Conspiration

Noam Chomsky et les Croisés du 11 septembre



Mercredi 23 Juillet 2008

Noam Chomsky et les Croisés du 11 septembre

par Israel Shamir

on Shamireaders, 22 juillet 2008

Récemment, j’ai déjeuné dans un restaurant de Delhi avec un de nos lecteurs indiens, philosophe et sayid (descendant du Prophète Mahomet), le Professeur Sayed Zaidi. M. Zaidi est préoccupé par le mouvement qui a causé les attentats du 11 Septembre 2001, et en particulier par certaines investigations qui ont indiqué l’implication de certains juifs haut-placés. Il était encore plus préoccupé par la position adoptée par le Professeur Noam Chomsky, et il m’a envoyé par mél une lettre de Kevin Barrett (auteur de l’ouvrage Chomsky : Hero or Gatekeeper ?), ainsi qu’un article de notre ami James Petras, qui a diffusé des accusations similaires. Alors que j’avais défendu Chomsky, M. Zaidi m’a écrit : « L’opinion générale sur Chomsky est de plus en plus dure, plus dure que la vôtre, en tous les cas. Si vous pensez qu’il n’est pas si mauvais que cela, pourquoi n’écrivez-vous pas, à ce sujet ? C’est là une question, en particulier son rôle de chien de garde, qui mérite d’être diffusé au sein de votre groupe de discussion. Franchement, je trouve les avis de gens tels que Petras, Jeff Blankfort et Kevin Barrett tout-à-fait libérateurs, et je suis persuadé qu’il y a une existence, au-delà de la courtoisie ». Voici ma réponse. Israël Shamir

Lorsque nous nous promenons en ville, nous nous faisons parfois accoster par des gens bien-intentionnés, et grandement dévoués à une cause. Cela peut être un réfugié kurde muni d’une foultitude de photos d’atrocités turques à vous faire tourner les sangs, ou un émigré iranien qui vous demande de signer une pétition. Si vous avez le cul bordé de médailles, ça peut être, pourquoi pas, Mia Farrow vous demandant en personne de condamner les Chinois… Ces braves gens n’acceptent pas la réponse ‘non’. Ils vous attrapent la boutonnière et ils la tiennent dans leurs mains moites de transpiration jusqu’à ce que vous signiez leur pétition ou que vous leur demandiez très impoliment d’aller se faire voir chez les Grecs. C’est alors qu’ils explosent, dans une furie qui n’est pas sans évoquer celle d’une femme dédaignée.

C’est ce genre de chose qui est arrivé au grand intellectuel éclairé Noam Chomsky. Il a été accosté par un certain Kevin Barrett, un convulsionnaire du 11 septembre, qu’il a tenté de raisonner poliment, mais qu’il dut, finalement, se résoudre à lui dire de se casser. Furibard, Barrett publia alors une attaque acrimonieuse : « Chomsky, cet orateur anémique au charisme de limace, ne cesse de fustiger les Etats-Unis de sa voix geignarde, exprimant ses critiques en des termes que seule la gauche sectaire accepterait. Le style emmerdant et déplaisant de Chomsky, et ses arguments obsessionnellement anti-américains, assimile les anti-empires aux anti-américains ».

Qu’a donc fait Chomsky pour mériter cette agression ? Si l’on examine le torrent fastidieux des vitupérations de Barrett, on constate que sa principale objection contre Chomsky est le fait que l’universitaire de Boston ne veut pas mener le combat de Barrett, qui vise à attribuer les attentats du 11 septembre 2001 à Bush et au Mossad. Et c’est vrai : Chomsky ne veut pas. Le devrait-il ? Barrett a essayé de pousser Chomsky à s’immerger dans les aspects techniques du discours du « Mouvement de la Vérité » [Truth Movement] sur le 11 septembre, et il a refusé d’imaginer que celui-ci pût refuser. Vous connaissez ces gens : quiconque n’est pas d’accord avec eux est un agent de l’Ennemi (avec un grand E). Chomsky a eu drôlement raison de rétorquer : « C’est un trait curieux, propre au Mouvement de la Vérité… c’est cette curieuse mentalité : « avec nous, ou contre nous », qui infuse le plus gros de ce mouvement : soit vous acceptez nos affirmations, soit vous êtes un « chien de garde de gauche ».

Il y a toujours place pour la critique et la discussion – fusse contre Chomsky – et je n’ai pas manqué de m’y essayer, moi aussi. Toutefois, il y a certaines lignes rouges que nous devrions tenter de respecter, dans une critique amicale, et il s’agissait là, en l’occurrence d’une attaque ad hominem particulièrement agressive et paranoïde. Barrett est l’équivalent des juifs obsédés par l’holocauste (ainsi que celui de leurs contreparties « dénégatrices »), qui ont besoin que vous confirmiez leur narration et qui ne lâchent pas votre boutonnière tant que vous n’avez pas répondu. Que Barrett mène cette guerre lui-même, tout seul, sans avoir Chomsky à sa disposition. Nous vivons dans un pays libre, plus ou moins. Par exemple, je ne nie, ni je ne confirme les holocaustes et les massacres. Le pic pétrolier ne me pique pas outre mesure. Quant au roman policier du 11 septembre, j’ai l’impression que le Mouvement de la Vérité sur le 11 septembre de Barrett et consorts rend l’événement trivial, en le transformant en une escroquerie aux assurances réussie. J’ai déjà écrit à ce sujet, quand les attentats ont eu lieu (voir mon article : Orient Express – http://www.israelshamir.net ) :

« Les kamikazes pouvaient être pratiquement n’importe qui : des nationalistes américains, des communistes américains, des chrétiens fondamentalistes américains, des anarchistes américains – tous ceux qui rejettent les dieux siamois du dollar et du M-16, tous ceux qui haïssent la bourse des valeurs et les interventions outre-océan, tout ceux qui rêvent d’une Amérique aux Américains, qui en veulent pas soutenir la croisade visant à la domination mondiale. Il peut s’agir d’aborigènes américains désireux de revenir à Manhattan, ou d’Afro-Américains qui n’ont pas encore, jusqu’ici, reçu de compensations pour l’esclavage.

Cela pouvait être des étrangers de pratiquement n’importe quelle condition, étant donné que Wall Street et le Pentagone ont bousillé la vie de très nombreuses personnes, dans le monde entier. Les Allemands peuvent se souvenir de l’holocauste terrifiant de Dresde, avec ses centaines de milliers de réfugiés sans défense incinérés par l’aviation de guerre américaine. Les Japonais ne sont pas près d’oublier l’holocauste nucléaire d’Hiroshima. Le monde arabe souffre encore aujourd’hui de l’holocauste rampant en Irak et en Palestine. Les Russes et les Européens orientaux ressentent la honte infligée à Belgrade. Les Latino-américains pensent aux invasions américaines de Panama et de l’île de la Grenade, au Nicaragua dévasté et à la Colombie défoliée. Les Asiatiques comptent leurs morts, soit dans la guerre du Vietnam, dans les bombardements du Cambodge, dans les opérations militaires au Laos, par millions. Même un présentateur télé russe pro-américain n’a pas pu s’empêcher de dire : « Désormais, les Américains commencent à comprendre ce qu’on a pu ressentir, à Bagdad et à Belgrade… »

Les Justiciers auraient pu être n’importe quel emprunteur dont la maison aurait été confisquée par les banques, n’importe quel employé qui aurait été « dégraissé » de son boulot, déclaré sous-homme (Untermench) par le nouveau Peuple des Seigneurs (Herrenvolk). Ils eussent pu être des Russes, des Malais, des Mexicains, des Indonésiens, des Pakistanais, des Congolais, des Brésiliens, des Vietnamiens, les économies de tous ceux-ci ayant été détruites par Wall Street et le Pentagone. Ils auraient pu être n’importe qui, et ils sont tout le monde. Leur identité n’a strictement aucune importance, car leur message est autrement plus important que leur personnalité, et leur message peut être lu, à haute et intelligible voix, dans le choix des cibles. »

C’était aussi ce que pensait le regretté penseur français Jean Baudrillard

[ http://www.egs.edu/faculty/baudrillard/baudrillard-the-spirit-of-terrorism.html ] :

« En fin de compte, ce sont eux qui ont fait le coup, mais c’est nous qui l’avons souhaité. Si nous ne prenons pas cette donnée en considération, l’événement perd sa dimension symbolique ; il devient un acte purement abstrait… Et dans leur symbolisme stratégique, les terroristes savaient qu’ils pouvaient compter sur cette complicité inavouable. » Il voyait dans les attentats du 11 septembre « sans doute l’événement symbolique le plus important, après la crucifixion de Jésus-Christ », affirme Bradley Butterfield.

[ http://www.iath.virginia.edu/pmc/text-only/issue.902/13.1butterfield.txt ]

Autrement dit, l’acte du 11 septembre fut, et de très loin, un symbole trop puissant pour qu’on puisse le céder à l’Ennemi. Ce n’est pas sans raison que les gens, dans le monde entier, se sont réjouis en voyant s’effondrer ce symbole de Mammon. Le fait de savoir que les Américains pouvaient être battus sur leur propre territoire a réconforté les innombrables victimes de l’Empire. Je ne sais pas qui a fait le coup, mais cela a été planifié et exécuté par des gens doté d’un grand esprit.

Je n’admets pas la thèse du Mossad et/ou des juifs ayant perpétré les attentats du 11 septembre, non pas parce que ce serait là une affirmation antisémite. Mes lecteurs savent que cette considération ne m’a jamais arrêté jusqu’ici. C’est le contraire : je considère qu’il est profondément pro-juif d’affirmer quelque chose supposant que seuls des juifs seraient capables d’entreprises de grande portée et de grande envergure, alors que d’autres préféreraient souffrir des frondes et des flèches d’un sort outrageant sans jamais prendre les armes contre un océan d’emmerdes. D’une certaine façon, la théorie d’une perpétration juive montre à quel point cette croyance en une supériorité (imaginaire) des juifs a pénétré les cœurs de très nombreux Américains et musulmans : « Si ça a été fait et que ça n’a pas queuté, alors, c’était forcément les juifs ! » Nous, les Israéliens, nous sommes plus acerbes, encore. Nous disons : « Si ça n’a pas queuté, alors ça ne peut pas avoir été le Mossad ! »

Cela ne signifie nullement que l’on doive souscrire à la conspiration des dix-neuf combattants d’Oussama, telle que nous l’a présentée l’Amérique officielle. Sur de nombreux attentats kamikazes, ceux du 11 septembre se détachent très nettement. Ils ne peuvent être comparés à nul autre, certainement pas, en tous les cas, avec un quelconque attentat suicide islamique. L’assaut contre le symbole-même de Mammon, et ce, au cœur de sa puissance militaire, fut un grand événement, un événement paradigmatique. Il est plus facile de croire que ce haut-fait fut accompli par des anges vengeurs, par Saint Michel en personne, plutôt que par cinq agents du Mossad hilares ou par des complices de George W. Bush et de Dick Cheney. Il est plus facile de convenir, avec Baudrillard, que les Tours jumelles se sont suicidées afin de ne pas être détruites par les pilotes, que de croire, avec Barrett et ses potes, que tout cela fut accompli par l’habile juif Larry Silverstein à seule fin de palper les indemnités des assurances…

Baudrillard a évoqué des gens qui « tentent tout afin de discréditer leurs actions. Aussi les appelons-nous « suicidaires » et « martyrs », ajoutant immédiatement que ce genre de martyre ne prouve rien. Mais un tel argument moral est susceptible d’être renversé. Si le martyre volontaire des kamikazes ne prouve rien, alors le martyre involontaire des victimes ne prouve rien non plus, et il y a quelque chose d’obscène à en faire un argument moral. »

Involontairement, Barrett et son Truth Movement sont engagé dans la sape et le discrédit du sacrifice suprême consenti par ceux qui sont morts pour écrabouiller les Tours. Je comprends Noam Chomsky, qui ne voulait pas prêter main-forte à cette action. Il ne voulait pas non plus apporter de l’eau au moulin de la vision américaine, arrogante, des attentats, présentés comme le pire mensonge et la plus horribles des atrocités jamais enregistrés. Chomsky a suggéré que Barrett compare ce massacre au « massacre de quatre millions de personnes en Indochine, à la terreur reaganienne, qui a laissé sur le carreau quelque 200 000 cadavres torturés et atrocement mutilés en Amérique centrale ».

« Mais à qui cela profite-t-il ? », « qui bono ? », les entends-je demander. « Les juifs (appelez-les les sionistes, ou les néocons, si vous préférez) ont tiré profit des attentats. Même Netanyahu a dit, récemment, que le 11 septembre était bon pour Israël. »

Aucun doute n’est permis : les juifs ont utilisé les attentats du 11 septembre jusqu’à la corde, mais ils sont en mesure de se servir de n’importe quel événement, à leur avantage, en raison de leur contrôle sur les médias. Qu’il s’agisse d’un atterrissage sur Mars, d’une victoire sur l’Allemagne, d’une défaite en Irak, de l’augmentation du prix du pétrole ou de l’effondrement du dollar, ils sont en mesure de le tourner à leur avantage. Ils n’ont nul besoin de s’envoler vers Mars, ni de mettre le dollar K.O, - ni les Tours jumelles – eux-mêmes…

« Pour réussir, ce dont un terroriste a besoin, c’est de dynamite et de journaux », a résumé un terroriste juif, en 1901. En 2001, soit un siècle plus tard, un journal, à lui seul, fera l’affaire. Avec des journaux, ou plutôt, avec les télévisions sous votre contrôle, vous pouvez utiliser la dynamite des autres à votre propre profit. On peut exproprier les actions des autres à volonté, et même les sacrifices suprêmes des autres. Dans de telles situations, le qui bono ? ne s’applique pas. Tout, jusqu’à l’événement le plus calamiteux, sera tourné à leur avantage – dès lors que ce sont eux, qui donneront les explications.

Noam Chomsky ne lutte pas contre le Truth Movement. Laissons ces braves gens continuer leurs recherches sur les points d’ébullition de l’acier et du béton ; laissons-les accuser l’administration, la CIA, les juifs et le Mossad tout leur saoul. Leur combat a quelque valeur positive : il sape la croyance de l’opinion publique dans les médias consensuels et dans les bonnes intentions des autorités. Les gens peuvent essayer de comprendre que leur position n’est pas la seule possible : d’autres peuvent, de fait, approuver les attentats, ou les considérer peu importants, ou encore, tout simplement, avoir un sanglier sur le feu. Les gens ont tendance à attacher l’étiquette « chien de garde de gauche » à quiconque n’est pas d’accord avec eux sans restriction ; mais cette expression non dénuée de pertinence doit être utilisée à l’encontre de magnats qui nous combattent, et non contre des alliés et des neutres…

Notre ami James Petras a lancé de telles philippiques contre Chomsky : « Noam Chomsky a été durant très longtemps un des grands dissimulateurs de l’Aipac et de l’existence de l’emprise sioniste sur la politique moyen-orientale des Etats-Unis… Continuer à parader en « critiques de la guerre », tout en ignorant le rôle central que joue la Configuration du Pouvoir Sioniste fait de gourous tels que Chomsky, Moyers et Powers, ainsi que de leurs acolytes, des gens totalement sans intérêt pour le combat anti-guerre. Ils sont une partie du problème, et non une partie de la solution. »

Petras, lui aussi, voudrait que Chomsky fasse sa guerre, qui est la guerre contre l’establishment juif (qu’il appelle la Configuration du Pouvoir Sioniste). Certes, ça serait génial, mais dans ce cas, on n’aurait plus besoin de Petras ! Au lieu de voir en Chomsky un ennemi (une « partie du problème », il vaut mieux voir en lui un important allié, couvrant une part importante de la ligne de front. Il ne fait pas face à tout, il ne va pas dans certains endroits où Petras va, mais il ne nous empêche pas d’y aller nous-mêmes… C’est la raison pour laquelle il est ridicule de le qualifier de « chien de garde de gauche », car il ne maintient clos aucun portail.

Nous avons plusieurs points de désaccord, avec Noam Chomsky. Pour n’en mentionner que quelques-uns :

(1) Il soutient l’idée obsolète de deux Etats en Israël/Palestine, et donc celle de préserver l’Etat juif, alors que nous, nous en appelons à son démantèlement et à son remplacement par un unique Etat, dans lequel les juifs sont des égaux, et non des êtres supérieurs ;

(2) Il considère que le soutien américain à Israël dériverait des « intérêts impériaux » des Etats-Unis (La « thèse de Chomsky » : « Israël est bon, pour les intérêts impérialistes des élites des Etats-Unis, et le lobby juif est puissant, précisément parce que sa ligne d’action coïncide avec ces intérêts de ces élites »), alors que nous, nous pensons que ce soutien est dû aux positions de commandement que les juifs occupent dans le discours américain.

Nous avons argué pour étayer notre position et contre la sienne, sine ira et studio, dans de nombreux articles, tant les nôtres que ceux d’autres auteurs, publiés sur notre site, ou mis en circulation. Mon essai La Fête de Saint Firmin (publié dans l’ouvrage Les fleurs de Galilée) étudiait et dézinguait la thèse chomskienne, dès 2001. Il a déclenché une polémique très intéressante. J’en ai parlé avec Chomsky. Sur Spider Web [clique !], nuos avons soulevé la polémique lancée par Noah Cohen, qui qualifia la position de Chomsky sur la question palestinienne d’ « Apologie de l’Injustice ». Nous avons publié l’analyse de Jeffrey Blankfort Le lobby israélien et la gauche : des questions dérangeantes [The Israel Lobby and the Left: Uneasy Questions ], ainsi que la Polémique entre Chomsky et Blankfort [The Chomsky/Blankfort Polemic ]. Nous avons publié également un article très sévère de Bob Finch, qui décrivait Noam Chomsky comme « le grand rabbin de la gauche, qui absout l’Etat juif de toute culpabilité et de toute responsabilité pour son régime d’apartheid et ses agressions militaires contre les pays voisins ». Nous avons publié des critiques acerbes des opinions de Chomsky relatives au Lobby, notamment celles d’Ilan Pappe, de Jeff Blankfort et de James Petras, dans Contra Chomsky, ainsi que celle de Mazin Qumsiyeh. Voir aussi « Tirs à boulets rouges sur Chomsky » [ Chomsky under Fire ].

En dépit de ces très nombreuses attaques contre lui, Chomsky n’a jamais daigné répliquer en rendant la monnaie de notre pièce. Il est toujours resté poli, même courtois. Il n’a jamais, au grand jamais, bloqué la moindre publication. Il va son petit bonhomme de chemin, alors, respectons-le. L’infanterie légère et l’infanterie lourde ont des façons différentes d’agir. Chomsky est notre artillerie lourde, tandis que James Petras, Gilad Atzmon ou encore… Israel Shamir, nous sommes des scouts au pied léger, nous sommes l’unité de reconnaissance. Nous devrions aller plus loin qu’il ne le fait, mais il est notre boulet. Chérissons cet homme et son activité.

Le mot de la fin a été publié par Ian Buckley dans sa défense de Shamir… ET de Chomsky [ In Defence of Shamir .. and Chomsky ] :

« J’aurais tendance à défendre l’idée que Noam est fondamentalement quelqu’un d’honnête et de très informé, en dépit de ses points aveugles personnels. Bien sûr, il faut reconnaître d’entrée de jeu que Chomsky ne va pas assez loin, en ce qui concerne le Moyen-Orient. Quels que soient ses légers défauts et ses points aveugles, dans ce domaine particulier, il n’en mérite pas moins d’être acclamé pour ses excellentes enquêtes, véritablement pionnières, sur les distorsions des mass media, ainsi que sur la nature profondément antidémocratique des sociétés dites « démocratiques ». Quand vous avez lu Chomsky, vous êtes vacciné pour de bon contre le monde succube fétide des médias consensuels. Un peu de critique ne fait jamais de mal, mais nous devons ne pas perdre de vue quels sont les « braves gars ». Après tout, il y en a tellement peu en circulation… Selon moi, tant Shamir que Chomsky sont des hommes honnêtes. »



Jeudi 24 Juillet 2008


Commentaires

1.Posté par samos le 24/07/2008 09:23 | Alerter
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Moi je n'adhère pas à cet article, je le trouve insidieusement orienté et pour être franc il semblerait que la stratégie des protocoles des sages de sions soit d'actualité.
Ils appartiennent à tous les bords de droite comme de gauche, embrouille le discours, discréditent. Comment saper un travail si ce n'est de l'intérieur, ils font croire qu'ils sont avec vous mais ils sont avec eux mêmes et là justement cet article met le point dessus.
Les liens tribaux de ce genre de personne ne leur permettent pas de discréditer les siens, et au contraire il en appelle à la folie des thèses et dis que tous auraient pu le faire, mais il n'en ait rien. Une des conséquences direct est la guerre contre le terrorisme, le principal fléau que la Palestine occupé a connu. Ces gens manipulent les occidentaux comme des poupées de chiffons, les orientaux aussi mais dans une moindre mesure car le problème des moyent orientaux est la corruption du pouvoir alors que la population elle est éveillée et en attente de changements.
Mais aujourd'hui ils dominent l'occident et lui dicte sa volonté comme on assigne à son animal domestique tel ou tel ordre; L'Europe est menacé, on utilisait le terme d'Eurabia aux états unis moi je dirais l' Eurosionie.

Eurosionie sous le joug du diktat de ses maitres à penser sioniste, l'Europe a été prise en otage.

2.Posté par gustav le 24/07/2008 10:57 | Alerter
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Bonjour,

Je rappelle que Chomsky disait que les mouvements pour la vérité sur le 11/09 ne sont que du business!! Est-ce une position honorable de ce très honorable Chomsky?
Est-il tempéré quand il juge les mouvements du 11/09 ainsi?
Que ces intellos continus à vendre leurs bouquins, c'est ce qui les fait vivre et laissons les autres s'occuper des choses sérieuses.

Jean-Marc

3.Posté par Sébastien le 25/07/2008 00:47 | Alerter
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Comme le dis "le n°1", cet article sans queue ni tête, n'a pour but que celui de discrediter tout opposant.

Chomsky n'est pas Dieu. On se fiche royalement de ses opinions à la limite. Il n'a aucun rapport avec ces évènements. Pourquoi faire intervenir cette minable et stérile polémique?

Barrett. Cet hurluberlu ne représente en rien LES mouvements pour la vérité sur le 11 septembre, sinon lui-même. Pourquoi cet amalgame?

Les mouvements sont tous indépendants les uns des autres et n'ont jamais attribué à de quelconques juifs la réalisation de ces attentats.

Un bel article sournois à souhait.

4.Posté par zevengeur le 25/07/2008 22:29 | Alerter
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Allez voir mon scénario sur la planification et le pourquoi du 11 sept et dites moi ce qui ne tient pas la route dans une logique pure d'enquête policière en se demandant à qui profite le crime :
http://french-revolution-2.blog.fr/2008/03/02/11-septembre-2001-l-epicentre-d-une-stra-3787078

Nota : cet article a été refusé 2 fois par Agoravox

5.Posté par zevengeur le 25/07/2008 22:30 | Alerter
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Le lien en mieux :
11 septembre 2001 - Partie 3 : la vérité est ici

6.Posté par moi même le 25/07/2008 23:20 | Alerter
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hello zevengeur
agoravox n'est qu'une officine sionisante,ils relayent la these de media ratings par exemple

7.Posté par gustav le 25/07/2008 23:44 | Alerter
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Bonjour,

Noam Chomsky est un idiot: l'amérique est très libre mais on ne peut pas y dire ce que l'on veut. Si c'est cela du génie !!!

Une partie d'interview:
"En fait, les Etats-Unis sont loin d’être un pays fasciste, ça c’est une mauvaise analogie. Mais la similitude avec les techniques de propagande fasciste est frappante et n’est pas fortuite. Les Nazis, explicitement, consciencieusement et ouvertement ont adopté les techniques de la publicité commerciale étatsunienne. Ils ne s’en sont pas cachés. Ils ont pris quelques idées simples pour les marteler sans cesse tout en leur donnant un côté « glamour » - c’était la technique employée par la publicité commerciale aux Etats-Unis dans les années 20 et ce modèle fut explicitement adopté par les Nazis. Et c’est sur ce même modèle qu’est basée la propagande commerciale aujourd’hui."

Vicenç Navarro : Merci beaucoup de nous accueillir.

Noam Chomsky : C’est un plaisir.

VN : nous sommes ici au nom de l’université d’été progressiste de Catalogne. Comme je vous l’ai dit, l’objectif de cette université est la réappropriation de l’histoire de la Catalogne, comme une réminiscence des années 30, lorsque ouvriers et universitaires se retrouvaient pendant l’été pour discuter de différents sujets d’intérêt. Bien sûr, c’était interdit sous la dictature de Franco. Lorsque les partis de gauche ont reconquis le gouvernement de la Catalogne en 2003, ils se sont engagés à relancer cette Université d’été progressiste. Nous aurions aimé vous avoir pour prononcer le discours inaugural. Je regrette que vous n’ayez pu venir. Espérons que ce sera pour une autre fois.

NC : J’espère.

VN : j’aimerais que nous parlions de vous et des Etats-Unis. A l’extérieur des Etats-Unis, vous êtes l’intellectuel étatsunien le plus connu, et la plupart des gens à l’extérieur ne se rendent pas vraiment compte de ce que cela signifie le fait que le plus célèbre des intellectuels US soit rarement présent dans les médias étatsuniens. Vous n’êtes jamais présent dans les grandes chaines de télévision, CBS, NBC, et autres. Beaucoup de gens ne le comprennent pas parce que les Etats-Unis sont souvent idéalisés et présentés comme une démocratie extrêmement active et dynamique, et ils ne réalisent pas vraiment à quel point la gauche fait l’objet d’une discrimination aux Etats-Unis. Cette discrimination se produit y compris au sein de la gauche des milieux libéraux (« liberals » terme usuel aux US pour désigner les « progressistes » - NDT) de la classe politique. Comment réagissez-vous à cela ? Comment expliquez-vous cet ostracisme dans la plupart des forums de discussion ?

NC : Je dois dire que c’est probablement dans les cercles intellectuels libéraux de gauche que je suis le plus craint et le plus méprisé. Si vous voulez un exemple, jetez un coup d’œil à une de mes couvertures préférées de magazine, qui est encadrée et accrochée à ma porte. Il s’agit de la revue plus ou moins officielle des intellectuels libéraux de gauche, « The American Prospect », et la couverture décrit les terribles conditions dans lesquelles ces milieux tentent de survivre, les énormes forces qui seraient en train de les mener à leur perte.

On y voit deux visages, sévères, coléreux. D’un côté, on voit Dick Cheney et le Pentagone. De l’autre côté, moi. Les intellectuels libéraux de gauche seraient donc coincés entre ces deux énormes forces… Cette illustration montre le degré de paranoïa qui règne et la peur qu’une petite fissure se produise dans l’orthodoxie ambiante. Les intellectuels libéraux (pas uniquement aux Etats-Unis) sont typiquement les gardiens du temple : on peut jusqu’à là, mais pas un millimètre de plus ; et l’idée que quelqu’un puisse franchir cette ligne les terrifie. C’est pareil pour les grands médias. Alors, oui, les Etats-Unis sont un pays très libre. C’est en fait le pays le plus libre au monde. Je ne crois pas qu’il y ait un pays dans le monde entier où la liberté d’expression, par exemple, soit mieux protégée qu’ici. Mais c’est aussi une société soigneusement gérée, comme une entreprise pourrait être gérée, avec un règlement intérieur strict et qui ne tolèrerait aucune déviation, ce qui serait trop dangereux.

Une des raisons de ce danger est que la classe dirigeante, les deux partis politiques et la classe politique, sur de nombreuses questions, est bien plus à droite que la population. Sur la santé, par exemple, la population se situe à gauche de la classe dirigeante, et l’a toujours été. Et c’est la même chose pour de nombreux autres sujets. Laisser libre cours aux débats sur certains sujets représente donc un danger et toute déviation par rapport à une sorte de ligne officielle représente une menace et doit être soigneusement contrôlée.

Alors oui, ce pays est très libre mais dans le même temps il y règne une idéologie très rigide.

VN : C’est surprenant parce que, vue de l’extérieur des Etats-Unis, on a l’impression que le pays jouit d’un système politique très sûr et stable. On pourrait penser qu’avec un système politique et médiatique si puissant, ils pourraient tolérer plus de voix dissidentes dans les médias.

NC : C’est vrai !

VN : On dirait qu’ils ont peur des opinions critiques, comme la votre.

NC : Oui, je crois qu’ils ont peur. Ils ont peur qu’une petite déviation puisse mener à un désastre. C’est une mentalité typiquement totalitaire. Il faut tout contrôler. Si quelque chose échappe au contrôle, c’est un désastre. Mais en fait, la stabilité de la société US n’est pas si évidente que ça. Cela demande beaucoup de censure – à cet égard, les Papiers du Pentagone sont très intéressants. Les Papiers du Pentagone ne sont pas des documents déclassifiés. Y avoir accès c’est comme réussir à cambrioler des archives secrètes. L’information qu’on trouve dans ces documents n’était pas destinée au grand public.

Il y a certaines choses intéressantes dans les Papiers du Pentagone qui sont censurées – pas formellement, mais dans la pratique. La plus intéressante est le compte-rendu de la fin de la période – les documents couvrent une période qui s’achève vers le milieu de l’année 1968, juste après l’offensive du Tet en janvier 1968 (nom d’une offensive militaire majeure lancée par les troupes Vietnamiennes contre l’armée US – NDT). L’offensive avait fini par convaincre les milieux économiques que la guerre était devenue trop couteuse. Mais dans les mois qui suivirent, le gouvernement a voulu d’envoyer 200.000 troupes supplémentaires au Vietnam, pour atteindre prés de 750.000 hommes. Il y a eu des discussions, comme décrit dans les Papiers du Pentagone, et ils ont finalement renoncé. La raison invoquée était la crainte d’un manque de troupes en cas de désordres sociaux à l’intérieur des Etats-Unis. Ils craignaient un soulèvement sans précédent parmi les jeunes, les femmes, les minorités, les pauvres, etc. Ils arrivaient à peine à contrôler la situation dans le pays et toute nouvelle mesure pouvait provoquer un soulèvement. Et ça n’a pas changé. Ils ne peuvent permettre que la population échappe à tout contrôle. Celle-ci doit être étroitement canalisée.

Une des raisons de cette pression extraordinaire exercée par la société de consommation, qui date des années 20, c’est que le monde des affaires a compris qu’elle doit atomiser les gens, les orienter vers ce qu’il appelle « les choses superficielles de la vie, telles que la consommation », sinon la population pourrait se révolter. Par exemple, actuellement, environ 80 % de la population aux Etats-Unis pense que le pays, selon leurs propres termes, est dirigé par « quelques gros qui ne servent que leurs propres intérêts », pas les intérêts de la population. Environ 95 % de la population pense que le gouvernement devrait régulièrement prêter attention à l’opinion publique. Le niveau de rupture avec les institutions est énorme. Tant que les gens sont éparpillés, préoccupés par le solde de leurs cartes de crédit, isolés les uns des autres, et n’entendent jamais un véritable discours critique, les idées peuvent être contrôlées


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