Palestine occupée

Mechaal : Le silence face au crime du blocus est une honte



Mercredi 26 Novembre 2008

Mechaal : Le silence face au crime du blocus est une honte
Khaled Michaal, président du bureau politique du mouvement du Hamas, a catégoriquement condamné le silence arabe et international tenu face à l’injuste blocus criminel imposé sur la bande de Gaza. Ce qui se passe à Gaza reste une honte pour ceux qui restent silencieux face au crime du blocus, dit-il.

En effet, dans le Forum arabo-internationale tenu pour discuter du droit au retour, dans la capitale syrienne, sur une période de deux jours, Mechaal s’est adressé aux Arabes, à tous les Arabes : « Ne laissez pas la mer pour les étrangers. Chaque pays arabe pourra envoyer un bateau vers Gaza ». Il a particulièrement critiqué l’autorité égyptienne pour son obstination à laisser le point de passage de Rafah fermé, sans faire attention aux souffrances des habitants de la bande de Gaza.

Quelles négociations !

Et pour ce qui est des négociations menées par l’autorité palestinienne de Ramallah et les autorités d’occupation israélienne, Mechaal les condamne également, surtout en ce temps de division qui déchire la scène palestinienne, surtout aussi parce que les négociateurs palestiniens ne sont pas capables et n’ont pas le droit de mener ces négociations.

Puis Mechaal a posé plusieurs questions. Pourquoi les négociations se sont arrêtées pendant cinq ans à l’époque du président palestinien défunt Yasser Arafat ? Pourquoi les négociations se sont arrêtées après la victoire du Hamas ? Cependant, pourquoi ont-elles repris après la division ? Pourquoi continuent-elles encore, en dépit de tous les obstacles israéliens ? Tout cela ne sème-t-il pas le doute que la division a été provoquée pour cacher ce qui se trame dans les coulisses des négociations ?

Ces négociations pourraient-elles continuer, si les Palestiniens insistent sur le droit au retour des réfugiés palestiniens ? continue Mechaal. Que signifie la continuation de ces négociations au moment où la bande de Gaza est sous blocus et où les arrestations n’ont pas l’air de s’arrêter ?

Pas de compensation financière

Tous les peuples ont le droit de vivre en paix et de résister lorsqu’ils sont sous une occupation. Et lorsqu’ils sont déportés de leurs territoires, ils gardent le droit d’y retourner. C’est un droit qui ne s’efface pas avec le temps. Le retour signifie le retour du réfugié palestinien dans sa ville, dans son village. La compensation n’annule en aucun cas ce droit. Puis les Palestiniens refusent l’idée d’une patrie remplaçante.

Toute personne qui marchande le droit au retour sera certainement de mèche avec tous ces projets destinés à installer les réfugiés palestiniens hors de leur patrie.

Ne laissez ce peuple palestinien se réfugier dans les pays scandinaves, comme c’est le cas pour le peuple iraqien, dit Mechaal.

Le dialogue

Le mouvement du Hamas avait salué l’effort égyptien destiné à réaliser et à faire réussir un dialogue palestino-palestinien. Cependant, nous avons appelé à la libération de nos détenus en Cisjordanie ; mais la Cisjordanie a connu une escalade des arrestations menées contre les membres du mouvement du Hamas, dit-il.

Le mouvement du Hamas a refusé de donner au négociateur palestinien un chèque blanc et le droit de prolonger l’accalmie dans la bande de Gaza. Il a également appelé à ce que tout le monde soit traité sur le même niveau. La Cisjordanie et la bande de Gaza doivent être réunies sur la stratégie de la résistance et non des négociations, confirme Mechaal.

Le mouvement du Fatah

« Je jure que le Hamas n’a aucun problème avec vous. Nous sommes en contradiction avec cette tendance qui avait laissé tomber le fusil, l’acte de l’OLP, les territoires et la ville d’Al-Quds, qui avait encerclé Arafat, en pratiquant contre lui un coup d’Etat, qui pourchasse la résistance », a dit Khaled Mechaal, président du bureau politique du mouvement du Hamas, s’adressant aux membres du mouvement du Fatah.

Les Arabes doivent bien étudier les nouveaux changements, sans se précipiter à offrir de nouvelles initiatives.

« Les nôtres, à l’intérieur de la patrie, ont leur béni projet, le projet de la résistance et de l’endurance ; et nous, à l’extérieur, nous travaillons pour que le monde entier connaisse notre droit au retour », a-t-il enfin dit.

Notons aussi que des milliers de personnalités sont arrivées de partout dans le monde dans la capitale syrienne Damas pour participer au Forum arabo-international pour soutenir le droit au retour. Plusieurs parlementaires européens font partie de ces participants.

Ce forum est tenu dans des jours qui s’approchent du 29 novembre, le jour mondial de solidarité avec le peuple palestinien. Il est également organisé soixante ans après la publication de la décision de l’Assemblée Générale n°194, assurant aux réfugiés palestiniens le droit au retour avec toutes les compensations qui vont avec.

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Mercredi 26 Novembre 2008


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