Société

Mort d'un ouvrier algérien de 42 ans dans une mansarde d'Ajaccio



milan.daniel@yahoo.fr
Samedi 15 Novembre 2008

Mort d'un ouvrier algérien de 42 ans dans une mansarde d'Ajaccio...

C'est ce que j'ai entendu dire en substance dans une brève diffusée sur les ondes de la radio insulaire "Fréquenza Mora", le 7 novembre dernier.

Son corps a été découvert à l'issue d'un incendie qui s'était déclaré dans cette mansarde, pour une raison encore inconnue le jour de la diffusion de cette brève.

Une mort sans doute "ordinaire" ou "normale" pour beaucoup, mais qui me touche profondément, comme toute détresse humaine.

Toute mort est tragique et injuste, du moins pour ses proches et ses Amis.

Derrière toute mort, et plus précisément des comme celle-ci, un homme, une histoire, un parcours, une vie ; des enfants, une mère, une femme qui le pleurent.

J'image combien cela doit être terrible pour les siens qu'il laisse ; loin des siens, dans l'indifférence, en exil, dans de telles conditions ; alors qu'il avait quitté son pays pour espérer vivre mieux et faire vivre les siens...

Cet Algérien "vivait" dans à peine 10 mètres carrés !!

Pour avoir vécu dans des conditions similaires à 2 époques différentes, précisément en Corse, dans les années 60 et en Kabylie en 1992, ce n'est pas ce qui me choque le plus.

C'est le plus sordide de l'histoire : "la logeuse" qui selon des voisins, venait chaque mois percevoir son loyer dont le montant n'est pas précisé...

Comment peut-on avoir aussi peu de dignité et réclamer un loyer à quelqu'un de démuni pour quelques mètres carrés et pouvoir se regarder et regarder les siens et les autres ?

Une mansarde comme tout "logement" de secours, se prête, mais ne se loue pas, selon moi (même si beaucoup les louent à des "immigrés", évidemment (pour ça, ils sont bons !), jusqu'à 300 à 400 euros à Paris et en Banlieue parisienne !).

IL Y'A DES COMPORTEMENTS "HUMAINS" QUI M'ECHAPPENT ENCORE !

Je voudrais dire tout mon mépris à l'égard des "marchands de sommeil", ces tôliers et ces tôlières, de quelqu'origine qu'ils soient -ILS SE RESSEMBLENT TOUS- qui profitent de la misère humaine, de la détresse humaine pour "faire du fric" et qui sêraient prêt à vendre n'importe quoi et n'importe de qui pour celà !

Je tiens pour des criminels ceux qui font commerce du nécessaire à la vie !

Daniel Milan



Samedi 15 Novembre 2008


Nouveau commentaire :

Politique française | Société

Publicité

Brèves



Commentaires