« Aujourd’hui le monde s’achemine vers des évolutions majeures et nous assistons au déclin des puissances hégémoniques.
Le chef d’Etat iranien qui est actuellement en en déplacement à Kuala Lampur pour le sommet des 8 pays musulmans en voie de développement (D8) avant sa conférence de presse a évoqué les problèmes auxquels sont aujourd’hui confrontés les peuples dans la monde dénonçant les conjonctures actuelles qui sont devenues insupportables.
Le président iranien a déclaré qu’une des injustices flagrantes reste le droit de veto dont disposent certaines puissances et il s’est interrogé de savoir si ses puissances ont demandé aux autres peuples et gouvernements du monde s’ils avaient la légitimité pour détenir ce privilège qu’est le droit de veto.
Evoquant à la tribune du VIème sommet du D8 ce déclin, Mahmoud Ahmadinejad a déclaré que « les signes de ce déclin sont manifestes ; ces puissances hégémoniques se trouvent dans l'impasse totale, et n’ont désormais plus aucune échappatoire », a souligné M. Ahmadinejad.
« Les membres du D8 parviendront à élaborer, sur la base du dialogue et de la coopération, une feuille de route de sortie de crise », a-t-il ajouté.
Le président Ahmadinejad a ensuite a ensuite évoqué la philosophie qui a con duit à la création du D8 et ses principaux objectifs.
« Il incombe aussi à ce groupe la responsabilité d'assumer un rôle constructif dans la promotion des capacité de ses membres et de régler les défis et les problèmes régionaux et internationaux. », a-t-il assuré.
Le président Ahmadinejad a ensuite soutenu la feuille de route des dix années à venir du D8 qui devrait faciliter la croissance des échanges commerciaux entre les pays membres du groupe.
Il a proposé de renforcer le secrétariat du D8, de fonder des institutions permettant des 'investissements mixtes comme des fonds consacrés à la mise en application des projets communs sur différents plans industriels et technologiques haut de gamme.
Fondé en 1997 en Turquie, le D8 regroupe actuellement le Bangladesh, l'Egypte, l'Indonésie, l'Iran, la Malaisie, le Pakistan, le Nigeria et la Turquie.
Il cherche à améliorer les relations socio-économiques et à coordonner les positions de ses membres sur l'échiquier de l'économie mondiale.