Propagande médiatique, politique, idéologique

Nucléaire iranien: le matraquage médiatique se poursuit


Les leçons, c'est à peine un truisme, ne servent à rien, si elles ne sont pas retenues. On n'est pas près d'oublier les années de guerre, en Afghanistan, quand la Maison Blanche, obsédée, par le péril communiste, armait et formait, à tour de bras, les guerriers, qui allaient constituer, peu après, l'essentiel des effectifs des Talibans.


Jeudi 1 Mars 2007

Pas plus que l'on ne saurait passer dans la colonne des pertes américaines, la désatreuse expédition mésopotamienne, qui n'en finit pas d'alimenter en cauchemars les nuits blanches des césarillons du Pentagone. Et voilà que l'administration Bush et alliés remettent ça, avec un dada qu'ils nourrissent, depuis, bientôt, quatre ans: des raids "éclair" visant les sites iraniens. Lundi, trois jours après l'expiration de l'ultimatum fixé à l'Iran, dans le cadre de l'illégitime résolution 1.737, la machine d'intox anglo-saxone s'est remise en marche.

A Londres, l'impopulaire Tony Blair s'est montré plus menaçant que d'habitude, en accusant les dirigeants de Téhéran d'avoir fait un mauvais calcul politique, tandis qu'au même moment, à Washington, le Directeur de l'Agence nationale de renseignements, John Mac Canel, prédisait la naissance d'ici 7à 8 ans de la première bombe atomique iranienne, bombe qui, dixit, si jamais elle venait à voir le jour, provoquerait un chamboulement stratégique, à l'échelle de tout le Moyen-Orient.

Ce flot de déclarations verbeuses et impertinentes, où chacun pourrait, facilement, déceler les signes d'une guerre psychologique primaire, intervient, sans que soit pris en compte le texte auquel il est, en toute logique, censé se référer. Le rapport d'El Baradeï, présenté, vendredi, au secrétariat de l'AIEA, ainsi qu'au Conseil de sécurité, souligne, avec insistance, l'aspect, exclusivement, civil, du nucléaire iranien, auquel il dénie, à nouveau, toute visée militariste. Il est vrai que, jusqu'à ce jour, aucun engin atomique n'a pu ëtre conçu, sur la base de l'uranium enrichi à 5%, comme cela est le cas, actuellement, en Iran. Mais les données scientifiques ne pèsent que trop peu dans un pseudo-casier, qui n'a visé, dès le début, qu'à diaboliser un pays, qui a le tort de défier l'Arrogance mondiale. Après tout, depuis qu'elle est devenue l'apanage de l'Occident, la science n'a cessé d'être dévoyée à des fins idéologiques.

IRIB


Jeudi 1 Mars 2007

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