Mal lui en a pris : L'article a été lynché par ses lecteurs, regrettant le mélange des genres et le délit d'opinion.

Ce qu'il y a de courageux au crédit affiché du Journal : c'est ce goût pour la vérité comme le suggère son slogan. Son droit autoproclamé d'avoir une analyse critique, partie prenante envers notre société. Bien moins complaisant semble t'il que les journaux traditionnels où le ton impertinent existe peu.

On ne dénigrera jamais le principe sauf de ne pas forcément l'appliquer à soi-même.

Jean-François Kahn déclarait ironiquement il y a 15 jours au grand journal de Canal + : "Parce que la Presse ne dit que des choses vraies...?".

On est en droit de le soutenir dans la remise en cause des idées bien pensantes. Des idées véhiculées comme quoi le 11 septembre 2001 se résume à un complot islamiste par exemple.

Marianne piégé par lui-même

Marianne qui se veut une revue critique en quête de vérité, offre la possibilité à ses lecteurs de commenter l'information publiée. C'est tout à son honneur, les journaux mainstream ayant pour habitude de modérer les commentaires quand ils sont autorisés. On reconnait les limites et la perversité d'un tel système qui fait office de juge et partie.

L'article en question n'était pas vraiment factuel mais marquait une critique sur l'opinion d'une personne sans apporter d'arguments.

La critique des lecteurs a été appuyée et argumentée de manière générale et en masse (plus de 90% de dénonciation du procédé).

Le Journal s'est senti alors obligé de rédiger un second article curieusement non signé pour expliquer ce retour de flamme. Arguant que les vrais mariannautes n'étaient pas là pour défendre leur journal et qu'ils étaient littéralement envahis par des adeptes du culte Meyssan. Même embardée, même résultat, le débat de fond n'a pas lieu. Les arguments étant traités de calomnieux, on reproche alors aux mariannautes de ne pas indiquer leur e-mail à 80% alors que l'article n'est même pas signé.

Cela se terminera par une tribune libre d'un mariannaute "très représentatif" pour finaliser la défense d'un journal ayant du mal à la moindre remise en question de son éthique journalistique.

On attend encore la publication de l'autre point de vue...majoritaire.

Relais international et indépendance du média

Plusieurs journaux ont repris l'information sur cette affaire avec plus de facilité à l'étranger. L'information publiée par Marianne ayant été très peu évoquée dans les médias mainstream en France au vue de la mésaventure et du retour de bâton de celui-ci.

On peut légitimement se poser des questions sur l'impartialité du Journal dans cette affaire.

En effet, la revue Marianne est détenue à 25% par Yves de Chaisemartin, conseiller pour le Carlyle Group. Cette multinationale fut pendant des années le fond de placement commun des familles Bush et Ben Laden. Son capital a aujourd’hui évoluée et on ignore qui le détient exactement. La proximité de Carlyle avec la Maison Blanche, conjuguée au fait que le groupe possède des intérêts dans l’industrie de l’armement, provoque bon nombre de controverses. Le cinéaste Michael Moore l’a notamment dénoncé dans son film Fahrenheit 9/11. Il considère que le Groupe Carlyle profite de manière directe des guerres en Irak et en Afghanistan.

Face à l'anectodique journalistique, le factuel oublié

Alors que la presse peut faire ses choux gras de ce type d'information improductive (Affaire du SMS etc), l'information à impact réelle est souvent occultée.

Le Député japonais Yukihisa Fujita du principal parti d'opposition japonais a remis en cause la version officielle du 11 Septembre 2001 au parlement japonais, le 11 janvier 2008.

Une conférence internationale au Parlement Européen a eu lieu le 26 Février en présence notamment de Yukihisa Fujita, du député européen Giulietto Chiesa et David Ray Griffin : des journalistes italiens, de plusieurs pays, de simples citoyens, la télévision russe mais aucun journaliste français !

Et ce n’est pas faute d’avoir invité les 500 journalistes accrédités au Parlement européen ainsi que l’ensemble des professionnels français pour couvrir l’évènement.

Comment parler d'un travail journalistique équitable?

Qu'à cela ne tienne : d'autres reprendront le relais si les journalistes ne veulent ou ne peuvent le faire.

Car l'envie de savoir, de connaitre et de se poser ouvertement des questions est le propre de l'être humain.

Marianne2 - Article I:

"Plus fort que Thierry Meyssan, Marion Cotillard!"

Marianne2 - Article II:

"Marianne2 cible des adeptes de Thierry Meyssan!"

Marianne2 - Article III:

"Les théories de Cotillard, Soyons sérieux deux minutes!"

Marianne2 - Article IV:

Le 11 septembre version Cotillard défraye l'Amérique

par veda