Politique Nationale/Internationale

Mahmoud Ahmadinejad : quelques pays occidentaux utilisent le programme nucléaire iranien



Vendredi 25 Décembre 2009

Mahmoud Ahmadinejad : quelques pays occidentaux utilisent le programme nucléaire iranien
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad déclare que quelques pays occidentaux utilisent le programme nucléaire iranien comme prétexte pour faire pression sur la République Islamique d’Iran.
Lors d'une interview accordée à la chaîne britannique Channel Four, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a estimé que le président Barack Obama n'était pas à la hauteur des exigences internationales et qu'il avait "déçu" le monde.

Lors de cet entretien axé essentiellement sur le programme nucléaire iranien, le président Ahmadinejad a souligné que l'échange de combustible nucléaire était proposé par l'Iran et que selon les lois internationales, cette proposition iranienne devait être acceptée sans aucune condition préalable.

Selon le président iranien, l'Iran s'oppose aux politiques expansionnistes poursuivies par certains pays occidentaux, ajoutant que c'était le motif réel de leur animosité envers l'Iran.

« Il serait préférable s'ils étaient assez courageux, de déclarer ouvertement qu'ils sont contre la nation iranienne parce que c'est un obstacle à leurs politiques expansionnistes dans le monde », a déclaré le président iranien.

Il a noté que Téhéran avait pris l’initiative d'acheter le carburant nucléaire de l'Occident leur fournissant ainsi une occasion de coopérer avec l'Iran.

"Je crois qu'il est inutile aujourd'hui de parler encore du programme nucléaire iranien. Les prétentions non fondées des Etats-Unis et de leurs alliés qui accusent l'Iran de vouloir accès à la bombe atomique n'est qu'un feuilleton fatiguant", a-t-il ajouté.

Le président Ahmadinejad a déclaré que les Iraniens n'acceptent point le diktat américain. "Si les grandes puissances rejetaient la proposition de Téhéran, nous produirons nous-mêmes le combustible nucléaire enrichi à 20%", a-t-il fait remarquer.

Il a ironisé, à son tour, sur la "main tendue" du président Obama s’interrogeant : "Quelle main a-t-il tendue ? Sa main droite ou sa main gauche ?". "Qui a tendu sa main dans les faits ? Il a étendu les sanctions contre nous. Quelles avancées a-t-il permis ?

Il a échoué et n’a pas répondu aux attentes du peuple américain et des peuples du monde.", a déploré le président iranien.

Interrogé par le journaliste du Channel Four sur la date butoir fixé par le groupe 5+1, le président Ahmadinejad a dit : "je crois qu'il faut d'abord corriger la question avant d’y répondre. C’est nous et non par nos interlocuteurs du groupe des 5+1 qui avons avancé cette proposition. Selon les lois internationales, nos interlocuteurs doivent l'accepter. Par cette initiative, nous avons voulu leur fournir l’occasion de coopérer avec nous au lieu de nous affronter. C'est un processus très simple.

Cependant, ils souhaitent politiser l'opération d'échange de combustible nucléaire, tandis que ce processus n'est ni politique, ni juridique, mais simplement technique."

Lors de cette interview, le président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré que la République Islamique d’Iran souhaite établir des relations amicales avec tous les pays du monde, relations fondées sur la justice et la coopération bilatérales sur la base des intérêts communs.

Il a souligné que tous les documents de l'Agence internationale de l'énergie atomique indiquent que la République Islamique d’Iran a toujours pleinement coopéré avec les inspecteurs de cette agence onusienne.

Il a exhorté ensuite l'Agence internationale de l'énergie atomique de ne pas permettre que certaines puissances imposent leurs points de vue tendancieux sur le dossier nucléaire civile de la République Islamique d’Iran.

Il a demandé enfin à l'AEIA d’inspecter à l’instar de ce qui se fait en Iran, les sites nucléaires des Etats-Unis et d'autres grandes puissances, et de poursuivre sérieusement les questions liées au désarmement nucléaire.

Le dossier du vol par les Israéliens d’organes de palestiniens tués remis à la Cour pénale internationale de La Haye

Les autorités palestiniennes ont annoncé qu’elles iraient remettre à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye le dossier sur le vol par les Israéliens des organes des corps des palestiniens tués.
Le ministre palestinien chargés des prisonniers palestiniens a déclaré mercredi à Ramallah que les examens sur le vol d’organes des Palestiniens par les Israéliens qui ont débuté prochainement seraient remis à la CPI et à l’ONU.

Issa Qaraqa a déclaré que les autorités palestiniennes tenteraient de collecter des preuves afin de traduire en justice les criminels israéliens pour violation des lois internationales dont la 4ème convention de Genève.

En Israël, une ancienne histoire de prélèvement d'organe sans autorisation a été ressuscitée par la deuxième chaîne israélienne.

Dans une entrevue datant de dix ans, le Dr Yehuda Hiss, ancien chef du principal institut médico-légal, a révélé que des organes avaient été prélevés sur des corps, notamment de Palestiniens, au cours des années 1990 sans l'autorisation des familles des défunts.

L'entretien diffusé ce week-end avait été accordé en 2000 à Nancy Scheper-Hugues, une universitaire américaine. Celle-ci a décidé de le rendre public à la suite d'un article d'un journal suédois laissant entendre que des soldats israéliens tuaient des Palestiniens pour faire commerce de leurs organes. Des allégations que le régime israélien avait dans un premier temps vivement démenti.

Le Dr Yehuda Hiss précise que des cornées ont été prélevées sur des cadavres « de manière extrêmement informelle ». « Aucune autorisation n'était demandée à la famille », a-t-il affirmé.

Il raconte également la manière avec laquelle les médecins dissimulaient la disparition de la cornée. « Nous fermions les paupières avec de la colle » et « nous ne prenions pas de cornée quand nous savions que les familles ouvriraient les yeux », a-t-il affirmé.

D'après lui, des chirurgiens militaires avaient utilisé, dès 1987, de la peau prélevée sur des corps pour des greffes de brûlés. Le médecin affirme qu'il pensait à l'époque que les familles avaient donné leur accord. Les prélèvements auraient cessé en 2000.

La chaîne affirme que, dans les années 1990, les spécialistes de la morgue Abou Kabir prélevaient la peau, la cornée, les valves cardiaques et les os des cadavres de soldats et de citoyens israéliens, de Palestiniens et de travailleurs étrangers, généralement sans même l'autorisation de leurs familles.

En réponse à ce reportage, l'armée israélienne a reconnu dans un communiqué l'existence de ces faits. .

Le député arabe Ahmed Al-Taïbi, du Parlement israélien, cité par Al-Jazira, a indiqué avoir évoqué le sujet il y a plusieurs années au Parlement. Il a également affirmé avoir interrogé le ministre israélien de la Santé sur l'identité des personnes qui ont subi des prélèvements d'organes.



Source IRNA

http://www2.irna.ir http://www2.irna.ir



Vendredi 25 Décembre 2009


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