Politique Nationale/Internationale

NOUVEAU BRETTON WOODS : LA RÉACTION DE BILL CLINTON ET DE MICHEL ROCARD




Le 11 mai, l’ancien président américain Bill Clinton était en visite à Copenhague. A la sortie d’un événement aux jardins de Tivoli, il fut accueilli par des membres de l’Institut Schiller danois arborant une banderole : « Bienvenue, Monsieur Clinton ! Soutenez le nouveau Bretton Woods de LaRouche ». Le voyant sourire, Michelle Rasmussen, de l’Institut Schiller, l’interpella alors en ces termes : « Salutations de la part de M. LaRouche. Signerez-vous pour soutenir son programme en faveur d’un nouveau système financier de type Bretton Woods ? » Sortant alors un stylo, l’ancien Président américain signa son nom sur la banderole.


Mercredi 17 Mai 2006




Par ailleurs, le 13 mai, l’ancien Premier ministre français Michel Rocard (1988-1991) était à la faculté des sciences politiques de Nancy pour une présentation sur l’avenir de l’Europe, au cours de laquelle il montra notamment comment la politique d’austérité de l’UE a détruit le « rêve européen ». Aujourd’hui, les conditions sont réunies pour une « crise systémique » ou un « tsunami financier ».

Ouvrant le débat, un participant fit remarquer que lors d’une réunion organisée la veille avec Jacques Barrot, vice-président de la CE en charge des transports, deux militants de Solidarité et Progrès, « le parti de Jacques Cheminade », avaient eux aussi évoqué la gravité de la crise. « Ils ont proposé un nouveau Bretton Woods et appelé à remplacer la Banque centrale européenne. Qu’en pensez-vous ? »

Dans sa réponse, M. Rocard a expliqué ce qu’était l’accord de Bretton Woods, rappelant qu’il avait été détruit « en 1971 par Nixon » au moment où un autre homme, Dick Cheney, entamait sa carrière. Oui, dit-il, nous avons besoin d’un nouveau Bretton Woods aujourd’hui. « Jacques Cheminade, que je connais bien, a raison. Je l’ai proposé aussi au sein du Parti socialiste. » Ceux qui s’opposent à un nouveau Bretton Woods sont ceux qui défendent le « système de spéculation ».

L’ancien Premier ministre et actuel eurodéputé s’en prit alors au monétarisme, estimant que Milton Friedman devrait être traduit devant la Cour de justice internationale pour crimes contre l’humanité, parce que c’est un exemple de la manière dont les idées peuvent tuer. Ce sont des idées défendues par Cheminade. Celui-ci est « tout à fait intéressant, poursuivit-il, il est marginalisé politiquement, concentrez-vous sur la pensée de fond. »

http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=2219 http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=2219



Mercredi 17 Mai 2006

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