Politique Nationale/Internationale

Mottaki: l'Iran n'a aucune intention de nier l'Holocauste


Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a affirmé lundi que l'Iran ne prévoit pas denier ou de confirmer l'Holocauste avec l' ouverture d'une conférence sur le sujet. Les propos du chef de la diplomatie iranienne sont intervenus tandis qu' qu'il prononçait le discours inaugural à cette conférence internationale de deux jours qui se tient actuellement à Téhéran avec pour ambition d'avoir une vision globale de l' Holocauste.


irna
Mardi 12 Décembre 2006

 Mottaki: l'Iran n'a aucune intention de nier l'Holocauste


"La République Islamique d''Iran tient une conférence sur l'Holocauste afin de permettre d'échanger des points de vue sur ce sujet sensible de manière appropriée.


"Nous n'avons pas l'intention de nier ou de confirmer l'Holocauste. Si l'occurrence de l'événement est officiellement remise en cause, l'identité du régime sioniste sera également remise en question, "a t'il souligné.


Evoquant les sièclesnquin ont précédé et suivi l'Islam depuis l'histoire antique de l'Iran, il a déclaré qu'il n'y a eu "aucun document iranien avérant un quelconque racisme en général et contre les juifs en particulier parce que les Iraniens ont toujours eu le plus grand respect qui soit pour les religions
divines."

"il n'y a jamais eu de guerre contre les juifs sur les territoires islamiques. Un regard sur l'histoire prouvera que plusieurs juifs ont occupé des fonctions
importantes dans des gouvernements islamiques."

"Ceux qui avaient accepté ces récits historiques comme
des vérités irréfutables doutent maintenant d'eux. Ils
refusent de croire les récits jusqu'à ce qu'ils soient
confirmés par des faits, "a précisé Manouchehr Mottaki..


"Si cet Holocauste est en effet un fait historique, pourquoi les Palestiniens devraient-ils payer pour les crimes des Nazis," a souligné Manouchehr Mottaki.


"Le danger que représente l''interférence étrangère dans les affaires régionales devient plus clair."

Manouchehr Mottaki a critiqué les grandes puissances qui ont
lancé des guerres au Moyen-Orient et sont
maintenant indifférentes aux problèmes de la région.


Lles peuples de cette région s'interrogent sur les
raisons du soutien aveugle des USA contre le
régime sioniste, citant le veto des USA dans plus de 60
résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU contre
Israel.


"Ces puissances arrogantes pensent qu'elles peuvent
garantir sa survie par la puissance militaire, mais
l'histoire leur prouvera le contraire.


"Dieu a exigé que le chemin de l'histoire soit symbole de
liberté et de grandeur humaine."

Des chercheurs et des intellectuels d'Iran,
d'Allemagne, des USA, d'Autriche, de Jordanie,
d'Arménie, d'Australie, d'Indonésie, de
Grande-Bretagne, d'Italie, de Bahrain, de Belgique, du
Portugal, du Pakistan, du Danemark, de Russie, du
Japon, de Côte d'Ivoire, de France, du Kenya, de
Malaisie, d'Hongrie, du Maroc, d'Egypte, du Nigéria
prononceront des discours à l'occasion de cette conférence.


Mardi 12 Décembre 2006


Commentaires

1.Posté par numer013 le 13/12/2006 04:22 | Alerter
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je colle ici une dépêche trouvé sur france24, sans pour autant cautionné leur "morceaux choisis":

L'Iran accueille des révisionnistes de l'holocauste à sa conférence
Par AFP / Farhad Pouladi.


TEHERAN, 11 déc 2006 (AFP) - Le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki a inauguré à Téhéran la conférence de deux jours, patronnée par son ministère, en la qualifiant de forum scientifique destiné à apporter des réponses aux "questions sur l'holocauste" posées par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Ce dernier a qualifié le génocide des juifs de "mythe", mis en doute son ampleur et affirmé qu'il avait été utilisé pour justifier la création de l'Etat d'Israël, que l'Iran ne reconnaît pas.

"La simple question du président iranien: 'si l'holocauste est un fait historique, pourquoi ne peut-il être étudié?' a provoqué une vague d'accusations contre l'Iran, sans essayer d'y apporter une réponse logique", a dit M. Mottaki.

Selon lui, "l'objectif de la conférence n'est pas de nier ou de prouver l'holocauste, mais d'offrir la chance à des chercheurs européens de donner leur point de vue sur ce phénomène historique".

En guise d'experts, la conférence a convié l'ex-universitaire et révisionniste français Robert Faurisson, condamné à de multiples reprises par la justice française pour sa négation de la réalité de l'holocauste.

Approché par l'AFP, il s'est refusé à tout commentaire avant d'avoir livré son exposé.

L'Australien Fredrick Töben, qui a passé plusieurs mois dans une prison allemande pour incitation à la haine raciale, doit présenter une étude sur "l'holocauste: une arme du crime".

Qualifiant l'existence des chambres à gaz comme un "mensonge absolu", il est venu à la conférence avec une maquette du camp de concentration de Treblinka, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Il a loué les propos de M. Ahmadinejad, "qui a clairement compris l'importance de l'holocauste (...) comme dogme qu'on ne peut questionner".

L'ancien membre du Ku Klux Klan et ex-parlementaire américain David Duke a quant à lui estimé que "M. Ahmadinejad est un homme très courageux pour évoquer ces questions".

Il doit présenter une "enquête sur l'holocauste" devant la conférence, qui compte aussi des "experts" iraniens et des membres d'organisations juives anti-sionistes, qui rejettent l'existence d'Israël.

Les participants rencontreront M. Ahmadinejad, dont un message sera lu au cours de la conférence qui s'achève mardi.

Dans son discours d'ouverture, M. Mottaki a tissé un lien entre sionisme et nazisme.

"Toute forme de racisme, incluant le nazisme est contraire à la nature humaine, et comme l'islam est basé sur la nature humaine et une âme saine, il est contre le nazisme. Et le sionisme tombe aussi dans ce cadre", a-t-il dit.



"Aujourd'hui, ceux qui prétendent être anti-nazis sont eux-mêmes des racistes et colonialistes, et ce qu'ils ont fait à des gens n'est pas différent des crimes des nazis", a ajouté le ministre.

Il a assuré que "l'antisémitisme est un phénomène européen", et qu'en revanche "dans la longue histoire de l'Iran il n'y a aucun document établissant une seule manifestation d'antisémitisme".


L'organisation de la conférence n'en a pas moins provoqué de nombreuses protestations internationales.

Paris a exprimé son "inquiétude", alors que Berlin a condamné "toutes tentatives de ceux qui cherchent à donner un forum à ceux qui relativisent et remettent en cause l'Holocauste" et Washington a parlé de "geste honteux".

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