EUROPE

Nucléaire iranien : mise en garde lancée à l'Occident


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Jeudi 26 Juin 2008

Nucléaire iranien : mise en garde lancée à l'Occident
Il faut bien se l'avouer, les Européens ne sont pas exactement des anges. Pas bien méchants, certes, et même bourrés de bonnes intentions, mais un tantinet hypocrites, incroyablement dénués d'indépendance d'esprit, dès qu'il s'agit de se démarquer des Américains. Voici près de 6 ans que la RII cherche, par tous les moyens possibles et imaginables, un début de solution à un dossier technique qui n'est rien moins qu'un assemblage d'efforts réglementés dans le strict cadre du Droit international. De proposition en proposition, de formule en formule, elle tente d'extraire ce même dossier du ridicule amas de malentendus, d'idées préconçues, de fausses accusations où il est plongé, à cause des hostilités ouvertes des Américains. Mais, à chaque fois, ces efforts s'arc-boutent sur le manque de courage d'une Europe qui ne veut à aucun prix déplaire à l'Ami outre-atlantique. Mercredi , le Président du parlement iranien a fait écho du mécontentement de Téhéran des restrictions bancaires que vient de lui imposer l'Europe, alors même que les discussions sont en cours sur le nouveau paquet de propositions iranien. Larijani a parlé d'"acte délibérément provocateur", avant d'évoquer le "peu de temps" qu'il reste, pour que soit réglée à l'amiable la question nucléaire. Non qu'il veuille jouer les sirènes alarmistes, comme le font si bien ces autres Européens, à chaque fois qu'ils désirent marquer des points, mais parce que Téhéran s'estime lié par l'éthique, même, en politique, et qu'il attend que ses partenaires le soient tout autant. Ce paquet de propositions iranien auquel M. Solana, en personne, a trouvé plus d'une vertu pour le juger apte à servir de base aux futures négociations, est destiné à recréer un climat de confiance, gravement, écorné, ces derniers temps. Si l'Europe se lance dans d'aveugles représailles, avant même de l'étudier, ce serait la dernière chance d'une réelle sortie de crise qu'elle risquerait de tuer dans l'oeuf. Maintenant, de deux choses l'une : ou bien l'Europe se résigne à singer, sur toutes les lignes, les Américains, et à décréter, mesure sur mesure, des sanctions qui nuiront, avant tout, à ses propres intérêts, et ce, dans l'unique but de satisfaire la Maison Blanche, ou bien elle regarde les choses en face et agit en adulte majeur et vacciné, c'est-à-dire, indépendamment de la volonté de l'Oncle Sam. En Iran, on souhaite, bien évidemment, que le premier cas de figure se produise. Mais en politique, la logique et le bon sens ne disent, hélas, pas toujours le dernier mot. Si l'Europe choisit la seconde option, cela signifierait qu'elle n'est pas sérieuse dans ses efforts de règlement de la crise, qu'elle se moque de l'Iran, de sa bonne foi, de sa sincérité, et qu'elle cherche, non pas un retour au calme et à la sérénité, mais une querelle d'usure.

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Jeudi 26 Juin 2008

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