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«Nous avons beaucoup à apprendre des pays du Sud.»


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Guy Kastler
Jeudi 5 Novembre 2009

«Nous avons beaucoup à apprendre des pays du Sud.»

L’agroindustrie met en danger les fondements alimentaires de nos enfants

Interview de Guy Kastler, «Réseau semences paysannes»1, France*

sl. Dans le monde entier les voix en faveur d’une agriculture sans organismes génétiquement modifiés (OGM) se multiplient. En Suisse, il est interdit de cultiver des OGM jusqu’à 2010 et le Parlement décidera cette année encore si les cultures d’OGM seront même interdites au-delà de 2010. L’Autriche, la France, la Hongrie, la Grèce et depuis le 14 avril également l’Allemagne interdisent la culture de plantes génétiquement modifiées. Ils émettent tous des réserves quant à la compatibilité avec l’environnement. En Europe entière 230 régions, plus de 4200 communes et associations locales, des dizaines de milliers d’agriculteurs et de fabricants de produits alimentaires se sont déclarés «sans OGM».
Le «Rapport mondial sur l’agriculture» publié l’année passée constate également que les manipulations génétiques posent jusqu’à nos jours plus de problèmes qu’elles n’en résolvent et orientent la recherche vers les produits brevetables. (cf. Horizons et débats no 44/08, no 27/09). Il ouvre de bonnes perspectives permettant de nourrir de façon durable la totalité de la population mondiale. 400 scientifiques ont étudié les méthodes et techniques culturales dans le monde entier et sont parvenus à la conclusion que de petites exploitations agricoles à fort ancrage régional sont à même de garantir une nourriture suffisante pour tous.
L’industrie agroalimentaire, ne voulant pas renoncer à ses profits, continue de développer les OGM malgré les nombreux moratoires. Les dix plus grandes multinationales de la semence et du génie génétique con­trôlent presque 60% du marché semencier planétaire.
Guy Kastler, agriculteur français et membre du «Réseau semences paysannes», parle dans l’interview ci-dessous de ce que préparent les multinationales de l’industrie génétique et agroalimentaire: des plantes mutées à coup de radiations, des OGM de deuxième génération, des semences de synthèse dont les gènes seront numérisés et privatisés. Des projets développés et réalisés à huit clos, sans débat public alors que l’humanité toute entière en sera directement concernée. Il est impératif que soit lancé un large débat public à ce sujet. Le délégué général du «Réseau semences paysannes» explique également comment nous, jardiniers paysans ou simples citoyens urbains, pouvons empêcher cette destruction programmée du vivant.

Sophie Chapelle2: Y a t-il aujourd’hui des plantes mutées dans nos assiettes ?

Guy Kastler: Oui, nous mangeons tous des blés mutés ou des potagères mutées. Contrairement aux plantes transgéniques [des plantes auxquelles des gènes étrangers à leur patrimoine génétique ont été implantés pour les rendre résistantes aux parasites et pesticides, ndlr.], il n’y a aucune obligation d’information du consommateur. Les plantes mutées sont considérées comme des OGM par la directive européenne 2001-18, mais elles sont exclues de son champ d’application. Près de 3000 variétés de 170 espèces différentes obtenues à partir de mutations incitées sont recensées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Elles sont commercialisées sans aucun étiquetage et sans aucune évaluation environnementale ou sanitaire. Pourtant, de l’aveu même des chercheurs, le stress violent que subit la plante génère des recombinaisons génétiques aléatoires plus nombreuses qu’avec la transgénèse. Ces recombinaisons sont responsables de la plupart des effets nocifs des OGM sur la santé. Il n’y a aucune raison pour qu’elles soient inoffensives avec les plantes mutées.

Depuis quand l’Agence internationale de l’énergie atomique s’occupe-t-elle d’agriculture?

Elle travaille depuis une dizaine d’années, en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur l’augmentation de la production alimentaire des Etats membres. Ils justifient le recours à la mutagenèse par le besoin de trouver des plantes dès maintenant pour nourrir le monde.

En quoi consiste cette mutagenèse?

Depuis les années 1950, les chercheurs travaillent sur des cellules qu’ils soumettent à un stress important: par irradiations – bombardements au cobalt ou rayons gamma – ou avec des produits chimiques très agressifs comme la colchicine. C’est ce stress qui provoque une mutation de gènes aussi appelée «mutation incitée» par l’AIEA3. Pendant des années, le coût de cette technique aléatoire a freiné son développement. Après avoir soumis des milliers de cellules au stress mutagène, il fallait les multiplier en autant de plantes avant de savoir si cette mutation présentait un intérêt. La connaissance aujourd’hui du génome de la plante rend la méthode de la mutagenèse intéressante économiquement et industriali­sable. A partir du moment où l’on a la séquence génétique complète d’une plante, on repère immédiatement dans la cellule si un gène a muté ou pas et si la mutation est intéressante. Une dizaine de multiplications suffisent ensuite pour obtenir les lignées recherchées. La mutation incitée est considérée comme une «méthode de sélection traditionnelle», une tradition pourtant bien récente. On ne ferait qu’accélérer le processus naturel de modifications spontanées des plantes, au fil des millénaires et de leur co-évolution avec l’environnement.4
La lutte contre les «simples» OGM est-elle déjà dépassée? Où en est le rapport de force au niveau européen?
La bagarre contre les OGM de première génération – OGM pesticides et/ou OGM résistants à un herbicide – n’est pas gagnée en Europe. Depuis 15 ans cependant, nous maintenons un rapport de force qui nous est favorable et qui est important pour les pays du Sud car il justifie leurs moratoires. Mais cela risque d’évoluer avec l’arrivée sur le marché des OGM de deuxième génération. Ces OGM sont dits «sécurisés» et «éco-compa­tibles» car ils sont censés garantir l’absence de risque pour l’environnement et la coexistence entre les cultures OGM et les autres cultures. Leur transgène deviendrait inactif avant la floraison ou la récolte, ou ne serait pas activé sans l’usage d’un produit chimique. Cela empêcherait toute contamination. Actuellement, ces OGM de deuxième génération font l’objet de recherches dans le cadre d’un programme appelé «Transcontainer»5 financé par la Commission européenne.

OGM de deuxième génération en préparation, plantes mutées déjà commercialisées … Que nous préparent encore les apprentis sorciers du XXIe siècle?

Pendant longtemps, la biologie moléculaire a reposé sur l’idée qu’à un gène correspondait une protéine. Lorsque l’on modifiait un gène, on pensait ne modifier que la protéine. Ce dogme est totalement remis en cause aujourd’hui par la biologie synthétique. Aussi appelée biologie «systémique», elle porte sur la manière dont les gènes sont reliés entre eux. Les liens qui organisent les relations entre les gènes influeraient tout autant que les gènes eux-mêmes sur la présence et la nature des protéines. C’est ainsi que des chercheurs travaillent actuellement sur la combinaison de plusieurs gènes en vue de créer des plantes résistantes à la sécheresse. Mais ces recherches n’ont pas abouti pour le moment.
Dans la transgénèse, les gènes transférés sont déjà issus de synthèse chimique recopiant la séquence de gènes naturels. Aujourd’hui, une nouvelle étape est franchie. On passe de l’insertion de gènes synthétiques dans des organismes vivants réels – les OGM – à la mise en réseau de ces gènes et à la fabrication de portions de génomes ou de gé­nomes totalement synthétiques. Autrement dit, il est possible de fabriquer aujourd’hui des organismes vivants et reproductibles complètement nouveaux. Des laboratoires ont réussi à le faire avec des bactéries. Leur travail porte aujourd’hui sur les plantes. C’est là que réside le principal danger: la plante entière étant fabriquée par synthèse, les chercheurs n’ont plus besoin de graines vivantes mais seulement de leur séquence génétique numérisée dans un ordinateur.

Les banques de semences, qui conservent la biodiversité des plantes cultivées, risquent-elles d’être abandonnées au profit de se­mences «numériques» privatisées?

C’est déjà le cas, notamment dans les pays du Sud. C’est la mission des Etats de préserver les ressources génétiques – animaux, microbes, plantes – et de les mettre à disposition de tous. Cette mission est d’autant plus essentielle dans les pays qui ont industrialisé leur agriculture que la biodiversité cultivée dans les champs a disparu. Cette mission est pourtant délaissée progressivement au prétexte de manque de crédits. Une partie des banques de gènes est aujourd’hui privatisée, avec un accès de plus en plus restreint pour l’agriculteur ou le jardiner. Toutes les firmes ont construit leurs propres banques de gènes grâce à leur accès facilité aux banques de semences publiques.
En France, le Bureau des ressources génétiques (BRG) a été absorbé par une Fondation de droit privé (Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité) ouverte aux fondateurs publics – INRA,6 CNRS, Musée national d’histoire naturelle, CIRAD – mais également privés.7 Ceux-ci siègent d’office au Conseil d’administration où ils deviendront facilement majoritaires.
Sur l’île de Svalbard en Norvège, les fondations Bill Gates et Rockefeller ont financé une banque de gènes dans laquelle sont entreposés dans le froid plus de 4,5 millions d’échantillons de semences. L’accès à cette banque est réservé aux institutions contrôlées par les multinationales semencières. Ces semences ne seront pas ressemées: elles perdront rapidement toute leur capacité de germination. Même mortes, elles pourront livrer leurs séquences génétiques aux ordinateurs de l’industrie, convaincue de sa capacité à recréer un monde artificiel à partir de ces seules séquences. Un monde qui sera totalement fiché par la marque des droits de propriété industrielle sur les gènes. Mais l’industrie ne pourra jamais faire des plantes capables de s’adapter partout. Elle en fabriquera quelques-unes pour toute la planète, qui ne pousseront qu’avec davantage d’engrais chi­miques et de pesticides. En agissant ainsi, elle remet en cause la possibilité même de nos enfants de se nourrir.

Comment éviter cette destruction du vivant?

Créé en 2003, le Réseau semences pay­sannes s’est développé très rapidement avec l’apparition des OGM. Paysans et jardiniers ont pris conscience que s’ils ne voulaient pas avoir d’OGM, ils devaient s’emparer du travail de conservation, de sélection et de multiplication des semences. La première étape a donc été de se réapproprier les savoirs et les ressources génétiques pour les remettre dans les champs. Tout en continuant ce travail de réappropriation, nous sommes en train de passer à une deuxième étape. Face au risque de disparition de milliers de graines enfermées dans des banques, face à l’impossibilité de sélectionner des plantes saines à partir de se­mences commerciales modernes trafiquées – à cause de la perte de leur qualité nutritionnelle et du besoin d’engrais chimiques pour pousser – nous appelons à vider les banques de semences pour faire des maisons de la semence.

A quoi servent ces maisons de la semence? Quel rôle peuvent jouer les simples citoyens?

L’idée des maisons de la semence est que paysans et jardiniers s’y regroupent pour mettre leurs semences en commun et gèrent en­semble ce patrimoine. On ne peut pas chacun de son côté replanter chaque année 500 à 800 variétés de semences. Dans la mesure où l’Etat privatise cette mission de service public, la société civile doit s’en emparer en faisant reposer la gestion de ce patrimoine sur une organisation collective. Les paysans ont un rôle clair à jouer dans ce travail de culture. Les jardiniers amateurs sont aussi une composante essentielle. Ils ont préservé ces der­nières années des milliers de variétés anciennes de pota­gères ou d’arbres fruitiers qui seront une bonne partie de l’alimentation de demain. Pour celles et ceux qui n’ont pas de terre, nous avons besoin d’une aide administrative mais aussi de personnes qui communiquent sur ce travail et lui donnent du sens. La société civile doit aussi nous aider à mobiliser les élus pour la reconnaissance des droits des paysans et des jardiniers à conserver, ressemer et échanger leurs semences. Des conseils municipaux ont déjà pris des délibérations pour cela.

Les lois actuelles empêchent donc les paysans de ressemer leur propre récolte?

Le verrouillage juridique est de pire en pire. En France, les agriculteurs n’ont pas le droit d’échanger des semences. Ils ne peuvent plus ressemer une partie de leur récolte sans payer de royalties, c’est à dire une redevance aux semenciers. On parle de «contribution volontaire obligatoire» pour le blé tendre. C’est un système qui pourrait être étendu à toutes les espèces. On a encore le droit aujourd’hui d’échanger des semences qui ne sont pas inscrites au catalogue à titre payant ou gratuit si c’est pour une exploitation non commerciale. On peut par exemple vendre une semence à un jardinier amateur car il va consommer sa propre récolte et ne pas la vendre sur un marché. Mais cette dernière marge de manœuvre risque aussi de disparaître avec une réforme actuelle des règlements européens. Pourtant, le Parlement a ratifié un traité, le TIRPAA8 qui reconnaît les droits des paysans à ressemer, échanger et vendre leurs semences. Mais le gouvernement n’applique pas ce traité et une campagne citoyenne est aujourd’hui indispensable pour la reconnaissance de ces droits.

Ces alternatives ont-elles des équivalents en Europe?

Des réseaux ressemblent beaucoup aux nôtres en Italie, en Espagne, en Allemagne ou en Autriche. La mobilisation citoyenne en Europe sur le thème des semences prend de l’ampleur et accompagne très souvent les luttes anti-OGM. Nous avons du retard sur les pays du Sud où la conservation de la biodiversité est le premier acte de l’agriculture vivrière. Tous ces paysans conservent et échangent leurs semences. Leur mobilisation aujourd’hui est extrêmement importante à la fois contre les lois européennes qui s’im­posent à l’ensemble de la planète, et contre les OGM pour protéger leurs semences des conta­minations. Nous avons beaucoup à apprendre des pays du Sud.    •

Source: www.bastamag.net: Sophie Chapelle. L’industrie génétique remet en cause la possibilité pour nos enfants de se nourrir.

1    Semences Paysannes est un réseau constitué d’organisations paysannes et d’agriculture biologique nationales, d’organisations spécialisées, d’artisans, de paysans, d’associations semencières ou pépiniéristes, d’associations de développement et d’associations de conservation de la Biodiversité cultivée.
2     Sophie Chapelle a réalisé cette interview pour le site internet Basta! (www.bastamag.net) qui se considère comme alternative à la presse «main­stream» et met à dispositions des informations sur les mouvements sociaux et environnementaux.
3     «Les scientifiques de l’AIEA utilisent les rayonnements pour produire des plantes améliorées à rendement élevé qui soient capables de s’adapter à des conditions climatiques difficiles comme la sécheresse ou les inondations, ou de résister à certaines maladies et insectes ravageurs. L’induction de mutations, c’est le nom de la technique, est sûre, éprouvée et rentable. Elle est utilisée depuis les années 20 », communiqué de l’AIEA du 2 décembre 2008, « La science nucléaire au service de la sécurité alimentaire».
4     «Je comprends que les gens se méfient de ces technologies mais, pour ce qui nous concerne, il faut bien comprendre que, dans la sélection des plantes, nous ne produisons rien qui ne soit produit par la nature elle-même. Aucun rayonnement résiduel ne subsiste dans une plante après l’induction de mutation», Pierre Lagoda, Division mixte FAO/AIEA.
5     Dans le cadre du projet «Transcontainer» de l’UE le développement de la soi-disant technologie «Terminator» est poursuivie malgré un moratoire contre la libération et l’utilisation de ces technologies qui jouent sur une modification génétique destinée à stériliser la semence pour éviter la reproduction et le développement de cette dernière par les agriculteurs. On parle de la deuxième génération d’OGM. Avec la technologie Terminator, le pouvoir des multinationales agroalimentaires se renforce davantage, car les agriculteurs sont obligés de racheter chaque année des semences chères aux multinationales de la semence.
6     INRA: Institut public de recherche agronomique.
7     France génétique élevage pour les éleveurs, Limagrain ou Oleosem pour les semenciers, L’Oréal ou LVMH pour les cosmétiques. Total pour l’énergie ou encore le Medef, pour n’en citer que quelques-uns, font partie du Conseil d’orientation stratégique de la fondation aux côtés de structures publiques ou d’associations de défense de l’environnement. (ndlr)
8     TIRPAA: Traité international sur les ressources phy­togénétiques pour l’alimentation et l’agriculture.

*Guy Kastler est délégué général du «Réseau se­mences paysannes», chargé de mission pour «Nature et Progrès», membre de la Confédération paysanne et de la Commission Biodiversité de «Via Campesina».

Mutation

Le terme mutation est utilisé pour désigner une modification irréversible de l’information génétique et héréditaire d’un organisme. Elle peut se produire de manière spontanée et naturelle ou être provoquée artificiellement. A quel endroit du matériel génétique une mutation a lieu et quels en sont les effets sur l’organisme, cela n’est pas prévisible, et pas davantage en ce qui concerne les mutations artificiellement provoquées.

Mutagenèse

La mutagenèse est une technique destinée à provoquer des mutations dans le génome d’un organisme. Dans le domaine de la recherche biologique et médicale et de la culture, la mutagenèse est appliquée afin de trouver des caractéristiques souhaitées. Les mutations incitées sont des mutations qui sont provoquées par des mutagènes (des agents provoquant des mutations) d’origine physique, chimique ou biologique.

Organismes transgéniques ou OGM

Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un organisme vivant dont le patrimoine génétique a été modifié par l’homme. Suivant les législations, les moyens permettant ces modifications vont de la sélection aux méthodes de génie génétique. Ces dernières permettent de modifier des organismes par transgénèse, c’est-à-dire l’insertion dans le génome d’un ou de plusieurs nouveaux gènes. Un «organisme transgénique», terme qui désigne les organismes qui contiennent dans leur génome des gènes «étrangers», est donc toujours un organisme génétiquement modifié, l’inverse n’étant pas toujours vrai. Les OGM présentent encore d’autres caractéristiques, le maïs BT par exemple produit dans chaque cellule un pesticide. Les recherches sur les autres effets qu’une séquence génétique étrangère peut avoir sur l’organisme ne sont pas encore effectuées.

FAO

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (connue sous les sigles ONUAA ou, plus couramment FAO soit en anglais Food and Agriculture Organization of the United Nations) est une organisation spécialisée du système des Nations unies, créée en 1945 à Québec. Son siège est à Rome depuis 1951. La FAO regroupe 191 Etats membres.
Son devoir est d’améliorer la production et la distribution des produits agricoles et alimentaires dans le monde entier afin de construire un monde libéré de la faim.
L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture met l’accent sur quatre domaines:
•    Fournir une assistance technique aux pays en développement.
•    Fournir des informations et harmo­niser les normes dans les domaines de la nutrition, l’agriculture, les forêts et la pêche,
•    Conseiller les gouvernements et leur fournir un espace de débat multilatéral.
•    Organiser des forums neutres entre les Etats pour débattre des principaux problèmes relatifs à l’agriculture et l’alimentation.

AIEA

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) est une organisation scientifique et technique autonome qui occupe un statut particulier au sein des Nations unies. Il ne s’agit pas d’une organisation spécialisée des Nations unies mais d’une organisation liée à ces dernières par un accord particulier. L’AIEA fournit régulièrement des rapports à l’Assemblée générale et au Conseil de sécurité des Nations unies si jamais elle constate que la sécurité internationale est en danger. Elle cherche à promouvoir les usages pacifiques de l’énergie nucléaire et s’efforce d’empêcher la prolifération des armes atomiques et leurs applications militaires.
cf. http://fr. wikipedia.org    



Jeudi 5 Novembre 2009


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