Politique Nationale/Internationale

Obama dissimule la révolte populaire et prolonge l’état d’urgence



Samedi 12 Septembre 2009

Obama dissimule la révolte populaire et prolonge l’état d’urgence
Après qu’ait éclaté début août une révolte populaire contre la réforme Obama et sa politique de renflouement, la Maison Blanche et les médias nationaux américains font désormais comme si le peuple n’avait pas parlé. La presse ne rapporte plus les rassemblements de masses et les manifestations d’hostilités du peuple à l’encontre d’Obama et de ses politiques, et le Président a choisi dans son discours de mercredi de ne pas tenir compte de cette contestation massive et de poursuivre son programme d’austérité.

Fin août, alors que de nombreux députés ne tenaient plus de réunions publiques ou optaient pour des visioconférences et des réunions de dernières minutes par peur des citoyens en colère, au moins 15 à 20 000 personnes ont participé chaque jour à des Town Hall meetings qui rassemblaient en moyenne 7-800 personnes. Samedi dernier, 18 000 personnes se sont massées à Cincinnati dans l’Ohio, un des Etats les plus durement frappé par la crise, pour un Town Hall meeting spécial avec le chef du groupe républicain à la Chambre des députés. Les questions portaient aussi bien sur la réforme de la santé que sur l’éducation, le renflouement de Wall Street et, nouveauté, sur la guerre en Afghanistan - la Maison Blanche veut y envoyer plus de soldats alors que la population est majoritairement opposée à cette guerre. Deux jours après, à quelques kilomètres de là, le Président en personne ne rassemblait que 4 000 personnes en soutient à sa réforme. La marche sur Washington organisée aujourd’hui par les organisations libertaires/conservatrices a elle aussi été étouffée par la presse nationale.





Que la contestation soit républicaine, démocrate ou simplement citoyenne, elle est systématiquement dissimulée, Washington se transformant ainsi en bunker pour se protéger de la réalité. La Maison Blanche aurait-elle nommée Josef Goebbels « tsar » à l’information ?





Dans sa folie, la Maison Blanche vient aussi de prolonger l’état d’urgence (et donc les mesures d’état policier qui vont avec) décrété par George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001 et qui avait permis à son administration de renforcer le pouvoir présidentiel et de dissimuler ses pratiques inconstitutionnelles. L’administration Obama a déjà adopté la doctrine de l’ « exécutif unitaire » établie par ses prédécesseurs, en gouvernant par des décrets-lois (« signing statements ») contredisant les décisions du Congrès et en recourant à la tsarmania pour contourner les procédures parlementaires de confirmation pour les responsables de l’administration.






Obama dissimule la révolte populaire et prolonge l’état d’urgence

Le prochain stratagème d’Obama : l’épargne forcée ?

Vous rappelez-vous du stratagème auquel Hitler a eu recours pour créer Volkswagen ? Il a prélevé des sommes sur les comptes détenus par chaque travailleur allemand, de manière à accumuler les fonds nécessaires au financement de « la voiture du peuple », lequel pourrait, un jour ou l’autre, en faire l’acquisition. Ce qui s’est passé en réalité, après que les travailleurs allemands furent déboursés de 67 millions de dollars, à raison de 5 marks par semaine, est que la voiture ne fut jamais sortie.

Nous appelons cela de « l’épargne forcée », ou tout simplement du vol.



Sans que l’on doive s’en étonner, les économistes comportementalistes d’aujourd’hui, confortablement installés au sein de l’administration Obama, sont prêts à user du même stratagème. Ils appellent cela « aider les travailleurs à épargner », bien qu’il s’agisse en fait de trouver des moyens d’induire les gens à faire ce que les économistes considèrent « rationnel ».



Le président Obama a levé un voile sur la réforme à l’occasion de son message radiophonique du 4 septembre. Après avoir versé des larmes de crocodile au sujet de la perte de 2000 milliards de dollars, dont a été victime l’épargne-retraite, suite à l’effondrement financier, Obama a présenté un plan en quatre points. Pour commencer, par simple décret administratif, on ordonne la souscription automatique de tous les travailleurs américains (sauf si leur société est trop petite) à des comptes-retraite (les plans 401k du Code des impôts). Ensuite, il sera prétendument possible de mettre un terme à la souscription ; mais, comme cela a aussitôt été dit dans les médias, les économistes comptent sur le fait que les travailleurs ne le feront pas, une fois effectués les premiers versements.



Les deux autres points plaident pour que les remboursements d’impôts soient versés chaque année aux Américains directement sur ces comptes, et pour que les employeurs payent les heures supplémentaires et autres primes également directement sur eux. Le gouvernement « permettra » aussi de verser les remboursements sous forme de bons d’épargne fédéraux.




Les HMO tuent des gens, disent les infirmières californiennes

« Le refus d’accès aux soins, prononcé régulièrement par les assureurs privés, est comme l’éléphant dans la pièce dont nul, dans le débat national sur la santé, ne semble vouloir parler. Rien dans les lois, actuellement débattues au Sénat et à la Chambre des représentants, ne remet en cause cette pratique. »

Ces assureurs privés, appelés « HMO (Health management organisations », sont des « panels de la mort », déclare l’Association des infirmières de Californie. Cette association a rendu public les chiffres choquants du nombre de refus d’accès aux soins par les HMOs.

Cette déclaration de Deborah Burger, infirmière, co-présidente de l’Association des infirmières de Californie (CNA), et du Comité national d’organisation des infirmières (NNOC), lance un défi au discours prononcé par Obama le 7 septembre à Cincinnati, où il pérorait : « opposants à la réforme : que proposez-vous comme alternative ? »

Le CNA/NNOC vient de montrer que les HMOs ont refusé, sur les huit dernières années, pas moins d’un cinquième des demandes de prises en charge. Les responsables de l’enquête du CNA/NNOC ont analysé les données fournies par les assureurs auprès du Département de la santé de Californie. De 2002 au 30 juin 2009, six des principaux assureurs installés en Californie ont refusé 47,7 millions de demandes de soins, soit 22% du total des demandes.

Voici le détail : PacifiCare (appartenant au groupe UnitedHealth) a refusé 39,6% des demandes ; Cigna, 32,7% ; HealthNet, 30% ; Kaiser Permanente, 28,3% ; Blue Cross, 27,9% ; et Aetna, 6,4%. Dans de nombreux cas, cela s’est soldé par des décès précoces : par exemple pour Nataline Sarkisyan, 17 ans, habitant Northridge en Californie, à qui Cigna a refusé une transplantation du foie ; également pour Nick Colombo, de la ville de Placentia, à qui a été refusé le traitement de son cancer des os. Cette pratique a permis aux 18 géants de l’assurance de dégager un profit de 15,9 milliards de dollars en 2008 dans le seul Etat de Californie.

Le CNA/NNOC est favorable à l’alternative qu’Obama a précisément retirée de la table : une extension de la couverture de santé de Medicare à tous les Américains.

Quelle est l’option choisie par Obama ? Dès le départ, il a écarté l’idée d’une assurance-santé universelle, et il a déclaré que les assureurs privés continueraient à jouer leur rôle dans sa « réforme ». Il a exigé que soit mise en place une copie conforme du système britannique, avec ses refus d’accès aux soins décidés par un panel de la mort (fameux pour ses initiales : NICE), dans le but de réduire les dépenses de Medicare et Medicaid.

Lyndon Larouche, à la tête de la campagne pour un retrait de la « réforme » d’Obama, propose une alternativetrès simple : bannir les HMOs, abroger la loi de 1973 de Nixon qui a amené leur création, rétablir dans chaque Etat le quota d’accueil hospitalier défini par la loi Hill-Burton, et financer cela par une caisse unique ; en d’autres termes, une assurance Medicare pour tous.

http://www.solidariteetprogres.org http://www.solidariteetprogres.org



Samedi 12 Septembre 2009


Commentaires

1.Posté par obliga le 12/09/2009 16:38 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

et voila que notre nabot de president sarkozie qui suis la meme voix pour privatiser la cpam,ça promet !

2.Posté par Sylv@ymivision le 12/09/2009 21:15 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Comment ce fait-il qu’il n’y est pas de vidéo transmit par des journalistes indépendants sur you tube en rapport aux manifestations qui ne sont pas divulgué dans les médias au États-Unis si tel est le cas ?

3.Posté par roland le 13/09/2009 17:24 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Obama se met à faire comme Sarko et sa presse au ordres à faire comme nos médiasmenteurs français. Les "bonnes idées" se transmettent, et tous les dictateurs "libéral-fascistes" arrivent au même paradigme.

Nouveau commentaire :

VIDEOS | Politique Nationale/Internationale | Propagande médiatique, politique, idéologique | Société | Histoire et repères | Conflits et guerres actuelles | Néolibéralisme et conséquences

Publicité

Brèves



Commentaires