Nous en tirons qu'il y a certainement une crise de l'idée chez le Marocain. Voir celle de l'étatique. L'élite marocaine n'arrive pas à se saisir dans le cursus politique. Aucun gouvernement n'a expérimenter un programme qui se réfère aux principes idéologiques partîtes où puissent se mettre en œuvre des théories économiques …etc. C'est-à-dire expérimenté la conception politique tel que esquissée par Spinoza en tant que réconciliation ente le théorique et la pratique en perpétuelle alternance. Ce fut alors le chaos dut à ce vide expérimental et au non sens de l'état comme souligné par le spécialiste de science politique Georges Burdeau.
Dernièrement le « reporters sans frontière » vient d'écrire dans son rapport annuel 2008 à propos des libertés de presse dans le cas marocain « …un pouvoir qui l'instrumentalise pour faire pression sur ceux qui osent franchir les lignes rouges … les réactions de l'état sont imprévisibles …Dans le doute, l'autocensure reste le meilleur moyen d'éviter tout problème…. » .
Ainsi le sens des libertés semble se tordre dans la dérive institutionnelle sous prétexte de déontologie où se confond le mythe et le sacré, voir même magie et science, rites religieux et rites magiques, surtout que dans les sociétés Marocaines le mythe est toujours vivant et fourni des modèles de conduites humaines (faute de plusieurs ignorances telle celle théologique surtout… ) et confère par là signification et valeur à l'existence comme en avait parlé l'historien des religions Mircea Eliade dans « aspect du mythe ».
Au fait la liberté de la volonté est bien le pouvoir de décider en toute connaissance de cause (Engels+ Hegel). Dans ce sens est ce que l'autocensure est un choix réfléchi ? Je ne le pense pas car il n'y a là que volonté d'éviter les ennuis…cette volonté ne débarrasse pas de la peine, car la conscience du métier n'est jamais tranquille dans cette situation. On peut généraliser cet état de fait journalistique à tous les secteurs car c'est un état d'esprit de gouvernance. D'où le titre de l'article. N'y a-t-il pas dans ce choix une soumission par faiblesse c'est-à-dire une volonté de s'autoésclavagisme ?
En vérité il semble que c'est le régime monarchique en tant que choix définitif de la majorité des Marocains qui a lui-même besoin de s'autoaffranchiser de lui-même pour répondre à sa propre volonté prônée par le Roi et répondre aux exigences des valeurs de démocraties de droits …C'est dire autrement : « telle système tel production : Ce qui est voilé politiquement est dévoilé socialement ». Je dirais donc il n' y a pas d'autoesclavagisme mais c'est la maladie du mal d'être étatique qui se répercute affreusement sur le corps institutionnel de la monarchie Marocaine et donc la conscience institutionnelle collective. D'où la difficulté d'être marocain libre d'exercer ses droits de citoyenneté, de patriotisme… dans un espace qui foisonne de slogans de valeurs qui ne sont plus que des mots momifiés ayant perdu de leurs sens à force de fausses manipulations officielles. Le pire encore c'est qu'à la fois tout le monde et personne n'est responsable : Il s'agit d'un héritage qui se maintient de lui-même et soutenu par un engrenage du statut quo dont l'une des conséquences a été le retour paradoxal de la forme protocolaire avec coloration plutôt féodalisée que popularisée.
Ceci dit je me dois de souligner que cet article ne relève pas de l'analyse pour l'analyse ou pour la critique mais c'est pour participer à l'élaboration d'une solution durable. Ainsi je tiens à rappeler qu'au-delà de « la démocratie participative » qui est nécessairement une clé d'or dans sa liaison avec le mécanisme de « l'initiative populaire » relevant de « la démocratie directe » dont l'optique de « la coexistence » du participatif et du directe en vue d'une vraie « autogestion » où le morale et le déontologique sont l'expressif de la transparence saine... la solution de l'être étatique monarchique passe obligatoirement par le Sahara. C'est la conséquence de la liaison du sort de la monarchie au Sahara par la démarche de feu Hassan II.
Dans ce sens je me permets de rappeler ma proposition concernant la solution de cette épineuse problématique du Sahara dont je crois fermement qu'elle sera affranchissante et bien évidement à toute la région méditerranéenne dont voici les références de son contextuel conceptualisant :
www.alterinfo.net/pour-le-Sahara-Autolibertanomie-_a15604.html
*boujemaa kharraj
Écrivain journaliste
Formateur de cadres