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Nicolas Sarkozy, le président qui se couche


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Raphaël Anglade
Vendredi 2 Novembre 2007

 Nicolas Sarkozy, le président qui se couche
Raphaël Anglade

Après six mois de présidence de strass, paillettes et parfois de véritable théâtre de boulevard, les Français commencent à réaliser quelque chose qui en étonnera certains, mais pas nous : la présidence Sarkozy, c’est une présidence qui se couche tout le temps.

L’homme pressé, l’homme de la communication, l’homme des résultats et du clinquant, prisonnier de son propre système de communication, est contraint, pour obtenir toujours plus d’annonces, de céder de plus en plus gros.

Libérer les infirmières Bulgares ? Facile : on offre le nucléaire à Kadhafi, une ambassade de la future ex-femme du Président, et bientôt une honteuse visite d’Etat du leader terroriste en France. A ce prix là, Kadhafi nous aurait donné 100 prisonniers politiques en plus des infirmières...

Dénouer la "crise" d’Airbus ? Facile : on abandonne l’ami Lagardère, on cède la Présidence aux Allemands, et on clame qu’on a tout réglé.

Sortir de la crise institutionnelle européenne ? facile : on retaille le traité, on en fait un petit machin sans ambition, et on le fait valider en douce par le Parlement histoire de ne courrir aucun risque.

Lutte contre l’immigration ? Là, ça devient difficile. Après 7 lois au cours du précédent quinquennat, on n’a plus tellement d’idées. Ah : si ! Une dernière idée, proposer un amendement tellement inacceptable qu’on va finir par le retirer, et puis on dira que c’est la faute des droit de l’hommistes de gauche.

Et la liste et déjà très longue des reculades, compromissions, achats en douce de victoires factices.

Et le pire est à venir. Tout le monde a désormais compris. D’où les surenchères du président tchadien dans l’affaire de l’Arche de Zoé. D’où le mépris affiché de Poutine. D’où le dédain de Merkel. Nicolas se couchera.

Cela n’étonnera que ceux qui avaient envie de croire à l’homme providentiel. Nous, qui avons lu, écouté, étudié Sarkozy, nous connaissions cette faille. M. Sarkozy ne croit pas en Sarkozy. Il surjoue, en permanence, pour tenter de dissimuler l’illégitimité qu’il pense être la sienne.

Il jouera de plus en plus. Il lui faudra en permanence des résultats - des apparences de résultats - à tout prix. Et il les paiera à ce prix là.

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Vendredi 2 Novembre 2007

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