Croyances et société

Oh… shocking !... ou l’art du false flag. (2)


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Dimanche 13 Janvier 2019 - 12:42 3eme temple et sympathiques rabbins !


Les groupes de pression, les tyrans, les initiés, les « élus » ont eu le temps d’apprendre à conditionner les peuples afin de les soumettre à leur diktat quand ils ne les asservissent pas. La méthode utilisée est invariablement la même : créer, produire et pérenniser la peur sur leur propre population afin de proposer les solutions n’arrangeant que l’ « élite ». Cette pratique s’appelle le « false flag »… ou agir sous un « faux drapeau » c’est-à-dire commettre l’attentat et faire croire que le criminel est celui que l’on vise.


Makhlouq
Mercredi 12 Janvier 2011

Oh… shocking !... ou l’art du false flag. (2)
Un homme en état de choc, disais-je dans le précédent article, subit une
commotion qui le porte à sombrer dans une sorte de régression mentale aigüe,
brutale, imprévisible, éphémère s’apparentant à l’infantilisme.

Sa propre maitrise des notions de temps et d’espace devient quasiment nulle,
glissant très vite vers l’absence totale de contrôle. C’est alors que le
sujet devient déficient et se comporte comme une mécanique déconnectée
momentanément de sa substance grise.  

L’être cérébral cède la place à un hominidé spinal agissant seulement
grâce à un ensemble de réflexes. Il ne devient plus actif mais seulement
réactif à un unique stimulus : celui de l’autorité.

Dans une pareille condition, l’individu est capable de faire n’importe
quoi mais surtout, et c’est bien là le drame, de se laisser diriger,
embrigader par celui qui, sur le moment, à brûle-pourpoint, en parfait
opportuniste aura le verbe facile sinon facilité par un groupe de conspirateurs
ayant provoqué l’événement après l’avoir minutieusement planifié.  

L’importance de cette « pathologie » du choc, développée incontinent,
est en relation directe avec quatre paramètres et leur est proportionnelle.  
—    l’intensité de l’événement : plus il est fort, plus il est
dramatique, plus il inhibera la faculté de réflexion, jusqu’à l’éteindre
momentanément ;
—    la surprise : en prenant un objet brulant, on ressent plus vivement et
plus désagréablement la douleur lorsqu’on ne sait pas qu’il est chaud.
—    le rappel : l’état de choc étant éphémère, il faut continuellement
le raviver afin qu’il garde son efficacité et maintienne les gens en
sujétion. La propagande est chargée de ce volet car, comme l’écrit Noam
Chomsky « elle est à la démocratie ce que la violence est à la dictature.
».
—    la prise en charge immédiate : l’instigateur met très vite en place
une structure multidisciplinaire aux ordres (pseudo-experts, journaleux,
caricatures de scientifiques) afin d’obtenir la délégation de pouvoir par un
peuple anesthésié. C’est ce que Chomsky désigne très justement par « la
fabrication du consentement ».

Ce qui est valable pour un homme est aussi valable pour un groupe, une
communauté.  

Toutefois, la société n’est aucunement masochiste. Elle ne veut pas
souffrir, ne veut pas avoir mal. Elle n’est pas, non plus, atteinte du
syndrome de Stockholm c'est-à-dire qu’elle n’entretient aucunement une
relation d’empathie avec son agresseur, bien au contraire.  
Mais, justement, et c’est en cela que réside l’astuce du false flag,
l’agresseur, hélas, n’est pas visible au prime abord et encore moins
identifiable d’emblée. Et pour cause. Les opérations de reconnaissance
seront très vite entreprises, dirigées, organisées et codifiées par
l’instigateur lui-même qui les orientera, bien évidemment, vers la cible
qu’il s’est fixée. C’est précisément le but. Son but funeste. Et toute
autre tentative de clarification sera qualifiée, par lui ou son groupe,
d’atteinte à la sécurité publique, de négationnisme, de révisionnisme, de
collusion avec le terrorisme… en somme d’ennemi déclaré de l’Etat,
d’opposant à l’Ordre établi pour celui qui en sera l’auteur.

Cependant, pour arriver à ses fins, l’assassin arrangera son coup à la
perfection en s’appuyant, après et peut-être aussi avant, sur un réseau de
propagande parfaitement huilé, terriblement efficace, utilisant de véritables
professionnels parmi lesquels on citera bien malheureusement la presse, les
médias… qui se prévalent pourtant de liberté comme pour mieux se convaincre
afin d’effacer un opprobre inconscient découlant de la collusion avec le
crime !

Les moutons feront le reste du sale boulot.

En somme, la stratégie du choc a pour but, à mon avis, de ressusciter tous
les instincts archaïques enfouis dans les tréfonds d’une population…
quelle qu’elle soit… et de supprimer le sur-moi individuel régulateur de la
vie en société.  

Ainsi :

—    la défense du territoire si chère aux animaux qui le délimitent en
urinant aux quatre coins, réapparait chez l’humain sous la forme du clanisme,
du sectarisme, du tribalisme, du nationalisme depuis le plus simple jusqu’à
l’ultra. Les colonisations n’ont-elles pas suscité pareils sentiments en
divisant les pays, séparant le Liban de la Syrie, Le Koweït de l’Irak après
les accords de Sykes-Picot ?
—    La peur de l’animal sauvage se transforme en préjugés insensés, en
craintes illégitimes vis-à-vis de celui qui n’est pas comme nous, qui ne
nous ressemble pas, n’a pas le même teint, ni la même langue, ni encore la
même religion et qui parait étrange… cet étranger, toujours susceptible de
ne pas faire partie intégrante de la communauté, de vouloir lui faire du mal,
ce barbare inculte et non civilisé confer « le négre » cannibale, l’os au
travers du nez, le « bougnoule », visage patibulaire, égorgeur né, le
couteau entre les dents.
—    La peur du plus fort se transforme en crainte maladive de l’autorité
d’autant que la police ne devient plus un service public mais au service
intégral du pouvoir en place.
—    La force contre le plus faible devient, dans notre société, la
persécution des minorités. Les lynchages, ratonades, pogroms, croisades et
autres sont des preuves historiques incontestables.
—    L’instinct de conservation se métamorphose et revit dans le « tout
sécuritaire ».

(à suivre)

Lire partie 1


Mercredi 12 Janvier 2011


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