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Nanotechnologie: la boîte de Pandore


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par Katrin Schauberger, Suisse
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Depuis quelque temps, la publicité vante des produits à nettoyer sur la base de nanoparticules: «Plus jamais nettoyer grâce à la nanotechnologie», «Effets favorables à l’environnement grâce au nano», «Moins de détergents grâce à la nanotechnologie». Les producteurs nous promettent un avenir sans nettoyage mais sans mentionner les grands risques et les réactions secondaires inquiétantes de ces produits. Pourtant, ceux-ci sont dangereux.


danyquirion@videotron.ca
Dimanche 10 Juin 2007

L’année passée, les nettoyants «Magic Nano Glas- und Keramik-Versiegler» et «Magic Nano Bad- und WC-Versiegler» ont disparu des rayons des supermarchés après que plus de 100 cas d’intoxication, d’essoufflement grave, de maux de tête, de frissons et même d’œdèmes pulmonaires aient été constatés chez les utilisateurs de ces produits.1

Ces produits vitrifient la surface des lavabos, des planchers, des voitures, etc. grâce aux nanoparticules de dimension microscopique (nano, grec: nain). Selon les producteurs, la saleté dégouline et un nouveau nettoyage ne sera plus nécessaire. Avec de tels arguments les producteurs cherchent à trouver preneurs pour leurs produits.

Des scientifiques reconnus considèrent pourtant la nanotechnologie comme un risque énorme et préviennent des conséquences qui ne sont pas encore prévisibles.

A cause de leur réduction artificielle, les nanoparticules pénètrent plus facilement dans les cellules, le tissu et les organes et y causent des dégâts énormes: «Plus elles sont petites, plus elles sont nuisibles».2

Selon Harald Krug, toxicologue environnemental au Forschungszentrum Karlsruhe, le plus grand potentiel de risque pour la santé représente l’inhalation des nanoparticules ou leur absorption à travers la peau; par exemple comme effets secondaires des sprays ou des produits à nettoyer.3 A travers les poumons, les nanoparticules peuvent se disperser dans tout le corps, ainsi que le montrent les études réalisées par le groupe de chercheurs réunis autour de Peter Gehr de l’Institut d’anatomie de l’Université de Berne.4 Les nanoparti­cules pénètrent dans les organes, le tissu et les cellules, mais ne peuvent pas y être dégradées ou isolées.

Lors des études expérimentales à l’université de Rochester, on a exposé des rats aux nanoparticules qu’ils ont inhalées. On a pu prouver que ces particules peuvent parvenir au cerveau en suivant le trajet du nerf olfactif. Autrement dit, ces particules peuvent sans problème traverser la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau. «Compte tenu du fait que les nanoparticules ne soient pas arrêtées par la barrière tissulaire, l’accès au fœtus en franchissant la barrière placentaire devrait être possible.»5 La toxicité des nanoparticules est prouvée, ces particules peuvent causer des transformations de l’ADN, c’est-à-dire du patrimoine génétique, des troubles fonctionnels du noyau cellulaire ou même la mort cellulaire.6

Ce n’est pas par hasard que Swiss Re, une des plus grandes sociétés mondiales de réassurance, estime que la nanotechnologie représente un risque immense pour l’humanité: «Au cours de l’évolution, l’humanité n’était jamais exposée à une telle qualité et quantité de substances qui pénètrent sans problèmes dans le corps humain».7 On est loin de connaître tous les dangers potentiels de ces nanoparticules pour l’environnement et la faune. Des études expérimentales ont montré que ces particules tuent des bactéries et des micro-organismes importants pour l’homme et la nature. A travers la chaîne alimentaire, les nanoparticules sont naturellement absorbées par les hommes et les animaux.

Cet immense risque potentiel n’est pas la suite d’un développement évolutionnaire, mais artificiel. Nous n’avons pas besoin d’une nanotechnologie menaçant l’humanité et la vie en général sur notre planète. Chaque consommateur est donc exhorté à résister au «nanoboom». Ce refus conscient commence dans son propre ménage.
Comme décrit dans l’article ci-dessous, après tout, c’est à nous de faire le nettoyage et dans le meilleur des cas avec des produits à nettoyer faits maison, dont on connaît les ingrédients. C’est plus facile, moins cher et ne pèse pas sur l’environnement. Seul par la décision d’utiliser des produits ménageant l’environnement et de refuser une technologie qui nuit gravement à la nature et aux organismes, chacun contribue à sauvegarder notre planète pour les futures générations. Le planning circonspect de l’entretien de son ménage en fait partie.


1 www.3sat.de, 7/05/06 et www.hl-live.de, 4/4/06.
2 Swiss Re, Nanotechnologie, kleine Teile – grosse Zukunft? 2004, p. 16.
3 Bund für Umwelt und Naturschutz Deutschland, www.bund-landeck.de, Verbraucherrisiko Nanotechnologie.
4 www.empa.ch, Le nano demande que l’on se pose des questions.
5 Swiss Re, Nanotechnologie, kleine Teile – grosse Zukunft? 2004, p. 22.
6 Heike Ehlers, Unter Zwergen, Global News 3/06, p. 18 et www.bund-landeck.de
7 Swiss Re, Nanotechnologie, kleine Teile – grosse Zukunft? 2004, p. 6.

Des produits à nettoyer faits maison

Nettoie-tout

9 dl d’eau
2 cuillères à soupe de soda
1 cuillère à soupe de savon-pâte
2 cuillères d’alcool à brûler
Faire chauffer l’eau avec le soda, ajouter le savon-pâte et mélanger le tout, faire refroidir avant d’ajouter l’alcool à brûler.
A utiliser comme un produit usuel, peut
être utilisé en tant que liquide vaisselle après avoir bien rincé la vaisselle.


Savon mou liquide

9 dl d’eau
la peau d’un citron
3 cuillères à soupe de soda
2 à 3 cuillères à soupe de savon-pâte
Faire chauffer l’eau, le soda et la peau de citron, ajouter le savon-pâte et mélanger le tout. Faire refroidir et filtrer dans un récipient.
A utiliser comme le savon mou liquide usuel.


Produit anti calcaire

1,5 cuillère à soupe d’acide citrique
3 dl d’eau
1 goutte de liquide vaisselle
Bien mélanger l’acide citrique et l’eau, ajouter le liquide vaisselle et verser le tout dans un vaporisateur ou une petite bouteille.
A utiliser comme un produit anti calcaire usuel; en ajoutant plus d’acide citrique on reçoit un produit anti calcaire plus fort.


Produit de nettoyage rapide pour les vitres

3 dl d’eau
1 dl d’alcool à brûler
1 goutte de liquide vaisselle
Verser le tout dans un vaporisateur et bien secouer
A utiliser comme un produit usuel.


Sources: Documentation Haushaltspflege, Kant. Bildungszentrum für Hauswirtschaft, Weinfelden.
Hauswirtschaft, Landwirtschaftliche
Lehrmittelzentrale, 1998.


Dimanche 10 Juin 2007


Commentaires

1.Posté par Gilles COUTURIER le 10/06/2007 19:37 | Alerter
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Sous l'appellation: "richesses de la nature" voici la liste des ingrédients cités dans ce produit pour le corps :

aqua, sodium laureth sulfate, cocamidopropyl, bétaine, sodium chloride, glicérine, polysorbate-20, parfum, cocamide déa, laureth-2, peg-120, méthyl glucose dioléate, polyquaternium-7, tétrasodium edta, ci19140, ci42090, ci15985, ci16255, méthyl chloro isothiasolinone, méthyl isothiazolinone, acide citrique, benzyl benzoate...
Je crains même de le vider dans l'évier.

Certes, c'est de la nature que l'on a extrait ces composants. La nature produit à elle seule quellques 100000 poisons. Cela ne suffit pas à l'homme qui en invente de nouveaux...Je vais désormais me laver les cheveux au savon de Marseille.

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