Palestine occupée

Olmert repousse à l'est le mur de séparation


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On le croyait, définitivement, envoyé à la trappe, voici qu'il ressurgit à nouveau. Le processus de colonisation des territoires palestiniens reprend de plus bel dans son volet "intra muros".


Jeudi 1 Février 2007

Olmert repousse à l'est le mur de séparation
A en juger l'information diffusée, depuis hier, par le quotidien "Haaretz", Ehud Olmert aurait donné son aval à l'inclusion de deux nouvelles colonies juives à l'intérieur du prétendu mur de sécurité. Ainsi, aurait-il choisi de faire un crochet de quelques 5 kilomètres au tracé du mur, quitte à isoler les 17.000 Palestiniens, qui vivent dans ce secteur, du reste de la Cisjordanie.

Cette décision, si elle se traduit dans les faits, constitue un spectaculaire virage à 180 degrés du "plan dit de regroupement", à l'appui duquel Kadima et son Chef de fil ont gagné, en 2005, la confiance des électeurs. Quant aux Palestiniens, principales victimes de ce sordide projet, cette "virevolte" ne va que dans le sens des craintes, à maintes reprises, exprimées, mais jamais prises en compte. En effet, un récent rapport de l'ONU souligne l'annexion de quelques 6.282 hectares de terres palestiniennes, par Israël, depuis 2003, date à laquelle l'entité sioniste a entamé la construction de l'ouvrage.

Long de 650 kilomètres, le mur de l'apartheid a été déclaré illégal, en 2004, par la Cour international de justice qui y voit l'expression la plus éhontée des dessins annexionistes des Sionistes. Dans un ultime effort de justification, "Haaretz" a évoqué les pressions intenses des colons sionistes qui ont forcé Olmert à prendre une telle décision. Mais l'argument manque particulièrement de brio. Secoué par les scandales à répétition qui ont coûté leur place au Président, au Chef d'état major et à une cohorte d'autorités de petite et de grande carrure, le pouvoir politique d'Israël est en crise. La reprise de la colonisation reviendrait, donc, dans ce contexte, à une tentative désespérée visant à stopper la vague montante des protestations. Mais cette tentative portera-elle les fruits escomptées? Rien n'est moins sûr, car l'arbre des concessions n'a jamais caché la forêt des régressions.

IRIB


Jeudi 1 Février 2007

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