Conflits et guerres actuelles

Massacre au Sri Lanka, face à une totale indifférence internationale


[Les massacres commis au Sri Lanka contre la population tamoule préfigurent la façon dont les Nations Unies et les grandes puissances ont désormais l’intention de "régler" toutes les questions nationales considérées comme "épineuses". Les dirigeants du Sri Lanka ont très certainement été encouragés par l’impunité criminelle dont bénéficie Israël au niveau international, et leur extrême violence préfigure le traitement dont les Palestiniens risquent d’être à nouveau les victimes à tout moment.]

D’après Al Jazeera.net


Samedi 30 Mai 2009

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Les survivants sont confinés dans des camps - Photo : AFP

Plus de 20 000 civils ont été tués les derniers jours de l’opération militaire sri-lankaise contre les séparatistes tamouls, a rapporté le « Times ».



Citant des documents confidentiels des Nations Unies, le journal a rapporté ce vendredi que les pertes civiles dans la zone désigné par le gouvernement sri-lankais comme une zone de cessez-le-feu dès fin avril, avait été de près de 1000 tués chaque jour et cela jusqu’au 19 mai.



Des centaines de milliers de civils ont été pris en étau entre les combattants [les Tigres tamouls] et les forces du gouvernement sri-lankais les derniers jours du conflit.



Pendant les combats les travailleurs des hôpitaux dans les zones contrôlées par les Tamouls ont à plusieurs reprises accusé les militaires sri-lankais de bombarder les civils, tandis que l’armée sri-lankaise affirmait que les séparatistes utilisaient ces civils comme boucliers humains [l’analogie entre ces mensonges et les mensonges israéliens habituels est ici flagrante - N.d.T].



Bombardements de l’armée sri-lankaise



Le « Times » signale que les analystes de la défense qui ont examiné des photographies prises au lendemain du conflit avaient estimé qu’il était « peu probable » que les tirs de mortier ou d’artillerie en provenance des Tamouls aient causé un nombre significatif de victimes.



« Il parait plus probable que les positions de tirs [des Tamouls] aient été localisées par l’armée sri-lankaise qui les a alors visées par des bombardements en altitude et des tirs d’obus avec impact au sol, » déclare Charles Heyman, rédacteur spécialisé dans les questions de défense pour le journal britannique.



Compromission du conseil des droits de l’homme des Nations Unies



Mercredi, le conseil des droits de l’homme des Nations Unies a adopté une résolution proposée par le Sri Lanka et les pays non-alignés faisant bon accueil aux engagements de Colombo de chercher la réconciliation avec la minorité tamoule et s’engageant à réinstaller « l’essentiel » des personnes déplacées ces 6 derniers six mois.



Mais un certain nombre d’autres pays et groupes de droits de l’homme se sont plaints que le conseil n’ait pas exigé une enquête concernant les abus commis durant le conflit.



Les centaines de milliers de civils qui ont survécu aux combats vivent à présent dans des constructions en tôle ondulée ou des tentes après que la région du nord-est ait été dévastée.



Les organisations d’aide ont averti qu’elles faisaient face à des pénuries en nourriture et en médicaments, alors que l’hygiène est déplorable dans les camps gouvernementaux.



Accès interdits aux zones du conflit



Ces organisations d’aide se plaignent de ne pas avoir un plein accès aux camps, qui sont gardés par des soldats, et aux anciennes zones de conflit.



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Photo : AFP

« Nous n’avons toujours pas accès au delà du nord d’Omanthai, pour voir si ces histoires terribles que nous avons entendues étaient réelles ou non, » déclare Neil Bhune, coordonnateur local pour les Nations Unies.



« On nous a averti qu’il n’était pas sûr pour nous d’aller au-delà, d’entrer dans les anciens secteurs de conflit. »



Vendredi, les militaire ont fait savoir que les parents de Velupillai Prabhakaran, le dirigeant Tamoul tué à la fin des combats, ont été identifiés dans le camp de Manik Farm.



Le général de brigade Udaya Nanayakkara, un porte-parole militaire, a prétendu qu’« ils sont en bonne santé » et qu’« ils seront mis à part pour leur sécurité » [ce qui donne toutes les raisons de s’inquiéter du sort qui leur est réservé - N.d.T].


30 mai 2009 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/news/a...
Traduction : Info-Palestine.net


Samedi 30 Mai 2009


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