RELIGIONS ET CROYANCES

Nouvelle petite leçon de théologie judéo-chrétienne : à propos de la béatification de Pie XII


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Dimanche 12 Octobre 2008

Le dernier synode tenu au Vatican nous offre l’opportunité d’une nouvelle leçon de théologie judéo-chrétienne.
En effet, le Vatican a, pour la première fois, invité un rabbin à participer à un synode, la plus haute instance consultative de l’église catholique. Il est vrai que ce synode était consacré à la « parole de Dieu, » et donc également à la lecture qu’en font des membres d’autres confessions, comme le christianisme orthodoxe ou … le judaïsme.
Car cette parole de Dieu est celle qu’on trouve dans les Evangiles [Nouveau Testament] mais aussi dans le Pentateuque [Ancien Testament]. Ce qui explique l’absence de Musulmans à ce synode car ces derniers se réfèrent exclusivement au Coran et considèrent que l’Ancien et le Nouveau Testament constituent des restitutions déformées de la parole sacrée.
Qui a raison, qui a tort, n’est pas l’objet de mon propos. Même si on peut s’interroger de la lecture faite de l’Ancien Testament par un judaïsme qui met surtout en avant celle du Talmud, c’est-à-dire une lecture très particulière de la Torah qui, pour le commun des croyants, hors le Talmud tient plutôt un rôle de fétiche au sens propre et figuré du terme.
Non, mon propos concerne plutôt l’étrange position prise par Shear-Yashuv Cohen le grand rabbin de Haïfa invité à ce synode. En effet, ce dernier a déclaré devant l’assemblée du haut clergé que : les Juifs "ne pouvaient pardonner et oublier" et que « Nous sommes opposés à la béatification de Pie XII, nous ne pouvons pas oublier ses silences sur l’holocauste.»
Si la participation de ce rabbin au synode est rapportée par la presse francophone, de même que certains de ses propos négatifs sur Pie XII (mais aussi sur Mahmoud Ahmadinedjad, le président iranien) peu comme le journal La Croix ont rapporté cette opposition du rabbinat à la béatification de Pie XII et un seul, La Croix justement, l’a mis en titre de la dépêche reprise de l’AFP.
Aucun, ça va de soi, n’a écrit pour se demander de quoi se mêlait le rabbin dont l’avis à ce sujet n’était semble-t-il pas demandé, et personne n’a crié à l’ingérence.
Après tout, ceci ne se déroule-t-il pas dans le cadre du judéo-christianisme, cette expression qui réunit des contraires ?
Personne dans la presse n’a cherché non plus à nous faire savoir si les accusations contre Pie XII étaient fondées. Alors qu’en au juste ?
Un site très documenté, c’est-à-dire qui cite ses sources et prend sérieusement en compte informations et points de vue situés dans leurs contextes fournit des éléments de réponse intéressants sur le rôle de Pie XII relativement au sort fait aux Juifs par le nazisme. Ci-dessous un extrait intéressant :
Il n’y a aucun doute que Pape Pacelli était bien au courant de l’idéologie anti-chrétienne et anti-religieuse des nazis, parce qu’il était Nonce Apostolique en Allemagne précisément pendant les années où le parti d’Hitler s’imposait.
Cela explique, par exemple, un certain soutien offert aux généraux allemands qui avaient organisé en 1940 un complot pour se débarrasser d’Hitler. Et cela explique aussi le fait que, par l’intermédiaire du Délégué Apostolique, il ait encouragé les catholiques américains à s’allier sans aucune hésitation avec la Russie de Staline, afin de repousser l’invasion nazie.
Il est incontestable que la position prudente adoptée par Pie XII pendant la guerre a permis à l’Eglise catholique (mobilisée par volonté du Pontife) de sauver au moins 800.000 juifs. D’après ses recherches, dans son livre Pie XII et la question juive, l’américaine Margherita Marchione arrive jusqu’à affirmer que Pie XII "a risqué personnellement la déportation et les camps pour avoir aidé les persécutés du régime nazi." (Avvenire, 17 mars 1998)
Est-ce que l’on pouvait, est-ce que l’on devait faire quelque chose de plus pour éviter la "solution finale" de l’Holocauste? D’un point de vue historique il est prouvé que ni les gouvernements des Etats-Unis, de l’Angleterre, de la Russie de Staline, ni de Gaulle, ni les organisations internationales comme La Croix Rouge, et même pas le Conseil Mondial Hébraïque, qui étaient eux aussi au courant de l’existence des camps d’extermination, n’élevèrent aucune protestation spécifique et publique.
Ce n’est qu’à partir des années 50 qu’une nouvelle sensibilité pour une réévaluation de la responsabilité envers la Shoah commença à se répandre dans toute l’Europe. A ce propos, du côté catholique on remarque de nombreuses déclarations des épiscopats nationaux, jusqu’au dernier document du Vatican: "Nous nous rappelons: une réflexion sur la Shoah". Mais n’est-ce pas contradictoire d’essayer de faire retomber la responsabilité principale de la Shoah sur PieXII, alors qu'il était loué quelques années avant pour ses mérites en matière de défense des juifs persécutés?
Le deuxième élément est le prétendu silence de Pie XII, qui est le principal sujet d’accusation. Sur ce "silence" il faut bien s’entendre. Le P.Gumpel écrit: "La vérité est que Pie XII a condamné plusieurs fois et même publiquement la persécution des gens innocents uniquement à cause de leur race". "A cette époque tout le monde comprenait à qui il faisait allusion". Et comme preuve il cite plusieurs textes écrits par les plus hautes autorités nazies qui manifestaient de l’hostilité envers le Pape "porte-parole des bellicistes juifs".
Il est vrai, d’ailleurs, que dans ses protestations publiques Pie XII n’a jamais employé le mot "juif", et qu’il n’a pas fait de déclarations véhémentes. Est-ce que nous pouvons mieux comprendre les raisons de cette attitude?
Quelques observateurs font remarquer à quel point il est difficile de juger, avec la sensibilité actuelle et dans un contexte culturel profondément différent, les choix que la conscience de Pie XII lui suggéra de faire. D’autres soulignent sa formation de diplomate et sa confiance dans l’action diplomatique déployée dans toutes les directions, préférée aux déclarations publiques. Et, en effet, il suivit cette position.
Ecoutons, alors, le cri provenant du coeur de Pie XII:
"Plusieurs fois j’avais pensé lancer une excommunication contre le nazisme et dénoncer au monde civil la cruauté de l’extermination des juifs! Nous avons entendu des menaces de rétorsion très graves, pas contre notre personne, mais contre nos pauvres fils qui se trouvaient sous la domination nazie; de très vives exhortations nous sont parvenues par plusieurs moyens, afin que le Saint-Siège ne prenne pas une
position radicale. Après tant de larmes et de prières, j’ai conclu que si j’avais protesté, non seulement je n’aurais aidé personne, mais, au contraire, j’aurais provoqué la colère la plus féroce contre les juifs. […] Ma protestation m’aurait procuré peut-être l’éloge du monde civil, mais, en revanche, elle aurait procuré aux pauvres juifs une persécution encore plus implacable que celle qu’ils subissent déjà" (
2).
Telle était la conviction de Pie XII. Et le fait qu’elle avait un fondement réel est confirmé par ce qui est arrivé à l’Eglise de Hollande. Le dimanche 26 juillet 1942 dans toutes les églises catholiques on lit une lettre de protestation contre la déportation de
familles juives entières (plus de 10.000 personnes). Résultat: non seulement la déportation des juifs de sang et de religion eut une accélération, mais, en signe de rétorsion directe contre les Evêques responsables de la protestation, les premiers à être déportés furent les juifs baptisés (parmi lesquels Edith Stein et sa soeur Rose), qui furent considérés dès lors comme "nos ennemis les plus terribles".
Quand Pie XII fut informé de cette tragédie, il se dirigea vers la cuisine et brûla personnellement deux grandes feuilles à l’écriture serrée, en disant: "C’est ma protestation contre cette épouvantable persécution anti-juive. Elle aurait dû paraître ce soir dans l’Osservatore Romano. Mais si la lettre des Evêques hollandais a eu comme prix le meurtre de quarante mille vies humaines, ma protestation en coûterait peut-être deux-cent mille. Pour cette raison il est préférable de ne pas parler en forme officielle et d’agir en silence, comme j’ai fait jusqu’à présent, pour tout ce qui était humainement possible pour ces gens".

Cet extrait ou le contenu de ce site ne suffisent peut-être pas à dire la messe complètement, mais ils permettent de douter des motivations qui agitent les rabbins dans leur opposition à la béatification de Pie XII en agitant devant les cadres de l’église le spectre de leur collaboration supposée avec le totalitarisme nazi. Certes les dignitaires du Vatican savent sans doute à quoi s’en tenir sur cette question, mais reste l’accusation amplement portée à la connaissance du grand public et rarement démentie de manière ferme et argumentée.

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Dimanche 12 Octobre 2008


Commentaires

1.Posté par claudio le 12/10/2008 13:12 | Alerter
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J'ai du mal à comprendre les raisons qui ont motivé l'invitation de ce rabbin haineux à un synode chrétien.
A-t-on oublié que la judaïsme ne reconnait pas le Christ ? Comment ose-t-on parler de judéo-christianisme ? Qui est à l'origine de cette combinaison satanique inventée pour nous faire accepter les crimes des sionistes, au nom de la "proximité" de nos religions ?
Ce rabbin ose ainsi "insulter" nos dignitaires religieux au mépris des règles les plus élémentaires de l'hospitalité.
En clair, il nous demande de "punir" post mortem le Saint Père Pie XII, qui a fait tout ce qui était possible de faire pour sauver des juifs en même temps qu'il bénit les crimes commis par son pays envers les palestiniens et les libanais.
Nous savons que les sionistes sont partout. Dans notre gouvernement, dans nos institutions, dans nos écoles et dans nos médias. Parce qu'ils sont les seuls à revendiquer la feue liberté d'expression, ils nous distillent à longueur de journée leur message de haine. Ils communautarisent notre nation, nous dressant les uns contre les autres. Que l'on soit, juif, chrétiens ou musulmans, nous sommes leurs victimes.
Mais je croyais, au fond de moi-même, en catholique sincère, que notre église était à l'abri de leurs méfaits. Je me suis trompé !
Nos médias et certains de nos politiques contrôlés par eux, nous mettent en garde contre une "islamisation de la France", qui nous guette à chaque coin de rue, chaque fois qu'on met un pied dehors, que l'invasion musulmane est imminente, que les armées coraniques sont déjà en position à nos frontières... mais les musulmans, si telle était leur intention (ce qui est absolument faux !), ont compris qu'il y a longtemps que la forteresse était déjà prise !
Judéo-chrétien disent-ils ? Je préfèrerait "christiano-musulmans" car le monde de l'Islam, lui au moins, croit en Jésus-Christ et à la Sainte Vierge Marie !

2.Posté par anna le 12/10/2008 14:31 | Alerter
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Merci Claudio pour avoir dit une verite.

3.Posté par Sophie Daniel le 12/10/2008 15:28 | Alerter
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Ne réagissez pas à la violence par la violence, fut-elle écrite !

C'est justement ce que la conscience de Pie XII lui a soufflé : accuser la nazis auraient démutiplié les meurtres....

Faites confiance aux intentions du synode : la réconciliation de tous les hommes, ce qui est LA VOIE !

Sophie

4.Posté par Jean-Paul le 12/10/2008 19:04 | Alerter
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L’action de Pie XII en faveur des Juifs

90 % des juifs d’Italie ont été cachés et protégés par l’Église, c’est-à-dire par des prêtres, des religieux, des religieuses et des laïcs. Pie XII avait ordonné de cacher tous les juifs possibles dans les couvents et monastères. A cet effet, il fait lever la clôture canonique des maisons religieuses de Rome. A Rome même 40 000 réfugiés juifs sont cachés dans les églises, les couvents, et 7 000 dans la cité du Vatican. Les plus menacés, qui étaient cachés dans les séminaires, étaient revêtus de soutanes (!) en cas de perquisition.

En 1944, Pie XII fait publier une protestation publique dans L’Osservatore Romano, contre la déportation des juifs. En représailles, le commandant SS de Rome convoque le grand rabbin Zolli et exige une rançon de 50 kg d’or dans les 36 heures sinon 200 juifs seront immédiatement déportés. Les juifs ne purent réunir que 35 kg. Israël Zolli alla trouver Pie XII qui fit fondre les vases sacrés et donna les 15 kilos restants.

Caché au Vatican dans les derniers mois de la guerre, le grand rabbin se fit baptiser le 13 février 1945 en même temps que sa femme. En signe de respect et de sincère reconnaissance envers Pie XII, il demanda à prendre comme prénom de baptême “Eugène” (c’était le prénom du Pape).

A partir de 1941, le "Catholic Refugee Committee" est organisé à Rome sur l’ordre de Pie XII : il sera le maître d’œuvre de toutes les filières d’évasion des juifs d’Europe vers les Etats-Unis ; 250 000 juifs transitèrent par l’Espagne et le Portugal.

En 1945, M. Pinhas Lapid, alors consul d’Israël à Milan, fut reçu par le Pape et "lui transmit la gratitude de l’Agence juive, qui était l’organisme du mouvement sioniste mondial, pour ce qu’il avait fait en faveur des Juifs"

Après la guerre, ce même Pinhas Lapid estimait à 850 000 le nombre de juifs sauvés par les catholiques dans toute l’Europe. Il déclarait en 1963 : "Je comprends très mal que l’on s’en prenne aujourd’hui à Pie XII tandis que pendant de nombreuses années, on s’est plu ici (en Israël) à lui rendre hommage. Je peux affirmer que le pape personnellement, le Saint Siège et les nonces ont sauvé de 150 000 à 400 000 juifs". (Repris dans Three Popes and the Jews, 1967 – Traduction française : Rome et les Juifs, Seuil.)

Pinhas Lapid déclarera par ailleurs au journal Le Monde du 13 décembre 1963 qu’il ne comprend pas pourquoi l’on s’acharne contre Pie XII qui "ne disposait ni de divisions blindées, ni de flotte aérienne alors que Staline, Roosevelt et Churchill, qui en commandaient, n’ont jamais voulu s’en servir pour désorganiser le réseau ferroviaire qui menait aux chambres à gaz. (…) Lorsque j’ai été reçu à Venise par Mgr Roncalli qui devait devenir Jean XXIII et que je lui exprimai la reconnaissance de mon pays pour son action en faveur des Juifs alors qu’il était nonce à Istanbul, il m’interrompit à plusieurs reprises pour me rappeler qu’il avait à chaque fois agi sur l’ordre précis de Pie XII".

Le rabbin de Jérusalem, Isaac Herzog, dit en 1944 : "Ce que votre Sainteté et ses éminents délégués, inspirés par ces principes religieux éternels qui constituent le fondement même de la civilisation véritable, font pour nos frères et sœurs malheureux, en cette heure tragique de notre histoire, et qui est une preuve tangible de l’action de la Providence en ce monde, le peuple d’Israël ne l’oubliera jamais".

En 1946, 12 rabbins venus d’Israël, d’Europe et des Etats-Unis, vinrent à Rome, rendre un hommage officiel de gratitude au Pape Pie XII pour l’action de l’Eglise en faveur des juifs pendant toute la guerre.

Le 26 mai 1955, 94 musiciens juifs, originaires de 14 pays, sous la direction de Paul Kletzki, jouèrent la neuvième symphonie de Beethoven devant Pie XII "en reconnaissance de l’œuvre humanitaire grandiose accomplie par Sa Sainteté pour sauver un grand nombre de Juifs pendant la Seconde guerre mondiale".

Mme Golda Meir, ministre des Affaires étrangères d’Israël, déclara lors de la mort de Pie XII en 1958 : "Nous partageons la douleur de l’humanité pour la mort de Sa Sainteté Pie XII.(…) Pendant la décennie de la terreur nazie, quand notre peuple a subi un martyre terrible, la voix du Pape s’est élevée pour condamner les persécuteurs et pour invoquer la pitié envers leurs victimes. Nous pleurons un grand serviteur de la paix". (Condoléances de Mme Golda Meir, ministre des Affaires Etrangères d’Israël, à la mort de Pie XII en 1958. Cité in Itinéraires n° 306.)

En 1955, à l’occasion des célébrations du 10ème anniversaire de la Libération, l’Union des Communautés Israélites proclamait le 17 avril "Jour de gratitude" pour l’assistance fournie par le pape durant la guerre.

Le 16 février 2001, dans un long article paru dans la revue The Weekly Standard, le rabbin David Dalin de New York, a demandé que Pie XII soit officiellement reconnu comme un "Juste entre les nations".

"Dans le Talmud, il est écrit : “Qui sauve une vie, sauve le monde entier”, eh bien, plus que tout autre au XXe siècle, Pie XII a respecté ce principe. Aucun autre pape n’a été aussi magnanime avec les juifs. Toute la génération des survivants de l’Holocauste témoigne que Pie XII a été authentiquement et profondément un juste. (…) Contrairement à ce qu’a écrit John Cornwell, selon lequel Pie XII aurait été le “pape de Hitler”, je crois que le pape Pacelli a été le plus grand soutien des juifs".

A noter que David Dalin n’est pas n’importe qui. L’un de ses livres, Religion and State in the American Jewish Experience, a été déclaré l’un des meilleurs travaux académiques en 1998.

"Pie XII, écrit-il, fut l’une des personnalités les plus critiques envers le nazisme. Sur 44 discours que Pacelli a prononcés en Allemagne entre 1917 et 1929, 40 dénoncent les dangers imminents de l’idéologie nazie. En mars 1935, dans une lettre ouverte à l’évêque de Cologne, il appelle les nazis “faux prophètes à l’orgueil de Lucifer”. La même année, dans un discours à Lourdes, il dénonçait “les idéologies possédées par la superstition de la race et du sang”. Sa première encyclique en tant que pape, Summi pontificatus de 1939, était si clairement anti-raciste que les avions alliés en lâchèrent des milliers de copies sur l’Allemagne pour y nourrir un sentiment anti-raciste".

À ceux qui reprochent à Pie XII de n’avoir pas parlé assez fort contre le nazisme, Dalin rapporte les propos de Marcus Melchior, grand rabbin du Danemark, qui a survécu à la Shoah : "Si le pape avait parlé, Hitler aurait massacré beaucoup plus que six millions de juifs et peut-être 10 millions de catholiques". Il rapporte aussi ceux du procureur Kempner, représentant les États-Unis au procès de Nuremberg : "Toute action de propagande inspirée par l’Église catholique contre Hitler aurait été un suicide ou aurait porté à l’exécution de beaucoup plus de juifs et de catholiques".

5.Posté par al akl le 13/10/2008 01:12 | Alerter
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Ce rabbin n'étonne pas, pour occuper l'ennemi il lui insuffle de faux débats et les lamentations sont sa tasse de thé.
Ce qui est inquiétant c'est qu'il soit invité lui. Pour représenter le "peuple juif".
Qui et que représente le Judaisme ?

il a deux face. L'une originelle élève vers le divin et le respect des règles de la nature, et l'autre dont le sionisme est le stade ultime, révère le veau d'or et prie pour le lucre et la luxure et la domination sanglante sur une humanité dévêtue de toutes ses vertus.

C'est un sacré problème.

continuer à mettre dans le meme panier (nom) deux choses aussi antagonistes, ne fait que rendre le problème insoluble. Faute de véritable définition précise des préceptes des uns et des autres.

Comment les différencier ? Vu que les uns sont les ennemis de l'humanité, et les autres sont leurs meilleurs amis.

dilemme !

6.Posté par al akl le 13/10/2008 01:22 | Alerter
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Il va falloir choisir, Israël le droit et honnête (pas le pays, le peuple) ou juda, le vénal, trompeur et traitre, dans lequel on reconnais le sioniste.

il y a sans aucun doute un gouffre aussi profond entre ceux que l'on nomme juifs. Un gouffre qu'il va pourtant falloir sonder. Car le problème posé par Herzl, plus de cent ans plus tard, n'a toujours pas trouvé de solution finale.

7.Posté par claudio le 13/10/2008 11:50 | Alerter
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Je suis d'accord avec toi, Sophie, quand tu écris "Faites confiance aux intentions du synode : la réconciliation de tous les hommes, ce qui est LA VOIE ! "
J'appelle cette réconciliation de tous mes voeux et je prie le Seigneur pour qu'un jour enfin, elle se réalise faisant de tous les hommes des frères vivant dans la paix et la sérénité sur cette terre que Dieu a bien voulu nous prêter.
Je suis également en parfait accord avec toi sur le fait qu'il ne faut pas réagir à la violence par la violence, fut-elle écrite.
Cependant, faut-il se taire pour autant et abandonner le terrain de la communication aux seuls ennemis de cette réconciliation que tu évoques très justement ?
C'est notre silence qui fait que nous sommes devenus une nation totalement anesthésiée et soumise à leur dictat !
Nous devons réagir par la parole et les écrits, c'est notre seule force, bien sûr en écartant les injures et la diffamation.
Ce rabbin a diffamé un grand Prélat de l'Eglise et par ricochet tous les enfants de cette Eglise. Notre silence serait une insulte à sa mémoire.
N'en déplaise à ce monsieur, l' Histoire a déjà jugé Pie XII et les précisions apportées plus haut par Jean-Paul, que je remercie, en est la preuve.

8.Posté par Sophie Daniel le 13/10/2008 19:07 | Alerter
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Bonsoir Claudio,

C'est effectivement très difficile de ne pas réagir ou du moins de trouver l'action la plus juste ; celle qui apportera la paix... J'en reviens encore au cas de conscience de Pie XII... et ce ne fut pas le seul de l'histoire.
Je suis souvent moi même pleine de feu et de colère de voir les hommes s'entredéchirer et sens en moi l'envie de me jeter dans la mélée.

Pourtant ce n'est pas ainsi qu'on obtient la paix, du moins au quotidien. Notre devoir est de vivre dans les pas du Christ et de travailler à comprendre les desseins de Dieu. Combien de fois ai-je cru que cette attitude était lâche, (excusez-m'en si cela paraît absurde) Maintenant je comprends et je me permettrai cette comparaison osée :

Maman de 4 garçons, pourrais-je une seconde imaginer en dresser l'un contre un autre au nom de la vérité d'un troisième, ou du premier ou du second ! Non, je les aime pareillement et souhaite les conduire à l'âge adulte. Alors quand un différent surgit j'appelle au dialogue et si ça ne suffit pas, je leur demande de se calmer séparément.

Certes les différents articles que nous pouvons lire nous remplissent d'effroi mais sachons qu'ils sont le fait d'agitateurs peu nombreux en fait et qui profitent trop souvent de notre oreille pour colporter leur désir de guerre.

Maintenant que j'ai compris cela, je refuse de transférer les messages que je reçois dénonçant tel ou tel partie et je réponds à celui qui l'envoie par des messages encourageants d'espérance en notre Seigneur.

Bien à vous

Sophie

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