N'est-il pas grand temps de changer de cap en Afghanistan?
La mort de 10 parachutistes français dans une embuscade tendue par les Talibans en Afghanistan a fait poser une cuisante question : faut-il maintenir le cap en Afghanistan?
Le Tink Tank britannqiue Selnis croit avoir la réponse : pour ce club de réflexion, il convient d'élargir la présence des forces étrangères pour éviter que la capitale, Kaboul, tombe dans les escarcelles des extrémistes. Selnis évoque à cet effet de graves divergences qui opposent les membres de l'Otan et demande à ce qu'un consensus soit retrouvé au plus vite. Il est vrai que le nombre des pertes des soldats de la coalition croit ces temps ci de façon exponentielle et que les affrontements se multiplient aussi bien aux environs de la capitale que dans des villes voisines. Le communiqué que le Tink Tank fait publier tance les Allemands en leur exigeant de mettre de côté leurs réticences de s'engager militairement et plus efficacement pour contrer le péril d'un retour des Talibans. La capitale risque d'être attaquée régulièrement d'ici peu, si les renforts n'arrivent pas à temps pour garantir la sécurité de la ville. Selon le texte, les dirigeants des pays occidentaux divergent sur le nombre exact des combattants "terroristes" et leur capacité de mobilisation et de déplacement à travers le pays, mais ceci ne les empêchent de se demander par où est venu l'échec. Plus de 176 soldats étrangers ont perdu la vie en Afghanistan depuis le début de l'année en cours et le déboire n'est prêt à prendre fin. Car la situation en Afghanistan est fonction des développements politiques dans le Pakistan voisin.
Le départ de Musharaf marque en effet une nouvelle défaite de la politique pakistanaise de la Maison Blanche et lance de nouveaux défis à Bush et à son successeur. Selon l'institut du proche orient qui siège à Washington, la démission de l'ancien général a provoqué un vide politique qui ne bénéficie en rien à la cause anti-terroriste. Simon Handerson qui médite sur la question juge très maigres les chances du premier ministre Guilani de pouvoir se hisser à la tête de l'état. Pour Handerson, deux noms disputeront la présidence, Assef Ali Zardari, président du parti du peuple et Navaz Sharif, ancien premier ministre.
Il va sans dire que le tropisme pro américain de Musharraf a ligué tout un pays contre lui et son refus de faire face avec plus d'efficacité aux miliciens alquaidistes a fini par lui porter le coup de grâce. Pour Handerson, plus de 10 milliards de dollars d'aide américaine octroyé sous la présidence Musharaf au Pakistan n'auraient servi à extirper le terrorisme mais à renforcer l'arsenal atomique pakistanais face à son éternel rival indien.
L'élimination de Musharraf de la scène est peut être bénéfique pour une démocratie qui se cherche mais il n'est pas sûr que cette recherche aboutisse dans un contexte où les institution politiques et judiciaires sont très affaiblies par la crise et que les querelles intestines continuent à diviser le paysage politique au Pakistan. Le problème est que Zardari et Sahrif aspirent tous deux à occuper le poste de la magistrature suprême et aucun d'eux n'est prêt de se contenter du fauteuil du numéro deux. Aux Etats-Unis, les politiciens savent depuis longtemps que c'est l'armée pakistanaise qui dirigent le pays. Or les politiciens d'Islamabad tentent de les convaincre du contraire. Handerson plaident pour une coopération continue avec le Pakistan nonobstant de la couleur politique de celui qui succèdera à Musharraf. Le danger selon cet analyste vient de la propension des pakistanais à élargir de plus ne plus leurs relations avec les chinois et les saoudiens pour se procurer de l'arme. Mais Bush aura-t-il assez de temps pour mettre de l'ordre dans le volet pakistanais de sa politique. L'analyste en doute fort, lui qui préfère plutôt regard vers l'avenir et celui qui remplacera Bush.
Des Brown et les Taliban
Alors que la montée en force des Taliban est une véritable menace à la vie politiques et sociale de l'Afghanistan, le secrétaire britannique à la Défense, Des Brown a prétendu, à l'antenne de la BBC, que ce groupuscule ne représentait pas une sérieuse menace pour Kaboul. "Bien que les Taliban soient en mesure de mener des opérations d'envergure à Kaboul, pourtant cela n'est pas une menace sérieuse:" Les déclarations de Des Brown interviennent juste au moment où, plus exactement le jeudi 21 août, le Premier ministre Gordon Brown effectue une visite inopinée à Kaboul en raison de l'intensification des actes terroristes des Taliban et la montée des menaces contre les forces britanniques. Une visite qui se fait notamment au lendemain de celle du président français Nicolas Sarkozy, alors que l'armée française vient de perdre 10 parachutistes en Afghanistan, dans une embuscade talibane. De l'avis des experts la visite inattendue de Gordon Brown en Afghanistan illustre les inquiétudes des Travaillistes du bilan ascendant des pertes britanniques et par conséquent de la montée des critiques au gouvernement. Or, Des Brown qui ferme les yeux sur les vérités afghanes, prétend que les Taliban ne sont pas une menace pour l'Afghanistan. Et ce alors que beaucoup d'autorités occidentales estiment que les Taliban et leurs actes terroristes étaient la principale menace pour le gouvernement et le peuple afghans. De ce fait, beaucoup de questions se posent pour l'opinion publique au sujet des allégations du ministre britannique de la Défense. Primo, si les Taliban ne sont-ils pas une menace stratégique et sérieuse pourquoi après 7 ans d'occupation de l'Afghanistan, les forces de l'ISAF ne sont pas encore parvenues à mettre fin aux activités terroristes de ce groupuscule. Outre cela, si les menaces des Taliban ne sont pas sérieuses alors pourquoi l'insécurité découlant des activités terroristes des Taliban reste la principale inquiétude du peuple et du gouvernement afghans ainsi que des Etats-Unis et l'Otan. Et si les Taliban ne sont-ils pas une menace sérieuse alors le gouvernement Karzaï serait capable d'en faire face sans la présence des forces étrangères. Ceci étant, on pourrait se demander pour quelle raison les autorités britanniques parlent, il y a quelque temps, d'une présence de 30 ans en Afghanistan.
Les raisons sont simples, le pétrole et surtout l'opium, les talibans avaient pratiquement éradiquer la culture du pavot ce qui n'a pas plus aux grandes puissances qui contrôlent ces marchés (bizarre US et UK sont les premiers a être intervenue). Pour faire plaisir aux actionnaires et au complexe militaro-industriel toutes les autres puissances suivent, normal. Le seul problème va être d'expliquer aux familles les décès (leucemie,cancers...) qui surviennent une fois les militaires revenus, les italiens s'en sont déjà inquiétés, l'afganhistan est une décharge nucléaire a ciel ouvert suite aux bombardement intensif et sur plusieurs années d'utilisation de bombes a Uranium Apauvrie.
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