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Mai 68 - Un mot d’ordre d’Arte : « Ce n’était qu’un docu, enterrons-le sous un débat »


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Mardi 29 Novembre 2016 - 08:00 LIVRE: Le Manifeste de la Raison Objective


Mardi 15 avril 2008, Arte propose une soirée « Théma » sur 68 et ses suites. Elle est introduite par deux documentaires, dont l’un porte sur l’école Vitruve. La mise en perspective de la diffusion de ce dernier et, surtout, le « débat » qui l’a suivie ont suscité la colère de l’une de ses auteurs, d’anciens élèves et des deux instituteurs qui, tous, ont participé à sa réalisation. Une colère légitime qu’exprime la « lettre ouverte » qu’on lira plus loin et que justifient les précisions et compléments qui la précèdent ici [1].

Henri Maler


Lundi 5 Mai 2008


Un « débat » mis en scène par Daniel Leconte

Titre de la soirée « Théma » proposée par Arte le mardi 15 avril 2008 ? « Faut-il interdire d’interdire ? » Un slogan de mai 68 – « Il est interdit d’interdire » - sorti de son contexte, permet de formuler – simple figure de rhétorique - une question qu’il suffit de poser pour que l’on connaisse aussitôt la réponse. La présentation de cette même soirée renvoie pourtant à un débat autrement plus vaste : « Des utopies les plus généreuses aux dérives les plus absurdes, que reste-t-il de Mai-68 ? » De quelles « utopies généreuses » et surtout de quelles « dérives absurdes » s’agit-il ? On ne le sait pas, ou pas encore. Mais – nouvelle figure de rhétorique -, la sentence est partiellement prononcée avant le « débat ». Quoi qu’il en soit, la suite de présentation annonce une troisième approche : « Daniel Leconte ouvre le débat pour tenter de comprendre ce que fut cette “révolution” pour ceux qui l’ont vécue, et ce qu’ils en ont transmis à leurs enfants. » L’emboîtement des ces trois thèmes fait craindre le pire.

D’autant que la confusion très orientée du cadrage est confortée par la confusion des rôles : si Daniel Leconte « ouvre le débat », c’est qu’il est à la fois son animateur-présentateur et… le président de la société qui a produit les deux documentaires qui l’introduisent [2] : Doc en stock. Un stupéfiant cumul !

Il reste que ces deux documentaires portent effectivement sur ce que furent deux des suites de 68 pour certains de ceux qui les ont vécues. Diffusé à 21 h, le premier film - « En mai, fais ce qu’il te plaît » - revient sur un fragment de l’histoire de l’école Vitruve, à Paris, en s’appuyant sur des images tournées en 1974 et sur les témoignages, plus de 30 ans après, d’enfants d’alors et de leurs instituteurs. Diffusé à 21h45 le second - « Jouissez sans entraves » - revient sur un festival de films érotiques et pornographiques organisé à Amsterdam en 1970 et 1971 et sur la « nuit de musique, de drogue et d’orgie sexuelle » qui, sur un bateau affrété à cet effet, a marqué la clôture de la deuxième session.

Les thèmes choisis pour introduire le débat sont hautement sélectifs. Et s’ils « justifient » le titre de l’émission et le petit pot-pourri de questions qu’elle prétend soulever, c’est après coup et sous la seule responsabilité de son animateur-producteur. Mais surtout, le rapprochement entre une expérience éducative dans une école et des pratiques transgressives de la sexualité se prête à tous les amalgames. Ils ne manqueront pas.

Les documentaires eux-mêmes – dont la présentation sur le site d’Arte, est, pour l’essentiel, conforme à leur contenu (voir ci-dessous) – valent beaucoup mieux que le traitement qui leur sera réservé : s’ils sont, littéralement, discutables, c’est parce qu’ils mériteraient, avec leurs qualités et leurs défaut, d’être discutés pour ce qu’ils montrent. Ce ne sera pas le cas. Cela est particulièrement vrai du premier d’entre eux qui, respectueux de la parole des témoins, laisse s’exprimer les souvenirs et les leçons divers, contrastés, voire opposés, que, devenus adultes, quelques enfants scolarisés à Vitruve en 1974 ont retenu de leur passé. Mais pris dans le cadre de l’émission, ce documentaire et les paroles qu’il fait entendre sont détournés de leur sens et vidés de leur contenu. Les témoins sont traités en cobayes d’un « débat » qui n’est pas le leur.

Un « débat » livré à des procureurs

Après la diffusion de documentaires qui appelleraient des débats distincts, en effet, la confrontation s’ouvre sur leur amalgame. Elle oppose Bettina Rölh, fille de Ulrike Meinhof, et Philippe Val, cycliste de 16 ans en 68 et expert en tout que Daniel Leconte n’oublie jamais d’inviter quand il s’agit d’en administrer la preuve [3].

Pour Bettina Rölh, Mai 68 fut essentiellement destructeur. Aussi condamne-t-elle à la fois « l’expérimentation sur des être humains » dont témoignerait purement et simplement le documentaire sur Vitruve et la complaisance des soixante-huitards pour le rôle qu’ils auraient joué dans une prétendue libération sexuelle. Philippe Val, lui, est plus nuancé (mais si…) puisqu’il soutient ladite libération, mais après avoir condamné « ce qu’on appelait en gros l’éducation parallèle ».

Les « foutaises » de Philippe Val… « quand même »

A Daniel Leconte qui lui demande ce qu’il retient et ce qu’il rejette, Philippe Val, puisant dans ses souvenirs, répond : « J’ai un souvenir assez précis [comme on va le voir…] de cette époque, de la période des années 70 qui a suivi 68. Mai 68, c’est quand même un petit peu autre chose. C’est les conséquences bizarres de 68.

D’abord en ce qui concerne Vitruve, c’est ce qu’on appelait en gros l’éducation parallèle, les écoles parallèles ou des choses comme ça. [Ce qui est totalement faux s’agissant de Vitruve, qui a toujours été une école publique : « une école différente, à l’intérieur de l’Education Nationale », comme elle se présente elle-même et qui a toujours contesté les expériences qui servent de cibles à Philippe Val.] »

« On était quand même très nombreux à penser que c’était une sacrée foutaise et que c’était en plus une violence faite aux enfants, poursuit le directeur de Charlie Hebdo. D’abord parce qu’ils étaient tout le temps en communauté [Ce qui est totalement faux s’agissant de Vitruve] et rien ne dit que qu’un enfant a envie de vivre dans cette communauté-là en permanence. Il a besoin de solitude. Il a peut-être [sic] besoin de ses parents. Enfin, bon… Moi je trouvais ça extrêmement choquant. »

« L’autre chose, c’est que – je suis d’accord avec Bettina – c’est de l’expérimentation sur enfants  », assène Philippe Val qui, soucieux d’exactitude, « précise » aussitôt : « Toutes ces écoles étaient très différentes les unes des autres. On ne peut pas faire de généralité. [Mais c’est exactement ce que Val vient de faire et s’apprête à faire à nouveau.] Mais quand même le fait qu’ils expérimentaient… On militait avec ses enfants [Qui est ce « on » et de quoi s’agit-il, « sans faire de généralité » ?]  : on ne milite pas avec ses enfants… Le fait qu’on essayait des trucs [lesquels ? C’est ce que la suite suggère en le niant…] sur les enfants, des trucs d’éducation . De là à la pédophilie . Vraiment je ne dis pas que tous ces gens étaient tentés par ça et même y pensaient. Les éducateurs étaient nombreux à n’avoir aucune perversion. » Mais ?

« Mais ils étaient quand même pas mal à franchir ce pas dans leurs têtes déjà, en assujettissant les enfants à leurs propres fantasmes de liberté. [Traduction : ils étaient pédophiles dans leur tête] Et ça j’ai trouvé ça insupportable. Après, le film sur Amsterdam, c’est autre chose. Tout se passe entre adultes […]. »

Le droit de Philippe Val de raconter n’importe quoi est un droit imprescriptible [4] ! Et ce qu’il dit ne mériterait pas qu’on s’y attarde si Daniel Leconte, sans doute très informé sur l’école Vitruve et sur le documentaire qu’il a produit, avait osé réagir ; et si la place accordée à l’expertise de son acolyte n’achevait pas de défigurer définitivement le sens d’un documentaire qui permettait de mettre précisément en discussion ce qui a été tenté alors à l’école Vitruve ; qu’on l’approuve ou non, mais à condition d’en respecter le contenu.

Avec l’aide de ses invités, Daniel Leconte n’a pas pour autant fini d’instrumentaliser les documentaires qu’il produit. Sept minutes viennent d’être consacrées à faire semblant d’en parler et d’exécuter en quelques phrases celui sur Vitruve. Les vingt minutes de débat restantes permettront de les enterrer définitivement sous un flot de commentaires sans rapport avec eux : en comparant les expériences personnelles de Philippe Val et de Bettina Rölh ; ou en pérorant sur le terrorisme et sur l’anticommunisme, réel ou présumé, de 68. Pour aboutir à cette conclusion : il n’y a pas un héritage, mais des héritages de 68. Les héritages multiples et controversés de Vitruve en 1974, eux, ont été (alors que cette école existe encore), soldés sans débat.

Henri Maler


En réponse à cette instrumentalisation, des « participants au film "En mai fais ce qu’il te plaît" en colère » ont adressé une « Lettre ouverte à Daniel Leconte, producteur à Arte, Fabrice Gardel, rédacteur en chef à Doc en stock, Philippe Val et Bettina Rölh participants au “débat” sur le documentaire “En mai fais ce qu’il te plaît” (réalisatrice Stéphanie Kaïm) diffusé sur Arte le 15 avril dans le cadre du Théma “Est-il interdit d’interdire ?” »

La voici.

Lettre ouverte : « Comment liquider 68 le temps d’un débat sur Arte »

Quand nous avons été contactés pour participer à un reportage sur nos années Vitruve (autour de 1975), nous étions partagés entre le plaisir d’évoquer cette période spéciale si riche pour nous et la crainte d’être incompris, voire instrumentalisés.

Les relations que nous avons pu tisser avec la journaliste réalisatrice Stephanie Kaim et la boite de production nous ont permis de peser sur quelques choix de montage et finalement de nous reconnaître dans la version finale du documentaire (« En mai fais ce qu’il te plaît »). C’est avec plaisir que nous l’avons regardée, même si sa durée l’empêchait d’apporter toutes les clés pour comprendre l’expérience « Vitruve ».

Mais nous voulons dire notre déception et notre colère par rapport au cadre dans lequel le film était programmé. En effet, n’est-il pas manipulateur d’associer dans un même Théma une expérience pédagogique et un festival pornographique (avec dérives pédophiles), puis de tenter d’en débattre simultanément ? Les glissements d’un thème à l’autre étaient inévitables et ne furent pas évités lors du « débat ».

Nous nous demandons si Daniel Leconte (producteur des deux documentaires, donc responsable de leur accolage) et maître de cérémonie ne participe pas ainsi (involontairement ?) du « liquider 68 ». De plus, inviter Philippe Val parce qu’il avait 16 ans en 68 et allait en vélo au Quartier Latin, c’est un peu court ! ... Et avec l’autre invitée, Bettina Rölh, fille de Ulrike Meinhof, dont on comprend très bien qu’elle ait des comptes à régler et diabolise 68, on savait d’avance qu’on ne parlerait pas « des lendemains qui chantent » ! Et ni l’un ni l’autre ne semblaient compétents pour débattre sur l’école, ni même un tant soit peu intéressés par le sujet ! De toute évidence, ils venaient faire la promo de leurs bouquins. Daniel Leconte leur passait les plats, les laissant bla-blater sur « l’esprit 68 » sous ses aspects les plus caricaturaux et éculés (pédophilie, terrorisme, dont on a appris avec surprise, que Lacan avec son divan nous avait sauvé en France (dixit P. Val [5]) !

Alors, les invités se sont accordés pour rejeter d’emblée et en quelques minutes l’expérience de l’école Vitruve comme participant des « dérives » de 68 (savent-ils que Vitruve existe encore ? Que les expériences pédagogiques existent encore et existaient, - et heureusement ! - depuis bien avant 68 ?), assimilant ces expériences à des « expérimentations » dont les enfants étaient les « cobayes » (ont-ils seulement regardé le reportage qui montrait précisément l’inverse ? Que savent-ils du projet de Vitruve ?), qualifiant ces expériences pédagogiques de « sacrée foutaise », parlant d’ « assujettissement des enfants aux fantasmes d’adultes », donc « de là à la pédophilie... », voire au terrorisme !...

Mais pourquoi Daniel Leconte, animateur du débat et producteur du film, n’a-t-il pas une seule fois tenté d’expliquer le propos du film, et pourquoi ne pas le défendre en tant que producteur, et pourquoi n’a-t-il pas recentré le débat sur l’éducation ? Pourquoi n’a-t-il pas apporté les éléments de contexte nécessaires à la compréhension du documentaire qu’il connaissait bien (que Vitruve est une école publique expérimentale qui existe depuis 62 et encore aujourd’hui, qu’il n’y a jamais eu de dérives pédophiles dans cette école, que le projet pédagogique présenté dans le documentaire mettait en œuvre des valeurs très honorables et malheureusement novatrices à l’école, de responsabilisation, autogestion, démocratie, citoyenneté, liberté, etc…) ? Pourquoi son silence là-dessus ?

Au final, quand nous coupons la télé à la fin du non-débat, nous sommes en colère et blessés par un tel traitement, un tel mépris, une telle incompréhension. Nous sommes stupéfaits aussi que de tels amalgames et un si piètre niveau de discussion soit possible sur Arte.

Nous espérions que cette expérience pédagogique si singulière cette année là (et Vitruve en général ainsi que d’autres expériences pédagogiques fortes) soit au moins l’occasion d’une discussion sur l’éducation et la pédagogie au delà des mots (ou des maux) du jour « programme, élitisme, autorité, obéissance, sécurité, tolérance zéro » qui caractérisent les fantasmes politiques actuels sur l’éducation de nos enfants. C’est raté. L’esprit de mai est-il à ce point « liquidé » ? Victime du conformisme « bête et méchant », d’amalgames malhonnêtes et ne reste-t-il que le marketing triomphant (l’un vend ses documentaires, les autres leurs livres) ?

Fait le 18 avril 2008

Des participants au film "En mai fais ce qu’il te plaît" en colère,
_- Julie Pagis, co-auteure du documentaire
- Juliette Bart, Cyrille Bouvet, Mathieu Crespin, Muriel Flouriot, Barbara Marie, Rafaëlle Pignon, anciens élèves de Vitruve et « personnages » du documentaire
- Henry Chaillié et Maïté Gourjault, anciens instituteurs de Vitruve l’année du cirque étoilé … et d’autres anciens élèves, parents d’élèves, instituteurs passés et présents qui se sont manifestés à nous dans ce sens…


Annexe : La présentation des deux documentaires sur le site d’Arte.

- « En mai, fais ce qu’il te plaît » (France, 2008, 45mn), ARTE F, Réalisateur : Stéphanie Kaïm - Producteur : Doc En Stock

Dans les années 70, à l’école Vitruve, à Paris, les enfants expérimentent l’autogestion, la responsabilité, la liberté, bref les idéaux de 68. Quarante ans après, Stéphanie Kaïm a retrouvé sept de ses anciens élèves.

C’est l’histoire d’une école pas comme les autres. Au lendemain des événements de 68, les responsables de l’école Vitruve, dans le XXe arrondissement, expérimentent une pédagogie "révolutionnaire" : refus de la hiérarchie, prépondérance du collectif, du partage, de l’engagement politique... et surtout positionnement de l’enfant à égalité avec l’adulte. L’envie de mettre à bas les carcans éducatifs soulève l’enthousiasme de nombreux parents qui voient dans cette école sans notes, sans punitions et sans bons points le chemin de l’apprentissage "heureux". Le film part à la rencontre de Cyrille, Juliette, Rafaelle, Abraham, Barbara, Mathieu et Muriel, tous élèves dans la même classe à Vitruve, en 1974. À présent, ce sont eux les parents. Ils ont 40 ans et reviennent dans leur école primaire. Avec leurs instituteurs Maïté et Henri, ils décident de rassembler les anciens de cette année-là devant un film et des photos d’eux réalisés en 1974. C’est l’occasion de faire revivre les souvenirs de cette incroyable aventure. Coincés entre les rêves de leurs parents et la réalité sociale qui a fini par écraser toutes les idéologies de l’époque, certains ont longtemps cherché à effacer la marque "Vitruve". D’autres, au contraire, ont revendiqué cette différence comme un atout. Pour la plupart, ils ont suivi des parcours anticonformistes...

- « Jouissez sans entraves » (France, 2008, 45mn) - ARTE F - Réalisateur : Yvonne Debeaumarché- Producteur : Doc En Stock

En 1970, Jim Haynes, cofondateur de Suck, le journal phare de la révolution sexuelle, crée à Amsterdam le premier festival de films érotiques. Une folle aventure racontée par ses organisateurs et quelques-uns des participants - Siné, Catherine Robbe-Grillet, Georges Marbeck, Guy Sitbon...

Deux ans après l’électrochoc de 1968, Jim Haynes organise à Amsterdam, alors épicentre européen de la révolution sexuelle, un festival sulfureux. Son nom : le Wet Dream Film Festival, le premier festival underground de films érotiques. Dans la salle, où sont projetées les oeuvres nominées pour le Phallus d’or, un seul mot d’ordre : "Every-thing’s free !" Les chemises tombent en même temps que les inhibitions, les corps s’enlacent, les partenaires s’échangent et les joints tournent. Pour la clôture de la seconde édition, en 1971, les organisateurs décident d’affréter un bateau dans le port d’Amsterdam : trois cent cinquante personnes embarquent pour une nuit de musique, de drogue et d’orgie sexuelle en mer du Nord ! L’embarcation, sur laquelle chacun est libre de faire ce que bon lui semble, prend alors des airs de jardin d’Éden. "Nous voulions vivre sans jalousie la multiplicité de nos désirs, pour que notre réalité quotidienne ne soit pas cette lente agonie que la civilisation de la bombe, du plastique et du Coca-Cola nous imposait comme modèle d’existence", a écrit Georges Marbeck dans un texte dédié à cette croisière orgiaque. Yvonne Debeau-marché a retrouvé certains de ceux qui ont participé à ce festival de l’amour libéré : le dessinateur Siné, le journaliste Guy Sitbon, les écrivains Georges Marbeck et Catherine Robbe-Grillet, et, bien sûr, l’organisateur Jim Haynes, chef de file de la contre-culture européenne des années 70. Leurs témoignages font revivre une époque qui rêvait de libérer le désir et le plaisir.



_________________________________________________

[1] Grâce à l’une des signataires de cette lettre qui nous l’a transmise avec l’enregistrement de cette émission. Qu’elle en soit remerciée.

[2] Comme il l’était notamment des deux documentaires qui introduisaient l’émission de propagande dédiée à la théorie du complot, en avril 2004. Voir ici même.

[3] Comme ce fut les cas, en avril 2004, pour une émission dédiée à la théorie du complot. Lire ici même : « Arte et la théorie du complot (suite et fin) : un “débat” à sens unique ».

[4] Peut-être se déclarera-t-il « navré » dans quelques mois , comme il vient de la faire à propos des insultes proférées contre l’association France-Palestine Solidarité. Lire ici même : « Philippe Val est “navré”, Philippe Val est navrant ».

[5] « Les révolutionnaires les plus radicaux [ …] - et ça je pense que c’est historique, on peut le vérifier – les leaders des mouvements qui risquaient de basculer dans l’action violente - à part ceux d’Action Directe, mais ça a été quand même très minoritaire en France - les autres ont fréquenté les milieux psychanalytiques et notamment Lacan qui a dégoupillé cette grenade. C’est la psychanalyse qui a vraisemblablement sauvé la France d’un mouvement violent » (transcription d’Acrimed).

http://www.acrimed.org http://www.acrimed.org



Lundi 5 Mai 2008


Commentaires

1.Posté par Gustav le 05/05/2008 15:34 | Alerter
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Bonjour,

Nous connaissons tous P. Val !! Ne soyons pas étonnés!!
Les légendes urbaines "officialisées" par nos médias ne manquent pas de détracteurs. Vous en êtes. Beaucoup de gens lisent Alterinfo, beaucoup plus regardent la télé. Et bien! Comme les vases communiquant, continuez à remplir de vos témoignages sans s'étonner de la récupération médiatique. "Ils" font leur boulot. Continuons à faire le nôtre et les choses évolueront.

Jean-Marc

2.Posté par xray le 08/05/2008 11:49 | Alerter
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Mai 68
Ce qui est sûr, Mai 68 a été une vraie révolution. En Mai 68 nous passons d’une société d’après guerre à la société actuelle. Plus rien à voir. Tous les repères d’après guerre n’existent plus.

C’est la révolution de Mai 68 qui règle le système actuel.
Naturellement, comme toujours, pour se faire la finance a utilisé les défavorisés. Les uns ont pris les gnons, les autres ont gardé le pouvoir et pris l’argent social des pauvres en puisant dans les caisses publiques.

D’ailleurs, l’argent social est bien destiné à ceux qui en ont besoin. Va sans dire pour les riches. Pour être pauvre, on n’a, pas besoin d’argent.

ÉCHO FRANCE
La lucidité est comme la lumière qui agresse les aveugles


HYPOCRISIE du SYSTÈME, L'emploi, et le chômage face à la productivité.
Dès l’instant où l’on a compris, on n’a pas besoin de savoir.



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