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« Nous n'admettons pas l'ingérence dans nos affaires, » Vladimir Poutin


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La Pravda
Lundi 24 Décembre 2007

« Nous n'admettons pas l'ingérence dans nos affaires, » Vladimir Poutin


La Pravda, le 20 décembre 2007


​​​​Le service de presse du Kremlin a publié la très longue interview donnée par Vladimir Poutine à Time Magazine. Le magazine a nommé le Président de Russie Personne de l'Année 2007, pour avoir ramené la stabilité politique et économique en Russie après la période extrêmement difficile des années 90.


​​​​On peut dire que Poutine n'a jamais été aussi ouvert dans sa conversation avec des journalistes occidentaux. Il a pratiquement résumé les résultats de ses deux mandats présidentiels, exprimé son opinion sur un grand nombre de questions, et partagé ses secret personnels.


​​​​L'intervieweur du Time a fait une erreur quand il a questionné Poutine sur ses relations actuelles avec Boris Yeltsin et Mikhaïl Gorbatchev. Mr. Poutine a répondu calmement : « Yeltsin est mort, comme vous le savez. » « Je suis désolé, » a dit le journaliste.


​​​​Le journaliste du magazine a commencé l'entrevue avec une autre erreur sur l'âge de Poutine. « Vous êtes né en 1946, je suis né en 1948. [*] Nous appartenons à une seule et même génération. Nous avons grandi dans des pays qui vivaient sous la présence constante d'ennemis. En dépit de la guerre froide, la Russie et les États-Unis se sont trouvés alignés dans de nombreux grands conflits de l'histoire : Première et Seconde Guerre Mondiale, et désormais, en grande partie grâce à votre réponse au 11/9, il semble qu'il y ait alignement dans la guerre contre le terrorisme fondamentaliste islamique. Avec cette histoire à l'esprit, comment voyez-vous les relations entre la Russie et les États-Unis dans l'avenir ? »


​​​​Poutine : En effet, la Russie et les États-Unis se sont alliés au cours des deux tragiques conflits de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale, ce qui nous permet de penser objectivement que quelque chose nous unit dans les temps difficiles, et je pense, je crois, que ce qui concerne les intérêts géopolitiques concerne aussi la composante morale. Certes, la guerre froide a marqué une tragédie dans les relations entre nos deux pays, et je ne voudrais pas voir les vestiges de ces relations prévaloir dans l'avenir. Et je vais être franc avec vous. Dans les dizaines d'années passées, peut-être dans les 50 dernières années, l'idée que les États-Unis sont une nation unique semble avoir pris racine dans la psyché étasunienne. Ce n'est peut-être pas une notion tout à fait sans fondement. C'est un phénomène historique, qu'en 250 ans une nation ait pu passer de colonie à nation la plus prospère du monde, et leader du monde. C'est en effet un exploit, un hommage au talent de la nation et du peuple étasunien, et au meilleur système politique et économique. Toutefois, en règle générale, les dirigeants n'ont pas de droits, ils ont surtout des engagements et des obligations. Quand ils en viennent à penser qu'ils ont des droits, ils tendent à perdre leur position et leur autorité. Quand nous avions l'habitude d'avoir deux groupements mondiaux, le fameux bloc Occidental dirigé par les États-Unis et le soi-disant bloc de l'Est dirigé par l'Union Soviétique, les deux parties ont inspiré une discipline stricte chez les membres de leur communauté. Cela marchait à l'époque. Aujourd'hui, alors que la grande majorité des acteurs de la scène internationale ne ressentent plus pareille menace extérieure, cette manière de conduire, de faire la loi pour tout le monde, n'en prenez pas ombrage, indique un manque de compréhension, un rejet absolu. Aujourd'hui, d'autres formes et instruments de relations internationales sont nécessaires, ainsi que d'autres moyens de contrer les menaces actuelles. Aujourd'hui, pour réussir, il faut être capable de parvenir à des accords, de transiger. La capacité de s'entendre n'est pas de la politesse diplomatique envers un partenaire, mais plutôt de tenir compte de votre partenaire et de respecter ses intérêts légitimes.


​​​​Time : Selon vous, qu'est-ce qui devrait être fait en Irak ?


​​​​Poutine : Eh bien, notre position sur l'Iraq est bien connue. Dès le début, j'ai considéré que c'était une erreur, et j'ai tout dit à ce sujet. L'évolution de ces dernières années prouve que nous avions raison. Les gens ne considèrent pas l'occupation comme une lutte contre le régime de Saddam Hussein. Ils la prennent comme une affaire personnelle, et le terrorisme tire avantage de cela, et les terroristes qui était absent d'Irak y sont aujourd'hui présents. Ce qui nous différencie le plus est que les États-Unis croient qu'il est impossible d'imposer des délais de retrait. A mon avis, ils auraient dû inciter les autorités irakiennes à être plus dynamique. S'ils savent qu'ils auront toujours les forces armées étasuniennes derrière eux, ils peuvent se sentir bien sous pareil parapluie, mais s'ils savaient que la date limite est là, ils seraient forcés de réfléchir à ce qu'ils devront faire à partir de ce moment-là.


​​​​Time : Les médias étasuniens ont décrit votre nomination de Dmitri Medvedev comme Président et la vraisemblance de votre désignation en tant que Premier Ministre, comme une tentative pour vous succéder à vous-même, pour devenir un soi-disant leader national. Beaucoup d'Étasuniens ressentent que le Président se démène pour s'assurer une position de leadership dans l'avenir en rendant le poste de Premier Ministre fort et la présidence faible.


​​​​Poutine : On pourrait penser ça, soit si j'avais vraiment modifié la constitution russe pour convenir à mon bien-aimé ego chéri, en abandonnant les clauses limite, soit si j'avais changé la corrélation constitutionnelle juridique entre les fonctions du gouvernement et du Président. Je crois que ce n'est ni admissible ni souhaitable pour la Russie. La Russie est, comme les États-Unis, une nation avec un pouvoir présidentiel équilibré mais fort, et je suis catégoriquement contre l'étouffement ou la limitation de son autorité. Je suis prêt à accepter la proposition de Dmitri Medvedev pour servir comme Premier Ministre, et je serais guidé dans ce cas par la constitution et la loi au sein d'un mandat tel qu'il est prescrit par la loi. À présent, pour parler de cette idée d'un leader national, je pense que ce n'est pas un administratif, ni même une catégorie politique. Ça ne peut être définie en termes de nombre de postes téléphoniques sur votre bureau. Il s'agit d'une catégorie morale basée sur la confiance de la population.


​​​​Time : Au États-Unis même un Président en poste envierait votre cote de popularité. C'est l'une des raisons pour lesquelles je pense que nos lecteurs et les Étasuniens en général se demandent pourquoi les récentes élections en Russie n'ont pu être plus ouvertes, et pourquoi, par exemple, Garry Kasparov a été mis en prison, ne serait-ce que très brièvement.


​​​​Poutine : Eh bien, à quoi vous fait penser ceci : Pourquoi, lors de son arrestation, M. Kasparov s'exprimait en anglais plutôt qu'en russe ? Pensez juste à ça. L'idée maîtresse là-dessous était une mise en scène pour d'autres pays, plutôt que pour le peuple russe. Quand un politicien se sert de la foule des autres nations plutôt que du peuple russe, ça vous raconte des choses. Si vous aspirez à être leader de votre propre pays, pour l'amour de Dieu, vous devez parler votre langue. Je ne voudrais offenser personne, mais faut-il rappeler que la première élection de l'actuel Président étasunien n'était pas exempte de difficultés. Elle fut prononcée par le tribunal. Nous n'avons pas cherché à vous forcer à changer vos procédures internes. C'est votre droit souverain. Pourquoi des gens pensent-ils avoir le droit de s'ingérer dans nos affaires internes ? C'est la question principale et le problème dans nos relations. Eh bien, pourquoi avez-vous décidé que votre civilisation est la meilleure ? Tous les participants à la course parlementaire et présidentielle ont accès aux médias. Il suffit de regarder les chaînes de télévision ici : les soi-disant personnages de l'opposition ont toujours été sur quelques chaînes. Il leur a été donné un très important soutien financier. Toutes les possibilités leur ont été données pour exprimer publiquement leurs opinions, leurs positions, dans la rue, sur les places et partout ailleurs, mais seulement là où c'était autorisé par la loi et par les autorités locales, bien entendu.


​​​​Time : Il semble que la raison pour laquelle M. Kasparov ait été interpellé était parce qu'il parlait anglais. Je voudrais vous expliquer que le problème est là, et pourquoi c'est une question de droit.


​​​​Poutine : Eh bien, vous n'avez pas besoin de me l'expliquer. Vous demandez à m'interviewer, en fait je sais pourquoi il l'a fait. Je n'ai pas besoin de ses explications. Si vous voulez me questionner sur ce qui me concerne. Il n'est pas question de lui ici.


​​​​Time : Nous avons demandé pourquoi un éminent personnage de l'opposition a été détenu et votre réponse originale a été parce qu'il parle anglais. Je voulais vous demander ce qu'en fait vous avez voulu dire ? Mais d'autre part, ça permet de s'interroger, êtes-vous inquiet des germes de déstabilisation de l'opposition ? Vous avez une cote de popularité très haute, mais vous êtes préoccupé par le fait qu'une « révolution orange » puisse survenir ?


​​​​Poutine : Eh bien, regardez le résultat : 0,9%. L'opposition de droite n'a même pas 1%. Pourquoi devrions-nous être inquiets ou concernés ? Au sens politique, il n'y a pas du tout de souci. Il n'est pas question de ça. Il s'agit d'autre chose. Le problème est, les méthodes qu'utilisent des États étrangers pour s'ingérer dans les affaires de politiques intérieures de la Russie. C'est l'affaire.


​​​​Time : Parlons de l'élection étasunienne. A votre avis, qui ferait un bon Président étasunien ?


​​​​Poutine : Eh bien, vous n'aurez sûrement pas mon point de vue. La base de notre approche est que nous croyons qu'il est préjudiciable de s'ingérer dans les affaires étrangères. Nous ne permettons pas aux autres de s'ingérer dans notre politique, mais nous ne sommes pas disposés à nous immiscer dans les affaires des autres peuples. Eh bien, vous savez, si étrange que cela puisse paraître, l'un de mes collègues en Europe a dit une fois : « Je pense que Moscou a appuyé cette candidature. » J'ai été très surpris. Ce n'est pas notre politique. Nous pensons que ce n'est pas convenable.


​​​​Time : Pensez-vous que les États-Unis préfèrent voir une Russie forte, ou une Russie faible ?


​​​​Poutine : Je pense que les États-Unis comprennent déjà et comprendront de plus en plus que seule une Russie forte répondra à leurs véritables intérêts.


​​​​Time : Sur le thème de la criminalité organisée, l'une des perceptions que les Étasuniens ont de la Russie est que la corruption y est endémique. Comment prenez-vous en main et contrôlez-vous cela ?


​​​​Poutine : Mal. Nous la maîtrisons mal et échouons à la prendre en main. Je dois dire que dans la transition économique, et surtout dans les conditions de restructuration du système politique, il est difficile de s'attaquer à ces problèmes. Nous n'avons malheureusement pas élaboré de système de contrôle par la société civile sur l'activité des autorités gouvernementales. Mais je suis pleinement convaincu que ces problèmes seront abordés par la suite d'une manière plus efficace qu'ils le sont aujourd'hui.


​​​​Time : Est-ce que vous croyez en un Dieu suprême ?


​​​​Poutine : Et vous ? ... Il y a des choses auxquelles je pense, qui ne devraient pas, du moins dans ma position, être partagées avec le grand public pour la consommation de tout le monde, parce que ça ressemblerait à de la publicité que l'on se fait à soi-même ou à de la politique strip-tease.


​​​​Time : Que faites-vous pour vous divertir ?


​​​​Poutine : Je n'ai pas beaucoup de temps pour les loisirs. De temps en temps je vais au théâtre. J'aime bien la musique classique : Brahms, Rachmaninov, Tchaïkovski, Mozart, Schubert, Liszt. Les belles mélodies. Quoi d'autre? Chaque jour, pendant deux heures, je travaille dans la salle de sport, en général le matin ou à un autre moment selon mon plan de travail. C'est à peu près tout, je pense. Et je travaille.


​​​​Time : Votre formation au KGB vous a-t-elle aidé en tant que Président ? Il y a un vieux dicton, espion autrefois, toujours espion.


​​​​Poutine : En fait, ce sont des mensonges. Nous sommes tous des êtres humains. Naturellement, une partie de cette expérience peut être utile. Ce qui est positif, je pense, c'est qu'à mon université et plus tard au KGB, où j'ai été placé dès l'obtention du diplôme de la faculté de droit, ils m'ont appris à penser indépendamment. Ils m'ont appris à recueillir des informations, des informations objectives, avant toute chose. À analyser ces informations et, sur la base de ces informations objectives, à choisir les décisions de manière autonome.


​​​​Time : Dans quelle catégorie placez-vous la journaliste assassinée, Anna Politkovskaya ?


​​​​Poutine : Eh bien, vous savez, chaque situation est unique. Dans le cas de Politkovskaya, il était sous-entendu qu'elle représentait un danger pour l'État. Vous savez que c'est une absurdité. Si vous êtes expert sur la Russie vous savez que Mme Politkovskaya n'a joué aucun rôle significatif dans la vie politique russe. Elle n'était pas menacée, n'était en rien mise en péril. Son meurtre a été, je pense, une provocation contre les autorités. Personne n'a jamais autant parlé d'elle depuis qu'elle a été tuée. Ses activités étaient connues à l'intérieur d'un cercle restreint de gens. On pouvait les compter sur les doigts d'une seule main, mais maintenant tout le pays et le monde entier parle d'elle. Je vois cela comme une provocation délibérée : ils ont choisi de sacrifier et de tuer une femme. Néanmoins, nous ferons tout ce qu'il faut pour terminer cette enquête en la menant à bonne fin.


​​​​Time : Je suis très curieux de ce que vous pensez être les idées fausses des Étasuniens sur la Russie, sur les russe, sur vous, sur le gouvernement russe. Si vous parliez directement au peuple étasunien, quelles conceptions erronées essayeriez-vous de dissiper ?


​​​​Poutine : Eh bien, vous savez, je ne crois pas que ce soient des idées fausses. Je pense qu'il s'agit de la tentative résolue de quelques-uns, afin d'affubler la Russie d'une image qui puisse influencer notre politique intérieure et étrangère. La Russie a démontré ne pas vouloir être seulement un partenaire, nous voulons être un ami des États-Unis. On a l'impression parfois que les États-Unis n'ont pas besoin d'ami. Parfois nous avons l'impression que vous avez besoin d'espèces de sujets marginaux afin d'en prendre le commandement. Nous ne pouvons construire nos relations sur ces bases et cela crée des frictions ici et là, et c'est précisément la raison pour laquelle ils cherchent toujours à trouver quelques problèmes dans notre pays. C'est la raison pour laquelle on fait croire à tout le monde qu'il est correct de froisser un peu les Russes. Ils sont encore un peu sauvages ou ils viennent juste de descendre de l'arbre, vous le savez, alors ils ont sans doute besoin de se faire brosser les cheveux et tailler la barbe. Et la saleté est enlevée de leur barbe et de leurs cheveux. C'est la mission civilisatrice à accomplir là-bas. Mais je crois qu'il s'agit d'une méthode pour influencer les autres, ce qui est un mauvaise manière à suivre. La bonne manière serait de trouver un terrain d'entente et, avant tout, de tenir compte des intérêts des uns et des autres.


​​​​Time : Quand vous étiez plus jeune, et même à mi-carrière comme agent du renseignement, ne vous ait-il jamais arrivé d'envisager que vous pourriez vous retrouver à la direction de ce pays pendant ce genre de période de tumulte et de transition ?


​​​​Poutine : Non, ça ne m'est jamais arrivé. Ça ne m'a jamais frappé. Jamais.


​​​​Time : Cela vous surprend-il encore ?


​​​​Poutine : Oui, ça me surprend toujours. Je suis venu à Moscou, de Saint-Pétersbourg en 1996. J'étais président du gouvernement [local], trois ans plus tard, du gouvernement de Russie. Et six mois après que je suis devenu Président. Quand je suis arrivé à Moscou, je n'avais ni contacts ni ami sur qui compter aux bons endroits. Je suis venu parce que la personne avec qui je travaillais à Saint-Pétersbourg, le maire Anatoli Sobchak, avait perdu l'élection, et ils avaient du mal à me retrouver un emploi. En fait, personne là-bas ne m'aurait engagé. Je suis surpris moi-même. Eh bien, c'est arrivé parce que des gens proches du premier Président de Russie, M. Eltsine, ont réalisé, devrais-je dire, que je serais totalement sincère et que je ne ménagera aucun effort pour accomplir mon devoir et être honnête avec le Président, et que je ferais ce qu'il faut pour veiller à ce que l'intérêt du pays soit garanti. Je pense que c'était ce qui avait vraiment de l'importance. C'était la motivation de Eltsine lui-même et des gens autour de lui.


​​​​Time : Le Président Bush a notoirement dit vous avoir regardé dans les yeux et avoir reçu la sensation de votre âme. Alors ma question est, Avez-vous reçu la sensation de l'âme du Président Bush et, si oui, qu'y avez-vous vu ?


​​​​Poutine : Je ne souhaite pas donner moi-même de description du caractère de ce Président parce que quand il a dit qu'il regardait dans mes yeux, il a dit ce qu'il ressentait. Mais j'ai une très bonne relation personnelle avec M. Bush, et je l'entretien beaucoup. Je le considère comme un partenaire très fiable, un homme d'honneur. Quand j'ai le plaisir de converser avec certains intellectuels étasuniens, que je ne nommerai pas, ils discutent avec moi sur ce point. Je ne suis pas d'accord avec ceux qui, à la fois dans mon pays et aux États-Unis, nient que M. Bush soit un homme d'honneur et de principe. Oui, l'Irak était une erreur, mais c'est quelqu'un qui possède une très riche expérience de vie personnelle et de gouvernement d'un État. C'est un homme équitable et honnête. Je n'ai aucun doutes là-dessus.


​​​​Time : Au début vous avez utilisé l'expression: Tu ne voleras point. Avez-vous lu la Bible?


​​​​Poutine : Oui, je l'ai lue. Et la Bible est dans mon avion. Je voyage souvent, vous savez. Et sur l'avion que j'utilise, il y a une Bible. J'ai aussi une icône avec quelques broderies dessus. Je voyage sur de longues distances. Nous sommes un immense pays. J'ai donc le temps de lire la Bible.


​​​​Time : Une dernière question, plus tôt vous avez parlé de l'autorité de quelqu'un liée au nombre de téléphones sur son bureau. C'est une image démodée. Ma question est donc, Quelles sont vos relations avec la technologie ? Envoyez-vous et recevez-vous des courriels ? Avez-vous un BlackBerry ? Rédigez-vous un blog ?


​​​​Poutine : Eh bien, à ma grande honte je n'utilise pas ces technologies. Je ne me sert même pas du téléphone. Mon opérateurs, mon personnel le font pour moi. Mais ils le font à merveille, et j'en suis très jaloux. Eh bien, le nombre de téléphones que vous avez n'est pas ce qui importe. Comment peut-on mesurer l'autorité? C'est la confiance du peuple. Rien d'autre ne mesure ces questions ; les autres sont juste des illusions. Je suis très reconnaissant envers la population, c'est certainement ce qui a le plus de signification dans ces huit années où j'ai travaillé honnêtement. Je suis reconnaissant de cette confiance.



L'intégralité de l'interview de la Personnalité de l'année 2007 du Time, Vladimir Poutine. [en anglais]



Original : http://english.pravda.ru/russia/kremlin/20-12-2007/103037-vladimir_putin_time-0
Traduit au mieux par Pétrus Lombard pour Alter Info


* NDT : Vladimir Poutine est né en 1952 :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vladimir_Poutine




Lundi 24 Décembre 2007


Commentaires

1.Posté par mehdi le 24/12/2007 18:44 | Alerter
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aucune question sur la Tchétchènie, bravo...

2.Posté par SommedeRie_Man le 26/12/2007 00:47 | Alerter
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C'est aussi ce que j'espérais lire...

3.Posté par bal de bal le 26/12/2007 13:12 | Alerter
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Bravo poutine ils faut chercher a baisser les culottes aux yankees .

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