Société

Monsieur AULAS prouvez que vous êtes un 'GRAND'


Une fois de plus, la montée de la Négrophobie en France se concrétise. Jacques Chirac en lançant son fameux slogan sur "les bruits et les odeurs" parlant des Africains et des Noirs en général, ne savait pas que 16 ans après, mêmes les enfants tchèques le suivraient dans cette voie.
Cette montée de la Négrophobie qui devient un sport national trouve son aisance dans une société où euphémismes et complaisances continuent d'encadrer ces actes. Jusqu'à quand l'impunité restera-t-elle la seule sanction contre de tels comportements?


sanslangue2bois@yahoo.fr
Vendredi 20 Avril 2007

Monsieur AULAS prouvez que vous êtes un 'GRAND'
Monsieur AULAS on vous prête, à tort ou à raison, la réputation d’être un grand patron, être un grand dirigeant du Football en France et en Europe.
Je ne sais pas ce que ceux qui vous prêtent cette réputation ou vous voient en "grand" mettent à l’intérieur de ce mot, mais de toute évidence vous semblez vous en accommoder et ce n’est pas mal non plus.

Il est vrai que de nos jours, ce mot ne signifie plus grande chose, puisqu’il suffit, pour certains, d’avoir un porte-monnaie bien garni et pour d’autres d'entrer au royaume de la bourse pour se voir affubler ce qualificatif. Disons que tout cela n’est pas une mauvaise chose en soi non plus. L'essentiel retrouve toujours sa place malgré les détours.

Mercredi dernier, lors du match en retard qui opposait votre club l’Olympique Lyonnais à celui de Rennes, match comptant pour la 32 ème journée du championnat de première division, un de vos joueurs, Milan BAROS, s’est rendu coupable d’un geste d’une très grande maladresse (pour en atténuer les effets) diront certains, mais en réalité, il s’agit d’un acte d’une pureté dans le racisme et la négrophobie comme il en existe de plus en plus dans le monde du football.

La surprise a été de voir que vous avez cautionné ce geste en laissant paraître un communiqué fantaisiste dont l’intention est, comme il est de bon ton, chaque fois qu’un acte négrophobe est commis, d’en négliger voire ignorer la portée et ainsi absoudre les auteurs. Pour moi ceci n’est en rien le signe de la grandeur d’un homme.

Par cette caution vous avez fait preuve d’une complaisance pour ne pas dire d’une complicité certaine qui en dit long sur la considération que vous avez de certains joueurs même au sein de votre équipe. Laisser paraître un tel communiqué face à la violence certaine, face à l'atrocité pour reprendre le terme employé par Pierre BENICHOU sur les ondes de EUROPE 1 dans "On va se gêner ! " est suspect et j'irai même loin en disant est criminel venant d'un "grand" dirigeant.

Je ne veux pas croire que tout l’entrain et la vivacité de la décision dont vous avez fait montre face à Aliou DIARRA s’émoussent devant l’horreur et l’inhumanité de l’acte de Milan Baros vis-à-vis de son collègue (si tenté qu’il le considère comme tel, et visiblement NON) ce, devant de milliers de spectateurs et de millions de téléspectateurs. Serait-ce au nom de quel principe ?

Pierre Vidal-Naquet disait : "La noblesse de la justice, c’est d’être cohérente ", et je pense aussi que la grandeur d’un homme ne se mesure pas à l’épaisseur de son porte monnaie ou de ses avoirs en bourse, mais dans la cohérence de ses actes.

Soyez donc un président, un dirigeant cohérent en refusant que le football soit terni par des atrocités comme celles commises par votre joueur. Car à force de complaisance, d'euphémismes, ce sont les rapports humains qui se détériorent et c'est l'humanité qui en pâtit. Il est vrai, et je le concède, que ce dernier a dû, comme je le faisais déjà remarquer dans un précédent article, copier le bel exemple que donnait le président de la république française en la matière.


Vendredi 20 Avril 2007

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