RELIGIONS ET CROYANCES

Mohammad Khatami à la Conférence pour la paix et la religion


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Khatmi : Au nom de Moïse, on occupe un territoire, au nom de Jésus, on réprime, au nom de Mohammad (SA) on mène un attentat et à la place du sourire de Bouddha, les sourcils se froncent.

Entekhab : L’ex-président iranien, Seyyed Mohammad Khatami, a réitéré le droit inaliénable de l’Iran de bénéficier de l’énergie fissile et du cycle de combustible nucléaire, à des fins civiles.
L’ex-président iranien, Seyyed Mohammad Khatami a défendu vendredi dernier à Tokyo, le droit de l’Iran d’utiliser les technologies nucléaires à vocation pacifique. « Nous recherchons une utilisation pacifique des technologies nucléaire. », a affirmé M. Khatami lors d’un discours à l’Université des Nations unies de Tokyo.


IRIB
Mardi 29 Août 2006

 Mohammad Khatami à la Conférence pour la paix et la religion
Mohammad Khatami à la






« L’Iran ne veut pas acquérir des armes nucléaires. Pas du tout. Nous n’en avons nullement besoin. », a-t-il insisté, tout en réitérant la position de Téhéran, selon laquelle l’Iran, en tant que signataire du Traité de non prolifération nucléaire, (TNP), a le droit légitime de produire de l’énergie à partir de la fission nucléaire.



« Il relève du droit de l’Iran d’être tenant de l’énergie fissile et du cycle de combustible, qui est son pilier. Les scientifiques ont œuvré pour acquérir cette technologie, en dépit des embargos qui nous sont imposés. », a souligné M. Khatami évoquant l’utilisation d’envergure des autres pays de cette énergie.



« D’autres nous disent qu’ils nous fourniraient notre besoin en combustible. Mais comment s’y fier, comment être sûr qu’après avoir construit des centrales et en avoir dépensé des milliards de dollars, tous ces gens-là qui, en imposant leur diktat politique, ont privé l’Iran de l’énergie fissile, ne nous sanctionnent encore et cela pour toute raison ou prétexte. », s’est interrogé l’ex-président iranien.



« Lorsque, explique M. Khatami, un pays européen s’engage à vendre à la RII des avions de ligne et qu’il a même reçu une partie de la somme, et étant donné que notre flotte aérienne est périmée et comporte des dangers à nos citoyens, et qu’en plus il s’agit d’une transaction internationale normale et ordinaire, ce pays nous annonce explicitement, après deux ou trois ans de négociations, que sous pression des Etats-Unis, il ne peut même nous vendre un avion de ligne ; alors quel serait le garanti qu’ils nous fournissent le combustible dont ont besoin les centrales nucléaires qui nous ont coûtées des milliards de dollars. »



« Ne serait-il donc pas plus rassurant que nous puissions nous même, tout comme de nombreux autres pays dont le Japon, le Canada ou autres, le préparer, pour ainsi préserver nos intérêts nationaux. », a demandé M. Khatami.





« S’il s’agit de la bombe atomique, l’Iran est membre du TNP et quoiqu’il n’ait pas signé le protocole additionnel, à l’époque où j’étais président, il l’a volontairement appliqué. N’oublions pas que l’Iran est aussi membre de l’AIEA. », a rappelé Mohammad Khatami.



« Si les inquiétudes proviennent de la bomba atomique, pourquoi nous qui n’avons même pas encore achevé la technologie nucléaire civile, c'est-à-dire la production de l’uranium enrichi à 3,5%, ce qui est nécessaire pour le combustible de la centrale nucléaire, nous sommes dans le collimateur, alors qu’il y a des puissances dans la région qui disposent des centaines de têtes nucléaires et sont à même de fabriquer annuellement des dizaines de bombes atomiques et qui ne sont nullement contrarier dans leurs activités nucléaires mais qui bénéficient en plus du soutien des grandes puissances. », réitère M. Khatami.



«Il s’agit d’une logique à deux vitesses. Dans ce contexte, il nous incombe de guider nos pas vers un monde où, à l’appui de la miséricorde divin et de nos propres compétence, nous parvenions à fournir nous-mêmes à nos besoin. », a-t-il ajouté.



« Il est donc clair que le programme nucléaire iranien est totalement pacifique, en ces premières étapes, acquis sans soutien étranger et à l’appui de notre propre compétence. », a rappelé M. Khatami.



« Pourtant, a-t-il souligné, l’Iran fait tout son possible pour que les problèmes se règlent dans le cadre des lois internationales et loin de tension ; quoique les autres font tout pour métamorphoser une question simple et ordinaire en une crise dans une région où la moindre tension est jeter de l’essence sur le feu. »



« La région du Moyen-Orient est ponctué de crises. Je souhaite que la sagesse humaine parvienne à ce résultat qu’une autre crise ne fera qu’embraser la région. Ce qui n’est dans l’intérêt de personne. », a déclaré l’ex-président iranien.



« La question, peut être résolu logiquement via le dialogue. Le gouvernement iranien a annoncé que la porte était ouverte aux négociations. », a souligné M. Khatami avant d’ajouter que si l’isolement signifie que quelques pays décident d’un autre, cela témoigne malheureusement de la domination de l’injustice dans le monde.



« Il faut demander à de nombreux pays s’ils donnent raison à la nation iranienne ou sont contre. Pour ma part, je ne sens pas que l’Iran soit isolé pour avoir voulu bénéficier de son droit aussi logique que légitime et qu’il soit menacé par les autres nations. », a déclaré M. Khatami.



« Pour ma part, l’idée de la violence, l’idée de résoudre les problèmes par la violence et l’idée d’éviter la morale et la logique dominent le monde. », a réitéré M. Khatami en allusion aux origines des violences et des conflits dans le monde notamment au Moyen-Orient.



« Au XXe siècle, le monde a été la scène de discrimination, fracturé de misère et d’iniquité, dirigé par une logique à deux vitesses, déchiré par le partage inéquitable des richesses, qui ont déclenché à leur tour des guerres les plus létales. » a déploré l’ex-président iranien.



« Qu’est-ce qui manque à ce monde, s’est-il interrogé, nous bénéficions de sciences et de technologie, mais nous n’avons pas de justice, nous jouissons de puissance et de science mais nous sommes dépourvus de moralité. J’ai la ferme conviction que tout en honorant la science et la technologie, qu’aucune nation ne peut s’en passer, les grands absents de ce monde qui sont à l’origine de ces problèmes, se résument dans le sourire de Bouddha, la clémence de Jésus (béni soit-il), l’étique de Mohammad (que la paix divine soit sur lui et sur ses descendants), la justice de Moussa (béni soit-il). Voilà les grands absents de notre monde. », a déclaré l’ex-président iranien.



« Le problème, a-t-il ajouté, ne réside pas uniquement dans l’absence de cette justice, de ce sourire, de cette étique ou de cette clémence, le malheur est qu’ils se sont transformés en conflit, en violence, en hypocrisie et en répression. »



« Il nous incombe de sauver science, art, religion et toutes les autres manifestations de la vie humaine des griffes des individus hégémoniques, maximalistes et bellicistes. Le monde sera ainsi purifié de violence. Il va du devoir de nous tous. », a rappelé M. Khatami.

Deuxième partie des propos de Seyyed Mohammad Khatami



L'ancien Président iranien, Seyyed Mohammad Khatami a réitéré, à Kyoto, que la seule voie permettant de résoudre l'affaire nucléaire iranienne réside dans le dialogue, dans un esprit de bonne foi. Lors d'un point de presse à l'issue de la huitième Assemblée des religions pour la paix à Kyoto, le Président Khatami s'est dit rassuré qu'avec des négociations l'on pourrait empêcher la survenance d'une crise et qu'on mette un terme à cette affaire, en satisfaisant toutes les parties concernées. "Nous espérons voir, bientôt, que la logique aura raison du sentiment et que des négociations seront entamées pour résoudre l'affaire." A rappelé M. Khatami. " La question nucléaire iranienne n'est pas une crise mais certains courants et milieux politiques cherchent à transformer cette affaire en une crise.", d'après ce responsable iranien. "Il est clair: nous avons besoin de l'énergie fissible et les experts disent que nous devons assurer une grande partie de l'énergie du pays via l'énergie fissible. Dans ce droit fil, nous devons avoir, nous-mêmes, le combustible nécessaire à nos centrales nucléaires. Nous ne pouvons pas faire confiance aux pays qui ne respectent, même, pas leurs engagements dans l'assurance des besoins de première nécessité du peuple iranien, sous pressions d'un certain nombre de puissances du monde." a souligné M. Khatami. Plus loin dans ses propos, faisant allusion au non respect de la Compagnie AIRBUS de son engagement dans la vente des avions de ligne à l'Iran, sous pressions de certains pays, l'ancien Président iranien a indiqué: " Dans de telles conditions, est-ce que nous pouvons avoir confiance aux pays qui promettent d'assurer à l'Iran son combustible nucléaire nécessaire? Et ce, alors que nos propres savants intelligents peuvent assurer ce combustible. " Sans oublier la clause 4 du TNP qui considère l'usage de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques comme le droit incontestable de l'Iran et en tenant compte de l'application volontaire par l'Iran du protocole additionnelle au TNP, sans l'avoir signé, et de la supervision des inspecteurs de l'AIEA des sites nucléaires iraniens, il n'y a, donc, aucune inquiétude quant à l'existence d'une quelconque dérive dans les activités nucléaires iraniennes pour la prolifération des bombes atomiques." A-t-il poursuivi. Khatami a durci, ensuite, le ton contre les critères ambivalentes des puissances mondiales avant d'indiquer:" Trois pays dans cette région sont dotés d’armes nucléaires dont Israël, le plus grand possesseur de ces armes, sans être membres du TNP." "Non seulement, il n'existe aucune pression à faire sur ces pays mais encore on les aide. Ceci dit, l'affaire nucléaire iranienne s'est plutôt transformée en une affaire politique que technique." A rappelé M. Khatami. Répondant à une question sur ce même sujet, il a indiqué qu'avec la coopération de l'Iran avec l'AIEA et les négociations effectuées avec l'UE, Téhéran était arrivée à résoudre, presque, toutes les questions concernant ses programmes nucléaires. La preuve: la résolution adoptée par le Conseil des gouverneurs de l’AIEA, en 2004 en faveur de l'Iran, stipulant que l'Iran bénéficiait du droit légal et inaliénable de bénéficier de l'énergie fissible à des fins pacifiques et qu'on n'a constaté aucune dérive dans ses programmes nucléaires. La résolution a, même, remercié l'Iran. " Il y avait, ainsi, une logique en 2005 d'après laquelle le dossier nucléaire iranien devait être fermé et le procès de cette affaire suivre son cours normal mais les interventions d'un certain nombre d'hommes politiques maximalistes ont mis, malheureusement, des entraves dans cette affaire." A regretté M. Khatami. "La remise du dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité était une erreur. Et je crois, aussi, que l'adoption par le Conseil de sécurité de la récente résolution contre l'Iran n'était guerre juste.",a-t-il rappelé ajoutant qu'il n'y avait aucune d'autre voie que négociations. "Nous rejetons aussi bien les sanctions que les crises, car la crise serait au détriment de tout le monde." a-t-il rappelé. "La région du Moyen-Orient est aux prises avec assez de crises. Il incombe à la Communauté humaine d'œuvrer pour la débarrasser de ces crises.", A souligné M. Khatami. "Reconnaître l’importance du rôle de l’Iran dans la région, pour régler les crises permettra d’en trouver une issue négociée, d'autant plus que Téhéran est prêt à aider les régler. ", d'après M. Khatami. "Ceci dit, créer des crises dans la région serait une grande erreur et je souhaite que la communauté internationale ne permette pas à ceux qui cherchent à déclencher des crises, d'entreprendre d'autres démarches inappropriées." A souligné l'ex- Président iranien.


Mardi 29 Août 2006

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