiche psychologique et sociologique qui leur dit si nous sommes éveillés, somnolents ou convulsifs. Selon le cas ils nous injectent un anesthésiant ou nous lance un jouet diversion, ils veillent à nous maintenir sous perfusion des assistés incapables d’être autre chose qu’un aliénation mentale, privés des liens de sens historique, idéologique, sociologiques, économiques, des moelles épinières avec un bulbe rachidien qui ne perçoit que les stimuli et ne revoi que des réactions ; quand nous devenons convulsifs en provoquant des émeutes ils savent nous calmer en achetant la paix sociale, la conscience de ceux qui sont prêt à trahir et l’envie de ceux qui aspirent à dormir pour rêver de Antar ou de Leyla.
L’impérialisme a étudié la signification de Zarathoustra de Nietzsche qui a rejeté le capitalisme et le christianisme et qui a trouvé la seule voie de libération : l’Islam. Il n’a pas trouvé de musulmans pour le conduire vers le Qur’àn. Il a tiré toutes les leçons du Congrès anti-impérialiste de Bruxelles de 1927 et la  Conférence de Bandung de 1955 dans   la constitution d’une conscience mondiale anti capitaliste et d’un front anti impérialiste. L’histoire n’a pas épuisé l’énergie libérée les promesses de ces rencontres qui sont  toujours d'actualité à la lumière de l'analyse  géopolitique et que Hugo Chavez et Ahmadi Nedjad  tentent de leur donner une configuration plus réaliste loin des organisations non traditionnelles qui se sont convertis en agent de l’impérialisme sinon de l’ethnocentrisme occidentale.
Marx n’a pas attaqué l’islam il a attaqué le clergé et la Sainte Alliance celle du Capital et de l’Eglise. Marx ne sert que de faire valoir et d’alibi ou caution idéologique pour tenter d’intellectualiser la haine du fait religieux et lui donner un habillage scientifique. Même si Marx n’était pas un homme religieux, il n’en demeure pas moins qu’il reconnaissait à la religion une certaine utilité publique. Il faut repacer ca célèbre citation dans son véritable contexte “La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans cœur, comme elle est l’esprit des conditions sociales d’où l’esprit est exclu. Elle est l’opium du peuple.” En visitant Biskra en Algéries et d’autres endroits en Asie il a vu qu’il y avait un autre mode qu’il a appelé le mode de production orientale ou asiatique ni capitaliste ni précapitaliste. Le Dr Qaradhawi ne nie pas les points de convergence entre l’islam et le marxisme même si les prémisses et les finalités ne sont pas les mêmes. La foi des uns et le matérialisme des autres ne doivent pas occulter le même souci terrestre : la justice sociale et la défense de l’opprimé qui peuvent être un dénominateur commun pour un partenariat. La lecture salafiste monarchiste fausse le débat elle rejoint par hasard le consumérisme capitaliste et la volonté américaine de faire de l’Islam un islam à la saoudienne : pacifique et accueillant pour les pillards des richesses des musulmans et les tortionnaires des peuples musulmans qui ne doivent jamais se relever de leur sous développement. Le seul réveil permis est l’accès au pornographique pour leur sexe  et à l’anathème pour leur langue musclée.
Il est donc  scandaleux que la candidate de Besancenot soit stigmatisé tant par les islamophobes que par les islamophiles. Ce n’est pas la première fois que les extrêmes se rencontrent. Tout l’extrémisme de la pensée et de l’action est le résultat d’une planification délibérée de présenter l’Islam sous des oripeaux ostensibles mais répugnants pour que les hommes libres acceptent de voir les musulmans spoliés de leur terres, de leur droits sous le slogan des éradicateurs « pas de liberté pour les ennemis de la liberté ».
Mon message était un pavé jeté dans la mare de nous autres les musulmans de France  pour voir comment se fait l'analyse et surtout comme elle indique celles qui se préparent ou ne se préparent pas pour les prochaines échéances présidentielles et législatives. Je gère un site et j’essaye de coller à la réalité au-delà du fait divers pour suivre les tendances, les accompagner ou les dénoncer. Musulman j’ai le devoir de témoigner pour défendre l’Islam tel que je le comprends et je le pratique : loin des bigots et des sectaires mais aussi loin des compromissions et des rentiers de la religion et  des affairistes. A ce titre J'avais suivi avec grand intérêt sur les forums le vif débat opposant les partisans de Dieudonné/Sorel et le collectif Cheikh Yassine lors des européennes. J’ai vu des personnes Musulmanes et autres se comporter comme des réactifs aux intentions affichées des uns et des autres non sur des principes politiques mais  sur des fantasmes politiques. Rares ceux qui ont ouvert le débat de fond.  Il est quand même étonnant de voir des adultes croire à Saint Nicholas et au Père Fouettard et penser que le seul sigle Parti Anti Sioniste allait être une percée démocratique en France et une reculade du sionisme. C’est une conception de la politique produite par la lutte idéologique contre l’idée de la politique qui exige efficacité des moyens et pas seulement vœu pieu. Le Qur’àn nous apprend à évaluer l’action et l’intention en s’impliquant avec force et intelligence pour changer l’ordre des choses et ne pas se contenter de désirer des jours meilleurs :
{Mais ceux qui devinrent croyants et ont fait les œuvres méritoires, Nous les Ferons Entrer dans des Paradis sous lesquels coulent les fleuves : ils s’y éterniseront à jamais. La Promesse d’Allah est Vérité. Qui donc serait plus Véridique qu’Allah dans Ses Dires ? Cela ne dépend ni de vos désirs ni des désirs des gens du Livre. Quiconque commet un mal en sera puni et ne trouvera, à l’exclusion d’Allah, ni protecteur ni partisan. Et quiconque fait des œuvres méritoires, que ce soit un homme ou une femme, tout en étant croyant, ceux-là entreront au Paradis et ne subiront point un micropyle d’injustice. Qui donc pratiqua meilleure religion que celui qui se serait remis à Allah, en faisant le meilleur, et suivit la Confession d’Abraham, pur monothéiste.} An Nissa 122
J’avais intervenu dans le débat passionné en disant attention : La manipulation est l'art que pratique le sionisme avec raffinement. Le problème contre la manipulation sioniste est d'éviter la diversion et de garder le cap sur l'essentiel abstraction faite des sentiments ou des petites phrases qui peuvent choquer, toucher la sensibilité ou flatter les egos. Quelle est la priorité de l'étape et comment cette étape s'intègre dans un schéma plus global. La division et la diversion étaient flagrantes car le débat s'articulait  sur les sensibilités et non sur les idées, sur les personnes et non sur l’idéologie. La paysage politique français allait-il permettre la naissance d’un parti anti sioniste ex nihilo ou allait-il prendre cette prétention pour passer des lois et des restrictions aux libertés. Par la loi sur le voile on a mis fin aux manifestations qui drainaient des foules en faveur de la décolonisation de la Palestine et dans ces foules il y avaient les militantes, les cadres et les élites de demain : les lycées et collégiennes qui ouvraient leur yeux sur un génocide et un mensonge historique et qui font leur classe de contestation, de manifestation, de liberté dans la rue… Par le PAS on pouvait faire passer une loi assimilant toute hostilité à Israël colonisateur et toute dénonciation du sionisme comme anti sémitisme ! Le débat qui n’a pas eu lieu était sur la constitution d’un  rassemblement, d’un mouvement ou d’un front de partisans ou de citoyens pour la libération de la Palestine. Comme toujours on nous a fait sonner quatorze heures à Midi ou Midi à quatorze heures : toujours trop en avance ou en retard mais jamais au moment opportun et au lieu pertinent et encore moins dans la cohérence, la continuité, la faisabilité et la viabilité. Il ne s’agit pas de sentiments mais d’analyses froides sur la crédibilité de la représentativité lors de tels enjeux et le partenariat qui doit se faire autour. Il ne s’agit pas de la fête du quartier ou du défoulement contre la Hogra mais d’une action politique s’inscrivant dans la durée.
On ne pouvait poser la question de la Palestine ou du sionisme a travers le soulèvement de tous les problèmes en même temps, ceux du musulman, du chrétien, du français, de la colonisation, de la France, des Arabes, des berbères.
Ce ne sont pas les titres qui doivent être révélateurs mais les contenus des programmes et les positions de ceux qui portent les programmes. Notre vigilance est de rester serviteur de la vérité en présentant les faits dans leur globalité, en particulier dans une élection "démocratique" car l’islam nous apprend «  comme tu fais il te sera fait »
Dans un monde où la politique est spectacle cachant de gros intérêt aucun qualificatif y compris celui d’Islam n'est suffisant pour mériter sans examen objectif et lucide des titres de vertu et une confiance totale. Tout y compris le sacré peut être un fond de commerce aussi bien intellectuel, politique, religieux que médiatique. Le sionisme comme l’impérialisme est suffisamment intelligent pour jouer sur tous les tableaux et sur toutes les causes. Marx a laissé une belle leçon de militantisme : "Il faut oser provoquer le scandale pour ne pas être sa proie". Je ne donne de leçons à personne mais l'enjeu est conséquent. Le scandale à provoquer est de faire de la diversion ou d'aller vers la sincérité la plus totale comme l'islam nous apprend à le faire dans les moments difficiles et comme le HAMAS l'a fait sous le déluge de plomb durci : "la patience est la ruse de celui qui n' a pas de stratagème". En d'autres termes il ne sert à rien de réagir avec passion a moins de fixer un critère discriminant auquel toutes les analyses doivent se subordonner. Omar Ibn Khattab ne s’est pas contenté du jugement naïf des gens de la mosquée favorable à un homme qu’il voyait fréquenter la Mosquée. Omar Ibn Khattab a posé les questions, pour l’époque déterminante pour accorder du crédit et de la confiance à un homme à qui il allait peut être confier une mission qui demande bien entendu la vertu et la piété mais d’autres qualités : son comportements aux gens et aux situations dans les moments difficiles ou récurrents comme le voyage qui exige la solidarité et la patience, le voisinage qui exioge la pudeur et le respect et l’assistance et enfin le commerce qui demande un rapport à l’argent, à la générosité, à l’éthique.
A partir de cet exemple se pose donc la question du Partenariat : avec qui, pour quels projets, dans quelles conditions et modalités avec quelles garanties. Tout doit être mesurable, vérifiable et authentifiable.  Doit-on pour défendre notre communauté et les causes qui sont les nôtres s’autoriser à toutes les collaborations agissant ainsi selon le proverbe algérien qui dit " Réalise ton objectif même s'il faut pour cela embrasser le chien sur sa gueule" ; ou bien préciser les principes sur lesquels il n’y aurait aucune intransigeance en fixant les lignes rouges et les lignes vertes et les afficher. Il est dommage, une fois de plus, que les élites musulmanes et les personnalités éprises de justice et de paix, ne se manifestent que dans la dernière ligne quand les jeux sont faits comme une arrière garde épuisée par des futilités et dispersée par des illusions de sigles et de rentes. J'exerce ici mon devoir de musulman et de citoyen en m'invitant et en invitant ceux qui veulent écouter une modeste voie de raison : quels sont vos choix stratégiques. Sinon quelle est la liste qui répond aux critères les plus objectifs, loin du sensationnel des déclarations et des titres.
Cette liste est-elle la seule? Cette liste est-elle crédible? Cette liste sera-t-elle loyale? Cette liste aura t’elle une portée efficace sur le plan démocratique et sur le plan des résultats attendus. Quels sont les échéances fixées pour évaluer les résultats. Pouvons-nous construire un dénominateur commun avec tout ou partie du programme d’un parti ou d’une liste ?  la Cette liste a t’elle un engagement sur lequel elle devra rendre compte Existe t-il alternative plus crédible et plus efficace à cette liste ou à ce combat?
Je persiste à croire que le débat serait  mal posé si on ne voit pas que  la solution à cherchée est dans le programme et non dans le titre et encore moins dans les déclarations médiatiques.
Je dois avouer que je ne vois pas encore un débat de fond sur la participation musulmane dans le climat d'islamophobie. Voter utile sur qui pourquoi et comment définir l'utilité pour la communauté musulmane ? Voter principes : quels seraient ces principes, ceux du consensus social et politique de la communauté ou ceux d'une éthique morale pour ne pas dire religieuse, sinon vote communautariste. Voter sanction contre qui  comment sanctionner sans pousser à  l'abstention ou à la démission ?
Nous sommes musulmans nous devons garder à l’esprit que là où nous sommes nous sommes tenus à l’éthique et aux préceptes de notre religion. L’islam nous indique qu’il y a devoir de témoignage :
{Nous Fîmes de vous une Communauté du juste milieu (du centre de gravité, un pôle de rayonnement) afin que vous portiez témoignage sur les Hommes} al Baqara 143
{O vous qui devîntes croyants, forcez votre constance par l’équité comme témoins d’Allah, même à votre détriment ou au détriment des pères et mère ou des proches parents. Fût-il riche ou pauvre, Allah A priorité sur eux deux. Ne suivez donc pas la passion, pour que vous soyez équitable. Et si vous déviez ou vous vous en détournez, Allah A toujours Été Omni-Connaissant ce que vous faites.} An Nissa 135
J’ai envoyé un message à tous mais il pose en substance une question non dite : où sont nos élites pressés de lancer une fatwa contre les racailles des banlieues,  de dresser un moratoire contre la lapidation et la polygamie ou d'abroger des versets coraniques sur le vêtement de la pudeur. Ils se taisent lors des grands enjeux électoraux.  Ils ne sont pas offusqués que  personne ne les invite au débat politique car ils sont confiné dans un faire valoir pour casser du sucre sur l’islam en présence des musulmans. Mais ils persistent à assister aux débats pour donner légitimité à un débat qui n’est pas démocratique et pire encore ils assistent en infériorité numérique contre toute déontologie. Le plus surprenant est de voir un « philosophe » censé représenter l’intelligence d’une communauté débattre non avec des hommes de culture ou avec le ministre de la culture ou de l’information ou de l’enseignement supérieur mais avec le ministre de l’intérieur, le ministre devenu président le plus belliqueux et le plus ostensible de toute l’histoire de la République.
Ce sont les élections qui sont déterminantes dans un pays qui fait de la participation démocratique le socle de sa légitimité idéologique et civilisationnelle sur le monde arabe et musulman censé représenter l’islam despotique. Dans ces moments cruciaux où l’islam doit se prononcer on n’entend plus personne. Qu’un imam d’une mosquée de Banlieue, devenue imam par nécessité historique, sociale et culturelle car il fallait défendre l’islam en passant du statut de maçon à tribun non seulement je comprends mais je m’incline devant son volontariat car il a prouvé une fois de plus que l’avant-garde l’islam est dans le peuple et non dans les microcosmes intellectuels trop occupés à philosopher. Que le maçon ou le petit commerçant devenu imam fard ‘ayn pour combler un vide, dise je ne fais pas de politique car il a hérité de la peur de voir sa carte de résidence confisquée et mis avec les sans papiers ou les terroristes intégristes on comprend et on trouve excuse même à son ignorance et à sa peur. Ce n’est pas le cas des élites en retrait. Leur responsabilité est grande si elle ne font pas de politique.  Il faudrait peut-être qu’elle intervienne dans le débat social et politique et commencer à lever beaucoup de voiles pour que ce débat devienne consistant lors des principales échéances de 2012. Avec 200 000 voix la communauté musulmane  peut élire un président qui retire ses troupes d'Afghanistan ou défaire un président qui assiège Gaza. Chahada lillah je pense que le clivage ne doit pas se faire sur les déclarations idéologiques mais sur les pratiques politiques et sociales. Il est vrai que le Prophète a refusé d'être assisté par des mécréants dans une de ses expéditions en laissant cette phrase célèbre : " nous sommes une communauté de foi : nous n'avons pas besoin de l'aide des polythéistes contre nos ennemis les polythéistes". La situation est inversée en 2010.
Quelle est notre analyse des rapports de force, d'éthique, d'intelligence, d'intérêts sur le plan national, international...  Quels sont nos critères, quels sont leur fondement religieux, moraux, politiques....   Quelles sont les leçons que nous tirons des expériences tant des musulmans que des partis traditionnels français dans leur rapport à notre communauté, au monde musulman, à la Palestine, au devenir de l'homme.
Je me dis si ces « arabes » et « Musulmans » pouvaient juste prendre une fois leur responsabilité « communautariste » et voter avec une seule consigne, je caricature, pour le Pen par exemple pour se faire écouter au lieu d’avoir les larbins de services  il ferait sauter les verrous qui permettront aux jeunes  de faire leur apprentissage de la politique et de la stratégie et construire un vivre ensemble dans la diversité. Pour faire sérieux on peut construire des partenariats. On a le droit de se tromper car c’est le prix de l’expérience et du savoir.
{O vous qui devîntes croyants, forcez votre constance envers Allah. Soyez des témoins avec équité. Que la haine contre certaines gens ne vous pousse point à être injustes. Soyez justes, c’est plus proche de la piété. Craignez Allah. Certes, Allah Est Omni-Connaissant ce que  vous faites.} Al Maida  8
{Et ceux qui devinrent croyants en Allah et en Ses Messagers, ceux-là sont les Très véridiques et les Témoins auprès de leur Seigneur; ils auront leur rémunération et leur lumière.} Al Hadid 19
On n’a pas le droit de rester spectateur, végétatif. Cela fait mal mais il faut comme l’a souligné Marx « osez provoquer le scandale pour ne pas devenir sa proie » et dire à haute voix on ne doit pas aller voter contre le front national car on nous fait miroiter la peur de perdre le RMI ou les allocations familiales. La dignité, la vocation et le devoir du musulman sont au delà de toutes ces considérations. La subsistance ne  se gagne pas par la sueur mais par Allah seule la sueur et le travail lui donnent le mérite et le respect comme ils imposent la dignité de soi aux autres si et seulement si nous respections le pacte de Dieu. Aucun Kafer ne nous donnerait crédit si nous sommes inconséquents avec Allah :
{Et dans le ciel : votre subsistance et ce qui vous est promis. Par le Seigneur du ciel et de la terre ! Cela est sûrement vrai, exactement comme le fait que vous prononciez.} Ad dhariat 22
 
D’ailleurs dans l’article en question qui parle de racolage il y a un paragraphe qui met toute la communauté musulmane et ses élites représentatives ou non représentatives face à leur responsabilité en ironisant sur notre insignifiance, ce fameux Wahn dont parlait le Prophète. Je retiens ce passage fort éloquent : « Mais les dirigeants du NPA au risque de dresser contre eux une partie de leur électorat ont réellement pris conscience que les musulmans sont devenus une réelle force politique. Ce que les musulmans eux-mêmes n'ont pas encore acté puisqu'ils ne réalisent pas encore l'union qui va leur permettre de défendre leurs propres intérêts car leur émancipation sera leur propre fait et le fait de personne d'autre. »
Je n’ai jamais lu pire que ça pour nous signifier le Ghoutà as Sayl, le tas de détritus jetés dans les égouts par les rigoles, le tas d’insignifiances brassés et jetés en marge de l’histoire. On me reproche mon communautarisme et pourtant c’est cette voie  qui est le vecteur pour sortir la communauté de sa léthargie.
Une autre candidate voilée, Faouzia Zebdi-Ghorab, celle du MCD qui a un parcours politique plus étoffée avec un cahier de charges ou d’intentions remarquablement bien fait.  Elle est docteur en philosophie ce qui ne l'empêche pas d'être sur le terrain et d'avoir des préoccupations citoyennes bien prononcées. Je dois en toute probité dire que les intentions affichés sont bonnes, respectables. Je trouve remarquable qu'elle prenne le courage et la responsabilité de faire la politique non seulement en portant le voile mais en tenant un discours musulman au risque d'être taxée de prosélytisme. Le  30 janvier 2010 devant l'ambassade d'Egypte elle a posé l'équation de la libération de la Palestine et des opprimés ici ou ailleurs en termes idéologiques et non en termes religieux comme pourraient le voir certains. Elle a fait du Qur'àn une théologie de la libération et en celà elle pose l'équation en termes idéologiques c'e'st à dire en terme de capital idées comme vecteur de fédération des énéergies et ligne de direction et de sens des forces de libération pour que l'islam soit une praxis et une mystique et non un culte vidé de son aspect politique et social comme le voudraient certains et notamment un certain imam déchu qui a fondu comme Icare en s'approchant du soleil médiatique.
Faouzia la militante a donc posé l'équation avec justesse en choisissant la Surah As Saff qui fait partie des Suwars qui ont la paricularité d'insister sur l'appartenance à la cause islamique. Il ne suffit pas de dire j'appartiens à l'islam s'il n'y a pas de militance pour l'islam. La militance pour l'islam se fait sur plusieurs fronts inséparables : le monothéisme pur et parfait, l'unité des rangs et l'implication dans les causes des musulmans et des opprimés.  Le discours est limpide et courageux et il n'y a que les imbéciles qui peuvent ne pas comprendre sa portée stratégique car la Surah " les Rangs" comme son nom l'indique interpelle les consciences : vous n'êtes réellement musulman que si vous réalisez votre untité sur un axe stratégique : la lutte pour la cause d'Allah. La cause d'Allah englobe la foi, la vertu, le progrès, la liberté, la dignité, la promotion et la sauvegarde de la vie, de l'intelligence, des biens, de l'honneur... Il ne s'agit pas de discours de rhéteurs éloquent mais d'efforts sur les terrains de la lutte idéologique, politique, sociale, économique, morale, éducative et autres fronts que les opportunités et les pertinences mettent en évidence  :
{O vous qui devîntes croyants, pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ?  Grande est l’abomination, auprès d’Allah, que vous disiez ce que vous ne faites pas. Certes, Allah Aime ceux qui combattent pour Sa Cause, en rang, comme s’ils étaient un édifice bien consolidé}. As Saff 2
Les versets de la Surah As Saff posent le socle de la civilisation : l’implication. C’est le laxisme dont souffre la communauté musulmane ici et ailleurs. Le laxisme des élites et des populations. Le laxisme et le verbiage électoraliste, propagandiste, opportuniste et politicien n’apportent rien de bien. La foi c’est ce qui sort du cœur pour aller à la rencontre des gens dans la cité des hommes.  Sans cette compétence d’extériorisation de la foi par la mobilisation et l’implication du croyant dans les causes justes la religion devient faillitaire et les religieux des corrompus. C’est ce que disent les versets suivants de la même Surah :
{Et lorsque Moïse dit à ses gens : « O mon peuple ! Pourquoi me nuisez-vous alors que vous savez bien que je suis le Messager d’Allah vers vous ? »} As Saff 5
Allah ne béni jamais le menteur, le traître, l’affairiste et le Qur’àn le dit pour ceux qui ont dévié de la voie tracée par Moïse, la même des Prophètes qui l’ont précédé ou qui lui ont succédé. Les musulmans risquent d’avoir la même sanction s’ils se maintiennent dans le même comportement démissionnaire :
{Et quand ils dévièrent, Allah Fit dévier leurs cœurs. Allah ne Guide point les gens pervertis.} As Saff 5
Que les musulmans s’impliquent sans sectarisme, sans exclusive et sans peur des reproches et des blâmes car Allah a, dans la même surah, annoncé la vérité éternelle
{Ils veulent absolument éteindre la Lumière d’Allah avec leurs paroles, et Allah Va Parfaire sa Lumière, même contre le gré des mécréants. C’est Lui qui A Envoyé Son Messager avec la Direction infaillible et la Religion du Vrai, pour la Faire manifester avec évidence, sur toutes les religions, serait-ce contre le gré des polythéistes. O  vous qui devîntes croyants, puis-je vous indiquer un commerce qui vous sauvera d’un douloureux châtiment ? Croyez en Allah et en Son Messager, luttez pour la Cause d’Allah avec vos biens et par vous-mêmes. Cela est meilleur pour vous, si vous saviez.} As Saff 8
Personnellement je ne suis pas entrain de donner des consignes de vote  pour l'une ou pour l'autre et encore moins de dresser l'une contre l'autre: je n’ai ni les compétences ni la représentativité. Je les encourage toutes les deux. Je me suis mis au service de la communauté qui ne doit pas perdre de vue qu’elle est française et à ce titre elle a des devoirs à accomplir et des droits à revendiquer. Avant d’être française elle est musulmane car la République est temporaire et la demeure de Dieu est éternelle et car l’islam lui dicte l’éthique et l’esthétique, le hallal et le haram ainsi que sa vocation de témoignage de sa présence en France de son islamité et de sa citoyenneté. C’est l’islam qui va dans le dédale des devoirs et des droits lui dire où se trouve les priorités de l’accessoire, l’utile du futile, le permis du répréhensible.
L’Islam commande aux musulmans de vivre dans la dignité et dans le respect strict de la diversité et de la  consultation « démocratique » comme principe universel même s’il est amputé de sa portée spirituelle et de son cadre islamique :
{Et si Allah Voulait, Il les Aurait Faits une seule communauté} as Choura 8
{Tout ce qui vous a donc été donné n’est que jouissance de la vie terrestre. Et ce qui est auprès d’Allah est meilleur et plus permanent, pour ceux qui devinrent croyants et se fient à leur Seigneur, et ceux qui évitent les plus graves des péchés et les paillardises, et qui, s’ils se mettent en colère, absolvent. Et ceux qui ont répondu (favorablement) à leur Seigneur, qui ont accompli la prière, et dont leur affaire est une consultation entre eux, et qui dépensent de ce que Nous leur Octroyâmes, et ceux qui, s’ils sont frappés de tyrannie, triomphent.} as Choura 36
Je ne donne aucune leçon mais j’essaye d’avoir une visibilité et une lisibilité non seulement sur le jeu politique des musulmans de France mais sur les interactions sociales, politiques, culturelles que les élites musulmanes négocient avec les partis politiques et l’Etat français pour construire un vouloir vivre ensemble qui a signification citoyenne. Je reste sur ma faim car je ne vois pas les partenaires, les stratégies, les alliances, les ingénieries. . Avec quelle ingénierie. Je suis sensible aux problèmes de la jeunesse en ma qualité de pédagogue,  aux problèmes de la liberté et de la responsabilité en tant que citoyen, aux problèmes de la défense et de la promotion de l’islam dans ma vocation de musulman : sur ces trois dimensions je suis sensible au débat démocratique et à la définition de la communauté de la diversité et du vouloir vivre ensemble en faisant l’inventaire non des intentions mais des programmes et des chantiers qui donne consistance au vouloir vivre ensemble, aux valeurs communes  qui fédèrent une communauté sur le terrain concret des interactions sociales, politiques, économiques, urbaines, culturelles. L’ingénierie comme le partenariat exige  la définition des objectifs, la transparence des relations et la contractualisation des échanges sous forme de droits et de devoirs dans un partenariat qui refuse l’indifférenciation mais le respect des différences.
L’Islam nous commande de refuser la corruption,  l’aliénation et le clientélisme opérés par le parti socialiste et par l’UMP qui pratiquent leur quota d’indigènes sans respect pour l’homme et la femme désignés ostensiblement pour les oblitérer.  Si la femme musulmane ne prend pas part au débat démocratique et à la participation citoyenne c’est la non musulmane qui occupera sa place et qui continuera à parler au nom de la musulmane. Tout le débat qui a consisté à faire du foulard, du voile ou du Nikab un symbole religieux ostensible au lieu d’y voir un socio code ou une éthique de pudeur ou une liberté personnelle n’a pour vocation, outre entretenir l’islamophobie et l’occultations des problèmes socio politiques face au mondialisme, que mettre des obstacles devant la femme musulmane pour l’empêcher de jouer son rôle dans la société et de transmettre à ses enfants les expériences de luttes sociales et politiques et interdire qu’il y ait une autre voix féministe autre que celle de la libido et de la femme affichée comme fétiche pour vendre le produit capitaliste et aliéner l’esprit.

http://liberation-opprimes.net/index.php?option=com_content&view=article&id=728:omar-mazri-les-elections-au-dela-dilhame-ou-de-faouzia http://liberation-opprimes.net/index.php?option=com_content&view=article&id=728:omar-mazri-les-elections-au-dela-dilhame-ou-de-faouzia



Lundi 22 Février 2010


Nouveau commentaire :

VIDEOS | Politique Nationale/Internationale | Propagande médiatique, politique, idéologique | Société | Histoire et repères | Conflits et guerres actuelles | Néolibéralisme et conséquences

Publicité

Brèves



Commentaires