Politique Nationale/Internationale

Obama et les Clintons : Trium Vira A La Maison Blanche


Hillary Clinton Secrétaire d'Etat c'est le retour des Clintons à la Maison Blanche et sur la scène politique internationale. La nomination de la Dame de Fer Américaine au principal poste de politique étrangère augure mal pour les 4 ans à venir


Dimanche 23 Novembre 2008

Obama et les Clintons : Trium Vira A La Maison Blanche
Selon le quotidien britannique le Times et d'autres médias, Hillary Clinton a accepté le poste de Secrétaire d'Etat que lui a proposé le Président élu Barak Obama. Le mouvement anti guerre US, et bon nombre d'Américains lassés de la politique interventioniste militariste de l'Administration Bush ont voté pour Obama lui permettant d'accéder à la Maison Blanche porté par une vaste majorité. Pourtant, celui -ci vient de faire un choix pour le poste clé en matière de politique étrangère qui va certainement provoqué une grande désillusion et prouver une nouvelle fois qu'Obama n'aspire nullement au changement. Lors des primaires pour la nomination Démocrate, Obama et Hillary Clinton se sont précisemment le plus affrontés sur ce point. Hillary Clinton - qui avait voté pour la guerre d'Irak ce que n'avait pas fait Obama - s'est opposée de manière tranchée sur toute initiative de paix qu''Obama a proposé dont un agenda pour le retrait des troupes américaines d'Irak, et des négociations directes avec ce que les US désignent comme leurs "ennemis", notamment l'Iran. Elle a qualifié de telles démarches de "naïves" et "dangereuses". Hillary Clinton a suggéré à la place d'un agenda de retrait d'Irak, que les troupes US restent stationnées indéfiniment au Kurdistan. Sur le contentieux US Iran, là aussi l'écart entre les positions est grand : Hillary Clinton comme son ex Président de mari est toute acquise à la cause des Sionistes qui poussent les Américains à attaquer l'Iran, alors qu'Obama, bien que n'ayant pas exclu le recours à la force contre Téhéran, a néanmoins, grande innovation politique US, envisagé des discussions directes sans condition entre Washington et Téhéran. Il est même allé plus loin en affirmant qu'il était prêt personnellement à rencontrer des Iraniens de même que des Coréens, des Venezueliens et des Cubains, les grands "ennemis" des US. Mais, lors de ces primaires, en campagne à côté de sa femme dans le Mississipi,Bill Clinton, prémonitoire ou vieux renard de la politique américaine, a affirmé qu'Obama et Hillary formerait un duo dynamique : "une force presque insurmontable". A l'époque il est vrai, c'était Hillary Clinton qui avait proposé un "dream ticket" (ticket de rêve) à Obama en lui offrant la Vice Présidence s'il se désistait en sa faveur pour le poste de candidat Démocrate à la Présidentielle.

Parler du retour DES Clintons à la Maison Blanche est tout à fait approprié. Cette nomination est effectivement double même si l'un des deux agira en coulisse(cette fois c'est Bill). Comme dans l'ancien temps à Rome, l'Empereur Obama aura deux secrétaires (consuls chez les romains), une stratégie trés fréquemment utilisée à cette époque les empereurs romains les envoyant dans des provinces éloignées comme diplomates ou pour gouverner des provinces en limite d'Empire. Les Clintons, elle Secrétaire d'Etat, lui conférencier (Bill Clinton est sollicité et grassemement payé pour faire des conférences un peu partout dans le monde) vont sillonné la planéte pendant 4 ans, une façon pour le moins astucieuse d'Obama de se débarrasser de rivaux incontrôlables et encombrants sur la scène domestique, notamment en prévision d'un deuxième mandat en ce qui concerne Hillary. En choisissant Hillary Clinton au poste de Secrétaire d'Etat, il se décharge de la responsabilité de la politique étrangère notamment en cas d'échec ce qui ne manquera pas d'arriver car Clinton est réputée pour avoir de piètres qualités de négociatrice et manquer de qualité diplomatique. Lors de la campagne des primaires, Clinton avait durement attaqué Obama via un clip video voir le clip, affirmant qu'elle seule serait à la hauteur pour répondre en urgence à une menace imminente impliquant de prendre une décision comme celle d'une attaque nucléaire. Ce clip est devenu célébre pendant la campagne présidentielle sous le nom de "phone call at three in the morning" ( Appel téléphonique à trois heures du matin) aussi célébre que le "bomb bomb bomb Iran" de Mc Cain.

Obama semble avoir décider, en confiant la politique étrangère aux Clintons.de se réserver le champ de la politique nationale, tâche on ne peu plus hardue il est vrai compte tenu des problèmes économiques qui vont aller en s'amplifiant dans les mois à venir avec des licenciements en masse et des risques d'agitation sociale.

Les Clintons seront chargés de vendre à l'étranger un retour aux années 90, que les progressistes européens, empressés de faire ami ami avec un président américain devenu fréquentable grâce à une campagne de propagande sans précédent, mondiale tout autant que nationale et surtout européenne (voir à ce sujet l'article de Jean Bricmont "la gauche européene et Obama" en pièce jointe) accepteront et soutiendront volontiers comme ils l'ont fait à l'époque. Cette politique étrangère, beaucoup l'ont oublié, n'était pas plus "pacifique" que celle des 8 années de Bush. Notamment la Guerre "Humanitaire" du Kosovo illégalement initiée par Bill Clinton qui a utilisé les forces armées de l'OTAN, pour attaquer l'ex Yougoslavie, violant ainsi sa souveraineté, alors qu'elle n'avait pas attaqué les US. Cette guerre du Kosovo a été engagée à l'initiative d'Hillary Clinton faisant pression sur son Président de mari. Avant d'intervenir dans les Balkans, Bill Clinton a résisté un certain temps aux pressions des néocons et des faucons du parti Démocrate sous l'emprise de George Soros, ce milliardaire américain qui a soutenu financièrement les révolutions colorées en Europe de l'Est. Dans sa biographie sur Hillary Clinton, Gail Sheehy mentionne clairement l'influence décisive de celle ci :

"Hillary a exprimé son point de vue par téléphone au président : " Je l'ai exhorté à bombarder". Les Clintons ont discuté du problème pendant les jours qui ont suivi. Le président a exprimé des Si : et si les bombardements provoquaient plus d'exécutions ? Et si cela provoquait une division au sein de l'OTAN ? Hillary a répondu : " tu ne peux pas laisser cela continuer à la fin d'un siècle qui a vu un Holocauste majeur. A quoi sert l'OTAN si ce n'est à défendre notre mode de vie ? " Le jour suivant le président a déclaré que l'utilisation de la force était nécessaire." Certains affirment que l'un des points faibles de Barak Obama c'est son indécision. La Dame de Fer Américaine n' aura pas, semble-t-il, compte tenu de son expérience avec son ex Président de mari et sa pugnacité, de difficulté à convaincre Obama sur des enjeux de politique étrangère inclus ceux aussi graves que de lancer une guerre, et ce d'autant plus qu'elle a mis comme condition pour accepter le poste l'assurance (obtenue) d'avoir un accés direct au Président sans avoir à passer par ses conseillers en politique étrangére du Conseil National à la Securité où vont être postés nombre de ceux qui la critiquent. Elle a également exigé d'être la seule à nommer le personnel du Département d'Etat. D'ou des conflits internes au sein de l'Administration Obama en perspective entre le Département d'Etat et le Conseil National à la Sécurité.

Les consequences des conseils "judicieux" d'Hillary Clinton c'est qu'actuellement un pseudo état dirigé par des gangsters, colonie de l'OTAN, a été établi au Kosovo, que cette guerre était un élément précurseur de deux autres guerres préventives en violation de la souveraineté de deux états, l'Afghanistan et l'Irak, et d'une confrontation plus dangereuse avec la Russie qui perçoit comme une menace l'expansion de l'OTAN dans les Balkans près de ses frontières.

Il est vrai qu'après huit ans de tortures et de massacres organisés par le cowboy inculte du Texas, un retour au Clintonisme "raffiné" sera plus présentable sur la scène internationale.

Pendant toutes ces années passées à la Maison Blanche, celle qui a donné l'ordre de lancer une guerre "humanitaire" au Kosovo, s'est tue lorsque son mari a régulièrement ordonné de bombarder des villes irakiennes en plus de l'embargo génocidaire imposé par l'ONU contre l'Irak qui a fait des centaines de milliers de victimes irakiens principalement des enfants. C'est un Holocauste contre la population civile irakienne qui continue en ce début de vingt et unième siècle et auquel Hillary Clinton ne semble pas vouloir mettre fin, auquel vient s'ajouter celui du peuple Afghan et peut être même celui du peuple Iranien, Hillary Clinton ayanr menacé d'obliterer l'Iran de la carte pour assurer la sécurité de l'entité sioniste qu'elle défend toutes griffes dehors.

Comment Obama peut-il confier le plus haut poste en matière de politique étrangère et de diplomatie à quelqu'un qui qualifie la direction iranienne de " de mollahs fous" et le président élu iranien, de "dirigeant psychotique d'Iran" ? Lors de sa campagne, Obama, rappelons le, a promis d'adopter une approche plus diplomatique à l'égard des "ennemis" de l'Amérique.

Avec la nomination d'Hillary Clinton, cette promesse est bafouée avant même qu'il ne prenne ses fonctions.

En ce qui concerne la Russie, alors qu'une véritable russophobie prédomine actuellement aux US, notamment dans les medias de masse propagandistes, Hillary Clinton est pire qu'Obama, qui n'est pas en reste. Lors de la campagne des primaires, se référant à la fameuse remarque du président G..W.Bush sur ce qu'il avait vu en regardant Poutin droit dans les yeux, elle a affirmé que Poutin n'avait pas d'âme. "C'est le président qui a regardé dans l'âme de Poutine, et j'aurai pu lui dire, que c'était un agent du KGB. Par définition il n'a pas d'âme. Je pense que c'est une perte de temps, n'est ce pas ? Cela n'a pas de sens, mais c'est le monde réel dans lequel nous vivons actuellement." D'aucun feront remarquer que Poutine n'est plus Président mais en temps que Premier Ministre il a son mot à dire (voire plus) en matière de politique étrangère comme on l'a vu lors de la guerre de Georgie l'été dernier.

La nomination d'Hillary Clinton comme secrétaire d'état, sonne donc comme une co présidence avec de facto des Clintons en charge des affaires étrangères, une division des tâches principales en quelque sorte dans cette période de Grande Recession. C'est aussi pour calmer les dissentions au sein même du parti Démocrate entre le puissant camp des Clintons, et ceux derrières Obama, ces promoteurs du "changement" ces nouvelles générations montantes en politique. Pragmatique comme il est, Obama a trouvé la solution : remettre entre les mains des Clintons la politique étrangère américaine, son point faible comme lui ont reproché ses adversaires pendant la campagne electorale, en utilisant et en tirant profit de leur vaste réseau de connections notamment pour affronter les graves problèmes économiques qui l'attendent dès sa prise de fonction. Si bien sûr Obama reste le Président ayant le dernier mot en matière de politique étrangère, en confiant ce domaine aux Clintons, et donc la direction des opérations à l'étranger c'est à dire deux guerres, une troisième de "basse intensité" démarré cet été avec des attaques au Pakistan, et peut être d'autres en préparations ( Iran...). Il marque ainsi sa volonté de se consacrer à ce qui l'interesse le plus de par son experience passée (animateur communautaire à Chicago) : reformer les structures de la société américaine et combattre l'insécurité.

Conséquence inattendue de cette nomination, c'est que la culture de corruption sur laquelle a reposé l'Administration Clinton va être étendue à la scène internationale (Ce que Bill Clinton a déjà commencé à faire). Si un quelconque dictateur d'un pays riche en ressources naturelles si possible pétrolière ou gazière veut obtenir une aide militaire accrue, un don à la Fondation Bill Clinton, la Clinton Global Initiative, et ce sera fait. Idem, si un puissant Lobby, comme celui des Sionistes, AIPAC, veut arriver à ses fins notamment une attaque Américaine contre l'Iran. Les Clintons, comme Obama, sont d'ailleurs des "fans" d'AIPAC et de leur protégé, Israël, avec tout ce que cela implique en ce qui concerne le conflit israélo palestinien. Et ils ne sont pas les seuls: le Vice Président d'Obama, Joe Biden, affiche des positions proches des Clintons. Biden va même plus loin, en plus de défendre la guerre en Irak, il prône également le découpage de l'Irak en trois états sur une base ethno religieuse, shi'ite, sunnite et kurde, le rêve des Sionistes, et a affirmé publiquement qu'il était Sioniste.

Après Rahmbo (Rahm Israël Emanuel) , le Sioniste nouveau secrétaire général de la Maison Blanche qui est lui-même issu de l'Administration Clinton, bienvenu au Club Américain des "Plus Sionistes Que Moi Tu Meurs" en Obamaland/Maison Blanche.

Et ce n'est pas fini!

Samedi 22 Novembre 2008
Mireille Delamarre

http://www.planetenonviolence.org/ http://www.planetenonviolence.org/



Dimanche 23 Novembre 2008


Commentaires

1.Posté par JML le 23/11/2008 14:10 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

HILARY CLINTON : mission : séduire le monde et mettre des batons dans les roues d'OBAMA pour se faire élire dans 4 ans.( accord secret)
EMMANUEL : Mission : domination total du lobby juif à la maison blanche et dans le pays , renforcement des aides et du pouvoir aux Israeliens face aux musulmans.
OBAMA a les pieds et mains liées, sa mission sera tout simplement de seduire le monde , de valoriser les noirs ,et de relancer l'économie, mais delà à prendre des décisons capitales , c'est à dire militaires, aucun pouvoir de ce coté là.
Il ne faut rien attendre de ces trois là, car ils sont une nouvelle fois les marionnettes de ceux qui dirigent vraiment le monde en secret : les ILLUMINATIS.

2.Posté par Aigle le 23/11/2008 14:47 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

C'est l'Administration CLINTON 2 ...C'est aussi simple que cela ...et les palestiniens , s'ils ne se de"barassent pas de Abbas IZNOGOUD ET SA COUR , auront vite fait de comprendre que la Porte de la purification ethnique avec comme corollaire les bantoustans , ou l'Exile BIS sera la seule issue qui leur sera donnée .AVIS !!

3.Posté par Ramos le 23/11/2008 15:02 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Ohhhhhhhh, une membre du Bohemian Club, encore dans le gouvernement US. Comme c'est bizarre!!!!!

4.Posté par bedmiki-99 le 23/11/2008 17:48 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Ils sont forts ces usionistes !!!

5.Posté par Blackhole le 23/11/2008 17:50 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Un peu plus de la même chose ....

6.Posté par anomyme le 24/11/2008 00:01 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Hum je vois, c'est le Big Mac de la politique, ça marche depuis 25 ans, donc pourquoi arrêter?!
En tout cas quand je re-sors mes livres d'Histoire, et comme le dis très bien l'article, toutes ces petites manigances me rappelle la fin de l'empire Romain.
Trop sûr de lui, arrogant, à la corruption et au cynisme démesuré, l'armée trop étalée et submergée par le nombre de front, et au système d'une dictature camouflée en démocratie.
Patience

Nouveau commentaire :

VIDEOS | Politique Nationale/Internationale | Propagande médiatique, politique, idéologique | Société | Histoire et repères | Conflits et guerres actuelles | Néolibéralisme et conséquences

Publicité

Brèves



Commentaires