Politique Nationale/Internationale

OCS: prémisses d'un conflit énergétique entre Moscou et Pékin (Moskovskié Novosti)



Ria-Novosti
Vendredi 17 Août 2007

Le sommet de deux jours de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) doit clôturer ses travaux le 17 août. Ce forum a été couronné par la signature d'un Traité de coopération durable, d'amitié et de bon voisinage, et d'un plan d'action pour la sécurité internationale en matière d'information.

Il est évident, dans le même temps, que les pourparlers des "six" avec les dirigeants des pays observateurs et les invités spéciaux ne se sont pas bornés aux phrases traditionnellement lâchées au sujet de l'extension de la coopération. Les experts sont convaincus que, dans les couloirs, on a abordé les perspectives d'élargissement de l'OCS vers l'Inde, l'Iran, la Mongolie et le Pakistan. En témoigne indirectement la déclaration du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov: "L'OCS a établi un moratoire sur l'extension de sa composition. On peut s'attendre à ce que les chefs d'Etat mettent l'accent sur la nécessité de multiplier les contacts pratiques avec les pays observateurs".

Dans cette optique, on n'exclut pas que le sommet donne le coup d'envoi à l'initiative de Vladimir Poutine sur la mise en place, au sein de l'OCS, d'un Club énergétique. Plusieurs circonstances concordantes viennent appuyer cette thèse. Les experts notent la présence à Bichkek du président turkmène Gourbangouly Berdymoukhammedov qui mène des consultations avec Islam Karimov et Noursoultan Nazarbaïev sur la construction d'un gazoduc entre le Turkménistan et la Chine via l'Ouzbékistan et le Kazakhstan.

La Chine lorgne depuis longtemps sur les républiques d'Asie centrale riches en hydrocarbures. Pour l'instant, seul le Kazakhstan alimente la Chine en gaz naturel. Toutefois, ces derniers temps, Tachkent commence également à s'intéresser à la coopération énergétique avec Pékin.

En outre, les experts n'excluent pas qu'à l'avenir l'Ouzbékistan puisse également livrer son gaz à la Chine. Aujourd'hui, 80% du gaz produit dans cette ancienne république soviétique est consommé sur le marché intérieur, et les 20% restants sont exportés vers des pays voisins, y compris vers la Russie. Des analystes craignent que les exportations de gaz ouzbek ne soient réorientées de Moscou vers Pékin, car ce dernier se montre prêt à proposer des conditions de coopération plus avantageuses. Enfin, il ne faut pas oublier que les réserves de gaz de l'Ouzbékistan pourraient s'avérer plus grandes qu'on ne le croit. A cet égard, des tensions ne sont pas à exclure entre la Russie, solidement implantée en Asie centrale, et la Chine. La création du Club énergétique pourrait éviter un conflit éventuel ou, au contraire, le déclencher.

Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.


Vendredi 17 Août 2007


Commentaires

1.Posté par Bakoun le 17/08/2007 18:49 | Alerter
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Nous savons désormais que la Russie et la Chine sont des "associés inconditionnels", face à la politique US dans le monde, et qu'ils trouveront toujours un terrain d'entente pour ne pas briser cette "association".
Surtout quand à la clé, il est question de supprimer le "lider ship" à l'empire gringo.

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