Politique Nationale/Internationale

Obama et le sens de l’histoire. Et si les sondages sont faussés ?


Plus que dix jours. C’est l’ultime ligne droite...
A s’en tenir aux seuls résultats des sondages, Barack Obama serait le mieux placé pour l’emporter...


Mercredi 29 Octobre 2008

 Obama et le sens de l’histoire. Et si les sondages sont faussés ?

Obama et le sens de l’histoire

par K. Selim

Plus que dix jours. C’est l’ultime ligne droite pour les élections présidentielles américaines qui se déroulent dans un contexte économique des plus inquiétants.

Le président des Etats-Unis est un homme qui dispose de beaucoup de pouvoir, mais il est enserré dans un système plutôt complexe et contraignant. S’il ne faut pas s’attendre à de grands bouleversements, les électeurs américains ont, avec Barack Obama, une opportunité historique d’offrir à leur pays un nouveau départ. Le bilan de deux mandats de George W. Bush est l’un des plus sinistres de l’histoire des Etats-Unis. Rien n’a manqué aux Américains - et au monde - : des guerres sanglantes, coûteuses et vaines, une poussée délibérée vers le conflit des civilisations et, last but not least, une crise financière et économique sans précédent depuis 1929.

L’enjeu est simple : donner le pouvoir à John McCain, c’est tout choisir de continuer dans le choix du désastre, de proroger le mandat de G.W. Bush, à cette Amérique dont l’image est totalement dégradée à travers le monde. Il ne faut pas chercher très loin la cause de la popularité mondiale de Barack Obama : c’est un homme jeune, c’est un noir métissé et il incarne, jusque dans sa trajectoire personnelle, le progrès et l’avenir des Etats-Unis. McCain représente la vieille Amérique inculte de Bush, l’arrogance des néoconservateurs militaristes, l’aveuglement cupide des ultralibéraux, dont la titanesque faillite n’a pas été encore dévoilée.

Si le monde entier pouvait voter aux élections, il ne fait guère de doute que Barack Obama serait déjà le président des Etats-Unis d’Amérique. Mais le président des Etats-Unis est élu par les Américains, dans les bureaux de vote. Les sondages sont toujours au beau fixe pour le sénateur de l’Illinois et son adversaire en est réduit à lancer des attaques sur le fait qu’Obama aurait déjà rédigé son discours d’investiture. Une charge fausse, a répliqué le camp Obama, en relevant, non sans raison, que le seul projet de McCain est de relire le « discours de George W. Bush ».

Les Etats-Unis, à en croire les sondages, sont au seuil d’un réel changement, d’un renouvellement politique que Barack Obama incarne avec élégance. Sa vision des relations internationales, si elle ne peut s’éloigner des « constantes » du système, est plus apaisée, moins guerrière que celle de son rival. Barack Hussein Obama a tout pour plaire et si le monde le souhaite, il est avant tout une chance pour l’Amérique de rebondir, de reconstruire un projet. Objectivement, rien ne devrait entraver l’arrivée d’Obama à la Maison-Blanche, à moins que les machines à voter ne jouent de très gros tours aux suffrages des citoyens. A moins surtout que le racisme latent, celui qui se cache et qui ne s’exprime pas dans les sondages, ne vienne perturber le sens de l’histoire. Hypothèse improbable, elle signifierait bien plus que le terrible ratage d’Al Gore il y a huit ans...

Editorial, Le Quotidien d’Oran


Et si les sondages sont faussés ?

par Kharroubi Habib

Dans huit jours, le 4 novembre plus précisément, l’Amérique votera pour décider qui de John Mc Cain le républicain ou du démocrate Barack Obama sera le successeur de George W. Bush à la Maison-Blanche.

A s’en tenir aux seuls résultats des sondages, Barack Obama serait le mieux placé pour l’emporter. Tous ces sondages le donnent en effet largement devant son rival républicain dans les intentions de vote de l’électorat américain. Des médias, très sérieux au demeurant, ont déjà sauté le pas et soutiennent que les jeux sont faits en faveur du sénateur démocrate de l’Illinois.

Il est vrai que l’impression prévaut que la cote de popularité du candidat républicain a sérieusement pâti de ses prises de position dans les questions économiques, que la crise financière a placées au coeur du débat électoral. John McCain est également desservi par la personnalité de sa colistière Sarah Palin, dont les Américains découvrent qu’elle est décidément inapte à occuper la fonction de vice-présidente et donc de possible présidente des Etats-Unis.

Un constat qui a, fait extraordinaire, provoqué le ralliement au candidat démocrate de personnalités de premier plan du camp républicain, dont l’ex-secrétaire d’Etat de George W. Bush, le très populaire et respecté Colin Powell. Mais aussi l’ancien porte-parole de la Maison-Blanche, Scott McClellan, et avant lui l’ancien gouverneur républicain du Massachusetts, William Weld, et de l’ex-représentant du gouvernement auprès de la Cour suprême, Charles Frieds. Des ralliements qui sont l’indice que le ticket McCain-Palin est loin de faire l’unanimité dans le camp républicain même.

Il faut se garder pourtant d’affirmer que l’élection présidentielle serait pour cela déjà « pliée » en faveur de Barack Obama. Il est en théorie difficile, voire impossible pour McCain de rattraper le grand retard sur son adversaire dont le créditent les sondages. Mais beaucoup de spécialistes et d’observateurs de la société américaine mettent en garde contre la sincérité de ces sondages en mettant en avant le « syndrome Bradley ». Explication : Bradley a été un candidat noir au Congrès qui a écrasé son adversaire blanc dans les sondages, pour sortir finalement battu dans le scrutin.

C’est la réédition de ce cas de figure que disent craindre ces milieux, qui estiment que l’on a un peu trop sous-évalué le réflexe raciste de « l’Amérique profonde blanche ». C’est d’ailleurs l’arme ultime et fatale sur laquelle compte le camp républicain, dont des représentants n’hésitent pas à pousser l’électorat dans ce sens.

Tout n’est donc pas joué et le candidat démocrate l’a bien compris, qui a consacré ses derniers jours de campagne à faire le forcing dans les Etats de l’Union où cet état d’esprit pourrait prévaloir le 4 novembre.

En tout cas, jamais élection présidentielle américaine n’a aussi passionnément intéressé et les citoyens américains et l’opinion internationale. A juste raison, parce que ses enjeux sont absolument inédits dans une Amérique en pleine déconfiture politico-militaire dans le monde et sérieusement ébranlée dans sa puissance économique et financière.

Analyse - Le Quotidien d’Oran

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=5277 http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=5277



Mercredi 29 Octobre 2008


Commentaires

1.Posté par erra le 29/10/2008 13:21 | Alerter
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L'élection américaine est sans importance. En effet, depuis quand le président des USA dirige les USA ? la dernière fois qu'un président US a voulu gouverner ce pays, il a étét flingué : Kennedy. Avant lui, idem. Si le vainqueur (peu importe qui) veut diriger les Etats-Unis, il sera aussi flingué. Car diriger les Etats-Unis, c'est remettre en cause le pouvoir au Etats-Unis. Ce pouvoir n'est pas à la Maison blanche, mais dans les banques, dans l'industrie militaire, dans les médias.
tout au plus, le président des USA dirige les cuisines de la Maison Blanche ainsi que l'équipe de nettoyage.

2.Posté par mega le 29/10/2008 14:49 | Alerter
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mais oui mc cain ou obama ce sont des pantins ,ceux qui dirigent vraiment sont dans l'ombre,de plus les gens ne reflechissent pas malheureusement,qu'ils soit noirs ,blancs ou asiatiques,le prèsident et avant tout amèricain donc ils fera tout pour son pays en ecrasant les autres pays si il le faut,en plus les gens croit que par sa couleur noir ça va changer ,c'est pareille si c'etait une femme comme hillary,certes on change l'emballage mais pas le contenu,c'est tjrs la meme chose les partis politiques qu'ils soient dèmocrate ou rèpublicains reinventent tjrs un nouveau truc lors des elections pour faire croire aux changements,mais rien ne changera,c'est pas le prèsident qu'il faut changer c'est le systeme et un quart des gens dans le monde la compris.

3.Posté par souad le 29/10/2008 15:09 | Alerter
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Dites les gars, qu' en est-il de cette histoire selon laquelle Obama serait né en Indonésie et ne serait donc pas présidentiable, Info ou intox ? Merci, bisous.

4.Posté par CHP le 29/10/2008 15:33 | Alerter
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SOUAD, la réponse est là : http://www.voltairenet.org/article158426.html

( cela fait un moment que c'est dans les tuyaux )

5.Posté par pasdupe le 29/10/2008 17:12 | Alerter
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Que ce soit l'un ou l'autre : peu importe. Comme le souligne certains commentaires ci-dessus, c'est l'entourage occulte qui dirige les USA avec à sa tête H. Kissinger. Il est là depuis Nixon !

Le seul enjeu de cette élection est de savoir si le peuple américain est en capacité d'élire un homme de couleur.

C'est bien ce que souhaitent ceux qui ont fait en sorte qu'il soit candidat, c'est à dire TOUT l'establishment, eux qui sont les promoteurs inconditionnels du grand village mondial.

N'est-il pas en effet interpellant et significatif que TOUS les médias aient fait d'Obama leur héros

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