Les négociations au téléphone du Secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale Saïd Jalili avec le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, ont eu une vaste répercussion dans les médias. Les deux parties ont annoncé la décision des deux parties de poursuivre les négociations de Genève, qui avaient eu lieu, il y a deux semaines, entre l'Iran et les 5+1. Les deux parties avaient convenu à l'issue de ces négociations, d'annoncer, après des consultations, leur avis sur le calendrier des futures rencontres et les modalités des négociations. En dépit de tout cela, les Etats-Unis et certains milieux politiques occidentaux ont changé juste après la réunion de Genève, de cap et aux antipodes des thèmes évoqués à la réunion de Genève, et ils ont parlé de l'ultimatum de deux semaines donné à la réponse d'Iran au paquet de propositions de l'Occident. En réaction à de telles prétentions et aux campagnes d'intoxication, la RII a refusé tout ultimatum à sa réponse. Dans ce même contexte, le journal britannique « Guardian » a écrit dans son édition de lundi que ce alors que l'Iran réitère son droit inaliénable de poursuivre ses activités nucléaires, l'attente de l'Occident quant à l'admission du projet de suspension d'enrichissement d'uranium par l'Iran en contre partie du paquet de proposition des 5+1, est irréaliste. La chaîne russe Rionovosti a écrit, en référence aux négociations Jalili-Solana, que les deux parties cherchaient, à travers ces négociations, de poursuivre les précédents accords et de coopérer, au terme d'une approche positive, basée sur les affinités des documents échangés.
Ceci étant, Paris a annoncé, au terme des négociations au téléphone de Solana et de Jalili qu'il attendait la réponse de l'Iran au paquet de propositions et il a menacé que si l'Iran ne disait pas oui aux propositions de l'Occident, il se heurterait à de nouvelles sanctions. Le département d'Etat américain a aussi pris une position similaire et menacé l'Iran de sanctions. En dépit de toutes ces suggestions et les prises de positions de l'Occident, le porte-parole de la diplomatie iranienne Hassan Qashqavi a explicitement annoncé hier, lors de sa première conférence de presse : « Le dialogue est la stratégie de l'Iran et non pas son tactique. » « L'Iran, a-t-il ajouté, est sérieux dans les négociations et sur cette base, les consultations de Jalili et de Solana perdureront. »