Géopolitique et stratégie

Obama soutient l’entrée de la Russie à l’OMC



geopolintel
Mercredi 30 Juin 2010

Obama soutient l’entrée de la Russie à l’OMC
La Russie est devenue membre du FMI et de la Banque mondiale en 1992 alors que les Etats Unis rédigeaient le Defense Planning Guidance ou doctrine Wolfowitz, informant que nulle autre nation ne devait s’opposer aux destinés américaines. Maintenant la Russie espère son adhésion à l’OMC pour entrer dans le cercle des grandes nations économiques. Ce passage du communisme à l’économie de marché mondialisée fut amorcé avec le président Eltsine qui croulant sous les dettes héritées de l’affrontement EST OUEST, se trouvait en faillite et du se résoudre à dilapider les trésors nationaux du secteur de l’énergie. Ce géant géographique et multiethnique ne pouvait plus administrer une population décroissante et un pouvoir corrompu. Poutine engagea le redressement de son pays après les attentats du 11 septembre en apportant son soutient à Georges Bush dans la lutte contre le terrorisme tout en nationalisant les compagnies pétrolières puis en signant les accords de Shanghai et enfin en s’opposant au projet de Bouclier Anti-missile en Pologne et en Tchéquie. Maintenant la Russie est contrainte à faire des concessions avec ses partenaires économiques si elle souhaite entrer dans L’OMC et le bras de fer entre les Etats Unis et la Russie ne date pas d’aujourd’hui. Or 96% du commerce mondial semble ne pas se refuser au regard des troubles économiques et sociaux de ces dernières années. Mais les règles du jeu de l’OMC seront-elles acceptées par le peuple russe qui rêve de retrouver sa splendeur d’antan ? Quel est le compromis de cette future adhésion ? L’entrée à l’OMC exige des restructurations, des privatisations, des réformes pour soumettre les entreprises russes aux même normes que celles des autres pays membres. Le protectionnisme ne sera plus possible et les flux de marché pourront mettre au pas ce grand pays comme nous avons pu le voir avec la Grèce en 2010. Si cette adhésion représente un signe de soumission au bloc occidental nous pouvons aussi penser que les plans du Grand Echiquier de Brzézinski écrit en 1997 et ardent anti-soviétique, se réaliseront afin que l’Empire économique mondial s’étende encore un peu plus.
La rédaction Geopolintel


Le président américain Barack Obama a déclaré jeudi que les Etats-Unis soutenaient les efforts fournis par la Russie pour rejoindre l’Organisation mondiale du commerce (OMC), déclarant que son administration accélérait le processus relatif.
« Pour approfondir l’intégration de la Russie dans l’économie mondiale, j’ai réaffirmé notre engagement ferme à l’adhésion de la Russie à l’OMC, a déclaré M. Obama lors d’une conférence de presse au terme de sa rencontre avec le président russe Dmitri Medvedev à la Maison Blanche. »La Russie a sa place au sein de l’OMC. Cela est bon pour la Russie, et pour l’économie mondiale", a déclaré Obama, ajoutant que la délégation américaine intensifiait ses efforts pour travailler ensemble en vue d’achever ce processus dans un proche avenir.
Seuls 5 à 10% des dossiers, dont quelques questions techniques, n’ont pas été réglées, a précisé le président américain, tout en soulignant que cela exigerait un « travail significatif » avant que le processus ne soit achevé, d’ici la fin du mois de septembre.
« Nous allons faire tout ce que nous pouvons pour régler ces dossiers le plus tôt possible, et nous serons très spécifiques et clairs sur les questions techniques auxquelles la Russie est confrontée, et la Russie agira conformément à ces besoins et exigences afin de satisfaire les demandes de l’OMC », a-t-il déclaré.
La Russie est la dernière grande puissance économique à ne pas avoir rejoint l’OMC. Sa candidature à l’OMC est considérée depuis longtemps comme l’un des principaux tests dans le cadre des relations américano-russes.
Le président Obama s’est déclaré persuadé que les intérêts de la sécurité nationale américaine pouvaient être garantis efficacement par le biais de relations de coopération, et non d’opposition, avec la Russie. Au cours de ces 18 derniers mois, le gouvernement Obama a adopté des mesures positives afin d’améliorer les relations bilatérales.
http://french.cri.cn/781/2010/06/25...

Accession à l’OMC : Russie, ce grand « pays capitaliste »
Le sommet Union européenne - Russie du 29 mai dernier marqua une étape majeure dans le processus d’adhésion de la Russie à l’OMC. En effet, l’Union européenne a officiellement reconnu que la Russie s’est dotée d’un début d’économie de marché, préalable nécessaire pour tout pays qui souhaite rejoindre l’OMC. Cette reconnaissance offre dès maintenant à la Russie bien d’autres avantages que le seul soutien à sa candidature. L’Union européenne est la première puissance commerciale à reconnaître les progrès réalisés par la Russie. Cette décision, annoncée par Romano Prodi, président de la Commission européenne, a été unanimement perçue comme une étape essentielle pour la Russie. Les autres partenaires de la Russie, en particulier les États-Unis, devraient également procéder à court terme à cette reconnaissance, car il serait vite coûteux pour eux, sur les plans commercial et diplomatique, de demeurer à la traîne d’un processus qui apparaît désormais inéluctable.
Un grand pas en avant La reconnaissance à la Russie du statut d’économie de marché n’allait pas de soi. Jusqu’à présent, ce statut n’était reconnu qu’aux pays déjà membres de l’OMC. S’il s’agit d’un signal fort adressé par l’Union à son partenaire, cette décision n’est pas seulement politique. Les progrès russes au cours des trois dernières années ont été réels, au point que les cinq critères pourtant exigeants et cumulatifs nécessaires à la reconnaissance du statut d’économie de marché ont été remplis. Le premier d’entre eux, notamment, est celui qui a retardé cette reconnaissance jusqu’à maintenant : en effet, les décisions des entreprises doivent impérativement être arrêtées en tenant compte des signaux du marché et sans intervention significative de l’État. L’emprise de l’État sur les entreprises russes, y compris depuis la chute du régime communiste, avait donc été perçue, et à juste titre, comme incompatible avec la reconnaissance du statut de marché. D’autres critères ont été peu à peu remplis, tels que l’utilisation d’un seul jeu de documents comptables de base faisant l’objet d’un audit indépendant, l’absence de distorsion entre les coûts de production et la situation financière des entreprises, la soumission aux lois sur la faillite et la propriété, ou la réalisation des opérations de change au taux du marché. Autant de règles qui apparaissent comme des principes de base à toute entreprise se développant dans un des pays membres de l’OMC. Plusieurs facteurs conjoncturels ont également rendu cette reconnaissance opportune. Le fait que l’économie russe est en expansion pour la troisième année consécutive a été perçu comme le signal d’une évolution en profondeur. La Russie a aussi su se montrer sous l’angle d’un partenaire énergétique de confiance et a prouvé sa capacité à honorer ses dettes aux échéances convenues, ce qui lui a valu un retour en grâce sur le plan international.
Cette décision de l’UE vient donner un nouveau souffle à la candidature russe à l’OMC, déposée en juin 1993. Les négociations portant sur l’accès au marché russe vont donc se poursuivre et l’adhésion définitive de la Russie à l’OMC pourrait avoir lieu dès 2003, selon le vice-ministre russe du Développement Économique et du Commerce. Pour l’UE aussi, l’enjeu est de taille : 35 % des ex-portations russes sont destinées au marché européen, et cette part passerait à 50 % dès l’adhésion à l’Union européenne des pays candidats d’Europe centrale et orientale. La Russie offre déjà un débouché important pour les entreprises européennes et se situe au 6e rang des importateurs de produits européens. Le statut qui vient d’être accordé par l’UE aura donc un large impact sur les relations commerciales de ces grandes économies.
Perspectives d’affaires Si cette adhésion n’est pas immédiate, la Russie tire cependant des avantages directs du nouveau statut d’économie de marché qui vient de lui être reconnu. Elle pourra en effet bénéficier d’un traitement plus favorable dans les affaires portant sur l’application d’éventuelles mesures antidumping. Jusqu’à présent, une seule marge de dumping était calculée pour l’ensemble de la Russie en utilisant une comparaison des données de pays tiers dotés d’une économie de marché. Ponctuellement, les entreprises russes qui pouvaient démontrer qu’elles fonctionnaient dans des conditions de concurrence identiques à celles de l’économie de marché obtenaient ce statut ; dans ce cas, les seules données de ces entreprises étaient utilisées pour les calculs de dumping.
La Russie compte beaucoup sur les effets de ses réformes structurelles pour attirer de nouveaux investisseurs étrangers encore hésitants à s’engager sur le vaste marché russe en raison des faiblesses liées à l’héritage de la période communiste, à commencer par la réputation de lenteur toute bureaucratique de l’administration locale. Même s’il reste clair, y compris pour le gouvernement russe, qu’une marge d’amélioration subsiste, le président Prodi a invité les milieux économiques et financiers à dépasser leurs éventuelles craintes relatives au poids de l’État sur le tissu industriel russe et a notamment insisté sur les avantages que chacun des partenaires avait à tirer de ces investissements, en particulier dans le domaine énergétique. Au-delà de la perspective de l’adhésion à l’OMC, la Russie et l’Union européenne ont ouvert une nouvelle étape de leur coopération économique, dont la nécessité est renforcée par l’évolution du contexte régional : avec l’élargissement de l’Union européenne, la Russie aura à ses portes un marché de 450 millions de consommateurs, dont certains sont encore largement tournés vers les produits russes. Du côté européen, bien d’autres motivations, telles que la situation de l’enclave de Kaliningrad, parcelle de territoire russe perdue entre de futurs États de la zone « Schengen », et la volonté européenne de s’assurer une zone stable et prospère à ses frontières, ont aussi pesé dans une décision dont les acteurs politiques et économiques ne peuvent que se féliciter.
http://www.actu-cci.com/article/1143/

http://www.geopolintel.fr/article287.html http://www.geopolintel.fr/article287.html



Mercredi 30 Juin 2010


Commentaires

1.Posté par Anita1945 le 25/07/2010 00:58 | Alerter
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Dénichée au CANADA :
Youtube : ROCKEFELLER, le boss d'OBAMA.

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