Politique Nationale/Internationale

Mohammad El-Baradei dénonce les critiques sur l’accord signé par l'AIEA avec l’Iran



IRNA
Samedi 8 Septembre 2007

 Mohammad El-Baradei dénonce les critiques sur l’accord signé par l'AIEA avec l’Iran
Mohamed El-Baradei, directeur général de l'Organisation Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA) a dénoncé ceux qui en Occident ont critiqué l'accord de l'AIEA avec Iran et a accusé les américains de tenter de le discréditer et implicitement de préparer une action militaire contre l'Iran.

L'accord avec Téhéran pour des inspections du programme nucléaire de l'Iran est nécessaire afin d'empêcher une confrontation qui pourrait conduire à la guerre, a déclaré le directeur de l'AIEA, Mohamed El-Baradei.


Il a déclaré ne pas avoir de preuves que Téhéran mène des activités visant à développer l'arme nucléaire, lors d'un entretien avec des journalistes à Vienne, où se trouve le siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique.


Il a aussi déploré "les tambours de guerre de ceux qui disent qu'en fait, la solution c'est de bombarder l'Iran", dans une allusion transparente à l'administration américaine, qui n'a jamais écarté une option militaire.


Cette hypothèse "me fait frémir parce qu'une partie de la rhétorique utilisée me rappelle" celle d'avant la guerre menée par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne contre l'Irak en 2003, a-t-il ajouté.


M. El-Baradei s'est mise d'accord en août avec l'Iran sur un calendrier aux termes duquel la République islamique doit répondre aux questions sur ses activités passées non expliquées.


M. ElBaradei a répliqué vendredi que l'accord concernait la coopération de l'Iran avec les inspecteurs de son agence, demandée par le Conseil de sécurité de l'ONU.


"L'Iran a accepté de répondre aux questions" de l'agence de Vienne et "nous devons accepter leur « oui » comme une réponse. Nous ne pouvons nous permettre de dire non" a affirmé M. ElBaradei.


On saura d'ici novembre si Téhéran coopère, sinon "la situation sera entièrement différente", a-t-il souligné.


Malgré "les soupçons sur les intentions futures de l'Iran", "nous n'avons pas eu de preuve ", a ajouté le responsable égyptien.


"L'AIEA n'a pas constaté par exemple d'installations, d'activités d'enrichissement non-déclarées ni de militarisation de leur programme, et elle n'a pas reçu d'informations à ce sujet" de la part d'agences de renseignement, a-t-il dit.


"A juger sur les faits en notre possession, nous ne constatons pas de danger clair et imminent qui impliquerait qu'il faut aller au delà de la diplomatie", a-t-il déclaré.


M. ElBaradei, comme il l'a répété, est favorable à "une pause" pour favoriser les négociations, sans nouvelles sanctions.


Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi a prévenu vendredi à Helsinki que l'Iran suspendrait sa coopération avec l'AIEA si les Nations unies votaient une nouvelle résolution contre Téhéran.


"Nous avons fait un geste en passant un nouvel accord avec l'AIEA pour régler les questions en suspens. On est en droit d'attendre du Conseil de sécurité de l'ONU qu'il n'adopte pas une nouvelle résolution. Si tel était le cas, il serait responsable de toute conséquence négative", a déclaré M. Araghchi à des journalistes à l'issue d'une rencontre avec les autorités finlandaises.


Mohammad El-Baradei a évoqué égalementl'approbation par les 35 membres de l'Assemblée des Gouverneurs au cours de la session de lundi prochain le plan de coopération de l'Agence avec l’Iran.



Samedi 8 Septembre 2007

VIDEOS | Politique Nationale/Internationale | Propagande médiatique, politique, idéologique | Société | Histoire et repères | Conflits et guerres actuelles | Néolibéralisme et conséquences

Publicité

Brèves



Commentaires