Politique Nationale/Internationale

Nicolas Sarkozy chez GW Bush


Le président américain George W. Bush et son homologue français Nicolas Sarkozy ont tenté de minimiser samedi au cours d'une rencontre informelle à Kennebunkport, les désaccords entre Paris et Washington.


Irib
Lundi 13 Août 2007

Nicolas Sarkozy chez GW Bush
A ce sujet, Nicolas Sarkozy, accueilli par Bush à son arrivée, a abondé dans le même sens: "Est-ce qu'on est d'accord sur tout? Non, parce que dans une famille, on peut avoir des désaccords. On peut être des amis et ne pas être d'accord sur tout" a dit le président français.

Il s'agit, disent les analystes d'un changement de politique outre-atlantique du nouveau chef de l'Etat français. Autrement dit Nicolas Sarkozy préfère oublier les divergences de vue entre Paris et Washington sur la guerre en Irak et ouvrir une nouvelle page dans les relations franco-américaines qui en dépit de deux siècles d'amitié ont connu également des bas.

La première étincelle des divergences s'est produite dans les années 60 lorsque le Général de Gaulle avait opté pour une politique étrangère indépendante en annonçant le retrait de la France de l'Otan, pour avait-il dit, préserver l'identité de la France face à l'extension de l'influence américaine en Europe.

Ceci dit, les divergences franco-américaines allaient rester dans un cadre restreint, car c'était l'époque de la guerre froide et les deux pays avaient un "ennemi commun". Après la fin du communisme, les Français ont souhaité jouer un rôle plus actif sur l'échiquier mondial. Déjà avant les événements du 11 septembre 2001, Paris et Washington étaient quelque peu fâchés à cause de leurs intérêts à préserver en Afrique.

La guerre en Irak a carrément mis de l'eau dans le gaz des relations franco-américaines, Paris s'opposant à l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu, qui a autorisé une intervention militaire. L'obstination française a ôté toute légitimité internationale à l'invasion de l'Irak, ce qui a provoqué la colère des autorités américaines, notamment le secrétaire à la Défense de l'époque, Donald Rumsfeld qui n'a pas hésité de parler de la vieille et de la nouvelle Europe pour humilier les Français et pour exprimer l'intérêt des Américains à l'Europe de l'Est.

Condoleezza Rice qui à cette époque était la conseillère pour la sécurité nationale du président Bush avait déclaré une fois, que les Etats-Unis pouvaient pardonner à la Russie et à l'Allemagne leur opposition à la guerre contre l'Irak, mais jamais à la France.

Aujourd'hui, exit Jacques Chirac. C'est Nicolas Sarkozy qui l'a succédé. Or, Paris et Washington entendent en profiter pour réchauffer leurs relations. Ceci dit, les divergences de fonds demeurent, estiment les commentateurs, car le changement à l'Elysée à lui seul, ajoutent-ils, ne permettrait pas dissiper les inquiétudes des Français face à l'unilatéralisme et le bellicisme des Etats-Unis, même si leur président s'est rendu en "jean" à la résidence estivale de son homologue américain.


Lundi 13 Août 2007


Commentaires

1.Posté par flo le 13/08/2007 22:10 | Alerter
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et oui. ceci dit, et bien dit.

2.Posté par francis bouet le 14/08/2007 23:16 | Alerter
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dans un an exit bush sarkosy a du temps à perdre

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