RELIGIONS ET CROYANCES

Mgr Riah Abu El-Assal, évêque anglican de Jérusalem: Nous avons besoin de construire une communauté planétaire sur les mêmes fondations

'Le plus court chemin pour Bagdad passe par Jérusalem. Quand il y aura la paix à Jérusalem, il y aura la paix dans le monde entier'


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Mgr Riah Abu El-Assa
Samedi 23 Septembre 2006

Mgr Abu El-Assal a cosigné la Déclaration de Jérusalem sur le sionisme chrétien
Mgr Abu El-Assal a cosigné la Déclaration de Jérusalem sur le sionisme chrétien


Mgr Riah Abu El-Assal, évêque anglican de Jérusalem


Traduit par Marcel Charbonnier et révisé par Fausto Giudice

Mes chers amis,
Salaam
Je considère de mon devoir de vous tenir informés des événements au fur et à mesure de leur développement. Durant les deux semaines écoulées, je suis allé au Liban, j’ai rencontré le Premier ministre britannique Tony Blair, je me suis rendu à Naplouse et je me prépare à partir lundi prochain, 25 septembre, en Australie, où je rencontrerai des paroisses, des parlementaires et des responsables d’autres églises et du gouvernement australien.
La semaine passée, au Liban, j’ai parlé avec des chefs religieux, et j’ai eu l’opportunité de passer un peu de temps aux côtés des blessés, des endeuillés, des sans domicile et de personnes terrorisées. Je ne pouvais plus compter le nombre des ponts détruits par les trente-cinq jours de guerre au Liban. Je suis renforcé dans mon engagement à bâtir des ponts de paix, de cicatrisation et de réconciliation entre nos communautés moyen-orientales.
A mon retour à Jérusalem, j’ai trouvé beaucoup de lettres sur mon bureau ; elles provenaient d’amis du monde entier, qui répondaient à mon appel. Ils proposent de l’aide, y compris une première aide financière pour laquelle je leur suis très reconnaissant. Je dois dire que cela m’encourage beaucoup, et que ma promesse et ma mission est de retourner aider certaines de ces familles qui ont été directement ou indirectement affectées par la guerre, dont quelques familles en Galilée et à Haïfa. Au milieu d’une désolation si profonde, et de notre désespoir, Dieu nous apporte un espoir, par votre intermédiaire.
Dimanche 10 septembre, j’ai été l’un des six invités à rencontrer le Premier ministre britannique Tony Blair au Consulat de Grande-Bretagne à Jérusalem. J’ai rappelé au Premier ministre notre conversation lors d’une précédente rencontre, le 18 février 2003, à la veille de l’invasion de l’Irak. Il avait dit : « Aller faire la guerre en Irak, cela pavera la voie vers la paix au Moyen-Orient ». J’avais répondu alors : « Monsieur le Premier ministre, le plus court chemin pour Bagdad passe par Jérusalem. Quand il y aura la paix à Jérusalem, il y aura la paix dans le monde entier."
Le dimanche suivant – ce dimanche où des extrémistes ont essayé de brûler les églises de Naplouse (dont l’Église anglicane du Bon Pasteur), nous avons, le Patriarche Michael Sabbah, le Patriarche latin de Jérusalem et Monseigneur Munib Younan, l’Evêque de l’Eglise luthérienne évangélique de Palestine et de Jordanie et moi-même, rencontré des responsables musulmans qui ont unanimement dénoncé des actes de violence. Ils ont partagé avec nous leur engagement à établir des ponts [entre communautés] au moyen du dialogue et de la compréhension mutuelle.
Dans le monde, de manière générale, nous avons besoin de construire une communauté planétaire sur les mêmes fondations. Il est nécessaire que les dirigeants du monde, religieux comme politiques, fassent attention aux mots qu’ils emploient. Cela me rappelle ce dicton : « Les mots sont comme les œufs : une fois prononcés, comme les œufs brisés, ils ne sont pas particulièrement faciles à recoller. » Nous appartenons tous à un seul et même monde, et nous devons tous nous tenir par la main et faire de ce monde un Paradis sur Terre. Il y a beaucoup de boulot, et des défis immenses nous attendent. A travers les efforts de nous tous, les croyants qui avons confiance en Dieu, nous pouvons connaître et faire Sa volonté. Nous pouvons apporter [au monde] la paix qu’Il désire si profondément pour nous.

« Tout comme un corps humain, qui, tout en étant composé de nombreux organes est une seule unité, parce que ces organes, bien que nombreux, forment un seul corps, il en va de même [pour nous, les croyants] avec le Christ. »
Epître de Paul aux Corinthiens I, 12:12

En, Avec et Par l’intercession de Jésus-Christ
Mgr Riah Abu El-Assal
Evêque




Diocèse épiscopal de Jérusalem

Le diocèse épiscopal de Jérusalem représente l'Église anglicane dans cinq pays[Palestine, Israël, Jordanie, Liban, Syrie]. Trente-cinq paroisses sont administrées à partir de la Cathédrale de Saint-George Martyr à jérusalem. L'Église anglicane apporte son soutien à 35 institutions : hôpitaux,cliniques, crèches, programmes de formation de pasteurs, institutions pour les sourds, les handicapés et les personnes âgées.



Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier et révisé par Fausto Giudice, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft : elle est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en mentionner sources et auteurs.


Samedi 23 Septembre 2006

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