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Obama organise une visite surprise en Iraq au milieu d'un regain du carnage


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Dimanche 12 Avril 2009

Obama organise une visite surprise en Iraq au milieu d'un regain du carnage

Photo de RFI


Global Research, Bill Van Auken, 12 avril 2009


      Le Président Barack Obama a fait une visite inopinée à Bagdad mardi après-midi, au moment où une série d’attaques à la voiture piégée et la reprise des affrontements entre milices sunnites et forces de sécurité irakiennes, contredisaient les dires de « réussite » de l’équipée néo-coloniale étasunienne en Irak.


      Ces affirmations, instillées à la fois par le gouvernement et les médias étasuniens, ont été démenties aussi par l'extraordinaire secret et sécurité entourant la visite de Obama, forcé de se faufiler dans le pays de la même manière que George W. Bush dans les années précédentes, et n’a pu sortir de Camp Victory, l'immense base militaire étasunienne près de l'aéroport.


      Les journalistes ont dit que le voyage prévu en hélicoptère vers la zone verte fortifiée de Bagdad, pour rencontrer le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, a été annulé à cause d'une légère tempête de sable. Que la vraie raison d’empêcher Obama de s’envoler soit une question de sécurité n'est pas très net, mais une chose est certaine, les responsables étasuniens ont catégoriquement exclu de faire voyager le Président des Etats-Unis à travers les rues de la capitale irakienne. En fin de compte, Maliki a été amené à Camp Victory.


      Holly Bailey de Newsweek, qui faisait partie du groupe de presse voyageant avec Obama, a décrit le court trajet entre l'aéroport et la base étasunienne : « Le cortège, qui était suivi de près par des hélicoptères noirs volant à basse altitude dans le ciel, s’est lentement engagé sur la route poussiéreuse de cinq miles conduisant à Camp Victory. Dans toutes les directions, ce n’était que dévastation totale. Des arbres morts, des piles de briques et de gravats, qui étaient sans doute autrefois des bâtiments. Rien que le néant. Ça ressemblait à un paysage lunaire, juste de la poussière. »


      Avant d'entrer dans les quatre-quatre, les journalistes ont reçu des instructions à suivre en cas d'attaque.


      La visite de quatre heures s’est déroulée à la fin d'un voyage de 8 jours en Europe et en Turquie, dans lequel le Président étasunien a demandé en vain aux puissances européennes de venir à son aide avec la coordination des plans et des mesures d'incitation fiscales et pour plus de troupes pour la guerre en Afghanistan.


      Étant donné la tendance de la politique étrangère militaire de l'administration Obama à rester au centre de l'escalade visant à la fois l’Afghanistan et le Pakistan, il y avait des questions quant au pourquoi le Président ne s’est pas envolé là-bas à la place. La réponse donnée par l’attaché de presse de la Maison Blanche fut que Bagdad est plus proche de la Turquie que Kaboul.


      La brève visite a été cependant motivée par autre chose que la proximité géographique et le désir d'une séance de photo du style Bush avec les troupes étasuniennes. Les différentes réunions à huis clos organisée entre Obama, Maliki et le président irakien Jalal Talibani, semblaient avoir pour but d’empêcher l’effilochage de la situation en Iraq, juste au moment où les États-Unis se préparent à transférer leurs troupes de là vers l’Afghanistan.


      Après sa rencontre avec Maliki, Obama a déclaré aux journalistes qu'il avait « fortement encouragé » le régime irakien à prendre les mesures nécessaires pour unifier les différentes factions du pays, notamment pour intégrer les membres de la minorité sunnite dans le gouvernement et dans ses forces de sécurité.


      Maliki a déclaré pour sa part : « Nous avons assuré au Président que tous les progrès réalisés dans le domaine de la sécurité vont se poursuivre. »


      Il y a tout lieu de douter de cette promesse. Bien que le Pentagone et le gouvernement irakien se soient vantés du fait que les derniers mois ont connu le degré de violence armée le plus bas depuis le début de la guerre et de l’occupation, il y a plus de six ans, les attaques continuent. Au cours du dernier mois, le niveau de violence est monté de manière importante, avec les pires attaques menées à la veille de la visite de Obama.


      Lundi, environ 3 douzaines de gens ont été tués et plus de 130 blessés dans ce qui semblait être une série de 7 attentats à la voiture piégée coordonnés dans diverses parties de Bagdad. L'explosion la plus meurtrière a eu lieu dans le bidonville chiite de Sadr City, où une bombe placée dans une voiture garée à côté d'un marché bondé a tué 10 personnes et en a blessé 65. Le nombre de morts devrait augmenter du fait de la gravité des blessures infligées par l'explosion.


      Juste quelques heures avant l’atterrissage de Air Force One à Bagdad, deux autres bombes, l'une près d'une mosquée chiite à Bagdad et l'autre à Fallujah, ont tué au moins 11 personnes.


      On soupçonne fortement que les dernières attaques venaient de l’escalade des confrontations entre les forces de sécurité à prédominance chiite du gouvernement Maliki et les fameux Awakening Councils, des milices sunnites créées en collaboration avec les forces d'occupation, dans le cadre de la stratégie contre-insurrectionnelle qui accompagnait la « déferlante » mise à exécution sous l'administration Bush en 2007.


      En faisant baisser le niveau des horribles bains de sang qui prévalaient en 2006, les Awakening Councils, désignés sous le nom de Fils de l'Irak par l'armée étasunienne, sont crédités de nombre des réussites apparentes de la déferlante. En vertu de cet accord, les cheiks sunnites ont organisé des milices, constituées dans de nombreux cas d'anciens membres des groupes de la résistance armée, pour assurer la sécurité dans les quartiers sunnites et aider les forces d'occupation à réprimer les éléments les plus inflexibles. En retour, les membres des milices ont reçu jusqu’à 300 dollars de salaire mensuel de l'armée étasunienne.


      Cette stratégie a été mise en œuvre contre l’avis du gouvernement Maliki, qui craint que les Awakening Councils puissent servir de socle à la remise en question de son régime. Dans le cadre des négociations entre les États-Unis et Bagdad, la responsabilité des groupes Awakening a été remise au gouvernement Maliki, qui a promis de continuer à payer leurs membres tout en les intégrant dans les forces de sécurité ou en leur fournissant un emploi civil dans le secteur public.


      Pourtant, les membres des Awakening ne sont plus payés, et à peine une poignée d’entre eux sur quelque 100.000 ont obtenu un emploi. Et qui plus est, le gouvernement Maliki semble avoir mis sur pied une campagne d’interdiction des Awakening Councils et d’arrestation de leurs dirigeants, avec les troupes étasunienne procurant le gros de la puissance de feu pour la réaliser.


      Fin mars, cette campagne de répression a déclenché une révolte armée dans le quartier central de Bagdad au voisinage de Fadhil, au moment où les forces de sécurité irakiennes ont arrêté le chef d’un Awakening Council. Des soldats étasuniens et des hélicoptères Apache ont été appelés pour la réprimer.


      L'incident aurait engendré de l’anxiété chez les dirigeants des autres Awakening Councils, qui se seraient rassemblés et auraient fait naître la colère chez les anciens combattants de la résistance sunnite qui ont rejoint les milices.


      Les récents attentats à la bombe, largement vus comme une réponse à ces événements, soulèvent une fois de plus le danger possible de l’explosion en violence extrême de l'instabilité de la situation politique en Irak.


      Maliki a réagi aux attentats à la bombe par la colère, les mettant sur le compte d'anciens membres du parti Baath de Saddam Hussein, qui ont dirigé le pays pendant 35 ans avant l'invasion étasunienne. Les attentats à la bombe, a déclaré Maliki, sont un « cadeau du parti Baath dissous, en mauvais présage à son anniversaire, » une référence au fait que mardi marquait l'anniversaire de la fondation du parti.


      Ce commentaire semblait vouloir exacerber les tensions sectaires, ce qui remet en question les dernières annonces du gouvernement, d’arriver à un compromis avec l'ancien parti Baas, en majorité sunnite, une politique qui a suscité de vives critiques de la part de certains des propres défenseurs chiites de Maliki.


      Pendant ce temps, la tension monte entre Arabes et Kurdes dans le nord de l'Irak autour des tentatives kurdes pour étendre le contrôle de leur région semi-autonome à la ville de Kirkouk et à ses richesses pétrolières, ce qui pose la menace supplémentaire d'un violente fracture de l'Irak avec les frontières sectaires.


      Une nouvelle intensification de ces conflits pourrait remettre en question le plan de retrait de l'Iraq, annoncé officiellement par Obama en février. Il exige le départ des soldats étasuniens des villes irakiennes dans un délai de deux mois et le retrait de toutes les « troupes de combat » d'ici à août 2010.


      L’expression « troupes de combat » exclut toute une série d'unités militaires engagées dans des actions armées. En tout état de cause, le Pentagone aurait prévu de reclasser certaines unités de combat en non-combattantes, pour continuer à les utiliser en Irak après la date limite d’août 2010, au moment où une « force résiduelle » d'au maximum 50.000 soldats sera laissée pour effectuer les « opérations d’anti-terrorisme, » de formation des forces irakiennes et de protection du personnel et des intérêts étasuniens.


      Tous les soldats étasuniens sont censés être sorti d'Irak d'ici fin 2011, selon les termes de l'accord du Statut des Forces signé en 2008. Toutefois, le Secrétaire à la Défense Robert Gates et le haut commandement des États-Unis, tous rescapés de l'administration Bush, ont indiqué qu'ils s’attendaient pleinement à ce que les forces étasuniennes se déploient dans le pays dans les années après.


      Washington a besoin de réduire ses forces en Irak pour intensifier la guerre en Afghanistan et au Pakistan, où Obama prévoit de doubler les troupes étasuniennes. Il est toujours nettement devant la perspective d'une débâcle dans ces deux démarches militaires.


      Avant de quitter la Turquie, Obama est apparu devant un groupe d'étudiants turcs à Istanbul. L'un d'eux l’a questionné sur l'Irak et les différences de sa politiques par rapport à celle de George W. Bush, citant la conviction selon laquelle, avec l'élection d'Obama, « seul le visage a changé ... mais l’esprit est toujours le même. »


      En réponse, Obama a déclaré être opposé à la guerre en Irak, mais, à présent qu'il est président, il doit être raisonnable sur la manière dont les troupes sont retirées du pays. « Ainsi, certaines personnes peuvent dire, attendez, je pensais que vous étiez opposés à la guerre, pourquoi ne les sortez-vous pas juste tout de suite ? » a-t-il déclaré. « Eh bien, ce n’est pas juste parce que j'y étais opposé au départ que ça signifie que je n'ai pas aujourd'hui la responsabilité de veiller à ce que nous fassions les choses de façon responsable. »


      La question est : responsable pour qui ? L’étudiant turc a mis le doigt sur une vérité essentielle de la politique irakienne d’Obama.


      Derrière les discours de retrait et de rendre le pays aux Irakiens, le nouveau gouvernement poursuit une politique qui, dans son âme, est fondamentalement en accord avec celle de son prédécesseur. Elle est vouée à servir les intérêts géostratégiques des États-Unis, en contrôlant les immenses réserves de pétrole de l’Irak, bien que la Maison Blanche espère qu'il sera à prix réduit et avec une petite armée d'occupation. Pendant ce temps, une plus grande guerre est menée en Afghanistan et au Pakistan, non pas pour éradiquer Al Qaida, mais pour affirmer l'hégémonie étasunienne dans une région de l'Asie Centrale tout aussi vitale et pareillement riche en pétrole.


      Cette politique constitue un désaveu explicite au désir des dizaines de millions de gens, qui ont voté pour Obama parce qu'ils voulaient mettre fin au militarisme de l'administration Bush et arrêter les guerres d’agression des États-Unis. Ce n'est pas la volonté du peuple étasunien qui détermine la politique militaire ou économiques de l'administration Obama, mais plutôt les intérêts de la fine fleur corporative et financière bornée.



Original : www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=13112
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info





Dimanche 12 Avril 2009


Commentaires

1.Posté par PREDICATEUR le 12/04/2009 22:12 | Alerter
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sionistes, on vous prête l'intention de priver la Chine du pétrole iranien.

Pour ensuite lancer sur attaque contre la Chine, votre principal créancier !

OBAMA, PAS TOUCHE au pétrole iranien, ce pétrole iranien, tu n'en fera pas main basse comme le pétrole irakien

Contentez vous de dévorer la Palestine, toi et tes hordes de cannibales ..

2.Posté par 007 le 13/04/2009 09:14 | Alerter
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obama ce n est qu un maryonette il change la poletique agressive de bouch avecune nouvelle poletique hypocrite a la francaise

3.Posté par BoudjemaaA le 15/04/2009 13:44 | Alerter
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Obama c'est Buch habillé en noir. Buch a perdu la guerre politico-militaire ; Obama a remplacé le mot militaire par mensongère ; il cherche à la gagner en faisant de la politique mensongère. Même s'il dit la vérité, personne ne peut et ne va le croire ; sa vérité s'est noyée dans l'océan de mensonges du démon Buch.
La loi deux poids deux mesures sioniste qui avait transformé les citoyens occidentaux en esclaves, et empêche le reste du monde à sortir de l'âge de pierre, va ruiner les Etats-Unis et tout l'occident avec eux. Israël va ruiner et elle a peut être déjà ruiné les pays occidentaux et l'occident fait déjà partie du passé et il fait semblant de l'ignorer.

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