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Mohamed El-Baradeï répond aux Etats-Unis



Dimanche 30 Septembre 2007

Le Directeur général de l'AIEA, Mohamed El-Baradeï, a réagi aux critiques américaines, au sujet de la coopération entre l'Iran et l'Agence viennoise. "Les exigences de transparence, dans les activités nucléaires iraniennes, a-t-il affirmé, ne relèvent pas seulement des responsabilités du Directeur général, mais ces obligations appartiennent aussi au Conseil de sécurité.

" M. El-Baradei répondait, ainsi, à une nouvelle guerre des nerfs, lancée, à son encontre, par l'administration américaine, qui l'accuse d'ignorer les exigences du Conseil de sécurité. A la question de savoir pourquoi le Directeur général de l'AIEA faisait l'objet des attaques et des critiques des hommes d'Etat américains, il faut préciser que les rapports que Mohamed El-Baradeï a publié, au cours de ces dernières années, sur le nucléaire civil iranien, étaient toujours ambiguës. Ils servaient de prétexte à la poursuite de la guerre psychologique engagée par les Etats-Unis autour des activités nucléaires civiles de Téhéran.

Les autorités américaines ont toujours accusé l'Iran de refuser de coopérer avec l'AIEA. Or, le dernier rapport technique en date, qu'a publié le Directeur général de l'Agence viennoise, faisant état de la coopération constructive entre Téhéran et "son agence", ôte, désormais, tout prétexte aux Etats-Unis. Washington, Londres et Paris s'attendaient, comme par le passé, à un rapport basé sur des considérations politiciennes, pour pouvoir maintenir le dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité. Mais, pour la première fois, Mohamed El-Baradeï a remis un rapport clair, réaliste et constructif. Aussitôt, les Etats-Unis ont lancé une attaque médiatique en règle contre la personne d'El-Baradeï, en tentant même de l'humilier. Les autorités américaines ont prétendu que le rapport d'El-Baradeï ne reflétait que son point de vue personnel, avant de l'accuser d'aller au-delà de ses prérogatives.

En outre, elles ont qualifié de pro-iranien le Directeur général de l'AIEA, qui ignore, selon elles, les exigences du Conseil de sécurité. En fait, les Etats-Unis considèrent l'Agence et les autres instances internationales, comme un outil, au service des objectifs et des intérêts de Washington. Mais, dans son récent rapport, indiquant la coopération constructive entre l'Iran et l'Agence, Mohamed El-Baradeï a cherché à donner à l'AIEA son véritable rôle, ce qui lui a valu de vives critiques, de la part de certains pays. Ceci étant, le Porte-parole du Ministère iranien des A.E, Seyyed Mohammad-Ali Hosseini, a déclaré que l'approche, adoptée, par certains Etats extrémistes, était destinée à mettre à mal l'ambiance positive, née de la coopération entre l'Iran et l'Agence viennoise.

Le Directeur général de l'Agence a, tout récemment, tenté d'agir, dans le cadre de la mission professionnelle et technique de l'Agence, en vue résoudre les questions en suspens autour de l'affaire nucléaire iranienne, et ce, dans une conjoncture, où les Etats-Unis peinent, à ce stade, à instrumentaliser un Conseil de sécurité fortement divisé. C'est la raison, pour laquelle, Washington a décidé d'entraver le processus de la coopération entre l'Iran et l'Agence, dans l'espoir d'influencer le prochain rapport de Mohamed El-Baradeï.


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Dimanche 30 Septembre 2007

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