Politique Nationale/Internationale

Obama et les amis de Washington en Europe



Dimanche 27 Juillet 2008

Obama et les amis de Washington en Europe
Le candidat démocrate à la présidentielle américaine, Barack Obama a mis fin à sa tournée moyen-orientale et européenne avec des visites respectives en France et en Angleterre, visites marquées surtout par ses entretiens avec le nouvel ami de Washington, Nicolas Sarkozy et l'ancien, Gordon Brown. Obama dont la tournée à l'étranger a été pressentie comme une étape de sa campagne électorale, a tenté de présenter une politique étrangère différente de celle de Bush. Il a parlé par exemple de la nécessité de trouver une solution diplomatique en Irak, au lieu de s'obstiner dans la guerre. Tout en mettant l'accent sur la lutte contre le terrorisme, Obama a néanmoins souligné qu'en cas de victoire des Démocrates, l'option militaire resterait toujours en vigueur pour les hommes d'Etat de Washington en Afghanistan. Une grande partie de la tournée européenne d'Obama a été donc consacrée à l'invitation des alliés de Washington pour davantage de coopération dans le cadre de la guerre d'occupation que les Américains mènent en Afghanistan. Sarkozy qui est considéré comme le nouvel ami de Washington n'a pas toutefois attendu cette requête pour décider de grossier le contingent français en Afghanistan. Malgré les vives oppositions intérieures et dans la conjoncture où d'autres membres de l'Otan cherchent, chacun à sa manière, des prétextes pour se retirer du bourbier afghan, Sarkozy a expédié 7000 effectifs supplémentaires dans ce pays. Bien que Sarkozy ait des relations étroites avec les républicains, il a accueilli chaleureusement leur rival démocrate à Paris. Par ce geste, il a sans doute voulu montrer que la France tenait à être comptée comme première alliée de Washington en Europe, et cela nonobstant la couleur politique des futurs dirigeants de la Maison Blanche. S'il est vrai que la Grande Bretagne est l'alliée traditionnelle des Etats-Unis, il est tout autant vrai que le Labour a beaucoup perdu au cours de ses 6 dernières années en raison de son alignement aveugle sur les politiques de Washington. Brown a accueilli chaleureusement Obama son éventuel prochain partenaire stratégique au moment où son parti a enregistré son troisième échec consécutif. Mais contrairement à Sarkozy, Brown a demandé à ses alliés de l'Otan d'accepter leur responsabilité et de faire en sorte que le lourd fardeau que traîne Londres en raison, entre autre, de ses problèmes économiques, soit quelque peu allégé. De toute façon, la distribution des cartes politiques en Europe est telle qu'Obama ne risque pas de sitôt de voir un quelconque changement du côté de ses alliés européens. D'autre part, au cours de son périple, Obama n'a rien présenté de concret qui puisse être qualifié de nouvelle feuille de route pour les relations transatlantique. De ce fait, les acquis de la tournée européenne du candidat Obama sont plutôt d'ordre propagandiste ; c'est trop peu pour une tournée où Obama a été accueilli non pas comme un simple candidat ou sénateur mais comme un vrai président.

Barak Obama défend sa tournée

Le candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine, Barak Obama, a défendu sa tournée au Moyen-Orient et en Europe. Pour le rappel, il s'est rendu, en Afghanistan, en Irak, en Jordanie, en Palestine, dans les territoires occupés, en France, en Allemagne et en Grande Bretagne. La couverture médiatique de cette tournée a viré vers une sorte de campagne électorale qui influence celle de son rival républicain, John McCain, lequel a contre-attaqué, en déclarant vouloir se consacrer plutôt à la politique intérieure, pour ainsi tacler Barak Obama, qui a déclaré, en Allemagne, que les Etats-Unis avaient besoin de leurs alliés, pour résoudre leurs problèmes. Ce qui est certain, c'est que les problèmes économiques, dont souffrent les Etats-Unis, sont les résultats de la politique étrangère de l'administration américaine. Sans même parler de la présence des forces américaines, en Afghanistan, l'invasion de l'Irak, depuis 5 ans, et son coût faramineux, qui frôle, selon les derniers rapports, celui de la guerre du Vietnam, pèsent lourds sur l'économie américaine. Les deux mandats présidentiels de George W. Bush ont imposé au budget de l'Etat des dépenses colossales pour la course aux armements, comme à l'époque de la guerre froide. Or, l'appel de Barak Obama, pour trouver des solutions aux problèmes américains, au-delà des frontières des Etats-Unis, n'est pas si loin des réalités actuelles de ce pays. Cependant, on pourrait apporter des critiques aux points de vue du sénateur de l'Illinois. Lors de sa visite, en Irak, M. Obama a prôné une solution politique, face à l'échec de la stratégie militaire, mais, dans le même temps, il a plaidé pour un renforcement de la présence militaire américaine, en Afghanistan. Pour ainsi dire, le candidat démocrate n'est pas vraiment contre une intervention armée. Il veut, seulement, concentrer la guerre sur le front afghan. La politique de Washington, à l'égard de la Palestine occupée, a toujours coûté chère, aussi bien, au contribuable américain, qu'à la crédibilité de leur pays, sur la scène internationale. Lors de brève visite, en Jordanie, en Israël et dans les territoires palestiniens, Barak Obama a montré qu'il n'avait pas l'intention de changer quoi que ce soit à la politique traditionnelle de son pays qui consiste à apporter un soutien sans faille au régime israélien. Autrement dit, le candidat démocrate à la présidentielle américaine n'apporterait rien de nouveau pour palier aux échecs successifs de la politique étrangère des Etats-Unis au Moyen-Orient, ce qui remet en question son projet qui consisterait à chercher des solutions externes aux problèmes internes. Son rival républicain n'a pas manqué, d'ailleurs, de sauter sur l'occasion pour réfuter cette idée. Ceci étant, ce dernier, aussi, aura du mal à convaincre l'électorat de son pays, puisqu'il ne fait que reprendre, voire, recopier la politique étrangère du Président Bush et ses contours militaristes.

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Dimanche 27 Juillet 2008


Commentaires

1.Posté par Ambre le 27/07/2008 18:41 | Alerter
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Il ne faut pas compter sur obama qui n’est né qu’en ce siècle pour adoucir la vision cauchemardesque de notre monde. Il ne faut pas oulier que ce dernier est un héritage du vieux monde occidentaliste.

On la dit et répété qu’il est issu du monde africain aussi bien qu’occidental. Par ses racines africaines il a apprit le mal que peut faire la vision du monde pour le profit de quelques-uns. De des côté occidentaux et par le biais de sa mère il a apprit ce qu’est l’abandon.

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