Conflits et guerres actuelles

Moqtada Sadr : 'Je lance mon dernier avertissement et mon dernier mot au gouvernement'



Lundi 21 Avril 2008

Moqtada Sadr : 'Je lance mon dernier avertissement et mon dernier mot au gouvernement'
Vingt personnes ont trouvé la mort dans la nuit lors d’affrontements à Bagdad entre les forces irakiennes et les miliciens de Moktada Sadr, a annoncé un porte-parole de l’armée américaine d’occupation, Moqtada Sadr ayant menacé la veille le gouvernement d’une "guerre ouverte" s’il ne mettait pas un terme à la campagne de répression de ses partisans.

Les forces gouvernementales, appuyées par les bombardements de l’aviation américaine et de l’artillerie britannique, n’ont guère rencontré de résistance samedi en s’emparant d’un bastion sadriste à Bassorah, la grande ville du Sud.

Mais les combats entre les miliciens et le gouvernement à Sadr City, dans l’est de la capitale, ont fait des centaines de morts depuis la fin du mois dernier.

Le colonel Steven Stover, porte-parole de l’armée américaine d’occupation, a fait état d’une série de fusillades et de frappes aériennes menées dans ce quartier, fief des miliciens de l’Armée du Mahdi, au cours desquelles 20 combattants ont trouvé la mort.

"Je dirais que ça a été la nuit la plus chaude depuis quelques semaines", a-t-il dit. "Je crois que depuis hier soir, la violence est montée d’un cran." Stover a évoqué deux tirs de missile effectués par des hélicoptères qui ont tué chacune trois combattants. Neuf autres ont péri dans une fusillade survenue dans la matinée et deux autres encore dans des échanges de tirs en soirée.

Trois combattants enfin ont trouvé la mort dans l’explosion d’une bombe qu’ils étaient en train de poser, qui a provoqué une fusillade. Par ailleurs, l’explosion d’une bombe au passage d’un convoi américain a tué un enfant et un autre attentat à la bombe contre les forces américaines d’occupation a tué un civil et en a blessé trois.

La perspective d’un soulèvement à grande échelle des forces de Sadr alourdit les enjeux de son bras de fer avec le Premier ministre Nouri al Maliki, qui a menacé de mettre le mouvement de l’imam au ban de la vie politique s’il ne démantèle pas sa milice de l’Armée du Mahdi.

La mobilisation contre le gouvernement des miliciens - qui sont plusieurs dizaines de milliers - pourrait mettre fin à une période de relatif recul des violences alors même que les forces américaines procèdent à un retrait partiel de leurs effectifs.

"Je lance mon dernier avertissement et mon dernier mot au gouvernement irakien : soit il revient à la raison et prend le chemin de la paix (...), soit il subira le même sort que le précédent gouvernement", a déclaré Sadr dans un communiqué diffusé samedi soir, faisant référence au régime déchu de Saddam Hussein sans fournir de précisions. Il a ajouté : "S’ils ne reviennent pas à la raison et ne réduisent pas l’infiltration des miliciens, nous allons déclarer une guerre ouverte jusqu’à la libération."

Condoleezza Rice a ironisé dimanche sur cette menace, se demandant s’il fallait la prendre au sérieux et soulignant que Sadr ne vivait pas en Irak mais en Iran. "Il vit toujours en Iran. Je suppose que si la guerre est totale, ce n’est certainement pas pour lui", a déclaré Rice aux journalistes qui l’accompagnaient lors de sa visite à Bagdad. "Ses partisans peuvent bien aller à la mort, lui reste en Iran", a-t-elle ajouté.

Le mouvement de Sadr accuse d’autres groupes chiites d’infiltrer, avec leurs miliciens, les forces de sécurité irakiennes, notamment dans le sud de l’Irak, où plusieurs factions sont en concurrence pour le contrôle d’une région d’où vient le gros de la production de pétrole. Sadr a dirigé deux soulèvements contre les forces américaines d’occupation en 2004.

Son mouvement est ensuite entré en politique et a soutenu l’arrivée au pouvoir de Maliki en 2006. Mais Sadr a depuis pris ses distances avec Maliki, un chiite lui aussi, il y a un an, quand le Premier ministre a refusé d’établir un calendrier pour le retrait des forces américaines d’occupation d’Irak. "Voulez-vous une troisième insurrection ?", a demandé Sadr, ajoutant qu’il souhaitait que les dirigeants religieux chiites du pays fixent une date pour le départ des forces américaines.

La menace de Sadr tombe particulièrement mal pour le gouvernement irakien. Vendredi, les forces américaines d’occupation ont dit disposer d’informations selon lesquelles Al Qaïda, chassée de Bagdad et de l’ouest de l’Irak l’an dernier, préparait un retour dans la capitale où elle prévoirait de mener des attentats à la bombe de grande ampleur.

Le chef d’Al Qaïda en Irak a appelé à la multiplication des attaques contre les forces américaines au cours du mois à venir, a indiqué un organisme de surveillance des activités terroristes, l’institut SITE, basé aux Etats-Unis.

L’appel à la mobilisation d’Al Qaïda rendu public samedi était contenu dans un enregistrement audio d’une heure où s’exprime Abou Hamza al Mouhadjir, qui a demandé aux activistes du groupe sunnite de "célébrer" l’annonce récente du chiffre de plus de 4.000 soldats américains tués en Irak.

http://www.aloufok.net http://www.aloufok.net



Lundi 21 Avril 2008


Commentaires

1.Posté par MIJEON Amaury le 22/04/2008 00:06 | Alerter
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Conzole compagnie est fière des futures dégats!
Mais elles ne serait pas capable d'aller se battre avec les soldats us.
Quelle pauvre femme!

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